L'accident de Fukushima démontre l'impuissance de l'homme

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  • Accidents nucléaires : de l'improbable à l'imprévisible

    Les études des accidents nucléaires ont démontré que nous étions incapables d’en imaginer tous les scénarios, car s'il est possible de calculer des probabilités sur quelques axes il est impossible d'imaginer l’ensemble des évènements possibles. La doctrine de sûreté qui a présidé au développement de l’industrie nucléaire française s’avère non seulement irrationnelle et dangereuse. Le 30 mars 2011, le président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, lors de son audition parlementaire à la suite au drame de Fukushima a déclaré : « personne ne peut garantir qu’il n’y aura jamais en France un accident

    Aide Portail habitat Picbleu Un nuage radioactif planétaire

     

    Selon les prévisions de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), un nuage radioactif aurait atteint le territoire français entre le mercredi 23 mars 2011 et le jeudi 24 mars 2011. Le nuage chargé en particules radioactives est passé le lundi 21 mars 2011 sur les Antilles et sur Saint-Pierre-et-Miquelon. D'après le chef du Laboratoire d’études radioécologiques en milieux continental et marin à l’IRSN, 21 mars 2011. Les retombées radioactives devraient rester sans conséquence sanitaires et environnementales. La pollution liée au nuage de particules radioactives venu du Japon devrait rester « à des niveaux extrêmement bas », C 1 000 à 10 000 fois moins importantes que celles de Tchernobyl » la distance qui sépare la France du Japon 15 000 km diluerait les particules du nuage radioactif qui se disperserait suffisamment « la détection de particules radioactive deviendrait ainsi très difficile ». Les scientifiques de l’IRSN vont prélever entre 300 et 700 m3 d’air par heure. Soit environ 78 000 m3 en tout. Les premiers prélèvements de référence ont été effectués le lundi 21 mars 2011. Les résultats seront publiés sur le site de l’IRSN, et mis à jour toutes les 4 heures.

    Aide Portail habitat Picbleu Le drame planétaire au Japon démontre l'impuissance de l'homme avec la radioactivité

    Depuis le 11 mars 2011, date du séisme puis du tsunami qui a suivi, trois réacteurs du site de Fukushima sont en fusion, le 16 décembre 2011 « l'arrêt à froid » des réacteurs a été déclaré par le premier ministre japonais (température stabilisée sous les 100 °C), le 7 avril 2014, l'opérateur Tepco constatait la fuite de 120 tonnes d'eau radioactive provenant des ses réservoirs improvisés à la hâte. Actuellement 10000 litres d'eau fraiche à l'heure sont injectées dans chaque réacteur afin d'éviter que l'eau entourant le combustible se mette à bouillir libérant des vapeurs toxiques. Des fuites sont apparues sur trois des réservoirs souterrains de stockage des eaux de refroidissement contaminées. L'eau contaminée s'accumule tous les jours (276000 tonnes). Dès 2015, l'opérateur Tepco devra gérer 700000 tonnes d'eau radioactive. Le 14 avril 2014, un nouveau séisme de magnitude 5.2 a été mesuré au large du site de Fukushima (celui du 11 mars 2011 avait une magnitude de 8.9). Il faut souhaiter que dame nature ne génère pas un nouveau tremblement de terre majeur qui ébranlerait la centrale et continuerait à polluer la planète entière. Rappelons que plus de 68 courants marins font circuler l'eau tout autour du globe.

    Centrales nucléaires Japonaises Portail habitat Picbleu

    Banner gauche Portail habitat Picbleu  Entre le déni et l'oubli

    La compagnie nippone Tokyo Electric Power (TEPCO) avait demandé l'autorisation de déverser dans l'océan Pacifique toute l'eau contaminée radioactive, (mais qui présenterait de faibles taux de radiation), la raison invoquée était liée au manque de place pour continuer à stocker l'eau polluée pour de très longues périodes dans les conteneurs étanches. Un ingénieur nucléaire et professeur émérite Michiaki Furukawa travaillant à l'université de Nagoya avait aussitôt déclaré que « L'eau contaminée ne devait pas être déversée dans l'océan » « Ils doivent la stocker à un endroit où elle ne peut pas s'écouler hors de la centrale ». Il faut savoir que 400 tonnes d'eau souterraine s'écoulent chaque jour dans les bâtiments du réacteur et se mêlent à l'eau fortement contaminée qui sert à refroidir le combustible. Le taux de radiations est passé de 8,6 becquerels par litre en décembre 2012 à 1.000 becquerels en mai 2013, soit un taux plus de 30 fois supérieur à la limite tolérée (30 becquerels).

