Histoire du nucléaire : l'ère atomique

Dernière modification :
  • • L’ère atomique se caractérise d'abord par une course aux armements.

    • Le nucléaire civil.

    • Controverses concernant les applications du nucléaire dans le domaine civil.

    • Les centrales nucléaires.

    • Consommations d'une centrale nucléaire.

    • Les rejets d'une centrale nucléaire.

    • La publicité d'AREVA : pub ou propagande ?.

    • Les opinions des autres pays par rapport au nucléaire.

    Nucléaire équivalences énergétiques.

    • Actualité nucléaire accidents.

    • Actualité nucléaire.

     

      L'ère atomique se caractérise d'abord par la course aux armements.

    1945 : Le 16 juillet, les États-Unis font exploser la toute première bombe atomique.
    Cette bombe atomique (Bombe A utilisant la fission) baptisée « Trinity » a explosé dans le désert d’Alamogordo, dans le Nouveau-Mexique, dans la région « le voyage de l’homme mort » (Jornada del Muerto) en laissant un cratère géant proche d'un kilomètre de diamètre.
    1949 : 1ère bombe atomique soviétique.
    1949  : Début de l’exploitation des mines d’uranium d’Allemagne de l’Est et de Tchécoslovaquie par l’URSS.
    1952 : 1ère bombe H (bombe thermonucléaire utilisant la fusion) américaine, 1ère bombe A anglaise.
    1953 : 1ère bombe H soviétique.
    1954 : Le Nautilus, 1er sous-marin américain à propulsion nucléaire.
    1957 : 1ère bombe H anglaise.
    1959 : 1ère bombe A Francaise.
    1963 : Accord USA – URSS sur l’arrêt des essais nucléaires dans l’atmosphère après 416 explosions dans le monde depuis 1945.
    1967 : 1ère bombe H chinoise.

    1968 : 1ère bombe H Francaise.

    Depuis la 1ére explosion Américaine, 2052 explosions atmosphériques puis souterraines ont eu lieu dans le monde. 

    (Source : transfert technologie. Jean Marie Collin).

      Le nucléaire civil.

    Le nucléaire civil date de 1955. Le programme Atom for peace (L’atome pour la paix) lancé par Dwight David Eisenhower officier de l’armée Américaine et 34éme président des États-Unis préparant la mise en route des premières centrales nucléaires expérimentales. Les experts promettaient une énergie abondante et bon marché, mais la maîtrise du nucléaire s’est avérée complexe, coûteuse et non dénuée de risques. Suite à des dysfonctionnements et à une certaine opacité sur les informations, des mouvements antinucléaires américains se sont formés dans la fin des années 1960.

      Controverses concernant les applications du nucléaire dans le domaine civil.

    Triangle Portail habitat Picbleu Des risques d’accident peuvent survenir 

    (tout au long de la chaîne de fabrication du combustible, de l’exploitation et de la gestion des déchets).

    Triangle Portail habitat Picbleu Des risques dus au terrorisme peuvent impacter un élément de la filière.

    Triangle Portail habitat Picbleu L’uranium en quantité limitée n’est pas une énergie renouvelable.

    Triangle Portail habitat Picbleu Le coût économique de la filière de production :

    Ce coût financier ne serait pas rentable d’un point de vue économique ni satisfaisant au niveau de la chaîne de fabrication (extraction du minerai, transport, enrichissement évalué à 5 % de la production nucléaire annuelle Française d’électricité et stockage des déchets –1200 sites de stockage sur l’hexagone-).

