La RT 2010

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  • • La prochaine étape devait être la RT 2010.

    • Le poids du secteur du bâtiment en France.

    • Lexique.

    • L’énergie primaire : définition.

    • La règlementation thermique actuelle des bâtiments neufs (actuelle RT 2005).

    • La règlementation thermique actuelle des bâtiments neufs (future RT 2012).

    • La consommation d'énergie primaire des maisons basse énergie.

    • Le label allemand Passiv haus.

     

    La RT 2010 (Règlementation Thermique 2010) n'aura jamais existé, en effet, la RT 2012 (Règlementation Thermique 2012) publiée fin 2010 lui aura été substituée pour une mise en application dans le secteur du bâtiment neuf, qu’il soit destiné à l’habitation (résidentiel individuel) ou pour tout autre usage (tertiaire). L'application de la RT 2012 (règlementation Thermique 2012) au 1er janvier 2013 permet de construire des bâtiments très économes en ressources...en attendant la RT2025...

    La Réglementation Thermique 2012 (RT2012) a pour objectif, tout comme les précédentes réglementations thermiques de limiter les consommations énergétiques des bâtiments neufs qu’ils soient pour de l’habitation (résidentiel) ou pour tout autre usage (tertiaire).

     
    En France, la réglementation thermique 2012 fixe une limite maximale à la consommation énergétique des bâtiments neufs ou rénovés. Cette réglementation concerne notamment le chauffage, la ventilation, la climatisation, la production d’eau chaude sanitaire et l'éclairage des bâtiments.
    Schéma évolution de la réglementation thermique dans le bâtiment

    Graphique ci-dessus : depuis 1974, il existe des régles de performance énergétique à respecter pour la construction. Dans le logement neuf, la réglementation oblige le maître d'ouvrage à réaliser des bâtiments de plus en plus économes en énergie. Le Grenelle environnement accélère le processus engagé.

    Ci-dessus, le logo de la règlementation Thermique 2012. Cliquez dessus pour connaître les détails de ces obligations.

     
    La RT 2010 La prochaine étape devait être la réglementation thermique 2010 (RT 2010).

    Les professionnels devaient préparer les solutions techniques qui permettraient la réalisation de bâtiments à basse consommation permettant d’améliorer la performance énergétique de la construction courante et de préparer la prochaine étape réglementaire (RT 2010). Raison pour laquelle le gouvernement avait mis en place un grand programme de recherche sur les économies d’énergie dans le bâtiment.
    Le protocole instituant ce programme de recherche dénommé PREBAT a été signé le 25 avril 2006, des financements mobilisés à hauteur de 62 millions d’euros sur 3 ans, des recherches visant à développer des solutions techniques permettant :
    — La réalisation de bâtiments neufs consommant moins de 50KWh/m.
    — La rénovation banalisée de bâtiments avec une performance énergétique aussi proche que possible de celle des bâtiments neufs.
    — La réalisation de bâtiments à énergie positive.
    Des projets de recherche ont été engagés : la Fondation Bâtiment Énergie — cofinancée par l’État (CSTB et ADEME) — avait lancé un appel à projets sur le thème des solutions de rénovation dans la maison individuelle existante. Le but étant l'élaboration de solutions techniques pour construire des bâtiments économes en énergie.

    Banner gauche Portail habitat Picbleu  La réglementation thermique 2012 (RT 2012)

     Voir article sur la RT 2012 (règlementation Thermique 2012).
    La RT 2010 Le poids du secteur du bâtiment en France.

    - 30 millions de logements.
    - 800 millions de m2 de bâtiments tertiaires.
    - Croissance annuelle de 1%.
    - Durée de vie égale à environ un siècle.
    - Premier secteur consommateur d’énergie (47%).
    - 2ème secteur émetteur de Gaz à Effet de Serre soit 120 millions de tonnes de CO2 (25% des émission nationales).
    - 32,5 millions de tonnes de déchets de chantier.

    La RT 2010 Lexique

    Valeurs de K, de U (W/m².K) :
    Coefficient de transmission thermique des parois.

    Valeurs de G, GVG :
    Coefficient de déperditions par m3 et par degré (W/m3.K)GV

    Coefficient de déperditions par degré (W/K) :
    Valeur de Ubat, Ubat,ref (W/m².K).

    Coefficient de transmission thermique moyen de l’enveloppe :
    Valeur de C, Cref (kWh d’énergie primaire).

