Conseils et aides pour les travaux de rénovation RGE

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Quels travaux faut-il faire avec quel budget ?

Avant de se lancer dans des travaux de rénovation lourde, il est indispensable de commencer par examiner en détail le projet, la nature des travaux, sa durée, les besoins en matériaux ainsi que le coût du chantier.

 

Le budget peut varier du simple au double suivant que l'on réalise soi-même les travaux ou que l'on fait appel à un artisan ou une entreprise.
Certaines aides à l'écorénovation ne vous sont accordées que lorsque les travaux sont réalisés par des professionnels agréés RGE.
Parfois il est préférable de passer par un professionnel, car entre le montant de la TVA, des aides et des incitations fiscales dont vous pouvez bénéficier le prix sera moindre.


Lorsque l'on fait appel à des professionnels, deux ou trois devis sont utiles pour comparer les offres proposées, à matériaux, qualité et prestation équivalente. Voici quelques points à examiner de près.

 

Faut-il rénover en classe BBC (bâtiment basse consommation) ou en classe A ?

Pour la règlementation RT 2012 un logement se classe en B avec une consommation de 80 kWh/ep/m2 par an dans le cadre de la rénovation BBC (bâtiment basse consommation), tandis qu'un autre logement est classé A lorsque son niveau est 50 kWh/m2. ce niveau est à atteindre en rénovation, il suffit de rajouter de l'épaisseur d'isolant coûte au maximum 1 €/m2 et par cm supplémentaire.

Il est intéressant de noter que si la main-d'œuvre et la préparation du chantier sont les postes qui coûtent le plus cher dans un chantier, ils demeurent identiques que l'épaisseur de l'isolant soit de 40 cm ou 50 cm.

Étiquette énergie consommation classe bâtiment Doc Picbleu

 

 

 

 

Faut-il faire installer une ventilation (VMC)

Dans le passé les maisons étaient des passoires thermiques, lors d'une rénovation thermique, le changement des portes et fenêtres, l'isolation des murs, l'isolation de la toiture et du sol rendent le logement étanche à l'air. L'air n'étant pas renouvellé des problèmes d'humidité, de moisissures, de confinement, d'odeurs, de polluants apparaissent inévitablement. La VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) est obligatoire pour éviter que le logement ne devienne malsain et pathogène.

Pour la VMC faut-il choisir une VMC simple flux ou double flux ?


La VMC simple fluxqui équipe des millions de logements ne coûte pas cher (de 1000 à environ 1500 € TTC). Le moteur simple flux consomme moins qu'un modèle double flux, mais les entrées d'air situées sur les fenêtres des pièces sèches (chambres, salon, etc.) créent un flux d'air vers les pièces humides (salle de bain, cuisine WC) dans lesquelles des bouches d'aspiration sont placées en plafond. Ce système appelé simple flux apporte un air froid venant de l'extérieur en hiver, ce qui provoque une surconsommation de chauffage. Par contre en été, la fraicheur est extraite du logement et la VMC participe au réchauffement du bâtiment.
Si on opte pour une VMC simple flux, il existe 2 modèles un hygroréglable A et un modèle hygroréglable B qui est le plus adapté, car ce système régule à la fois le débit d'air des bouches d'extraction de l'air vidé et le débit des grilles d'entrée d'air neuf en fonction du taux d'humidité des pièces.


La ventilation double flux apporte beaucoup de confort, car il n'y a pas d'entrées d'air froid aux fenêtres. Le système relié à une pompe à chaleur préchauffe l'air entrant en récupérant les calories de l'air extrait. Le coût d'une VMC double flux est conséquent 3500 à 4500 €, la consommation est plus importante.

Pour l'entretien ce système est plus contraignant et plus coûteux, car il faut changer les filtres tous théoriquement tous les 6 mois, mais dans des zones polluées (agglomérations, présence de routes à forte circulation, usines, chauffages concentrés, etc.) tous les 2 mois.


Une isolation qui date de 15 ou 20 ans est-elle encore performante ?

Le meilleur investissement est celui de l'isolation des combles. Il existe les combles perdus (sous les tuiles) les plus faciles à isoler, car il suffit d'épandre de l'isolant au sol (au dessus du plafond).

Il faut idéalement un coefficient égal à Rbien que le crédit d'impôt exige un R = 5. il faut un minimum de 40 cm.


Faut-il laisser la vieille laine de verre ou laine de roche ?

Les vieux bâtiments ont souvent une épaisseur d'isolant minéral de quelques centimètres, car la laine de verre ou laine de roche se sont affaissées avec le temps. Les propriétaires pour éviter le coût de la dépose de la vielle laine de verre ou laine de roche reçoivent parfois le conseil de souffler 40 cm d'isolant par dessus.

