Pourquoi les tarifs et le prix de l'électricité vont augmenter

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La facture des ménages pourrait grimper de 50 % d'ici à 2020, selon la commission d'enquête du Sénat sur le coût réel de l'électricité. 

Même si le kWh électrique en France est le moins élevé d'Europe et relativement stable depuis plusieurs années, l'ensemble des taxes additionnelles correspond au tiers de la facture.

 

Les raisons de la hausse inéluctable de l'électricité :

 

- La mise à niveau par EDF du parc nucléaire qui vise une haute qualité de protection

- l'entretien du réseau 

- l'appétit des actionnaires qui entraine des hausses tarifaires.

 

Une méthode pour calculer les hausses « par empilement »

EDF justifie ses besoins d'augmenter le coût du kWh électrique en employant une méthode « par empilement ». Ce calcul intègre les coûts économiques de l'électricien EDF (production, transport, commercialisation), et y rajoute les coûts des différentes composantes de la filière électrique.

Grâce à cette méthode, EDF peut ainsi justifier ses besoins en additionnant :


- Le coût de production nucléaire (Arenh)
- Le complément à la fourniture d'électricité
- Les coûts commerciaux d'EDF
- Les coûts d'acheminement (Turpe) calculés par le régulateur de l'énergie
- La rémunération d'EDF.

À noter que les prix du marché de gros, qui représentent de 7 à 10 % de l'empilement total, avaient fortement baissé entre 2012 et 2014.

 

Un prix de l'électricité moins cher en France ?

EDF indique que ses prix sont inférieurs de 35 % à la moyenne européenne parce que le comparatif se limite à la zone euro (0,2061 euro).

Lorsque le calcul est fait en intégrant les 35 pays dont Eurostat détaille les tarifs la différence n'est que de 16 % (moyenne 0,1682 euro).

Sur les 35 pays européens, la France se situe au 13e rang dans l'ordre croissant des tarifs.

 

une électricité moins chère en France © EDF

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des coûts liés à la filière nucléaire évalués entre 10 et 790 milliards d'euros

 

Selon les scénarios qui prévoient le grand carénage ou le désengagement partiel ou total du nucléaire, des investissements très importants et incalculables dans les domaines de la filière nucléaire et dans une moindre mesure dans les énergies renouvelables devraient peser sur les coûts dans les prochaines années.

De plus, la sous-évaluation latente du coût du mégawattheure renforce cette évolution future.

Part des énergies nucléaires

 

 

 

D'après le rapporteur écologiste de la commission du Sénat, Jean Dessessard, la répercussion de ces investissements sur le coût de l'électricité semble inévitable.

« On peut parler de 400 milliards d'euros à horizon de vingt ans », pour financer la totalité des investissements dans la production électrique.

 

 

 

 

Le rapport de la cour des comptes

D'après la Cour des comptes, ce montant avoisinerait les 110 milliards d'euros d'investissements d'ici à 2033

Pour des experts, à ces investissements qui vont fortement impacter la facture des ménages s'ajoute la sous-estimation du coût de production de l'électricité.

Toujours selon la Cour des comptes, le coût de production réel du mégawattheure s'élève à 49,5 euros et devrait même atteindre 54,2 euros avec les mesures post-Fukushima.

Selon le programme d'EDF appelé « grand carénage », 55 milliards d'euros seraient nécessaires pour les travaux de maintenance et de modernisation des 58 réacteurs nucléaires français à l'horizon 2025. Le but étant de prolonger leur durée de vie au-delà de la limite de 40 ans initialement fixée lors de leur conception.

Greenpeace a fait réaliser une étude par le cabinet WISE-Paris. La projection prévoit un coût moyen de 4,35 milliards d'euros par réacteur si des critères de sûreté similaires à ceux du réacteur de troisième génération EPR sont appliqués.

D'après certains experts, le prix du mégawattheure pourrait même grimper à 75 euros, mais la commission du Sénat n'a pas confirmé cette hypothèse.

Les tarifs réglementés de l’électricité sont régulièrement révisés à la hausse et les projections indiquent une importante augmentation des prix du MWh dans un futur proche.

 

Sur internet on trouve tout et le contraire de tout.