    Consommation d’énergie annuelle du bâtiment :
    Valeurs de Cep (RT 2005) (kWh d’énergie primaire par m²).

    Consommation d’énergie annuelle du bâtiment par m² de Shon :
    Tic, Tic,ref (°C)Température intérieure conventionnelle

    La RT 2010 L'énergie primaire : définition

    Pour fournir une quantité d’énergie à un consommateur, il faut mobiliser une quantité totale d’énergie supérieure, qui inclut les pertes (extraction, production, transformation, transport, distribution, stockage) lors de la chaîne énergétique, et qui est appelée énergie primaire.
    La conversion entre l’énergie utilisable par le consommateur et cette énergie primaire est différente selon que l’énergie utilisée est d’origine électrique ou combustibles fossiles.
    Pour disposer d’une certaine quantité d’électricité utilisable dans un logement, il faut produire au total 2,58 fois cette quantité à l’origine. La différence, soit 1,58 fois la quantité utilisable, est dissipée sous forme de pertes avant le compteur d’électricité du particulier. Ces pertes se situent par exemple :

    — Dans la centrale de production électrique.
    — Dans les câbles du réseau d’acheminement et dans les transformateurs, sous forme de chaleur.

    Il faut 2,58 kWh d’énergie primaire pour produire 1 kWh d’énergie finale électrique non issue du photovoltaïque décentralisé. En ce qui concerne les énergies fossiles, ces pertes, par exemple lors de la production et du transport, sont négligées car il faut un peu plus de 1 kWh d’énergie primaire pour produire 1 kWh d’énergie finale d’origine fossile. La quantité d’énergie primaire est actuellement arrondie à 1 kWh.

    La RT 2010 La règlementation thermique des bâtiments neufs (Rappel de la RT 2005 appliquée depuis le 1er septembre 2006):

    Les usages visés : Le chauffage, l’eau chaude sanitaire, les auxiliaires, l’éclairage, le rafraîchissement.

    Ses orientations :

    — Exprimer les consommations en kWhep/m2
    — Introduire une limite de consommation en kWhep/m2 = Cepmax (110 kWh pour les énergies fossiles et 190 kWh pour l’électricité).
    — Poursuivre l’intégration des énergies renouvelables
    — Valoriser la conception bioclimatique
    — Préconiser un meilleur confort d’été et limiter le recours à la climatisation
    — Améliorer la performance énergétique de 15 % (Renforcement des exigences)
    — La synthèse des calculs est exigée avant la fin des travaux (Lien avec le diagnostic de performance énergétique).

     
    Type de chauffage
    Zone climatique (*)
    Consommation conventionnelle pour le chauffage, le refroidissement et la production d’ECS en kWh primaire /m²/an
    Combustibles fossiles
    H1
    130
    H2
    110
    H3
    80
    Chauffage électrique
    (y compris les pompes à chaleur)
    H1
    250
    H2
    190
    H3
    130

                                  

    La RT 2010 La règlementation thermique des bâtiments neufs (historique vers la RT 2012)

    • Label Haute Performance Energétique
    –  HPE 2005= Créf –10%
    –  THPE 2005= Créf–20%
    –  HPE Energies Renouvelables
    –  THPE Energies Renouvelables
    –  Très basse consommation à 50 kWep/m2

       RT 2005 uns_003c.jpeg RT 2012

     

     

    Ci-dessus : consommation de chauffage des maisons individuelles en kWh énergie primaire / m2 de Surface Habitable.

     

    La RT 2010 Les bâtiments à basse consommation d’énergie : L’exemple du label allemand Passiv haus :

    Ci-dessus, le label Passiv haus = Consommation chauffage : 15 kWh/m2 par an en énergie primaire. Puissance de pointe du chauffage : 10 W/m2. Consommation totale du logement : 120 kWh/m2.an en énergie primaire.

    1. Conception climatique : orientation, plantation, vitrage, espaces tampons.
    2. U des parois opaques : < 0,16 (20 cm à 30 cm d’isolant).
    3. U fenêtres : < 0,8 ( triple vitrage argon).
    4. Système et détails constructifs permettant de limiter les ponts thermiques et la perméabilité à l’air.
    5. Une ventilation double flux avec récupération d’énergie.
    6. Chauffage : gain solaire passif, apports internes, apports par des systèmes solaires actifs optimisés Ou Système compact qui assure conjointement le renouvellement d’air, le chauffage et la production d’ECS.

     

     
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