ALLIANCE Forêts Bois Union de coopératives forestières

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ALLIANCE Forêts Bois est une Union de Coopératives (CAFSA, COFOGAR, FORESTARN), c'est-à-dire une « coopérative de coopératives », dont l’objectif est de regrouper des moyens, en vue d’assurer une meilleure présence sur les marchés et un meilleur service aux sylviculteurs.

logo-alliance forêts bois

 

 


Les coopératives du grand Sud-Ouest, CAFSA, COFOGAR et FORESTARN ont fusionné le 4 juillet 2014.

 

 Arbres sur le bord de l'autoroute Bayonne Bordeaux A63 Acqualys

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des millions de m3 de troncs d'arbres entreposés au bord de l'autoroute A63 après les 2 tempêtes de 1999 (Lothar-Martin) et de 2009 Klaus qui ont décimé la forêt du Sud Ouest.

Tempête de 2009 Forêt Landaise Doc Acqualys

 

 

 

 

La violence du vent lors de la tempête de 2009 a occasionné des dégats sans précédent sur les forêts européennes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parmi les aléas climatiques, les tempêtes qui se concentrent entre les mois de septembre et de février constituent la plus importante cause des dommages subis par les forêts. Le vent jusqu’à une vitesse de 100 km/h ne provoque que des dégâts limités aux forêts, les branches malades, ou les arbres dont le système racinaire est déficient sont touchés.

 

Entre 100 et 150 km/h, les rafales de vent occasionnent des chutes ou des bris d’arbres.

Au-dessus de 150 km/h, peu de peuplements résistent, les chablis (arbres déracinés et tombés au sol), désorganisent durablement les circuits économiques du bois. De plus, facteur aggravant,  les attaques d’insectes parasites affectent les arbres renversés et se propagent aux arbres sur pied. Certaines espèces de scolytes (Dendroctonus ponderosae) sont attirées par les hormones de stress (phytohormones) émises par des arbres malades ou déshydratés, d'autres sont attirés par l'odeur du bois mort. Les résineux ont été plus touchés que les feuillus, car ils conservent leurs aiguilles en hiver et sont donc plus exposés, du fait de leur prise au vent.Ils représentent de 75 à 80 % des volumes abattus. Les deux tempêtes de décembre 1999 ont été les plus dévastatrices à avoir été enregistrées avec 170 millions de m3 abattus en trois jours, soit l’équivalent de quatre années de récolte. D’un point de vue strictement économique, ce sont les inondations et les tempêtes qui ont coûté le plus cher aux pays européens qui ont déboursé respectivement 52 et 44 milliards d'euros pour réparer les dégâts des catastrophes naturelles.

 

Alliance Forêts Bois est le 1er opérateur forestier privé Français

Le 1er groupe coopératif forestier leader au niveau national est né : Alliance Forêts Bois est le 1er opérateur forestier privé Français, un véritable atout pour la filière bois dans le contexte économique morose actuel. Les chiffres sont éloquents : 44000 adhérents propriétaires forestiers privés, 17700 hectares de forêts reboisés, 3 millions de tonnes de bois commercialisées, Alliance Forêts Bois affiche une position de leader au sein de la filière. Parmi les nombreux atouts pour les adhérents, pour les industriels du bois et pour plus d’un millier d’entreprises de sous-traitance (transporteurs, entreprises de travaux forestiers,etc.) dont l’activité est fortement liée à celle d’Alliance Forêts Bois.

Une évolution plutôt qu’une révolution. Par la mise au point de nouveaux outils techniques toujours plus performants, et des avancées notoires en matière de diffusion de matériel végétal amélioré, le groupe illustre par ailleurs son engagement en matière de Recherche et Développement, au profit d’une évolution de toute de la filière. Alliance Forêts Bois, Union commerciale en 2012, Union intégrante en 2013 puis groupe coopératif a permis de bâtir une entreprise solide au niveau financier, un gage de sécurité pour ses adhérents ainsi que pour ses salariés.

550 postes existants ont été maintenus, des perspectives de carrière sont offertes aux salariés

 

Reboiser pour approvisionner l’industrie du bois

Avec « un plant mis en terre toutes les deux secondes », la force de frappe d’Alliance en matière de sylviculture est majeure. Et l’enjeu de demain est bien là : il faut dynamiser le reboisement pour conforter l’industrie et nourrir un cercle vertueux.