Certains professionnels indiquent que c'est tout aussi efficace, mais nous déconseillons de garder ces produits polluants dont les fibres microscopiques se diffusent partout y compris dans vos bronches profondes. Il faut donc demander à une entreprise sérieuse labellisée RGE de veiller à collecter soigneusement la laine de verre en l'aspirant et en apportant le vieil isolant dans un centre agréé pour le recyclage.

Est-il judicieux d'isoler le plancher au rez-de-chaussée ?

Les déperditions de chaleur sont moindres par le plancher, mais la sensation de confort dépend également de la nature de ses matériaux. Si le sol est en marbre ou en parquet de bois, la sensation de confort sera différente. La température ressentie est plus basse lorsque les parois sont froides, ainsi un sol glacé et une température de chauffage réglée à 22 ou 23 °C donnent une sensation d'inconfort.

Par contre, un plancher chauffant à très basse température (28 degrés en surface) offre une sensation de confort inégalée. De plus, ce système est sain en raison du vecteur qui diffuse les calories : l'eau. À la différence d'un chauffage électrique dont les résistances noyées dans la chappe émettent des radiations basses fréquences 50 hertz nocives.

Concernant les normes et règlementations, la loi impose une limite de température à ne pas dépasser, il est donc interdit de chauffer un bâtiment à plus de 19 degrés.

 

Quelles formalités faut-il effectuer pour des travaux de rénovation ?


Lorsque le logement vous appartient, vous n'avez besoin que de l'accord de votre conjoint pour réaliser des travaux. Par contre pour peindre ou abattre une cloison une autorisation du propriétaire est indispensable si vous êtes locataire.
Lorsque le logement est en copropriété, il est obligatoire d'informer le syndic des projets de travaux. Une autorisation de l'assemblée générale est parfois nécessaire pour des travaux qui concernent les parties communes. À titre individuel, certains travaux peuvent compromettre les qualités de l'immeuble. Ainsi, le remplacement d'une moquette par un plancher en bois peut être soumis au vote de l'assemblée générale, parfois accompagné de conditions destinées à garantir la préservation des performances phoniques. Dans une copropriété, les travaux entrepris ne devront ni affecter les murs ni les façades porteuses ni les parties communes.

Les formalités pour les travaux importants

Un certain nombre de démarches sont obligatoires. Lorsque vous transformez une fenêtre en porte, refaites l'enduit de votre façade, transformez le garage ou le grenier en surface d'habitation, une déclaration préalable en mairie est suffisante.

Lorsque les travaux impliquent une extension de plus de 20 m de la surface de plancher ou de I'emprise au sol comme la construction d'une véranda ou la transformation d'une terrasse en pièce fermée.

Lorsque les travaux modifient le volume d'un bâtiment en ayant à la fois pour effet de modifier la structure porteuse ou sa façade ou de changer la destination des locaux, un permis de construire est nécessaire.
Lorsque les travaux impliquent de détruire tout ou partie d'un bâtiment, un permis de démolir doit être demandé à la mairie.

 

Quelles aides et solutions de financement pour des travaux de rénovation ?

Pour faire des travaux d'amélioration énergétique, il est posible de bénéficier de plusieurs aides :

- D'un crédit d'impôt qui n'est pas soumis à un plafond de revenus
- D'une TVA réduite sur le matériel et la main d'oeuvre
- D'une prime versée par les énergéticiens (Certificats d'Économie Énergie CEE) qui sont des primes énergies
- D'un écoprêt à taux zéro qui n'est pas soumis à un plafond de revenus
- Des aides de l'Anah (Agence nationale de l'habitat)
- Des aides régionales, locales, soumises ou non à plafond de revenus et sont variables suivant le lieu de résidence

Attention le cumul du crédit d’impôt et de l'écoprêt est soumis à un plafond de revenus

 

Les aides publiques d'État ou des collectivités locales

Dans le cadre de la rénovation d'un logement, il est possible de bénéficier d'aides publiques d'État ou des collectivités locales qui sont majoritairement accordées pour améliorer l'efficacité énergétique du logement.


- Le crédit d'impôt pour la transformation énergétique (CITE) permet aux propriétaires effectuant des travaux de rénovation énergétique (isolation des parois, changement de chaudière, installation d'équipements de production d'énergie renouvelable, raccordement à un réseau de chaleur, installation d'une borne de recharge de véhicule électrique.) de déduire 30 % des dépenses d'équipement.

- L'écoprêt à taux zéro (éco-PTZ) permet aux propriétaires d'obtenir jusqu'à 30000 euros de crédit sans intérêts pour faire effectuer des travaux d'écorénovation (isolation, remplacement des huisseries, installation d'un système de chauffage à énergie renouvelable...) par des professionnels certifiés RGE (reconnu garant environnement). Le PTZ est accordé sans condition de ressources.

La mention obligatoire « Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager » prend tout son sens ici étant donné que les travaux d'amélioration vont permettre d'économiser sur la facture annuelle et donc aider au financement.

 

 

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