Environnement

L'accident de Fukushima démontre l'impuissance de l'homme

Date de mise à jour : 12/05/2021

Les études des accidents nucléaires ont démontré que nous étions incapables d’en imaginer tous les scénarios, car s'il est possible de calculer des probabilités sur quelques axes il est impossible d'imaginer l’ensemble des évènements possibles. La doctrine de sûreté qui a présidé au développement de l’industrie nucléaire française s’avère non seulement irrationnelle et dangereuse. Le 30 mars 2011, le président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, lors de son audition parlementaire à la suite au drame de Fukushima a déclaré : « personne ne peut garantir qu’il n’y aura jamais en France un accident

Le 11 mars 2011 : début d'un très grave accident nucléaire au Japon toujours en cours à l'heure actuelle

Un nuage radioactif planétaire

Selon les prévisions de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), un nuage radioactif aurait atteint le territoire français entre le mercredi 23 mars 2011 et le jeudi 24 mars 2011. Le nuage chargé en particules radioactives est passé le lundi 21 mars 2011 sur les Antilles et sur Saint-Pierre-et-Miquelon. D'après le chef du Laboratoire d’études radioécologiques en milieux continental et marin à l’IRSN, 21 mars 2011. Les retombées radioactives devraient rester sans conséquence sanitaires et environnementales. La pollution liée au nuage de particules radioactives venu du Japon devrait rester « à des niveaux extrêmement bas », C 1 000 à 10 000 fois moins importantes que celles de Tchernobyl » la distance qui sépare la France du Japon 15 000 km diluerait les particules du nuage radioactif qui se disperserait suffisamment « la détection de particules radioactive deviendrait ainsi très difficile ». Les scientifiques de l’IRSN vont prélever entre 300 et 700 m3 d’air par heure. Soit environ 78 000 m3 en tout. Les premiers prélèvements de référence ont été effectués le lundi 21 mars 2011. Les résultats seront publiés sur le site de l’IRSN, et mis à jour toutes les 4 heures.

Le tritium : un taux anormalement élevé

Selon le PDG de TEPCO, des taux élevés de tritium, une autre substance toxique ont également été détectés. Le taux de strontium 90 « a été multiplié par 100 au cours des six derniers mois », avait indiqué Toshihiko Fukuda, le directeur général de compagnie nippone Tokyo Electric Power Tepco. Plusieurs analyses effectuées sur le site des réacteurs notamment sous le réacteur numéro deux de la centrale nucléaire détruite par un tremblement de terre et un tsunami en mars 2011 ont montré des taux très élevés de strontium 90, une substance radioactive hautement toxique, dans les nappes phréatiques situées sous la centrale nucléaire de Fukushima. Le strontium 90 (Sr-90) est un sous-produit de fission de l'uranium et du plutonium, une substance présente dans les réacteurs nucléaires, dans les déchets provenant de la combustion du produit fissile et dans les armes atomiques. L'exposition au Strontium 90 chimiquement similaire au calcium augmente le risque d'avoir un cancer des os ou une leucémie. Le strontium 90 se fixe dans les tissus osseux et dans la moelle osseuse. Le risque de développer un cancer est lié la concentration du Sr-90 dans l'environnement et les conditions d'exposition. À la fin du mois de mai 2013, les taux de tritium étaient plus de huit fois supérieurs à la limite autorisée (500.000 becquerels contre 60.000 auparavant). Source Reuter.

 

Accidents nucléaires : de l'improbable à l'imprévisible

Le drame planétaire au Japon démontre l'impuissance de l'homme avec la radioactivité

Depuis le 11 mars 2011, date du séisme puis du tsunami qui a suivi, trois réacteurs du site de Fukushima sont en fusion, le 16 décembre 2011 « l'arrêt à froid » des réacteurs a été déclaré par le premier ministre japonais (température stabilisée sous les 100 °C), le 7 avril 2014, l'opérateur Tepco constatait la fuite de 120 tonnes d'eau radioactive provenant des ses réservoirs improvisés à la hâte.

  • Actuellement 10 000 litres d'eau fraiche à l'heure sont injectées dans chaque réacteur afin d'éviter que l'eau entourant le combustible se mette à bouillir libérant des vapeurs toxiques.
  • Des fuites sont apparues sur trois des réservoirs souterrains de stockage des eaux de refroidissement contaminées.
  • L'eau contaminée s'accumule tous les jours (276000 tonnes).
  • Depuis 2015, l'opérateur Tepco doit gérer 700 000 tonnes d'eau radioactive.
  • Le 14 avril 2014, un nouveau séisme de magnitude 5.2 a été mesuré au large du site de Fukushima (celui du 11 mars 2011 avait une magnitude de 8.9). Il faut souhaiter que dame nature ne génère pas un nouveau tremblement de terre majeur qui ébranlerait la centrale et continuerait à polluer la planète entière.
  • Rappelons que plus de 68 courants marins font circuler l'eau tout autour du globe.

Centrales nucléaires Japonaises Portail habitat Picbleu

Entre le déni et l'oubli

La compagnie nippone Tokyo Electric Power (TEPCO) avait demandé l'autorisation de déverser dans l'océan Pacifique toute l'eau contaminée radioactive, (mais qui présenterait de faibles taux de radiation), la raison invoquée était liée au manque de place pour continuer à stocker l'eau polluée pour de très longues périodes dans les conteneurs étanches.

Un ingénieur nucléaire et professeur émérite Michiaki Furukawa travaillant à l'université de Nagoya avait aussitôt déclaré que « L'eau contaminée ne devait pas être déversée dans l'océan » « Ils doivent la stocker à un endroit où elle ne peut pas s'écouler hors de la centrale ».

Il faut savoir que 400 tonnes d'eau souterraine s'écoulent chaque jour dans les bâtiments du réacteur et se mêlent à l'eau fortement contaminée qui sert à refroidir le combustible. Le taux de radiations est passé de 8,6 becquerels par litre en décembre 2012 à 1.000 becquerels en mai 2013, soit un taux plus de 30 fois supérieur à la limite tolérée (30 becquerels).

Ci-dessous, seule la terminologie employée en termes de communication nucléaire change : malheureusement certains faits ne sont plus niables. 

 

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