Par son aptitude à générer et à regrouper la ressource, Alliance permet :

- aux propriétaires de profiter de coûts optimisés pour la réalisation de leurs travaux sylvicoles, et de bénéficier d’un prix de vente de leurs bois valorisant au mieux leur production.

- aux industriels de contractualiser un approvisionnement au plus près de leurs besoins, en termes de volumes comme de qualité.

 

Une proximité territoriale affirmée coopérative

De la Vendée au Roussillon, du Limousin aux Landes de Gascogne, chaque territoire a ses enjeux et ses spécificités. La complémentarité des essences (Pin maritime, Peuplier, Douglas, et autres feuillus ou résineux) ainsi que celle des massifs, est indispensable à l’équilibre et au développement global de nos forêts.

Pour assurer une présence de proximité à ses adhérents et des services adaptés à leurs besoins, la coopérative est structurée en un réseau de 14 agences maillant l’ensemble de sa zone d’intervention.

La force du système coopératif d’Alliance se retrouve par ailleurs au travers d’une gouvernance qui donne la parole aux territoires : chacune des Agences est aujourd’hui dotée d’un Conseil d’Agence : composé d’au moins un Administrateur, de propriétaires adhérents et du Directeur de l’Agence, ces organes locaux jouent un rôle fondamental dans la définition des objectifs territoriaux, en cohérence avec la stratégie globale du groupe.

 

Les chiffres clés 2013 du groupe Alliance Forêts Bois :


- 14 Agences de proximité sur les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées, Poitou- Charente, Limousin et Languedoc-Roussillon
- 550 salariés
- 180 millions d’euros de chiffres d’affaires combinés 34 millions d’euros de fonds propres
- 44 000 propriétaires forestiers adhérents

Des services en matière de conseil fiscal, technique, administratif et économique, en fort développement

- 56100 hectares de travaux sylvicoles, dont 17700 hectares de reboisements  Plus de 20 millions de plants mis en terre

Plus de 3 millions de tonnes, ou 3.7 millions m3 de bois mobilisés et commercialisés à destination des marchés :
- du « bois d’œuvre » : menuiserie, charpente, emballage, ameublement.
- du « bois d’industrie » : pâte à papier, panneaux
- du « bois énergie » (bois bûche et plaquettes) : réseaux de chaleur, chaudières industrielles, chauffages particuliers.

Plus de 80% de bois vendus certifiés PEFC

Un réseau de filiales qui vient compléter les offres de services du groupe :
- FORELITE : pépinière, vergers à graines
- XPBOIS : exploitation et commercialisation de bois
- Plusieurs filiales industrielles et structures d’approvisionnement
- S.DIGIT : informatique et système cartographique

logo Alliance forêt bois Doc Acqualys

  • Pourquoi la coopérative Alliance Forêt Bois est-elle si précieuse ?

    La forêt est vitale pour la vie sociale et économique territoriale, car elle permet la création d'emplois non délocalisables.

    La forêt est également indispensable au développement durable des territoires : protection des sols, régulation du cycle de l'eau, maintien de la biodiversité, lutte contre le réchauffement climatique grâce à la séquestration de CO2. Les atouts de ce milieu vivant sont incontestables et doivent être à tout prix préservés. La régénération naturelle de la forêt ne suffit pas à combler les demandes des industriels du bois.

    L'Aquitaine est la première région forestière française, la filière forêt-bois équivaut à celle du secteur viticole, il faut donc encourager tous les efforts en faveur de la défense d'un environnement naturel et fragile.


    L'industrie du bois est en péril en partie en raison de la baisse des aides publiques de reforestation. Après les les 2 tempêtes de 1999 (Lothar-Martin) et de 2009 Klaus, le parc Forestier du Grand Sud-Ouest a subi d’énormes pertes, la forêt a été décimée. Depuis 2002, la crise économique conjuguée à des impératifs de réduction de l'endettement des pays européens a entraîné l'interruption du « Fonds Forestier National ». Suite à ce manque de financement, les résultats étaient devenus alarmants, car le nombre d'arbres plantés a été divisé par deux en vingt ans.

    Aucune opération de reboisement n'a été conduite sur le territoire français. Si aucun reboisement n'est effectué, la forêt de production ne sera bientôt plus en mesure de répondre à une demande en bois grandissante. Dans les landes se sont 6000 hectares de panneaux photovoltaïques qui ont remplacé les forêts, ils fournissent de l'électricité à la collectivité et surtout des subventions aux investisseurs, mais ne diffusent pas autant d'oxygène et ne captent pas autant le CO2 que les précieux arbres qui y vivaient avec leur biotope.


