Combien rapportent les radars à l'État chaque année ?

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Franchissement de lignes blanches, stop non respecté, franchissement de voie ferrée, feux au rouge non respecté, excès de vitesse, taux d'alcoolémie trop élevé, stationnement gênant, etc.

L'arsenal répressif est là et les automobilistes servent à financer l'amélioration de la sécurité routière d'après les pouvoirs publics. Selon l'association « 40 millions d'automobilistes » seulement un quart de cette somme est directement affecté au désendettement de l'État.

 

 

 

Le détail du radar de tronçon. Photo Picbleu 


Les pouvoirs publics indiquent que cet argent sert à financer l'amélioration de la sécurité routière (entretien du réseau, actions pédagogiques, etc.). D'après les calculs de l'association seulement un quart environ (441 millions) est utilisé pour rembourser la dette de l'État et plusieurs centaines de millions servent à entretenir l'ensemble du système de contrôle sur les routes y compris les coûts de gestion et d'envois postaux (30 millions d'euros) et l'achat de nouveaux radars (239 millions). Le montant attendu pour 2016 est même inscrit dans une annexe du projet de loi de finances (PLF) 2016


Toujours selon l'étude de l'association « 40 millions d'automobilistes », les conducteurs sont vraiment de mauvais élèves, leur mauvaise conduite a permis à l'État d'engranger 1,671 milliard d'euros. (26 millions de contraventions en 2015)

658 millions d'euros entrent dans les caisses de l'État grâce aux radars automatiques
560 millions d'euros sont issus des amendes forfaitaires réclamées à l'occasion d'autres infractions au Code de la route
453 millions d'euros sont collectés grâce aux majorations d'amendes.

Il y en a pour tous les gouts radars fixes, mobiles, radars de chantiers, passage à niveau, feu rouge, double sens, de tronçons, embarqués dans des motos et des véhicules. Il manque les radars à vitesse variable dont la vitesse maximale change en fonction du flux de véhicules. Il n'y a des limites que dans l'imagination des sociétés qui les conçoivent et qui bénéficient d'une manne gigantesque. Une limitation dans la règlementation notamment pour les drones chasseurs de contraventions.

 

 Le système Lavia


La présidente de la Ligue contre la violence routière (LCVR) Chantal Perrichon réclame depuis des années la généralisation du système Lavia (Limiteur s'Adaptant à la VItesse Autorisée) un ingénieux GPS opérationnel expérimenté depuis 2002, opérationnel depuis 2006 par un groupe français de recherche appliquée dont l'objectif est de finaliser un système d'aide à la conduite permettant à chaque conducteur d’adapter sa vitesse en fonction de la vitesse limite autorisée grâce à un GPS embarqué. Cet appareil contrôle en permanence la vitesse du véhicule à la limitation légale grâce aux panneaux de signalisation du réseau routier répertoriés dans sa mémoire. Ce système peut être installé en mode passif, une information sonore avertissant le conducteur lorsque la limitation légale de vitesse change dans la zone dans laquelle circule le véhicule, ou en mode actif, l’appareil, connecté à un asservissement moteur, adapter la vitesse à la limitation légale. Pour la Ligue contre la violence routière (LCVR), le système Lavia serait proposé « sur la base du volontariat », imposé aux auteurs de grands excès de vitesse puis rendu obligatoire pour tout le monde « dans les deux ou trois ans qui suivent ».

Le système Lavia serait-il la fin d'une liberté (surveillée), des radars de vitesse et des rentrées fiscales ?

 

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