La communication verte et la fausse publicité écologique

Dernière modification :

Tout savoir sur les actions de communication qu'il s'agisse de campagnes, de publications, ou d'organisation d'événements qui ont un impact significatif sur l'environnement tout au long de leur cycle de vie. Vous pourrez découvrir les actions à accomplir pour préserver l'environnement (et donc l'homme) dans le Guide de l'environnement sur Picbleu. Découvrez également tous les articles et les réponses aux questions que vous pouvez poser dans les commentaires ou dans la FAQ (foire aux questions).

 

Sommaire

  1. Les mots qui font vendre
  2. La publicité écologique
  3. Le greenwashing
  4. Les publicités abusives
  5. Une vidéo instructive

 

1. Les mots qui font vendre

Certains termes "écologie, commerce équitable, développement durable, préservation, environnement, durable, renouvelable, bio, éco, droit, réduction d'impôts" sont des mots clé qui font vendre et générer du chiffre d'affaires.

Cette récupération mercantile des préoccupations environnementales par la publicité se fait de façon abusive et malhonnête. De nombreuses marques ne cherchent en fait qu’à augmenter habilement la valeur perçue des produits proposés qui parfois ne contribuent que de façon très marginale à la protection de l’environnement.

Ce procédé qui consiste à passer dans un brouillard « vert » tous les cerveaux grâce à des discours commerciaux très étudiés psychologiquement s'appelle le greenwashing. Le but étant, suivant la loi de Pareto, de générer du profit grâce aux 20 % de consommateurs décidés à changer leurs modes de consommation pendant que les 80 % restants qui n’ont aucune envie de diminuer leur confort pour une planète plus verte en retirent une bonne conscience parce que certains agissent à leur place.

Lorsque l'on réfléchit aux médias et à leur puissance de diffusion de l'information, il est possible de se poser la question : pourquoi chaque jour la même information émanant d'une seule entité est relayée à l'infini par tous les médias ?

Sans aller vers la théorie du complot ou vers l'angélisme le plus complet, il est intéressant de placer le curseur sur la position médiane et se poser la question : à qui profitent ces informations ?

 

2. La publicité écologique

La publicité rend plus vert que vert.

"Bon pour la planète, bon pour l'environnement, préserve l'environnement, naturel, bio, écologique, bio dégradable, durable" : tous ces qualificatifs sont employés par la publicité qui nous vante les qualités environnementales de produits pas verts du tout.

Les constructeurs automobiles surfent sur la vague environnementale sans trop de risques même lorsque les mérites mis en exergue ne sont pas tenus. Le secteur automobile est très actif en la matière et les publicités mettent en avant des qualités environnementales présentant une voiture dans un contexte de nature préservée alors que la quantité de CO2 rejetée présentée comme une performance constitue une catastrophe écologique. N'oublions pas que ces machines qui nous entourent souvent chargées de symbolique et de fantasmes sont pourvues de roues et d'un moteur qui nous facilitent la tâche pour les déplacements, mais qu'elles restent des outils très polluants et toxiques : il suffit de s'enfermer dans un garage avec un véhicule (même le plus « vert ») dont le moteur est allumé pour mourir par asphyxie et par intoxication...

Les publicitaires pratiquent la désinformation verte et le blanchiment écologique, prônent et suggèrent des vertus écologiques de produits de consommation et les consommateurs achètent, en même temps que le produit, une bonne conscience environnementale. La publicité rend vert...de rage les observateurs.

 

3. Le greenwashing

Le greenwashing : l'écoblanchiment et le lavage de cerveau vert.

L'origine du terme greenwashing provient de l'anglais par contraction des mots green (vert) et whitewash (littéralement blanchir à la chaux). Il illustrait parfaitement un article paru en mars 1991 dans la revue Mother Jones, avec un clin d'œil à « brainwashing » qui signifie « lavage de cerveau ». Il est couramment employé depuis le début des années 1990.

Le « greenwashing » ou « le lavage plus vert que vert » consiste à attribuer à un produit ou à un service des qualités environnementales qu’il n’est objectivement pas capable de tenir, le greenwashing lave plus efficacement les cerveaux que l'environnement. Le terme Greenwashing est utilisé pour désigner un procédé cynique de marketing utilisé par une organisation (entreprise, gouvernement, etc) dans le but de donner à l'opinion publique une image écologique responsable, alors que contrairement aux affirmations beaucoup plus d'argent a été investi en publicité verte qu'en de réelles actions en faveur de l'environnement. Le niveau d'engagement sincère des entreprises n'est pas toujours proportionnel au niveau de leur communication.

 

4. Les publicités abusives

Ce que dit la loi sur la publicité mensongère verte.

 Ce sont le nombre de publicités qui ont été épinglées par l'alliance pour la planète pour l'utilisation de publicités faussement écologiques.