Ainsi, selon certains les prix de l’électricité peu élevés en France par rapport aux pays voisins auraient même baissé en réalité durant les dernières décennies. (Les prix étant recalculés en euros constants, c'est-à-dire exclusion faite de l’inflation contrairement aux euros courants). Les particuliers auraient vu ainsi leur facture décroître, avec un prix du MWh divisé par 2 mais entre 1950 et 1980 (en euros constants).

Bref, les chiffres peuvent être utilisés pour n'importe quel argument. Un fait est certain, personne ne le contredira : les factures ont bien baissé étant donné qu'elles ont été divisées par 6.55957 au passage de l'euro. Par contre, la valeur d'un billet de 20 € ne permet plus grand-chose et un ancien salaire confortable de 15000 francs transformé en euro à 2286 € ne permet plus les mêmes fantaisies parce que les revenus pour la très grande majorité des contribuables n'ont pas évolué proportionnellement aux augmentations des prix.

 

D'après les déclarations de Jean Desessard, membre du groupe Europe Écologie Les Verts et sénateur de Paris « Nous n'avons pas voulu rajouter des incertitudes aux incertitudes ».

D'après des spécialistes, le nucléaire resterait meilleur marché que les énergies renouvelables. L'éolien en mer, plus de 220 euros le mégawattheure, le photovoltaïque entre 229 et 371 euros, l'éolien terrestre 82 euros une énergie « d'ores et déjà une filière mature et compétitive qui devrait être aussi compétitive que le nucléaire à l'horizon 2017 ».

Même si les sénateurs encouragent les efforts en matière d'économies d'énergies, il est également très important de penser à toutes les énergies alternatives.

 

Les détracteurs des énergies renouvelables

Les détracteurs de ces énergies alternatives oublient qu'aucune de ces énergies renouvelables et autres n’a bénéficié des soutiens publics colossaux qui ont accompagné depuis l’origine le développement de l’énergie nucléaire en France. Le but initial était bien sûr de développer du plutonium dans la course aux armements juste après les Etats Unis et l'ex URSS.

Tout en ignorant le danger improbable imprévisible d'une catastrophe nucléaire lié à la puissance destructive de l'atome, non maîtrisable, incontrôlable, dont le pouvoir effrayant, radiatif, invisible et polluant s'étale dans le temps et dans l’espace.

 

Fukushima : un scénario digne d'un film d'épouvante

Fukushima : les faits sont là, mais seul le discours officiel a changé, car l'on est passé d'un risque zéro à un risque calculé ou du risque peu probable au risque imprévisible.

Le nucléaire aurait permis à la France de « bénéficier d'un prix du mégawattheure parmi les plus faibles d'Europe », mais les programmes de maintenance et les travaux de sécurité » « dont la catastrophe toujours en cours de Fukushima nécessitent des investissements colossaux appelés grand carénage par EDF.

D'autres techniques comme l'hydraulique avec les barrages, production au fil de l’eau, l'éolien, le solaire photovoltaïque public et en auto consommé, la géothermie à basse température ou à haute température, les énergies marines marémotrices, l'énergie des vagues, les hydroliennes utilisant les courants marins, l'énergie thermique des mers, etc.

Il est possible de se passer du nucléaire, sans se priver d’électricité et sans retourner à la bougie ou aux cavernes.

La priorité qui s’impose est de changer de type d'énergie et de réduire les consommations d’énergie électrique par la sobriété, l'auto consommation et l’efficacité énergétique.

 

L'énergie la plus taxée pour un ménage

Le rapport sur le coût réel de l'électricité du 18 juillet 2012 de la commission d'enquête du Sénat rendu public précisait que si la législation et les comportements de consommation restaient inchangés, la facture d'électricité des ménages français grimperait de 50 % d'ici à 2020.

EDF a même mis en place un rattrapage rétroactif des factures d'électricité. En effet, le gouvernement de l'époque s'était engagé à limiter la hausse du tarif électrique et avait limité les hausses de tarif d'électricité à 2 % en 2012.

EDF avait porté plainte contre cette décision devant le Conseil d'État et trois ans plus tard en 2015, EDF obtenait gain de cause afin de pouvoir récupérer des dizaines d'euros de compensation à 25 millions de consommateurs.