    Les 58 réacteurs nucléaires Francais produisent chaque année 1200 tonnes de combustible irradié

    Banner gauche Portail habitat Picbleu Des agents chargés de l'entretien qui ne parlent pas français

    D'après un syndicaliste CFDT, certains incidents appelés évènements ne sont pas signalés, lorsque plusieurs équipes se succèdent en très peu de temps il est difficile de savoir si une vanne a été fermée ou pas surtout si les sous-traitants ne parlent pas français. Or ces oublis d'erreurs, d'écarts ou d'anomalie sont souhaités par EDF pour qui un jour d'arrêt constitue un manque à gagner de 1 million d'euros. Comment ne pas concevoir le risque encouru avec l'utilisation de 20000 sous-traitants du nucléaire dont 4000 nomades qui se déplacent en permanence sur tous les sites et qui sont particulièrement exposés aux rayonnements ionisants ? Ils ne doivent pas dépasser la dose annuelle de 20 millisieverts et avec les travaux de démantèlement et de décontamination des effectifs importants devront être déployés, des effectifs souvent mal formés. Un rapport Tandonnet prévoit une augmentation du volume de maintenance de 20 % avec « une montée progressive de la dose collective »
    Banner gauche Portail habitat Picbleu Plus de 1000 « évènements » nucléaires en France chaque année
    En France, plus de 1000 incidents et accidents sont relevés en moyenne chaque année dans les centrales nucléaires de l'hexagone. D'après les chiffres de l'ASN en 2010, il y en a eu 1107. Le premier incident connu remonte au 17 octobre 1969, le général de Gaulle venait la veille de visiter la centrale de Saint-Laurent des eaux lorsque suite à une erreur de manipulation, 50 kilos d'uranium sont entrés en fusion entrainant l'arrêt pendant 1 an du réacteur : la première catastrophe nucléaire majeure a ainsi été évitée d'extrême justesse. Onze ans plus tard dans la même centrale le réacteur numéro 2 subissait également le même type d'accident majeur : la fusion du coeur du réacteur : résultat la mise à l'arrêt du réacteur pendant 3 ans et un dégazage sauvage dans la Loire de plutonium. Un évènement classé 4 sur l'échelle INES par l'autorité de Sureté Nucléaire. 
    Banner gauche Portail habitat Picbleu Les responsables ont oublié de prévoir autre chose que des évènements mineurs :
    À force de nous répéter que le nucléaire est sûr, les autorités et responsables ont oublié de prévoir autre chose que des évènements mineurs. Les chiffres alarmants sont pourtant là : 21 des 58 réacteurs nucléaires sur le territoire français ont déjà dépassé leur durée de vie soit 30 ans. Pourtant, certaines pièces sont impossibles à remplacer comme la cuve du réacteur de 14 mètres de hauteur et 326 tonnes d'acier scellées dans du béton qui perd de son élasticité bombardée par des milliards de neutrons ainsi que les enceintes de confinement en béton dont les structures et les câbles en acier vieillissent. Certaines centrales ont des fuites régulières comme la centrale du Tricastin qui a libéré des doses excessives de tritium. Des exemples comme celui-ci il en existe malheureusement des milliers.
    Carte des 59 centrales nucléaires en France, usines et stockage

    Centrale nucléaire de Cattenom. Moselle (57)

      Les centrales nucléaires.

    Centrale thermique nucléaire : ensemble d’unités de production d’énergie électrique qui utilisent la chaleur dégagée par la fission de l’atome dans un réacteur. Le principe de fonctionnement d'une centrale nucléaire est identique à celui des centrales thermiques classiques. Seuls le combustible utilisé et la technologie mise en œuvre sont spécifiques. Il existe différents types de centrales thermiques nucléaires en France :

    Triangle Portail habitat Picbleu à uranium naturel/graphite-gaz (déclassées).

    Triangle Portail habitat Picbleu à eau ordinaire (ou légère).
    Triangle Portail habitat Picbleu à eau lourde (déclassée).

    Triangle Portail habitat Picbleu à neutrons rapides

     Les centrales à eau ordinaire sont les plus répandues dans le monde, en particulier celles qui utilisent la filière à eau pressurisée (en abrégé REP : réacteur à eau pressurisée ou PWR : Pressurized Water Réactor).

       Le principe de la chaîne de fonctionnement.

    L’énergie fissile nucléaire fournit l’énergie calorifique qui est transformée en énergie mécanique puis en énergie électrique.

       Principe de la fission.

