Dîme royale : un impôt plus juste et mieux réparti

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À la fin de sa vie, le Maréchal de Vauban proposa un audacieux programme de réforme fiscale (Dîme Royale) malgré l'interdiction de le diffuser pour tenter de résoudre les injustices sociales. Une lettre célèbre adressée au Marquis de Louvois (François Michel le Tellier) secrétaire d'État à la Guerre (1662-1691) sous Louis XIV, montre que l'histoire ne se répète pas, mais qu'elle bégaye. En effet, si l'on veut de « la bonne ouvrage » il faut toujours s'adresser à des professionnels sérieux et savoir s'acquitter du juste prix.

 

Sommaire

 

1. Le Maréchal de Vauban (1633–1707)

Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban (15 mai 1633 — 30 mars 1707) a été un homme à multiples facettes : ingénieur, architecte militaire, urbaniste, ingénieur hydraulicien, expert en poliorcétique et essayiste français. Nommé maréchal de France par le roi Louis XIV à la fin d'une carrière très riche, il fut un précurseur du Siècle des Lumières.
À la fin de sa vie, le Maréchal de Vauban proposa un audacieux programme de réforme fiscale (Dîme Royale) malgré l'interdiction de le diffuser pour tenter de résoudre les injustices sociales (disette alimentaire) et les difficultés économiques des trois « années de misère » (1692-1693-1694) de la fin du règne du Roi Soleil. Dans cet essai appelé la Dîme Royale, interdit en 1707, distribué confidentiellement, car ce projet annulait les acquis des privilégiés et des fermiers généraux qui bénéficiaient de l'affermage des différents impôts existants.

 

2. La Dîme Royale : des impôts plus justes

Le Maréchal de Vauban préconisait de simplifier et de rendre plus juste les impôts, le texte en exergue était explicite « Projet d'une dixme royale qui, supprimant la taille, les aydes, les doüanes d'une province à l'autre, les décimes du Clergé, les affaires extraordinaires et tous autres impôts onéreux et non volontaires et diminuant le prix du sel de moitié et plus, produiroit au Roy un revenu certain et suffisant, sans frais, et sans être à charge à l'un de ses sujets plus qu'à l'autre, qui s'augmenteroit considérablement par la meilleure culture des terres. »

 

Le Maréchal de Vauban (Sébastien Le Prestre de Vauban 1633–1707). Source : Archives nationales de Paris

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3. Payer correctement pour avoir un bon travail

Si l'on veut de la bonne ouvrage, ne refusez pas un honnête salaire à un entrepreneur

Cette lettre célèbre adressée au Marquis de Louvois (François Michel le Tellier) secrétaire d'État à la Guerre (1662-1691) sous Louis XIV, montre que l'histoire ne se répète pas, mais qu'elle bégaye.

En effet, si l'on veut de « la bonne ouvrage » il faut toujours s'adresser à des professionnels sérieux et savoir s'acquitter du juste prix.

Si l'on veut de la bonne ouvrage

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