Energie

La bulle spéculative sur le prix du pétrole

Date de mise à jour : 01/09/2021

Le prix du pétrole est semblable à une balle de tennis qui rebondit dans un ascenseur en montée constante. Lorsque l'ascenseur sera arrivé au dernier étage, il faudra sérieusement envisager des solutions car la fin du pétrole n'est pas une théorie d'illuminés : il s'agit bien d'une ressource limitée. L'histoire ne se répète pas elle bégaye : les mêmes causes produisent les mêmes effets.

  1. 2008 : fin de la bulle sur le pétrole
  2. 2013 : un futur choc pétrolier
  3. 2014 : la baisse du prix du pétrole
  4. 2020 : la crise du COVID

Un prix du pétrole cyclique

  • La baisse du prix du pétrole est cyclique, même si elle dure anormalement, elle finira par s’interrompre un jour.
  • Selon un dicton applicable aux cours boursiers les arbres ne montent pas jusqu'au ciel, la bourse est faite du même bois. Cela signifie qu’une hausse ou une baisse n'est jamais infinie, elle s'arrêtera tôt ou tard.
  • Pour les hausses comme pour les baisses, c'est exactement la même chose.
  • Les marchés financiers (l'offre et la demande) sont l'une des principales causes qui influencent le prix de l'or noir.
  • Depuis le premier choc pétrolier de 1973, la courbe de prix du pétrole montre qu'elle augmente régulièrement avec des baisses en cours de parcours. Elle se comporte comme une balle de tennis qui rebondit dans un ascenseur en constante montée.

La baisse du prix du pétrole est cyclique. Les dates ci-dessous montrent que le prix du pétrole obéit à des règles immuables.

La fixation du prix du pétrole un échiquier complexe

 

2008 : fin de la bulle sur le pétrole 

En juillet 2008, la bulle sur les matières premières et le pétrole éclatait. Après avoir atteint un plus haut à près de 146.89 dollars, le baril était retombé à moins de 60 dollars en 2008. Cette forte correction avait entraîné une vague de prises de bénéfices sur les valeurs liées aux matières premières et au pétrole.


Ce sont les perspectives économiques médiocres dans les pays développés ainsi que les révisions de croissance des pays émergents qui avaient finalement permis aux prix des matières premières de retrouver des niveaux plus « raisonnables » pour les producteurs.

Faible croissance et perspectives économiques médiocres

  • Le pétrole devait rejoindre le niveau anticipé par certains analystes autour de 150 dollars.
  • Ce qui est rare est cher et ce qui n'est pas indispensable perd de sa valeur.
  • Tant que la croissance économique est faible, les prix des matières premières restent sages pour un certain temps, mais les mêmes causes produisent les mêmes effets.
  • Et si d'autres causes se rajoutent (par exemple, le marché extravagant des ventes de voitures dans les pays émergents, la crise de la Russie ou la crise avec l'Iran, etc.) la demande augmente.
  • La transition énergétique implique la la mise en œuvre volontaire des dispositifs visant à favoriser le recours à des solutions alternatives moins énergivores et plus respectueuses de l’environnement.

2013 : un futur choc pétrolier 

Tous les ingrédients étaient pourtant réunis pour un prochain choc pétrolier...

Les 64 millions de voitures qui avaient été vendues en 2012, essentiellement dans les pays émergents (effet résultant de fortes créations d’emploi en Chine et en Inde et de taux d’intérêt particulièrement bas) allaient faire accélérer la hausse naturelle du prix du baril de pétrole brut pour plusieurs raisons essentielles. Voir la suite sur  article actualité sur le pétrole

La part spéculative était passée à 60 % de la valeur.

2014 : la baisse du prix du pétrole 

Le manque de croissance et une offre de pétrole importante font baisser les cours du pétrole. Selon les chiffres de l'EIA (Administration américaine d'information sur l'énergie), Les États-Unis ont produit en août 2014 8,6 millions de barils par jour avec le gaz de schiste. Les pétroles de schiste (shale oil) américains présents sur le marché sont l'un des facteurs de baisse du prix du pétrole.

La Chine qui était le deuxième plus gros consommateur au monde de pétrole après les États-Unis va devenir le premier importateur mondial de brut. La Chine connait une progression faible en rythme annuel depuis le début de la crise financière en 2008 (+ 6,9 % sur un an à fin août 2014). Selon les prévisions de l'AIE (Agence internationale de l'énergie) la croissance sera faible en 2015. La consommation de pétrole devrait avoisiner les 93,3 millions de barils par jour (mbj). L'OPEP a opté pour une stratégie de long terme en réponse au problème structurel de l'offre de pétrole de schiste des États-Unis.

Lors d'une conférence à Dubaï le 14 décembre 2014, le ministre du Pétrole des Émirats arabes unis, Suhail Al Mazouri, a déclaré que l'OPEP pourrait encaisser un prix du baril à 40 et même 20 dollars. Ce prix est une source de tension au sein de l'OPEP car à moins de 60 dollars, les États membres les plus peuplés ne parviendront plus à faire face à toutes leurs dépenses budgétaires (subventions à l'énergie, mesures sociales en faveur de l'emploi, mesures pour le logement ou liées à l'éducation. Le prix de l'extraction coûte 27 dollars pour l'Arabie saoudite.

2015 : les mêmes causes et effets

2015 : les mêmes causes produisent les mêmes effets 

  • Lorsque la croissance économique est faible, les prix des matières premières restent à des valeurs normales.
  • Mais le caractère oligopolistique du secteur et la forte demande des pays émergents constituent des soutiens à long terme.
  • Il est bien connu que l'histoire ne se répète pas, mais qu'elle bégaye :
  • le pétrole devait atteindre un niveau élevé.

2020 : la crise du COVID 

Un nouveau phénomène se dessine fortement aidée par Dame Nature qui toute puissante a créé un virus mutant tous les 2 mois rendant tout vaccin inefficace rapidement.
Ce virus microscopique freine l'activité prédatrice humaine sur la totalité de la planète.

Les modes de consommation 

  • Les modes de consommation sont en train de changer, fortement encouragés par les politiques gouvernementales.
  • Pour le transport maritime, une nouvelle voie propose de remplacer le fioul lourd polluant par du gaz naturel liquéfié.
  • Pour le transport aérien l'avion utilisera l'hydrogène présenté par le gouvernement français pour 2035 dans le cadre du plan aéronautique. Mais il faut souhaiter que les voyages en avion en masse comme on les a connu disparaîtront. Notre planète ne fournit pas assez d'air pour tous ces aéronefs extrêmement polluants.
  • Une prise de conscience est nécessaire : ce sont les populations responsables qui doivent refuser tout ce qui est déraisonnable !

La sagesse vient même de là où on ne l'attendait pas !

L’ancien ministre du Pétrole saoudien, Cheikh Ahmed Yamani avait déclaré que "l’âge de la pierre n’a pas pris fin par manque de pierre", mais parce que l’homme a fait des progrès scientifiques lui permettant de développer des technologies plus performantes".

La faible croissance et les perspectives économiques médiocres maintiennent momentanément des prix raisonnables. Déplétion Diminution des réserves pétrole et hydrocarbures