    Un élément instable, l’isotope radioactif de l’uranium est introduit dans le cœur de réacteur en masse suffisante que l’on nomme masse critique. Une partie des neutrons qui échappe aux noyaux d’atomes radioactifs frappe d’autres noyaux instables ce qui provoque un dégagement de chaleur. Cette réaction en chaîne est contrôlée par un modérateur (grappe de graphite) qui freine la course des neutrons sans l’arrêter.

      Le fonctionnement.

    Un échangeur reçoit par un système de canalisations un fluide porté à haute température qui vaporise de l’eau actionnant des turbines. Le travail de ces turbines produit de l’électricité grâce à des alternateurs.

       Le rendement.

    Le rendement d’une centrale nucléaire est de 30 %.

      Le combustible : l’uranium.

    Le principal minerai d’Uranium est la Pechblende que l’on rencontre dans les masses rocheuses granitiques.

    Les pays où se trouvent les réserves sont les USA, l'Afrique du Sud, la Russie et le Canada.
    L’uranium est une énergie non renouvelable, dont les ressources sont limitées. L’uranium naturel contient 99,3 % d’U238 et 0.7 % d’U 235, seul ce dernier est fissile. Pour être utilisé dans les centrales nucléaires, l’uranium doit être traité c'est-à-dire enrichi en U 235.

    Ce traitement pour alimenter le parc nucléaire français dure 2 ans et nécessite 5 % de la production française d’électricité soit la production annuelle du réacteur de Tricastin dans la Drôme.

      Les consommations d'une centrale nucléaire.

      Consommation de combustible nucléaire.

    Une centrale nucléaire à eau sous pression de 900 MW consomme par an 26 tonnes d’Uranium enrichi à 3%.

           Consommation d’eau.

    Exemple de consommation en 2004 d’une centrale nucléaire (centrale nucléaire de Civaux) : 110 millions de tonnes d’eau (Rapport environnemental d’EDF 2004). Une partie a été évaporée l’autre a été rejetée dans le cours d’eau Vienne avec une augmentation de 7 degrés.

      Les rejets d'une centrale nucléaire.

    Centrale de Civaux, département de la Vienne (86)

           Les effluents gazeux.

    Radioactivité des effluents gazeux rejetés de 2000 à 2004 (en Becquerel) :

    Années

    Gaz rares + tritium gazeux

    Halogènes (iodes)
    et aérosols

    -

    Limite : 330 000 GBq

    Limite : 11 GBq

    2000

    < 330 000

    < 0.060

    2001

    9 600

    < 0.073

    2002

    1 200

    = 0.027

    2003

    1 490

    = 0.059

    2004

    2 430

    = 0.066

    Exemple pour le site de la centrale nucléaire de Civaux

      Les effluents liquides : Les rejets chimiques.

    Consommation de produits chimiques en 2004 :

    Produits consommés
    Quantité
    Acide chlorhydrique
    31,5 tonnes
    Soude caustique
    34,3 tonnes
    Chlorure ferrique
    33,2 tonnes
    Eau de javel
    3,2 tonnes
    Acide borique
    13 tonnes
    Morpholine
    945 kg
    Hydrazine
    578 kg
    Hydroxyde de lithium
    26 kg

    Exemple pour le site de la centrale nucléaire de Civaux

    Certains produits sont utilisés dans le circuit primaire et sont associés aux effluents radioactifs. Il s’agit par exemple de l’acide borique qui absorbe les neutrons, de l’hydrazine pour éliminer l’oxygène, de lithine pour limiter la corrosion. 

    Masses de produits chimiques liés aux effluents radioactifs rejetées en 2002 et 2004 (en kilogrammes) :

    Produits rejetés
    2002
    2004
    Acide borique
    12100
    10 771
    Lithine
    0.54
    0.56
    Morpholine
    443
    258
    Hydrazine
    38.2
    20
    Ion ammonium
    537
    636
    Azote global
    899
    630
    Phosphore
    33
    29

    Exemple pour le site de la centrale nucléaire de Civaux

      Les déchets solides.

