Habitat durable

Étanchéité résistance à l'écoulement à l'air pour isolation

Date de mise à jour : 29/09/2021

La capacité thermique, la résistance à l’écoulement de l’air et le déphasage qui sont pourtant des valeurs clés essentielles pour mesurer l'efficacité d'un isolant. Il est intéressant de faire un parallèle entre les transferts de chaleur et les transferts d’humidité dans une enveloppe de bâtiment. L'absence de preuve n'est pas une preuve d'absence.

  1. Transferts de chaleur et d’humidité
  2. L’humidité dans un bâtiment
  3. Le tassement d'un isolant
  4. Résistance à l'écoulement à l'air 
  5. La conductivité thermique
  6. Le recyclage des isolants

La démarche HQE®

QUE = Haute Qualité Environnementale

Cette démarche HQR qui s'appelle désormais Alliance HQE – GBC vise à maîtriser tous les impacts des bâtiments sur notre environnement extérieur.

  • L'amélioration de la performance énergétique,
  • La limitation des émissions de polluants,
  • La réduction de la production de déchets
  • La création d'un environnement intérieur sain et confortable.

Transferts de chaleur et d’humidité 

  • Lorsque le niveau d’humidité est trop élevé dans l’enveloppe et à l’intérieur de bâtiment, il peut entraîner des problèmes importants de formation de moisissures, de corrosion et de détérioration des composants de l’enveloppe.
  • Un environnement humide nuit à la qualité de l’environnement de l’intérieur du bâtiment.
  • Un isolant étanche comme le polyuréthane ou le polystyrène bloquent la vapeur d'eau et créent des désordres dans la charpente (moisissures, dégradations du bois, etc.)

L’humidité dans un bâtiment 

L’humidité peut s’infiltrer et se déplacer dans une enveloppe de bâtiment de 4 façons principales :

  • fuites d’eau.
  • succion capillaire.
  • écoulement de vapeur.
  • vapeur d’eau passant par des fuites d’air.

C'est ce dernier point qui nous intéresse

La perméance à l’air par rapport à la perméance à la vapeur d’eau 

La capacité thermique, la résistance à l’écoulement de l’air et le déphasage qui sont pourtant des valeurs clés essentielles pour mesurer l'efficacité d'un isolant sont occultées par certains fabricants qui évitent de mettre ces critères dans l'homologation de leurs produits afin de les avantager.

  • Le taux de tassement climatique
  • Le taux de tassement mécanique
  • La résistance à l’écoulement de l’air
  • Le déphasage
  • La conductivité thermique.

C'est l'isolation du toit sous rampants qui est la plus exigeante : elle demande un très bon isolant et un bon poseur.

isolation-thermique-toit-sous-rampants-gramitherm-isolant-ecologique.png


Le tassement d'un isolant 

Le tassement d'un isolant est une donnée très importante, mais saviez-vous qu'il existe le tassement mécanique et le tassement climatique. Les fabricants de laines minérales indiquent le classement climatique, mais "oublient" de donner des chiffres sur le classement mécanique qui leur est défavorable.

  • Les isolants en vrac soufflés en combles perdus sous les toits peuvent subissent au fil du temps un tassement de leur épaisseur.
  • La résistance thermique est proportionnelle à leur épaisseur.
  • La variation de la température et de l’humidité sont des facteurs qui influencent le tassement et donc une diminution de la performance.
  • L'épaisseur du produit doit être suffisante afin d’assurer le gain énergétique attendu par le maître d’ouvrage.

Le taux de tassement climatique

Un classement, basé sur des tests conventionnels en laboratoire indique le taux de tassement climatique. Il permet aux entreprises de compenser ce phénomène naturel tout en respectant des règles de mise en œuvre fixées par le DTU 45.11.

  • Le calcul du tassement climatique ou thermique donne un avantage aux laines de verre soufflées, car les laines minérales sont hygrophobes et ne sont pas sensibles à la vapeur d'eau.
  • Pour les laines minérales soufflées, les valeurs officielles de tassement sont l’ordre d'un % alors qu’en pratique, les tassements observés dans les combles perdus peuvent être beaucoup plus importants.
  • Pour la ouate de cellulose, les valeurs de tassement climatique la défavorisent sur le papier, car elles donnent des résultats supérieurs à 20 %, des valeurs qui ne reflètent pas la réalité du soufflage de ouate de cellulose en combles perdus.

Le taux de tassement mécanique

  • Pour la ouate de cellulose, le taux de tassement mécanique n'est que de 8 à 15 %.
  • Ce taux ne semble pas volontairement être calculé pour les laines minérales, car il leur est défavorable.

Résistance à l'écoulement à l'air 

La résistance à l'écoulement à l'air des matériaux isolants est primordiale pour l'efficacité thermique et énergétique, 2 notions liées au confort.

L'air flow resistivity ou la résistivité du débit d'air.

Prenons comme exemple un cycliste qui porte un vêtement sportif qui bloque l'air, laisse une lame d'air entre la peau et le tissu offrant un confort thermique tout en laissant la transpiration s'échapper. Si ce cycliste porte un pull en laine qui est très confortable lorsqu'il est assis dans son salon, ce vêtement laissera passer l'air lui donnant de l'inconfort. De plus la laine absorbera l'humidité corporelle.

La conductivité thermique 

Le coefficient Lambda d’isolation thermique sert à indiquer la conductivité thermique ou conductibilité thermique d’un matériau isolant. La conductivité thermique permet de chiffrer le comportement des isolants thermiques lors de l'échange thermique (transfert de chaleur d’un milieu à un autre).

Pourquoi fait-il chaud à l'étage ?

Beaucoup d'usagers ont constaté que la température dans les pièces aménagées sous le toit et isolées avec de la laine de verre grimpe très vite en température lorsque le soleil luit. Le soleil frappe les tuiles et les ardoises et fournit 550 watts au m2. La chaleur se transmet de 3 manières différentes : il faut donc poser un isolant dense doté d'un fort déphasage et d'un bon écoulement à l'air.


Pour la laine de verre, les calculs de performances thermiques (lambda) sont effectués dans une fourchette de température fixée entre 10 et 20 °C.
Un chiffre irréaliste, car la température dans les combles sous les toits peut varier de - 20°C à 80°C. On notera que le coefficient Lambda n'est pas une valeur constante qui varie en fonction de la température.

Les ACERMI

En France, les ACERMI préconisent un soufflage des laines de verre en vrac à environ 12 kg/m3 alors qu’en Allemagne, les laines de verre en vrac doivent être soufflées à une masse volumique d’environ 23 kg/m3.
Cette incohérence explique en partie l'écoulement d'air accru dans la laine de verre soufflée et donc une réduction importante de l’efficacité des laines de verre soufflées dans les combles perdus des maisons des consommateurs. 

Le recyclage des isolants 

Enfin, le recyclage de la laine de verre annoncé dans les publicités de certains fabricants de laines minérales est bien discutable, car il n’y a pas de filière structurée de recyclage.