Epuisement des ressources terrestres eau, énergie, alimentaire

Dernière modification :

 Les ressources naturelles dont la planète dispose constituent un stock fini qui n'est pas inépuisable.

 

SOMMAIRE

 

1. Epuisement des ressources

Les combustibles fossiles sont utilisés dans l’industrie ainsi que pour tous les véhicules à moteur à explosion depuis le début de l’ère industrielle en 1800.

Le pétrole, le gaz et le charbon sont issus de la fossilisation d’une biomasse ancienne, un processus de plusieurs milliers d’années dont les conditions précises d’apport de molécules organiques, de préservation de ces molécules puis de stockage des produits transformés ont été possibles. Ces gisements sont non renouvelables, car la durée de transformation du kérogène est très importante à l'échelle humaine.

Le rythme de consommation en constante augmentation puise sans retenue sur les gisements qui arriveront fatalement à leur terme.

Les sociétés modernes vivent la fin de l’exploitation des gisements faciles du pétrole ainsi que pour de nombreuses matières premières critiques. Tous les gisements futurs seront plus difficiles à exploiter en raison de la baisse de la concentration, l'augmentation de la profondeur d’extraction et les menaces terroristes et géopolitiques. Une fois de plus, l’environnement est mis à mal : il existe une solution qui consiste à réduire notre consommation des matériaux les plus critiques : les pistes consistent à leur chercher des substituts, à développer l’écoconception, à amplifier le recyclage, mais surtout à éviter le gaspillage. Car avant de recycler, il vaut mieux éviter de consommer.

 

2. Un bilan alarmant dès 2008

Une ONG américaine baptisée Global Foot Print Network affirmait le 23 septembre 2008 que la planète Terre ne parviendrait plus à suivre notre consommation toujours plus élevée des ressources naturelles. Selon cette ONG, la demande dépasserait de 40 % la capacité de notre premier fournisseur : la planète Terre.
Il est urgent de développer de nouvelles normes financières nationales et internationales contraignantes pour mettre fin aux dérives du système financier et le réorienter vers le financement de l’économie réelle.

Elle indiquait que le 23 septembre 2008, les pays avaient déjà consommé tout ce que la Terre était capable de produire pour l'année 2008. Cette date d'échéance s'accélérerait et arriverait de plus en plus tôt chaque année jusqu'à la fin des ressources.
Il suffit de regarder dans tous les magasins grands ou petits la quantité d’objets absurdes, inutiles, ou peu qualitatifs proposés par nombre de distributeurs. Les clients séduits par l'offre achètent des prix, tel objet parce qu'il ne semble pas coûter cher. Avec cette société de surconsommation, cette ONG se situe malheureusement dans le vrai. (Source Le Parisien/AFP/WWF)

En 2008, le rapport Planète vivante WWF indiquait que l’empreinte écologique de l’humanité sur la planète avait plus que doublé au cours des 45 dernières années en raison de la croissance démographique galopante et de la hausse de la consommation individuelle.

La planète abrite 7 milliards d’habitants, chaque jour en tenant compte des naissances et des décès 200 000 nouveaux humains se rajoutent à la population mondiale. D’ici 2050 : 9 milliards de terriens.

Le Qatar, nouveau pays riche, a fini par dépasser le Koweït et les Émirats arabes unis en termes de consommation (11,68 hag/habitant). Cinq planètes sont nécessaires pour absorber la production qatarie de C02.
Sur 149 pays observés, 60 sont responsables de cette surconsommation.

La France est classée en 23e position, sa biocapacité ayant reculé de 20 % entre 2005 et 2008, ses besoins dépassent de 70 % les ressources disponibles. Son score s'élevait à 44 % en 1995, à 54 % en 2005 actuellement ses besoins dépassent la moyenne mondiale.

La chine est le premier pays émetteur mondial de gaz carbonique par tonne métrique dans ce rapport qui la classe au 73e rang, mais son empreinte écologique doit être relativisée une fois rapportée au nombre d'habitants qui se chiffre en milliards.

 

3. Quel bilan en 2012 ?

Un rapport de 2012 sur l'état de la planète a été mené conjointement avec l'ONG WWF. Entre 1970 et 2008, chiffre préoccupant : la biodiversité a chuté de 30 % à l'échelle du globe, et les spécialistes estiment qu'au moins 0,01 % des espèces vivantes disparaissent chaque année. (Source Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Sur 15 à 20 millions d'espèces animales et végétales, 19 817 vont disparaître ».

Pour le professeur Mathis Wackernagel, « ni l'austérité ni la croissance n'éviteront la faillite du système, le défaut de régénération de la Terre sera le facteur limitant de notre économie. », « Car la tendance finira par se renverser, que ce soit à dessein ou par désastre ».

234 jours auront suffi en 2012 à l'humanité pour consommer toutes les ressources naturelles que la Terre peut produire en un an. En effet, le 22 août 2012, le « Global Overshoot Day », le « jour du dépassement » a été atteint. Les experts de l'organisation non gouvernementale Global Footprint Network (GFN) évaluent depuis 2003 la quantité de ressources à travers le monde et la manière dont elles sont gérées. La méthode consiste à comparer cette « biocapacité » à la consommation réelle de chaque pays en utilisant comme unité de mesure l'hectare global (hag).

 

4. Une vidéo utile

Épuisement des ressources naturelles : cette animation permet de voir et de comprendre la situation mondiale en matière de surconsommation des richesses.

Commentaires
Il n'y a pas encore de commentaire pour cette page.
Commenter cette page