     Le combustible usé

    Après la manutention, et son transport, il est stocké en l’état ou retraité (séparation de l’Uranium 93 % et du plutonium 2% transuraniens et 1 % est dissipé dans l’air).

    Civaux, par exemple, renouvelle à chaque arrêt de tranche (un par an) un quart de son combustible, soit plus de 30 tonnes de matériaux hautement radioactifs, qu’il faut stocker sur site et en piscine (hors du bâtiment réacteur, et en dehors de l'enceinte de confinement) plusieurs années pour refroidissement avant d'envisager le transport vers la Hague. Par exemple, au 29 juin 2004, il y avait environ 500 tonnes de combustible irradié stocké sur site à Civaux. 

     Les déchets technologiques

    Ils sont placés dans des fûts métalliques et collectés par l’ANDRA pour stockage à Soulaines. Ce sont des gants, des chiffons, des vinyles, des consommables ayant servi durant les interventions et émettant moins de 2 millisieverts par heure (mSv/h).

     Les déchets dits « de procédé »

    Ce sont les filtres à air, à iode, à eau qui sont plus irradiants que les éléments cités plus haut et qui sont stockés dans des coques en béton. 

    Quantité de déchets solides
    produits par la centrale de Civaux

    Années

    Fûts métalliques

    Coques de béton

    2003

    383

    36

    2004

    423

    90

    Source : STOPCIVAUX

    Banner gauche Portail habitat Picbleu Les risques nucléaires : radioactivité et protection

    Les 58 réacteurs nucléaires Francais produisent chaque année 1200 tonnes de combustible irradié. Il est plus simple d'entrer dans le nucléaire que d'en sortir. Les centrales nucléaires sont étudiées pour résister à tout : tsunami, rupture de barrage, séisme, sabotage, attentat enfin presque...

    Atôme : risques nucléaires radioactivité déchets protection

      La publicité d'AREVA : Pub ou propagande ? 

    Ci-dessus, le spot publicitaire d'AREVA lancé en 2011

    Un court métrage hollywoodien historique, digne d’un jeu vidéo en 3D, animé par une agréable musique dynamique de superproduction (musique en version symphonique de Funkytown orchestrée par le London Symphonic Orchestra dans le célèbre studio d’Abbey Road), transporte le spectateur depuis l'Égypte ancienne et ses bateaux dont les voiles gonflées par le dieu du vent Amon-Ra assuraient le transport des marchandises sur le Nil à nos jours. 5 tableaux ont été conçus avec un traité graphique original et représentatif de l’époque concernée, la fresque pour l’Antiquité,la peinture hollandaise pour le Moyen-âge, l’héliogravure pour le 19ème siècle, le photoréalisme américain pop pour les années 50, le style hyperréaliste des jeux vidéo pour aujourd’hui et demain. Ces tableaux successifs type cartes postales amènent au moyen âge, ses cathédrales et ses moulins hydrauliques.

    Le spectateur a le sentiment d’être embarqué dans un simulateur de vol : le film est ludique, les images sont agréables, les séquences fluides glissent à grande vitesse,  le travelling est saisissant comme dans un film de parc d'attractions. Nous voyageons à la vitesse lumière au travers des siècles et apparait le 19* siècle, siècle de la vapeur et du charbon, jusqu'au 20eme siècle dans lequel  les puits de pétrole, les grosses voitures, les drive-in et la consommation de masse constituaient les piliers du rêve américain. 

    Symboliquement, le passage du passé à l'avenir s'effectue en franchissant l'écran d'un cinéma drive-in projetant « the rain rider » film sélectionné évoquant le passager de la pluie de 1969.

    Une centrale atomique est installée en bord de mer et ses deux réacteurs n'émettent pas leur panache de vapeur caractéristique, le paysage dépourvu de ligne à très haute tension est digne d'une publicité d'agence de voyages (océan bleu azur et paysage vierge type Jurassic parc).

