logo Institut de veille sanitaire (InVS)

Institut de veille sanitaire (InVS) établissement public placé sous tutelle du ministère chargé de la santé

L’InVS est un établissement public placé sous tutelle du ministère chargé de la santé. Il a pour mission de surveiller l’état de santé de la population et d’alerter les pouvoirs publics en cas de risque pour la santé humaine. Il couvre ainsi tous les domaines de la santé : les maladies infectieuses, les effets de l’environnement sur la santé, les risques d’origine professionnelle, les maladies chroniques et traumatismes et les risques internationaux.

InVS Institut de veille sanitaire

Créé par la loi du 1er juillet 1998 relative au renforcement de la veille sanitaire et au contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l’homme, l’InVS a vu ses missions complétées et renforcées par la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, afin de répondre aux nouveaux défis révélés par les crises sanitaires récentes et les risques émergents.


L’Institut de veille sanitaire (InVS) poursuit son engagement au service de la santé de tous sur l’ensemble du territoire. Il est chargé de lancer des alertes sanitaires, produire des indicateurs de surveillance, améliorer, moderniser ses systèmes de surveillance et optimiser l’évolution de son organisation.

L’Institut de veille sanitaire (InVS) développe des approches plus transversales sur des thèmes majeurs de santé publique : maladies chroniques et traumatismes, santé travail, santé environnement, cancer, santé mentale, maladies respiratoires.
En 2013, l’InVS a également poursuivi la préparation d’Esteban, une vaste étude nationale pour la santé publique portant à la fois sur l’environnement, l’alimentation, l’activité physique et sur des maladies chroniques fréquentes. Autre temps fort pour l’InVS : la prise en compte de l’émergence du virus H7N9 et du MERS-CoV ainsi que du démarrage de l’épidémie de chikungunya aux Antilles, qui a fortement mobilisé les équipes de l’Institut et dont la prise en charge a été facilitée par l’utilisation pour la première fois du nouveau centre opérationnel de crise.

Avec l'appui de ses partenaires et de son réseau, de nombreux résultats de surveillance ont été publiés en 2013, parmi lesquels :

l’étude Abena 2 sur l’alimentation et l’état nutritionnel des bénéficiaires de l’aide alimentaire
la première analyse de la mortalité par suicide des agriculteurs exploitants.

Autant de données qui témoignent des avancées épidémiologiques et qui éclairent les pouvoirs publics dans la prise de décision en santé publique.

vignette_cop_2014_2017

Un contrat d’objectifs et de performance (COP) a été validé en conseil d’administration. Ce COP fixe la feuille de route de l’Institut pour les années (2015-2017).
Les 4 orientations stratégiques :

N°1 : faire évoluer la stratégie de surveillance de l’Institut en priorisant les champs et en mobilisant les outils adaptés

N°2 : renforcer l’organisation de la surveillance, de la veille et de l’alerte sanitaires régionales et y consolider le rôle de l’InVS

N°3 : garantir la réactivité et la capacité d’anticipation en valorisant des méthodes scientifiques appropriées et innovantes et en optimisant les outils

N°4 : améliorer l’efficience de l’Institut, y compris en situation de crise.

Chiffres clés 2014

60.06 millions d’euros de budget de fonctionnement
432 collaborateurs
17 Cire, relais de l’InVS en région
82 rapports et synthèses scientifiques édités
27 BEH (Bulletins épidémiologiques hebdomadaires)
78 BVS (Bulletins de veille sanitaire – publication régionale)

L'InVS est dirigé par un directeur général, François Bourdillon, assisté d'un directeur général adjoint, d’un directeur scientifique et d'un chargé de mission.

Il est composé de plusieurs départements et services et dispose également d'un réseau régional, les Cellules interrégionales d'épidémiologie (Cire), qui relaient son action et exercent une partie de ses missions au niveau régional. Les Cire sont placées sous la responsabilité scientifique de la directrice générale de l’InVS et sont localisées au sein des Agences régionales de santé (ARS), au plus près de l’autorité sanitaire. Les Cire fournissent aux ARS un appui méthodologique et une expertise indépendante des signaux d’alerte sanitaire. Elles animent la veille en région. Le dispositif compte 17 Cire, 15 métropolitaines et 2 ultramarines. Neuf Cire sont interrégionales, huit sont monorégionales.

L’InVS est doté d’un Conseil d'administration de 23 membres (dont 11 représentants de l’État), chargé de se prononcer sur les grandes orientations stratégiques de l’Institut, son programme d’activité et les moyens humains et financiers nécessaires à l’exercice de ses missions. Il est également pourvu d’un Conseil scientifique de 17 membres, chargé de veiller à la cohérence de la politique scientifique de l’Institut.

 

Les missions confiées à l'InVS recouvrent :

la surveillance et l’observation permanentes de l’état de santé de la population

L’InVS participe au recueil et au traitement des données sur l’état de santé de la population à des fins épidémiologiques, en s’appuyant notamment sur des correspondants publics et privés constituant le réseau national de santé publique ;

la veille et la vigilance sanitaires

L’lnVS est chargé de rassembler, analyser et actualiser les connaissances sur les risques sanitaires, leurs causes et leur évolution ; de détecter de manière prospective les facteurs de risque susceptibles de modifier ou d’altérer la santé de la population ou de certaines de ses composantes, de manière soudaine ou diffuse ; d’étudier et de répertorier, pour chaque type de risque, les populations les plus fragiles ou menacées ;

l'alerte sanitaire

L’InVS doit informer sans délai le ministre chargé de la Santé en cas de menace pour la santé de la population ou de certaines de ses composantes, quelle qu’en soit l’origine, et lui recommander toute mesure ou action appropriée pour prévenir la réalisation ou atténuer l’impact de cette menace ;

une contribution à la gestion des situations de crise sanitaire

L’InVS propose aux pouvoirs publics toute mesure ou action nécessaire.

L’InVS participe, dans le cadre de ses missions, à l’action européenne et internationale de la France, notamment à des réseaux internationaux de santé publique dédiés à la surveillance et à l‘alerte sanitaires.

Les missions de l’InVS s’appliquent à l’ensemble des domaines de la santé publique :

les maladies infectieuses :

infection par le VIH, virus des hépatites B et C, infections sexuellement transmissibles, tuberculose, risques infectieux d’origine alimentaire, zoonoses, maladies évitables par la vaccination, infections nosocomiales et résistance aux antibiotiques, infections respiratoires, grippe saisonnière et grippe pandémique, arboviroses, maladies tropicales et risques d’importation ;

les effets de l’environnement sur la santé :

risques liés à la pollution de l’air, aux expositions aux polluants chimiques, aux rayonnements ionisants, risques hydriques, nuisances physiques, risques liés aux variations climatiques... ;

les risques d’origine professionnelle :

cancers d’origine professionnelle, effets de l’amiante et des fibres de substitution, troubles musculo-squelettiques, morbidité liée aux expositions professionnelles... ;

les maladies chroniques et les traumatismes :

cancers, maladies cardio-vasculaires, diabète, nutrition, accidents et traumatismes, maladies respiratoires, santé mentale, maladies rares... ;

les risques internationaux :

maladies infectieuses touchant d’autres pays, mais susceptibles d’atteindre des ressortissants français ou d’être importées (grippe pandémique, Ebola, fièvre jaune, arboviroses), maladies et menaces touchant les départements d'outre-mer et les départements français d'Amérique : dengue, maladie de chagas, pollution par les pesticides ou le mercure, etc.

 

 

 

 

 

Tous les produits de la marque Institut de veille sanitaire (InVS)