La compensation carbone volontaire neutralité 5 points

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La compensation carbone, un marché de dupes et une illusion écologique ?

Le mécanisme est suffisamment simplificateur qu'il en devient absurde. Il suffit de polluer d'un côté pour racheter des vertus à un autre pays qui ne pollue pas parce qu'il n'en a pas les moyens. S'agit-il d'un effet de mode, de la possibilité de se hacher une bonne conscience écologique ? Où se situe la réelle prise de conscience climatique ?

Les Amis de la Terre France une ONG « conteste l'efficacité du processus de compensation carbone » et accusent certaines entreprises de participer au greenwashing et de développer des stratégies de communication trompeuses qui verdissent l’image d’entreprises polluantes.

La compensation carbone volontaire est le dernier geste « écologique » à la mode, elle permet aux voyageurs de limiter les effets de leurs émissions de C02 sur l'environnement en leur donnant une bonne conscience. Il est bien sûr possible de limiter ses déplacements en évitant le gaspillage de l'eau de l'air et de la terre.


Le mécanisme est simple : en quelques clics sur Internet vous versez 40 € chez Action carbone, l'un des six prestataires français à proposer ce type de services, votre don subventionnera un projet de développement des foyers de cuisson solaires au Cambodge pour économiser du bois issu de forêts en danger, une construction d'une centrale hydroélectrique à Madagascar, d'une ferme éolienne en Chine, d'une installation de panneaux solaires et d'unité de biogaz dans des zones isolées du Brésil. Grâce à la « compensation carbone », vous pouvez voyager au bout du monde sans culpabiliser pour la pollution générée par votre voyage, car vous allez sponsoriser un projet vertueux pour l'environnement, lequel vous permettra de compenser le dioxyde de carbone (CO2 émis par votre avion pour vous transporter).

 

La compensation carbone volontaire.

Gaz à effet de serre Le marché florissant de la compensation carbone.
Faisant suite à la mise en œuvre du protocole de Kyoto, un nombre croissant d'entreprises, de particuliers et d'acteurs publics s'engagent volontairement à compenser les gaz à effet de serre qu'ils émettent par le biais de prestataires.Plus de 80 opérateurs dans le monde proposent aux citoyens de compenser. Il s'échange déjà plus de 13 millions de tonnes de C02, ce qui représentait près de 55 millions de dollars en 2006, ce montant double chaque année. Des volumes échangés qui pourraient attiser la convoitise et attirer des marchands d'air plus ou moins sérieux.

La compensation carbone manque encore d’information neutre, homogène et à destination de tous les publics, c'est donc pour cette raison que le Geres (Groupe Énergies Renouvelables, Environnement et Solidarités) avec le soutien de l’ADEME a lancé la plateforme Info Compensation Carbone.
Ce centre de ressources destiné au grand public propose une information pédagogique sur le mécanisme de la compensation carbone.

Gaz à effet de serre Les émissions de gaz à effet de serre des différents pays.

Emissions-gaz à effet de serre-mondiales

 

 

>> Un document intéressant à télécharger de l'ADEME Compensation-carbone-volontaire-démarches-et-limites-Doc-Picbleu.pdf

  • Les bonnes pratiques.

    La charte de bonnes pratiques publiée par l'Ademe permet à ceux qui respectent cette charte, inspirée de la méthode de l'ONU, de pouvoir utiliser son logo comme gage de qualité et d'être présents sur son site Internet de l'Ademe.fr. Les consommateurs avertis disposeront donc de plusieurs repères pour garantir la qualité de leur compensation carbone : le respect de la charte de l’Ademe, le respect des critères de l'ONU et les labels.

    Le terme « greenwashing » désigne l'action d'une organisation qui met en avant des stratégies en termes de développement durable et de protection de l’environnement au travers de certains leviers de marketing et de communication, alors même qu'aucun effort significatif n'est mis en oeuvre pour réduire ses propres impacts environnementaux, en particulier ses émissions de Gaz à Effet de Serre (GES).

    La démarche de compensation volontaire peut être parfois décriée et associée à ce phénomène de « greenwashing » du fait qu’une entreprise/collectivité peut y trouver une échappatoire à la réduction de ses émissions. Or, une attitude durable passe d'abord forcément par des actions de réduction de ses propres émissions.


    Pour lutter contre le changement climatique, la première action utile consiste à réduire ses propres émissions de gaz à effet de serre : économies d'énergie, réduction de l'usage de la voiture individuelle, prise de conscience lors de tout type d'achat (exemple en consommant des produits bio, vous participez à la protection de l'environnement et vous vous préservez au maximum des dangers de l'agriculture intensive qui est une source de pollution par l'emploi massif d'engrais et de pesticides).etc.

    Bien que la compensation carbone soit considérée par tous les acteurs comme un outil intéressant dans la lutte contre le réchauffement climatique, la pire des choses serait de faire croire que, pour quelques dizaines d'euros par mois, chaque individu peut continuer à vivre comme si plusieurs planètes étaient à sa disposition...

     

     

    Il est possible de limiter ses déplacements privés et professionnels qui sont des gros pourvoyeurs de CO2 surtout lorsque le véhicule roule avec une seule personne à bord. Photo Picbleu®

     

  • Je limite mes déplacements : Le transport aérien : un énorme pourvoyeur de gaz à effet de serre

    Pour les professionnels, la technologie permet d'utiliser des moyens sophistiqués pour communiquer (téléphone, courrier électronique, multiplex, visioconférence, conférence téléphonique, etc.). Bénéfice : gain de temps, d'argent, de fatigue, de santé et d'émissions de CO2.

    Je privilégie les destinations de proximité :
    Plus la destination est lointaine plus l'avion est logique or voici quelques chiffres pour vous aider dans votre réflexion :


    Gaz à effet de serre Le transport aérien : un énorme pourvoyeur de gaz à effet de serre :

    2 exemples :

    Un aller-retour Lyon-Rlo de Janeiro en avion pour deux personnes produit l'équivalent de 9 662 kg de C02.
    900 avions traversent l'Atlantique tous les jours et consomment en moyenne 2600 litres de l'heure de kérosène par réacteur.

    Sur un avion de ligne, chaque réacteur (4 sur un avion de ce type) consomme 2600 litres de kérosène par heure. Schéma Picbleu ®

     

     
    Consommation des moyens de transport
     
    Équivalent pétrole par passager et par Km
    Grammes
    Avion
    30 à 60*
    Automobile
    30
    Train
    7 à 15*
    TGV
    17
    Autocar
    9

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      

    * Suivant que le trajet s'effectue avec un remplissage complet de passagers ou pas

     

    Sauvez un arbre ! Afin de contribuer au respect de l'environnement ?

     

     

     

     

     

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