La hausse des prix de l'électricité est de 30 % en 2016 afin de s'aligner sur les tarifications des autres pays européens.

 

Des questions qui peuvent vous intéresser

Voici comment l'électricité au fil des années est devenue l'énergie la plus taxée pour les ménages

Pour un chauffage, le prix de l'électricité est-il encore compétitif ?

 

Dossier sur le prix de toutes les énergies depuis 2002 avec une courbe de l'évolution des tarifs actualisée en juillet 2016. Commentaires sur les combustibles et énergies
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Plus d'infos

  • La facture d'électricité devrait grimper de 100 % d'ici à 2023

    Evolution du prix de l'électricité jusqu'en 2036

     

     

    D'après la Commision de Régulation de l'énergie (CRE), l'électricité (base année 2014) doit augmenter de façon importante.

     

     

    Les 3 raisons principales des futures hausses du prix de l'électricité :


    Faisant suite à la catastrophe de Fukushima toujours en cours et pour longtemps rappelons-le, EDF a évalué entre 10 et 15 milliards d'euros grâce à des stress tests le montant des travaux nécessaires pour répondre aux nouvelles exigences de l'ASN. Le montant des investissements prévus dans le cadre du renforcement de la sécurité des centrales nucléaires va renchérir le coût de production de l'énergie nucléaire.

    Le financement des énergies renouvelables va impacter année après année la facture d'électricité des Français. Selon la CRE, la contribution au service public de l'électricité devrait ainsi passer de 9 euros le MWh en 2012 à 19-20 euros dès 2016.

    Les réseaux électriques dans la basse tension nécessitent de lourds investissements. Selon la CRE, le tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité (Turpe) devrait augmenter de 4 % par an, inflation comprise.

  • De multiples lois et taxes ont été inventées : NOME, CSPE, TURPE, ARENTH

    Avec l'ouverture des marchés voulue par la commission européenne, de multiples lois et taxes complexes ont été imaginées : Loi NOME, CSPE, TURPE, ARENTH, elles vont toutes dans le sens des hausses de l'énergie au détriment du pouvoir d'achat des usagers qui ont vu leurs revenus figés depuis l'entrée en vigueur de l'Euro. 

     

    triangle 2.png NOME : Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité

     

    La loi portant nouvelle organisation du marché de l’électricité (NOME), promulguée le 8 décembre 2010, a mis en place l’accès régulé des fournisseurs alternatifs à l’électricité produite par les centrales nucléaires historiques d’EDF (ARENH). Depuis la publication des textes réglementaires, les premières livraisons d’électricité d’EDF aux fournisseurs alternatifs dans le cadre de l’ARENH ont eu lieu le 1er juillet 2011.

     

    triangle 2.png CSPE :

     

    La contribution au service public de l'électricité (CSPE) instituée par la loi nº ° 2003-8 du 3 janvier 2003 compense les charges de service public de l’électricité, qui sont supportées par les fournisseurs historiques (EDF pour l'essentiel, Électricité de Mayotte — EDM — et les entreprises locales de distribution — ELD —), ainsi que les charges supportées par les fournisseurs alternatifs ayant des clients au « tarif de première nécessité ». La CSPE à financer le versement de la prime versée aux opérateurs d'effacement mentionnée à l’article L. 123-1 du Code de l’énergie (instaurée par la loi nº 2013-312 du 15 avril 2013). Enfin, la CSPE sert à financer le budget du Médiateur national de l’énergie (article L. 121-13 du Code de l’énergie).

     

    triangle 2.png TURPE :

     

    Le Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Electricité (TURPE) a été mis en place par la loi 2000-108 du 10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l'électricité. L’acheminement et le raccordement au réseau public de distribution de l’électricité sont des missions de service public et entrent dans le cadre de l’ouverture des marchés à la concurrence. Le tarif payé par les utilisateurs du réseau est réglementé par les pouvoirs publics. Le TURPE (Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d’Electricité), assure aujourd’hui 90 % des recettes d’ERDF. Le TURPE permet à ERDF de financer ses activités, d’assurer sa mission d’entretien du réseau et de le moderniser.