    ALLIANCE Forêts Bois est une Union de Coopératives (CAFSA, COFOGAR, FORESTARN), c'est-à-dire une « coopérative de coopératives », dont l’objectif est de regrouper des moyens, en vue d’assurer une meilleure présence sur les marchés et un meilleur service aux sylviculteurs. Cette première coopérative forestière de France a introduit fin 2014 un fonds de dotation d'intérêt général « Plantons pour l'avenir » ouvert aux sociétés et aux particuliers de tous les horizons et propose de s'engager, par le mécénat, dans la régénération et le renouvellement de la forêt. La première coopérative forestière de France appelle les entreprises, les sylviculteurs, les mécènes et les particuliers à participer financièrement à la relance du « reboisement de la forêt française dans le cadre d'une gestion forestière durable ». « L'appel à projet lancé grâce à une première vague de donateurs en décembre 2014 a rendu possible la plantation de 100 hectares d'arbres ». De grands groupes comme Nestlé ou General Electrics France, ou des sociétés locales de taille plus modeste affiliées, ou non, au travail du bois, ont rejoint la cause défendue par Alliance Forêt Bois.

     

    La demande de propriétaires forestiers engagés dans des projets de gestion forestière durable est soutenue par les différents donateurs qui bénéficient eux mêmes d'une réduction d'impôt de 60 %. L'avance financière cédée par l'Alliance Forêts Bois est remboursable à taux 0 par le bénéficiaire. L’intérêt majeur est la replantation de parcelles négligées ou mal entretenues.

  • Une forte demande sur la ressource forestière peut remettre en cause sa pérennité même

    S'il est difficile de faire un choix pour le chauffage et l'énergie, il est également difficile pour les écologistes de faire passer leurs messages tant ce terme est malmené. Lorsqu'une solution est apportée pour répondre à des contraintes climatiques, des groupes financiers s'en emparent et les détournent au service de leur système aggravant au contraire le problème.

    Le vent et le soleil qui sont des énergies vertueuses par excellence ne peuvent suffire à répondre aux besoins énergétiques, il faut donc trouver d'autres énergies pour assurer la complémentarité. Les écologistes rappellent à juste titre l'importance du bois, la forêt joue un rôle capital dans la l'équilibre de la biosphère. Rappelons que le bois est resté longtemps la source d'énergie essentielle de l'humanité.

    La biomasse qui est l'ensemble des matières organiques d'origine animale, végétale ou fongique peut après méthanisation ou transformation chimique et combustion devenir une source intéressante de chaleur, mais à la juste échelle. Un dispositif savant fonctionnant avec les aides publiques conduit à l'industrialisation des forêts et à la mise en place de centrales énergivores de production d'électricité. L'accaparement et le développement de la filière bois énergie par de grandes puissances (agrocarburants, concentration industrielle, méga-unités de production électrique, utilisation des terres destinées aux boisements ou à l'agriculture, importation de granulés de bois provenant des USA et Canada) peuvent indiquer la fin du bois écologique.

    Tournesols tournés vers le soleil

     

     

     

     

     

    Le postulat de départ qui indiquait que la ressource bois est renouvelable et abondante, car 30 % du territoire métropolitain est couvert de forêt (1) peut être remis en cause dans certains cas.

     

     

    En effet, le bois nécessite une gestion raisonnée. Une forêt ne s'exploite pas comme un puits de gaz, de pétrole ou une mine de charbon. Une forte demande sur la ressource forestière peut remettre en cause sa pérennité même. Un arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse dit la sagesse populaire.

    Le bois énergie est acceptable mais à une échelle adaptée : locale, mesurée et citoyenne même si la fumée de combustion émet des particules, et doit être utilisé uniquement pour faire de la chaleur donc pas pour produire de l'électricité.

     

    La centrale électrique de Gardanne (Bouches-du-Rhône) est un exemple d'un bilan carbone discutable : 

    850000 tonnes de bois sont utilisées par an (250 camions par jour circulent dans un rayon de 400 kms, une partie du bois est importé du Canada). Le bilan écologique est désastreux lorsque par gigantisme, la forêt est décapitée par un prélèvement trop important, dans ces conditions, la ressource ne peut plus être considérée comme renouvelable. Le rendement énergétique du bois pour fabriquer de l'électricité est mauvais : sur 10 arbres abattus, 1.5 servira à produire l'électricité, 1.5 servira à l'ensemble du processus et le reste sera dissipé en chaleur. Produire de l'électricité à partir du bois sans cogénération est une aberration. Utiliser le bois pour produire de la chaleur et éventuellement en retirer de l'électricité est envisageable mais l'inverse est illogique.