 

Les publicités abusives sont épinglées par l'Alliance pour la Planète pour utilisation erronée de l'argument écologique.
Exemples : l'un des plus grands constructeurs japonais mondiaux est l'auteur d'une publicité « verte » mettant des valeurs écologiques à un véhicule 4X4 particulièrement polluant. Le géant de l'électronique Koréen fabrique désormais des tanks afin d'oeuvrer comme le dit sa publicité pour « la paix dans le monde ».

En France, la seule loi qui régit la publicité est celle liée à la publicité mensongère (il s'agit de l'article L121-1 du code de la consommation). Cette loi, trop vague pour éloigner tous les abus de la publicité n'est pas applicable, car les publicitaires ne sont ni experts, ni payés pour vérifier si une centrale nucléaire n'envoie pas de C02 dans l'atmosphère, si les agrocarburants sont bons pour l'environnement, si un fabricant de lessive n'envoie pas de nitrates dans l'eau ou si un constructeur commercialise une voiture 4X4 qui préserve l'air et le paysage !

 

5. Une vidéo instructive

La vidéo du présentateur Peter Finch ci-dessous est très instructive (même si cette prestation à l'américaine est caricaturale). Il démontre que l'absence de lecture, de réflexion et de culture mène à la facilité : celle de s'asseoir devant son poste de télévision et accepter l'information sans aucun sens critique. Le cerveau enregistre un ensemble d'informations chaque jour et même si 3 à 5 % vous restent à l'esprit, sachez que certaines données souvent reliées à l'émotion sont stockées durablement. Avez-vous remarqué qu'une musique populaire pouvait vous revenir plusieurs fois dans la semaine après l'avoir entendue une seule fois ?

  • Pourquoi avoir créé Picbleu ?

    Tout simplement parce que son créateur est issu d'un petit village de montagne des Pyrénées au Pays Basque, et qu'il est resté un amoureux de la nature belle et préservée. Un sens inné de la pédagogie pour divulguer auprès du plus grand nombre les informations sur l'habitat durable, l'écologie des lieux et des systèmes et l’ensemble des guides encyclopédiques qui s'y rattachent. Ceci avec un maximum d'objectivité, de réalisme et de neutralité. Dans l'esprit, avec son bureau d'études, ses recherches en technologies les plus avancées, ses diagnostics-conseils, Picbleu a pour mission de faire avancer les internautes et les porteurs de projet dans les choix les plus réalistes possible. Ce sont ces qualités, reconnues par tous, qui font vivre ce site. Il faut noter l’intérêt tout particulier du système encyclopédique inhérent à ce site intégrant les argumentations technologiques, financières, juridiques, normatives et autres sujets qui accompagnent les choix décisionnels. En visitant Picbleu, choisissez la page qui traite du sujet de votre choix et laissez vous guider.

    Par respect pour l'environnement, merci de n'imprimer cette page qu'en cas de nécessité. Pourquoi

  • L'aide essentielle de Picbleu sur l'habitat et ses occupants

    Depuis la création du site Picbleu en 2007, des millions d'internautes ont formulé de très nombreuses questions inhérentes à tous les sujets traités dans ses pages. À l'expérience et avec le recul des années, nous nous sommes rendu compte de la nécessité de complémenter les informations officielles (ψ Physique) avec une partie liée au subconscient (∞ Métaphysique).

    Afin d'illustrer ce propos, donnons comme exemple une personne qui rechercherait des informations sur la construction d'une maison et ne penserait pas obligatoirement à l'environnement dans lequel ce lieu de vie va être construit. 

    L'orientation vers laquelle on pense immédiatement est la présence d'école, d'infrastructures, de commerces, etc., mais il existe une autre dimension moins visible et qui paraît moins rationnelle qui concerne le tellurisme, les émanations de radon, la présence de pollutions très diverses (champs électromagnétiques, etc.), les cours d'eau souterrains, les failles géologiques, la mémoire des sols et des murs, les effets climatiques, etc. 

    Les éléments évoqués ci-dessus sont l'une des raisons pour lesquelles Picbleu a créé une plateforme d'information à cet effet. Elle est dotée de toutes les qualités informatives inhérentes à l'encyclopédie Picbleu. Elle présente concomitamment l'information concernant tous les domaines de l'habitat (construction, énergies, chauffage, etc.) ainsi que des données métaphysiques trop souvent absentes tout en constituant un mix entre les données scientifiques, techniques et d'actualité.

    Nous vivons sur une planète vivante créée pour la vie qui, grâce à toute une série de « coïncidences » heureuses et extraordinaires, nous offre les conditions idéales pour notre passage sur Terre.

    Dans certains cas, un radiesthésiste compétent pourra même collaborer utilement, avec une grande précision, à l'élaboration d'un check-up complet associant tous les paramètres indispensables à la finalité d'un projet.

Commentaires
Il n'y a pas encore de commentaire pour cette page.
Commenter cette page
Veuillez vous créer un compte ou vous connecter pour participer à la discussion