     

    triangle 2.png ARENTH : Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire

     

    Le dispositif ARENH permet depuis le 1er juillet 2011, aux fournisseurs alternatifs désirant accéder à un prix régulé, à l'électricité produite par les centrales nucléaires historiques d'EDF. Fixé initialement à 40 euros/mWh au 1er juillet 2011, ce prix s'élevait, depuis le 1er janvier 2012, à 42 euros/mWh. Le gouvernement le 4 novembre 2014 a annoncé sa décision, dans un communiqué de presse du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie et du ministère de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, de « reporter au 1er juillet 2015 la réévaluation du prix de l'ARENH », dans l'attente de l'examen par la Commission européenne du projet de décret définissant la méthode de calcul de ce prix.

    Le décret publié avec le coût moyen pondéré, la CRE propose une évolution du prix de l'ARENH aux ministres chargés de l'énergie et de l'économie, conformément aux dispositions du code de l'énergie. La CRE constate une diminution très importante des demandes liées au dispositif ARENH des fournisseurs alternatifs pour le 1er semestre de l'année 2015. Le volume total d'ARENH demandé pour le 1er semestre 2015 s'élève à 15,8 TWh (dont 5,3 TWh au titre des pertes) contre 34,5 TWh (dont 6 TWh au titre des pertes) pour le 2nd semestre 2014 et 36,8 TWh (dont 5,9 TWh au titre des pertes) pour le 1er semestre 2014.

  • Réflexion sur la hausse prévisible des prix de l'électricité

    EDF fondée en 1946, crée des richesses depuis cette date et distribue des dividendes à l'État depuis 1982. Jusqu'à ce jour, EDF ne coûtait rien au contribuable et lui fournissait une électricité des moins chère. Or aujourd'hui, cette hausse ne serait-elle pas due qu'à la libéralisation du marché de l'énergie et de son autorégulation qui ne se fait qu'au travers de l'augmentation des profits donc des prix ?

     

    L'augmentation des tarifs de l'électricité fait bondir le titre boursier

     

    L'augmentation du prix de l'électricité de 5 % au 1er août 2013 est la plus forte hausse de ces dix dernières années. Cette augmentation décidée par le gouvernement et l'annonce de l'augmentation des tarifs de l'électricité pour les particuliers a fait bondir le titre boursier du groupe EDF le 9 juillet 2013 à la Bourse de Paris signant ainsi la plus forte hausse du CAC 40.

     

    Pourquoi l'électricité va-t-elle augmenter ?

     

    Le kilowattheure en France serait le moins élevé de tous les voisins européens, la mise à niveau du parc nucléaire et du réseau de distribution va faire augmenter fortement tous les tarifs électriques. « Les ménages français profitant de tarifs réglementés très bas, paient encore leur électricité près de 30 % moins cher que la plupart de leurs voisins européens ».

  • L'électricité Le projet de réforme du marché de l’électricité :

    La nouvelle organisation du marché de l'électricité selon les projections de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), devrait entraîner une hausse de tous les tarifs électricité jusqu'en 2025.

    Elle atteindrait 11,4 % pour les particuliers, la première année et par la suite 3,5 % par an. EDF réclame plus de moyens pour financer ses investissements. EDF tente régulièrement d’obtenir du gouvernement une revalorisation de ses tarifs de vente, qu’il juge trop « faibles ».

     

    La facture des usagers pourrait augmenter de façon démesurée car par idéologie, sous couvert des dogmes de la concurrence et dans le seul intérêt des différents fournisseurs des hausses régulières vont faire flamber les prix.

    Deux raisons : la loi NOME et les compteurs électriques Linky d'ERDF qui permettent aux fournisseurs d'énergie de gérer en temps réel la consommation des usagers (coût entre 4 et 9 milliards d'€uros).

  • Quelle est la solution pour maîtriser sa consommation ?

    La solution : maîtriser sa consommation grâce à l'autoconsommation à l'aide de panneaux photovoltaïques. Afin de satisfaire tous les besoins d’énergie dans une optique durable, une seule solution s’impose : réduire la consommation. Cet impératif inédit passe par la réussite d’un nouveau modèle énergétique. L'autoconsommation est une nouvelle approche, certes plus modeste (les puissances installées en autoconsommation sont généralement moins importantes qu'en installations raccordées au réseau), mais indépendantes des aides de l'État. Son développement se fait donc sur des bases plus solides et plus saines en relation avec les prix du marché. 