     

    Le projet Modul'R à Yssingeaux (Haute loire) beaucoup plus vertueux, utilise une ressource locale qui permet la valorisation et l'entretien de la forêt avoisinante. Des micro chaudières de 1.2 MW destinées au chauffage des bâtiments publics (école, gymnase, maison de retraite) seront alimentées avec du bois déchiqueté provenant de bois d'éclaircie. Bilan 250000 litres de fioul économisés qui représentent 750 tonnes de CO2. Donc le bois utilisé comme chaleur relevant de projets individuels ou collectifs citoyens : oui, mais soumis au diktat de groupes industriels dont la rentabilité est essentielle : non.

    La question écologique ne peut pas simplement se traduire par une réponse technique, elle demande une analyse systémique qui tient en compte de nombreux facteurs : l'humain, la biosphère, l'ensemble des relations entre tout ce qui est vivant.


    Les pouvoirs publics Francais considèrent que l'électricité est la seule énergie propre. Elle est pourtant générée à partir de l'uranium, une ressource fossile et limitée, de plus, les pics de consommation faisant appel à d'autres énergies fossiles et énergies renouvelables son bilan n'est pas vertueux. Il est intéressant de prendre en considération les empreintes carbone respectives et leur bilan pollution.


    Si l'on dresse l'analyse du cycle de vie (2), celle-ci doit intégrer l'ensemble de la chaîne de production de l'électricité. Notons que pour 1 kWh d'électricité produit, l'émission de CO2 se situe environ à 205 grammes pour le gaz et dépasse les 380 grammes pour le charbon.

    Evolution des énergies et leur complémentarite

     

     

     

     

    Les chiffres concernant l'énergie finale peuvent varier en fonction des sources...de la composition des combustibles et des méthodes employées. L’ADEME pour son Bilan Carbone (3) estime l’incertitude à plus ou moins 5 % pour les produits pétroliers à plus ou moins 20 % pour le charbon et ses dérivés (lignite, etc.) * Source bilan gobal Photovoltaïque info.

    Un nouveau record d'émissions de CO2 a été établi en 2013 (4) au niveau mondial. La France a augmenté la consommation de charbon (plus de 20 % en 2013). Pour comparer ce chiffre avec l'Allemagne, en 2013, le couple charbon-lignite était de 46 % (contre 50 % en 2003), le gaz 10 %, le nucléaire 15 % et les ENR (énergies renouvelables) 23 % soit 16 points de plus qu'en 2003 (5). Si les émissions de carbone ont baissé de 2,5 % dans l'Union européenne en 2013, la France mauvais élève a augmenté les siennes de 0,6 %.

     

     

     

     


    Il est prouvé que la combustion du charbon cause des dégâts considérables à notre santé et à celle de l'environnement (6). La solution réside dans la sobriété énergétique, dans l'hybridation des énergies qui permet la complémentarité des énergies renouvelables avec les énergies fossiles aux ressources limitées qu'il faut donc économiser.

    Le remplacement des anciennes centrales au charbon par de nouvelles unités au gaz pourrait par exemple réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de plus de 60 % par kWh produit en tenant compte de tout le cycle de vie. Il existe des réseaux de transport, de distribution, des stockages et des terminaux méthaniers qui pourraient répondre aux situations d'intermittence et de surproduction des énergies renouvelables. Le gaz est l'une des solutions, une énergie qui pourrait également devenir plus « verte », grâce à la production de biométhane sur le territoire français à partir de déchets ménagers ou agricoles. À l'heure actuelle, il existe six sites qui injectent du biométhane dans les réseaux français de gaz naturel.