    D'autres symboles : les centrales multiples. Le spectateur survole en rase-motte une centrale d'éoliennes, une centrale hydraulique, une centrale photovoltaïque au sol et découvre un monde merveilleux, féerique, niché au creux de la nature et de montagnes. Dernier passage au dessus d'immeubles neufs et de sommets de gratte-ciel en front de mer type Los Angeles beach sur lesquels une jeunesse propre, sexy, branchée se déhanche au son d'une musique techno. Sea, sun, sex, sand. Juste à la fin des 60 secondes, et pour clore le court métrage, un simple commentaire laconique malheureusement d'actualité avec la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon « L'énergie est une histoire qui n'a pas fini de s'écrire ».

    Ci-dessus, le film d'AREVA revu et corrigé par le réseau « sortir du nucléaire ».

      Décryptage de la publicité d'AREVA

    Le spot publicitaire d’Areva raconte une l'histoire de l’énergie. Mais une histoire écrite ou plutôt réécrite par Areva pour convaincre de la modernité du nucléaire en 60 secondes. Georges Orwell dans son célèbre roman « 1984 » décrit les procédés d'un régime politique à vocation hégémonique destinés à asseoir « Sa vérité et Son autorité »  sur les masses. La réécriture de l’histoire est l’un des ressorts principaux de toute propagande. Ce film est porteur d'enthousiasme et d'humilité », ose déclarer sans rire le porte-parole d'Areva.
    Ce film développé par psychologues et psychiatres a surtout une valeur subliminale. Il permet également de prendre conscience que lorsque le lobbying nucléaire fait son cinéma, à défaut d'un vrai talent dans la maitrise du risque, il dispose dans la fiction nucléaire de budgets indécents, colossaux et irresponsables : le montant financé pour ce dernier film a couté entre 15 millions et 20 millions d'euros. Un budget qui permettrait d'isoler efficacement nombre de maisons anciennes pour « économiser le CO2 » ou de financer des panneaux photovoltaïques pour des articuliers. « L'énergie est une histoire : continuons de l'écrire avec moins de CO2 ». Consommez sans vous inquiéter, AREVA est là pour vous fournir une énergie propre, surabondante et inépuisable, parfaitement maitrisée, une énergie d'avenir.

    Source Areva 4 janvier 2011 : lancement du spot publicitaire :

    Agence de publicité : Euro RSCGC & O Agence média : Havas Media International

    Réalisation : H5. Musique : « Funkytown » interprétée par Lipps Inc. composée par Steven Greenberg et réorchestrée par le London Symphony Orchestra.

    Budget d’achat d’espace : 15,5 M€ brut

    Les réserves de minerai d'uranium limitées, les mines polluantes d'uranium, leur exploration inhumaine, leur exploitation indécente, les sous intérimaires sur pressurisés, les risques de prolifération de la radioactivité, les déchets stockés pour des siècles, le risque d'accident majeur aux conséquences incalculables sont des sujets brûlants d'actualité.

      Les opinions des autres pays par rapport au nucléaire.

      L’Allemagne :

    Déclaration du ministre allemand de l’Environnement, Sigmard Gabriel : « Contrairement à ce qu’aiment affirmer ses partisans, l’atome produit aussi du CO2. Les mines d’uranium produisent des quantités considérables de gaz à effet de serre qui dépassent largement celles nécessaires pour mettre en place des énergies renouvelables, éoliennes, hydrauliques ou biogaz. Mais même une chaudière à cogénération utilisant le gaz terrestre a un bilan CO2 qui soutient facilement la comparaison avec l’énergie nucléaire ».

    Cette étude fait le bilan des émissions totales de gaz à effet de serre des principales sources de production d’électricité. Il en ressort clairement que suivant l’origine de l’uranium, une centrale nucléaire allemande génère entre 31 et 61 g de CO2 par kWh produit. En comparaison, les énergies renouvelables produisent des quantités moindres : seulement 23g/KWh pour l’éolien et 39 g/kWh pour l’énergie hydraulique. Seule l’électricité photovoltaïque dépasse l’électricité nucléaire avec 89g/KWh.

