Conséquences des fluctuations prix du baril de pétrole

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La règle du marché est simple : lorsque l'offre de pétrole est abondante, les prix baissent. L'or noir est un produit de plus en plus difficile à extraire, mais les États-Unis et le Canada ont développé, grâce à des systèmes d'extraction particulièrement polluants, des méthodes pour capter des produits pétroliers (gaz de schiste). Depuis 2014, ils ont produit en quantité du gaz et du pétrole et inondé le marché, faisant baisser les cours. Il est nécessaire actuellement pour les pays producteurs d'écouler les stocks excédentaires. Mais les ententes ne sont pas possibles, car les intérêts sont divergents. L'Iran veut retrouver ses niveaux de production depuis la fin de l'embargo, les promesses de la Russie sont ambivalentes : elle produit plus pour conserver les revenus, mais indique souhaiter un ralentissement de l'extraction d'hydrocarbures, Ryad possède suffisamment de richesses pour pouvoir patienter tout en gelant sa production. Un pétrole bas n'encourage pas les énergies alternatives.

Sommaire

  1. L'euro s'est déprécié face au dollar 
  2. Une offre abondante et une demande atone
  3. L'OPEP n'a pas intérêt à réduire sa production
  4. Trouver un accord pour geler la production de brut jusqu’en octobre 2016
  5. L'extraction des barils saoudiens coûte moins de 20 dollars
  6. Les marchés spéculatifs
  7. Un pétrole bas n'encourage pas les énergies alternatives
  8. Le fioul et les autres énergies

1. L'euro s'est déprécié face au dollar 

Depuis le début 2014, l'euro s'est déprécié de 10 % par rapport au dollar. Le prix du pétrole exprimé en dollars a baissé de 17 %. Conséquence : le prix du pétrole en euros a donc chuté de 7 %.

2. Une offre abondante et une demande atone

La multiplication des zones d'extraction crée une augmentation de pays concurrents aux pays producteurs traditionnels notamment avec l’entrée en production en 2015-2016 de gisements découverts au Moyen-Orient, en Caspienne et en Afrique de l’Ouest.
La production de pétrole russe en décembre 2014 a atteint un record inégalé depuis la chute de l’URSS en 1991, selon les analystes.

L’Irak, depuis la veille de sa guerre avec l’Iran (1980-1988), n’a jamais exporté autant de pétrole brut (2,94 millions de barils par jour en décembre 2014). Information d’Assam Jihad, porte-parole du ministère du Pétrole.

Selon les chiffres de l'Agence internationale de l'énergie, la demande mondiale de 900.000 barils par jour de plus pour 2015 est faible.
Le 27 novembre 2014, les douze États membres de l'OPEP ont décidé de ne pas réduire le volume de production, ce qui a entrainé la chute du cours du baril. Une information circulait indiquant que les États-Unis et l'Arabie s'étaient entendus afin de nuire à deux pays dépendants des recettes pétrolières : la Russie et l'Iran.
La production de pétrole brut des seuls États-Unis a augmenté de 2 millions de barils par jour en deux ans.

Résultat : sur les marchés les prix s'effondrent, en 2016 le baril reste bas même si les producteurs ont signé en 2016 des accords pour geler la production d'or noir :

Mesures pour stabiliser et augmenter le prix du pétrole

3. L'OPEP n'a pas intérêt à réduire sa production

Le ministre saoudien de l'Énergie, Ali Al Naïmi avait déclaré « Ce n'est pas dans l'intérêt des producteurs de l'OPEP de réduire leur production, quel que soit le prix ».

Le baril de pétrole pourrait ainsi chuter jusqu'à 20 dollars sans mettre en péril l'économie de l'Arabie Saoudite.
L'Arabie Saoudite craint de voir les États-Unis et le Canada lui prendre des parts de marché. La première possibilité du royaume saoudien est de réduire sa production d'or noir : « le prix remontera et les Russes, les Brésiliens et les producteurs de pétrole de schiste américains prendront ma part ». Source Agence de presse officielle saoudienne.

Les Saoudiens voudraient-ils contraindre les Nord-Américains à fermer des puits non rentables et geler de couteux projets en maintenant les cours en dessous de 60 dollars ?
Les compagnies américaines et canadiennes forent des puits à des coûts supérieurs à 60 dollars le baril.

L'exploitation de sables bitumineux au Canada a un seuil de rentabilité proche des 100 dollars.

4. Trouver un accord pour geler la production de brut jusqu’en octobre 2016

Réunis en sommet extraordinaire le 17 avril 2016 à Doha au Qatar pour tenter d'enrayer la chute des prix du brut, les onze pays membres de l’OPEP avaient invité quatre pays non membres à rejoindre la table des négociations : Oman, la Colombie, l’Azerbaïdjan et la Russie. L’Iran en boycottant la réunion a précipité l’échec des négociations et la chute des prix du pétrole.

5. L'extraction des barils saoudiens coûte moins de 20 dollars

D'après les informations données par l'OPEP, la production de pétrole de l'ensemble des pays de l'OPEP devrait décliner d'ici 2020, faute d'investissements suffisants pour remplacer les vieux champs qui sont en voie d'épuisement. Si les revenus pétroliers diminuent avec les cours, les marges de manœuvre pour lancer de nouveaux investissements dans l'exploration et les nouveaux gisements s'amenuiseront également.

6. Les marchés spéculatifs

En matière de prix pétroliers, la spéculation financière pèse souvent plus sur les marchés que le seul équilibre entre offre et demande.

7. Un pétrole bas n'encourage pas les énergies alternatives

Les efforts que l'humanité doit engager pour réduire sa consommation d'énergie fossile ne sont pas encouragés par des prix pétroliers bas. Les États-Unis ou la Chine consomment de plus en plus de pétrole. Un prix de baril bas altère la rentabilité d'énergies alternatives et remet en question la transition énergétique et la compétitivité.

8. Le fioul et les autres énergies

Il est possible de consulter les prix des énergies grâce aux dossiers comparatifs Picbleu.

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