    Banner gauche Portail habitat Picbleu  Le tritium : un taux anormalement élevé

    Selon le PDG de TEPCO, des taux élevés de tritium ont également été détectés. Le taux de strontium 90 « a été multiplié par 100 au cours des six derniers mois », avait indiqué Toshihiko Fukuda, le directeur général de compagnie nippone Tokyo Electric Power Tepco. Plusieurs analyses effectuées sur le site des réacteurs notamment sous le réacteur numéro deux de la centrale nucléaire détruite par un tremblement de terre et un tsunami en mars 2011 ont montré des taux très élevés de strontium 90, une substance radioactive hautement toxique, dans les nappes phréatiques situées sous la centrale nucléaire de Fukushima. Le strontium 90 (Sr-90) est un sous-produit de fission de l'uranium et du plutonium, une substance présente dans les réacteurs nucléaires, dans les déchets provenant de la combustion du produit fissile et dans les armes atomiques. L'exposition au Strontium 90 chimiquement similaire au calcium augmente le risque d'avoir un cancer des os ou une leucémie. Le strontium 90 se fixe dans les tissus osseux et dans la moelle osseuse. Le risque de développer un cancer est lié la concentration du Sr-90 dans l'environnement et les conditions d'exposition.

    Banner gauche Portail habitat Picbleu  Une autre substance toxique détectée

    Selon le directeur général de Tepco, Toshihiko Fukuda, des taux élevés de tritium, une autre substance toxique ont également été détectés. À la fin du mois de mai 2013, les taux de tritium étaient plus de huit fois supérieurs à la limite autorisée (500.000 becquerels contre 60.000 auparavant). Source Reuter.

    Banner gauche Portail habitat Picbleu  Le 11 mars 2011 : très grave accident nucléaire au Japon

     

    Ci-dessus, seule la terminologie employée en termes de communication nucléaire change : certains faits ne sont plus niables

    Banner gauche Portail habitat Picbleu  L'échelle INES

    Le schéma ci-dessus appelé échelle INES classifie le degré de gravité lors d'un accident nucléaire (Pour le Japon, il s'agit d'un accident majeur d'une dangerosité inconnue à ce jour dont les conséquences vont avoir des répercussions pour les siècles à venir). Cliquez sur le schéma pour accéder au site de l'IRSN.

    Fukushima est le plus terrible scénario catastrophe de l'histoire humaine, car il n'existe pas d'autres solutions que d'attendre. Si la planète ne risque rien, car il lui suffit d'attendre 12000 ans que les isotopes radioactifs s'atténuent, il n'en est pas de même pour la race humaine. Les quatre réacteurs éventrés en mars 2011 ont déversé de la radioactivité dans l’environnement. En avril 2011, l’eau contaminée du réacteur nº 2 se déversait directement dans la mer par une galerie souterraine qui débordait et constituait la plus forte pollution radioactive en mer de l’histoire. L'opérateur Japonais TEPCO a estimé à 520 m3 d’eau très radioactive le rejet d’avril 2011, soit 4 700 térabecquerels ou 20 000 fois l’autorisation de rejet annuel. Cette catastrophe nucléaire se situe au niveau 7 de l’échelle INES. Depuis des millions de litres d'eau sont utilisés pour refroidir les réacteurs en fusion.

    Banner gauche Portail habitat Picbleu Les sites gouvernementaux

    Les sites gouvernementaux, scientifiques et associations ANDRA, AIEA, IRSN, AEPN, Politique Autrement, Site de la commission européenne, Greenpeace, CRIIRAD, Réseau Sortir du Nucléaire, donnent un éclairage différent sur le nucléaire et posent la question de la pertinence du choix de cette industrie mal maitrisée qui en 2011 suite à la catastrophe nucléaire du Japon a basculé du « zéro risque » au « risque calculé ». A un degré inimaginable.

    Banner gauche Portail habitat Picbleu La pollution radiocative au Japon

    Selon la CRIIRA dans la province de Takahagi, au nord du Japon, les vents repoussent la pollution radioactive vers les zones habitées, « le débit de dose a été multiplié par 10 entre 11 h 30 et 14 h ». Tous les produits alimentaires sont contaminés. « Des analyses révèlent notamment des niveaux de radioactivité extrêmement élevés dans des épinards et dans du lait », 15 000 Bq/kg, soit un taux 27 fois supérieur à la limite en vigueur au Japon. Source : CRIIRAD

    Astuce Les sites scientifiques et associatifs sur le nucléaire

    Agence Internationale de l’Energie Atomique

    Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR)

    Accueil Lutter contre le réchauffement climatique

    Pour lutter contre le réchauffement climatique chacun sait qu'il suffit de réduire ses déplacements, consommer local, éviter les produits suremballés, chauffer moins, etc. ces comportements font partie de l'évolution de la pensée et des prises de conscience individuelles. Cette décarbonisation est vécue par la population comme une punition ou une privation et donc une frustration. Le fait d'émouvoir donne parfois l'effet contraire à celui recherché : les personnes ne veulent plus savoir et savent que tous les mécanismes proposés par les technocrates vont leur soutirer un peu plus de pouvoir d'achat. Les déboires actuels de l'industrie photovoltaïque sont dus en partie aux effets des climato-septiques qui émettent des doutes sur le caractère probabiliste des projections en indiquant que le pire n'est pas sûr. Pourtant l'énergie solaire abondante et gratuite en tout lieux est l'essence même de l'énergie vertueuse. Le silicium est concurrencé par la pérovskite produite à partie d'éléments chimiques courants (iode, plomb, carbone, azote, hydrogène) des matériaux qui coûtent 7 fois moins cher que le silicium avec un rendement équivalent : une prochaine révolution pour l'industrie solaire.

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