    « Lorsque l’on étudie, sans a priori idéologique, l’énergie atomique, il est clair que celle-ci n’est pas le moyen le moins coûteux de produire de l’électricité. Il est temps de tordre le cou au mythe de l’atome bon marché et ne produisant pas de CO2 ». « Même en ne tenant pas compte des risques potentiels énormes du nucléaire, l’énergie atomique ne se classe que moyennement sur le plan des émissions de CO2 et des coûts de production ». 

    « L’énergie nucléaire n’est pas et ne sera pas une option pour pallier aux changements climatiques. Nous avons de bien meilleures possibilités à notre disposition pour produire de l’énergie : les énergies renouvelables et la co génération » concluait le ministre de l’Environnement allemand.

      Nucléaire équivalences énergétiques.

    Equivalences énergétiques

    Extrait du diaporama consacré aux énergies ( Diaporama ACQUALYS ® )

      Actualité centrales nucléaires du Japon 11 mars 2011. (le risque zéro n'existe plus)

    Une alerte au tsunami sans précédent concernait la Russie, l’Indonésie, Taiwan, les Philippines, Hawaï et les îles Mariannes et Kouriles. Les îles françaises du Pacifique, Wallis et Futuna, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française étaient également concernées. Le 11 mars 2011, un violent séisme a touché le Japon occasionnant au moins 10.000 morts. Ce séisme d’une violence inouïe – 8.9 de magnitude – a provoqué le déferlement de vagues d'une hauteur de 10 mètres sur les côtes nord-est de l’archipel.
    Le tremblement de terre lié à ce séisme a provoqué de nombreux incendies dans la capitale, Tokyo, et surtout l’arrêt des centrales nucléaires et des complexes pétrochimiques, amenant le gouvernement à déclarer l’état d’urgence nucléaire.
    Le dimanche 13 mars 2011, vers 13 h 35 (heure locale), les autorités japonaises ont informé l'AIEA avoir débuté l'opération de ventilation de l'enceinte de confinement du réacteur numéro 3 de la centrale nucléaire de Fukushima, afin de réduire la pression interne : « libération contrôlée de la vapeur ». Les autorités japonaises ont classé l'accident de Fukushima Daiichi (réacteur 1) d'un niveau 4 sur une échelle de 7 (INES).

    (sujet supprimé)

    D'après l'Agence internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), l'environnement de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon affichait le 15 mars 2011 (à 6h15 heure de Paris),un niveau de radioactivité équivalent à 400 mSv par heure. Cette valeur est-elle élevée ? Voir page Acqualys sur les risques nucléaires :

    Atôme : risques nucléaires radioactivité déchets protection

    Ci-dessus, les autorités japonaises ont classé l'accident de Fukushima Daiichi (réacteur 1) d'un niveau 4 sur une échelle de 7 (INES). 

    Après l’accident de la centrale de Tchernobyl (en Ukraine le 26 avril 1986), l'ASN (Autorité de sureté Nucléaire) a mis en place son échelle de gravité des événements nucléaires, afin d’aider la population et les médias à comprendre immédiatement la gravité d’un incident ou d’un accident dans le domaine du nucléaire.

    Banner gauche Portail habitat Picbleu Des conséquences beaucoup plus graves que prévues initialement

    Le 11 mars 2011 un tsunami a endommagé gravement la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon. Après l'échec d'une manœuvre visant à injecter de l'eau à haute pression, et après avoir effectué vainement d'autres tentatives de refroidissement du réacteur, les autorités japonaises ont commencé à injecter de l'eau, puis de l'eau de mer dans l'enceinte de la centrale nucléaire. Une accumulation d'hydrogène était constatée (NDLR Possible explosion de l'enveloppe extérieure).
    Le samedi 12 septembre 2013, l'AIEA a été informée par les autorités japonaises que l'explosion du réacteur 1 de la centrale nucléaire de Fukushima aurait eu lieu en dehors de l'enveloppe du circuit primaire (PCV), et non à l'intérieur du réacteur. L'exploitant de la centrale, Tokyo Electric Power Company (TEPCO), aurait confirmé, l'intégrité du PCV.TEPCO a proposé, que l'eau de mer soit mélangée avec du bore avant d'être injectée dans la cuve primaire de confinement pour limiter les dommages au cœur du réacteur. Après avoir été approuvée par l'Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA), la procédure d'injection a débuté à 20 h 20 heure locale.