     

    Une étude publiée dans le journal scientifique Nature Communications (7) démontre qu'il est possible de fabriquer du gaz propane renouvelable. Le but des scientifiques était de développer un processus renouvelable peu coûteux, facile à fabriquer et durable d’un point de vue économique. Les chercheurs ont utilisé des enzymes pour interrompre un processus biologique qui transforme les acides gras en membranes cellulaires afin que la bactérie fabrique du propane renouvelable plutôt que des membranes cellulaires. Des équipes de scientifiques de l'Imperial College de Londres et de l'Université de Turku en Finlande ont étudié la bactérie « Escherichia coli » le colibacille intestinal des mammifères, très commun chez l'être humain qui compose environ 80 % de la flore intestinale aérobie. Des enzymes spécifiques ont été utilisées pour canaliser ces types d'acides gras à travers une voie biologique différente de façon à ce que les bactéries puissent produire du propane renouvelable à la place des membranes cellulaires. En utilisant l'« Escherichia coli » comme organisme hôte, ces scientifiques ont interrompu à un stade précoce le processus biologique qui transforme les acides gras en membranes cellulaires. Ainsi, l'acide butyrique qui est un acide gras saturé à 4 atomes de carbone, un composé d'une odeur particulièrement désagréable, mais qui est essentiel à la production du propane est préalablement éliminé. Ces chercheurs ont ajouté une enzyme récemment découverte (appelée aldéhyde-oxygénase déformylation ADO), connue pour créer naturellement des hydrocarbures et ainsi produire du propane. L'avantage de ce processus naturel est de s'effectuer en utilisant un minimum d'énergie. Ce processus pourra être compatible avec toutes les infrastructures existantes pour une grande facilité d'utilisation.

     

    SOURCES :

     

    (1) Inventaire Institut géographique National
    (2) L'analyse du cycle de vie (ACV) fournit un moyen efficace et systémique pour évaluer les impacts environnementaux
    (3) Guide des facteurs d’émissions parution 2007
    (4) Global Carbon Project (GCP), organisme international de référence
    (5) Source BDEW, l’association fédérale des industries de l’énergie et de l’eau
    (6) Health and Environment Alliance
    (7) Nature Communications est une revue pluridisciplinaire américaine qui publie les résultats de recherche de haute qualité dans tous les domaines des sciences naturelles. Selon le Journal Citation Reports 2013 ® Science Édition, elle aurait un facteur d'impact de 10.742 (Thomson Reuters, le 2 septembre 2014.

     

     

     

  • Remarques sur le bois énergie

    Le bois a toujours été utilisé comme combustible de chauffage. En France, selon les chiffres de l'ADEME, la moitié des maisons individuelles sont équipées au bois pour un chauffage d'appoint ou total, ce qui représente 6 millions de résidences principales. Les utilisateurs ont compris que les feux de cheminée ouverts sont très médiocres et que les anciens poêles, inserts et autres cuisinières à bois sont également polluants, car leur combustion imparfaite génère une pollution atmosphérique surtout lorsque le bois est mal utilisé (séchage, humidité, etc.).

    Des progrès considérables ont eu lieu sur les techniques d'optimisation de flamme, de double combustion, de circulation des fumées, de réglage des températures. Les appareils les plus performants sont les chaudières à bois déchiqueté à gazéification qui permettent d'utiliser des bûches de bois, des plaquettes et des granulés de bois. Les plaquettes forestières ou briquettes sont des bois déchiquetés ou de résidus de bois très secs (7 à 10 % d'humidité) compactés qui brûlent parfaitement et plus longtemps que les bûches.

    Le bois de chauffage en bûches est malheureusement utilisé dans des appareils généralement polluants, car dépourvus de filtres à particules et de systèmes de régulation. De nouvelles réglementations interdisent les cheminées ouvertes et les appareils à bois bûche non efficients dans certaines agglomérations. La raison est liée à la pollution atmosphérique : il suffit de comparer les émissions d'une cheminée d'un logement équipé d'un insert, poêle ou chaudière à bois avec un logement équipé avec un appareil à granulés de bois ou à gazéification pour comprendre l'intérêt d'abandonner la combustion directe du bois.

    Si le prix du kWh du bois bûche plus bas que celui des granulés de bois, ce tarif ne justifie pas un usage mauvais pour la qualité de l'air et l'environnement : Picbleu privilégie donc pour ces raisons les appareils à granulés de bois et les appareils à gazéification pour les inconditionnels du bois de chauffage même si ces granulés ne sont pas toujours vertueux en raison des énormes distances parcourues par des bateaux ou des camions à moteur diesel. De plus, fabriqués avec des moyens industriels et de plus en plus importés de différents pays d'Europe et d'Amérique du Nord, dans ces conditions, ils n'ont parfois plus rien d'écologique. 

     

     

     

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