     

     

    triangle 2.png Diminution des gaspillages

    triangle 2.png Recherche d'efficacité énergétique grâce à des équipements et des bâtiments très performants.

     

    Quels sont les ratios pour optimiser son auto consommation ?

    Même si dans l'habitat le taux d'autoconsommation se situe entre 20 et 40 %, il est intéressant de s'équiper avec des panneaux photovoltaïques, consommer un maximum d'électricité pour la VMC, machine à laver, sèche linge, réfrigérateur, appareils en veilles, alarme, domotique, piscine, etc. des appareils qui ne représentent pas une grande partie du budget électrique mais qui demandent un raccordement constant au réseau. Une installation intégrée au bâti coûte 10000 à 12000 € et impose de détuiler et de mettre les panneaux en lieu et place ce qui entraine la nécessité de s'assurer d'une étanchéité parfaite.

     

    De plus, les panneaux moins ventilés ont un rendement moindre que ceux placés sur le sol ou en surimposition qui ont une maintenance facilitée. le prix de vente de l'électricité est plus élevé pour l'intégration mais le coût d'installation au sol est pratiquement divisé par deux.

    Un avantage supplémentaire pour la vente partielle est lié au fait qu'un seul compteur suffit pour quantifier les kilowattheures produits par les panneaux et injectés dans le réseau national.

    Les frais de raccordement sont relativement élevés pour la vente de la totalité de la production (500 € à 1500 €) et de l'ordre de 200 à 450 € pour une installation en vente partielle.

  • Picbleu : une plateforme pour tout connaître sur l'habitat et ses occupants

    La nécessité d'étudier un lieu dans son ensemble (humain et habitat) est essentielle pour Picbleu : Connaître la transition énergétique : décider pour agir

    Tous les savants, scientifiques, sociologues, ingénieurs sont confrontés à la même problématique : celle d’étudier un élément aux propriétés observables définies et donc limitées. La loupe et le microscope font donc perdre de vue qu'un objet s'insère dans un ensemble de relations et de processus.

    Afin de pouvoir saisir le réel, il est indispensable de sortir de tous les cadres, il faut étudier des savoirs portant sur des objets très éloignés du sujet traité et explorer ce qui se cache derrière les formes observables du monde. En faisant référence au célèbre aphorisme d'Abraham Maslow « Si le seul outil que vous avez est un marteau, vous tendez à voir tout problème comme un clou » (The Psychology of Science, 1966).

    L'hyper spécialisation dans le fonctionnement de la société humaine occidentale ne donne qu’une vue partielle de la complexité du Monde.

     Aphorisme d'Abraham Maslow


    Le généticien pensera que la génétique sauvera l’humanité, l'architecte s’imaginera que ses réalisations ne sont pas simplement des moyens physiques, mais qu’ils possèdent une portée philosophique supérieure. L’humain, qu’il soit scientifique, religieux ou créateur est un animal social qui partage ses idées, ses conceptions de la vérité, ses valeurs nobles ou celles qu'il attribue à la beauté si bien que par la loi universelle de la convergence, les individus finissent par suivre les mêmes voies.

    Les informations sont dispersées et semblent sans relations dans le mode dans lequel nous vivons. Dans certains cas, il y a des interdépendances, mais qu’on ne doit pas confondre avec l’interdépendance quantique qui repose sur des superpositions d’états, des complexités extrêmes, des apories à large échelle et nul doute, des processus de calcul quantique. Des intrications incluant des informations en relation avec un ensemble de « constituants quantiques ».

     

    Nos convictions et nos certitudes sont parfois trompeuses : « Ce qui nous paraît être de la matière solide n'est constitué en réalité que de particules vibratoires tournoyant dans un grand vide à une telle vitesse qu'elle nous donne une impression de solidité. Si le mouvement de ces particules cessait tout à coup comme un ventilateur qui s'arrête, il n'y aurait plus que du vide. Nous sommes en réalité de l'énergie informatisée en action ».

     

    Source CERN (Centre Européen de Recherche Nucléaire Genève), Travaux sur les anneaux d'accélération des particules.

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