    NISA a confirmé la présence de césium-137 et d'iode-131 dans les environs du réacteur 1 de Fukushima. Elle a aussi signalé une augmentation des niveaux de radioactivité autour de la centrale nucléaire. Environ 170.000 personnes ont été évacuées autour de la centrale nucléaire de Fukushima, dans un rayon de 20 kilomètres. Près de 2 millions de foyers sont privés d'électricité dans le nord du pays, où les températures sont hivernales. Onze des 50 réacteurs nucléaires du Japon sont arrêtés depuis le séisme, provoquant une importante chute dans l'approvisionnement en électricité. Tokyo Electric Power Company (TEPCO) après autorisation du gouvernement a prévu de planifier des coupures régionales de courant par rotation, en raison de l'arrêt de certaines centrales desservant la région est du Japon, ceci afin d'éviter que des régions entières soient privées d'électricité.
    La centrale nucléaire d'Onagawa, située plus au nord du Japon présentait aussi dimanche une réelle menace, et l'état d'urgence a été décrété. Cependant, alors que les 3 réacteurs seraient « sous contrôle » selon les autorités japonaises, un niveau élevé de radioactivité a pourtant été mesuré. Ce réacteur en service depuis 40 ans aurait dû être fermé en février, mais sa licence d'exploitation a été prolongée de dix ans.

    La centrale atomique de Tokai, basée à 120 km au nord de Tokyo, a vu sa pompe du système de refroidissement du réacteur nº 2, cessé de fonctionner, celle de secours aurait pris le relais. Cette centrale avait également connu un accident nucléaire en 1999.

    En France, Nathalie Kosciusko-Morizet, l'ancien ministre de l’Écologie, avait mobilisé l’ensemble des moyens dédiés à la prévention de risques naturels afin d’évaluer l’ampleur de la vague qui devait toucher les côtes de ses territoires français. Alain Perret, directeur de la sécurité civile du ministère de l’Intérieur, au Centre d’alerte tsunami du CEA, lui présentera les modélisations numériques de la propagation de la vague afin de suivre au plus près l’évolution dans le Pacifique. Cette vague devrait atteindre les côtes américaines en 2014 et se diffuser sur l'ensemble du globe, il existe en effet plus de 73 courants marins.

      Actualité 21 janvier 2011.

    Greenpeace a indiqué dans un rapport intitulé « La bataille des réseaux » rendu public le 19 janvier 2011 « les énergies renouvelables pourront assurer 99,5 % des besoins en électricité des pays de l’Union européenne en 2050 si le nucléaire perd l'accès prioritaire aux réseaux de distribution dont il bénéficie aujourd'hui »
    Selon Greenpeace, l'Europe pourrait passer « en douceur » à un réseau électrique alimenté presque exclusivement par les énergies renouvelables. Les installations décentralisées de production d'énergie renouvelable (et notamment les éoliennes) sont « souvent arrêtées en période de pointe de production, afin de laisser un accès prioritaire aux réseaux de distribution à l’électricité produite par les réacteurs nucléaires et les centrales alimentées au charbon, qui sont elles, impossibles à arrêter ». Le nucléaire empêche le développement des renouvelables, « ces énergies ne peuvent coexister ! ». Greenpeace dénonce clairement la communication d'Areva, allant « des livres d'Anne Lauvergeon à son dernier spot de pub mêlant images d'éoliennes, de panneaux photovoltaïques et de centrale nucléaire, qui présente le nucléaire comme « une énergie parmi d'autres» alors qu'il cannibalise purement et simplement toute alternative ». Greenpeace dénonce le discours faussé des gros industriels prétendant être en faveur d'un mix énergétique alors « qu'en réalité les industriels n'investissent massivement que dans le nucléaire ». L'État français octroie 60 % du budget de la recherche énergétique au le nucléaire, 20 % dans au pétrole et seulement 20 % aux énergies renouvelables (chiffres officiels 2009).

    Les solutions de Greenpeace :

    — les gouvernements européens doivent cesser de favoriser l'accès prioritaire à la production d'électricité nucléaire.

    — les gouvernements européens doivent consentir d'importants investissements, « évalués à 70 milliards d'euros d'ici à 2030 »

    Ces investissements serviraient à développer les infrastructures et les réseaux. « Si les énergies renouvelables remportaient la bataille de l'accès aux réseaux, elles pourraient couvrir 68 % des besoins en électricité de l'Union européenne en 2030 et de 99,5 % en 2050 ». Les dirigeants européens ont discuté des options énergétiques de l'Union européenne lors d'un sommet extraordinaire le 4 février 2011. 

    Source : rapport de Greenpeace en anglais « Battle of the Grids ».

      Les déclarations de Nicolas Sarkozy  en juin 2009  qui reconnait une « erreur » de la France

     

    « Le tout nucléaire a été une erreur collective »

     

      Suède - 21 mai 2008 : Une centrale nucléaire visée par un sabotage.

    La police a été prévenue le 21 mai 2008 peu avant 8 heures par des responsables de la centrale suédoise d'Oskarshamn, située au sud de Stockholm au bord de la mer Baltique. Un soudeur intérimaire qui venait y effectuer un travail avait été arrêté lors d'un contrôle de sécurité réalisé inopinément. Il transportait de petites quantités de TATP, une substance très explosive : le triperoxyde de tricycloacétone plus puissant que la dynamite, mais ne figurant pas sur la liste des produits interdits de l'Agence des services de secours suédois. C'est un produit très instable qui réagit notamment à la chaleur et aux chocs. Il peut être fabriqué relativement facilement avec des produits chimiques en accès libre dans le commerce, tels que l'acide sulfurique, l'eau oxygénée, l'acétone.Deux Suédois dont les identités n'ont pas été communiquées transportaient de petites quantités d'un explosif puissant, les liens n'ont pas encore été clairement établis, ont été placés dans l'après-midi en détention.
    La police suédoise s'interroge sur les motivations, le degré de professionnalisme et les relations entretenues par deux de ses ressortissants soupçonnés d'avoir préparé un attentat contre la centrale nucléaire d'Oskarshamn, dans laquelle ils étaient employés temporairement comme soudeurs.  De petites quantités de ce puissant explosif , le TAPT, jadis utilisé par le Britannique Richard Reid, l'homme aux chaussures de basket piégées du vol Paris-Miami, auraient été retrouvées dans un sac plastique transporté par l'un des deux hommes, alors qu'il s'apprêtait à passer un filtre de contrôle de cette centrale.
    La police a fait appel à des experts en explosifs et un périmètre de sécurité a été établi dans la centrale d'Oskarshamn, propriété du groupe allemand E.ON et du finlandais Fortum. Il semble que le réacteur nucléaire n'a pas été menacé. Aucun incident n'avait été signalé dans les deux autres centrales nucléaires suédoises, la moitié de l'électricité suédoise étant d'origine nucléaire.

    Aide Portail habitat Picbleu Les autres pages sur l'environnement

    Le rôle des abeilles : un maillon indispensable

    La géobiologie : définition de l'habitat sain et de son environnement

    Réglementation thermique RT 2012 énergie bâtiment neuf

    Communication, écologie, greenwashing écoconception

    Pourquoi manger bio quel est l'intérêt de l'agriculture bio ?

    Champs magnétiques protection pathologie électrosensibilité

     Par respect pour l'environnement, merci de n'imprimer cette page qu'en cas de nécessité. Pourquoi ?

Commentaires
Il n'y a pas encore de commentaire pour cette page.
Commenter cette page
Veuillez vous créer un compte ou vous connecter pour participer à la discussion