Le bois déchiqueté, pouvoir calorifique, émissions CO2

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Bûches de bois de chêne pour l'énergie de chauffage Picbleu

 

Comme toutes les énergies, le bois déchiqueté possède des avantages et des inconvénients qu'il faut étudier avant de faire son choix. Cet article traite de la définition des plaquettes à bois déchiqueté, des chaudières à bois déchiqueté, de l'entretien, des coûts, des rendements, des avantages et des inconvénients de cette énergie dont la filière est en développement constant en France.

Sommaire

  1. La capacité énergétique
  2. Le pouvoir calorifique suivant le taux d'humidité du bois
  3. Pouvoirs calorifiques des différentes essences de bois

1. La capacité énergétique

Le pouvoir calorifique du bois déchiqueté varie suivant son degré de séchage. Sa valeur énergétique peut varier de 2200 à 3900 kWh/tonne. Le bois déchiqueté est adapté au chauffage de grandes habitations, ce combustible permet d’alimenter une chaudière de chauffage central entièrement automatisée et à régulation de température très précise. Ses caractéristiques et son prix le rendent très intéressant lorsque l'on dispose d'une grande maison et de suffisamment de place.

Avantages et inconvénients du bois déchiqueté de chauffage.

La capacité énergétique des plaquettes vertes varie de 2200 à 2800 kWh/tonne pour une humidité comprise entre 40 et 50 %.
La capacité énergétique des plaquettes sèches varie entre 3300 et 3900 kWh/tonne pour une humidité comprise entre 20 et 30 %.

2. Le pouvoir calorifique suivant le taux d'humidité du bois

Le pouvoir calorifique (PCI-PCS) est la quantité d’énergie obtenue par la combustion d’une unité de poids du bois : elle peut être mesurée en kWh/tonne. Elle varie très peu en fonction de l’essence, mais le pouvoir calorifique varie énormément en fonction de l’humidité du produit, voir tableau ci-dessous. 

Pouvoir calorifique en tenant compte du % d’humidité
Taux d’humidité du produit
Pouvoir calorifique en KWh/tonne
20 % d’humidité
3900
30 % d’humidité
3300
40 % d’humidité
2800
50 % d’humidité
2200

3. Pouvoirs calorifiques des différentes essences de bois

Les différentes essences ont des pouvoirs calorifiques très voisins lorsqu'elles sont comparées par unités de poids, mais elles peuvent avoir des densités différentes. Le peuplier étant plus léger que le châtaignier, il faudra trois mètres cubes de plaquettes de peuplier pour fournir la même énergie que celle fournie par deux mètres cubes de châtaignier.

Un mètre cube de plaquettes de bois tendre ne fournit généralement que les 2/3 de l’énergie fournie par un équivalent en bois dur, car les bois tendres sont plus légers que les bois durs. Il est donc important de se faire préciser l’essence au moment de l’achat du produit. La norme Qualiflam’Bois a regroupé les essences en trois groupes :

Tableau de classement des essences. Doc Acqualys.jpeg

  • Les chaudières au au bois déchiqueté

    Les puissances disponibles sont à adapter exactement aux besoins pour éviter un sous fonctionnement qui devient polluant pour l’environnement et destructeur pour la durée de vie de la chaudière.

    Chaudière à bois Documentation Acqualys

     

     

    Différents constructeurs de chaudières à bois proposent des appareils fonctionnant uniquement aux granulés de bois, au bois déchiqueté, aux plaquettes de bois, aux briquettes de bois, à la poussière de céréales ou aux céréales.

  • Quelles sont les précautions à prendre pour le bois déchiqueté ?

    Le taux de poussière ne dépasse pas 5 % de la masse totale du bois. Le taux de moisissures est à surveiller attentivement car certaines sont nocives pour la santé, il est donc impératif de porter un masque pour la manipulation du bois déchiqueté.

    Inscrivez-vous un expert Picbleu vous appellera

  • Tableau comparatif des émissions de NOx, CO2 et particules. Bois, fioul et gaz.

    Le tableau ci-dessus indique clairement qu'il n'existe pas d'énergie parfaite.

    Ni les fabricants, ni les énergéticiens, ni les vendeurs ne possèdent la source d'énergie ou la technique idéale « écologique » qu'elle soit proposée par une pompe à chaleur (avec les nombreux rejets très polluants des centrales nucléaires disséminées sur le territoire français), ni avec la filière bois qui émet beaucoup de particules et de produits de combustion dans l'atmosphère(production/transport/combustion), ni avec le gaz naturel qui émet également des produits de combustion sans particules fines mais qui n'est pas plus vertueux lors des procédés d'extraction du méthane (voir tableau ci-dessus- Source association Suisse gazière).

    Schéma des atteintes à la qualité de l'environnement

     

     

    Ce tableau indique clairement qu'il n'existe pas d'énergie parfaite. Ni les fabricants, ni les énergéticiens, ni les vendeurs ne possèdent la source d'énergie ou la technique idéale « écologique » qu'elle soit proposée par une pompe à chaleur (avec les nombreux rejets très polluants des centrales nucléaires disséminées sur le territoire français), ni avec la filière bois qui émet beaucoup de particules et de produits de combustion dans l'atmosphère (production/transport/combustion), ni avec le gaz naturel qui émet également des produits de combustion sans particules fines, mais qui n'est pas vertueux lors des procédés d'extraction du méthane (voir tableau ci-dessus - Source association Suisse gazière).

    Une comparaison avec le fioul (mazout) et le gaz naturel montre que le chauffage au bois lorsqu'il est insuffisamment ou mal brûlé peut affecter toujours aussi gravement la qualité de l’air. Si, du fait de son bilan CO2 neutre, on peut accepter le chauffage au bois dans les espaces boisés et moins menacés, il en va autrement dans les zones à forte densité de population. Il faut en outre, tenir compte du fait que le bois ne contient que la moitié de l’énergie du fioul (qui est aussi un grand polluant lors de sa filière production/transport/combustion), et doit être transporté par camion, facteur supplémentaire d’abaissement de la qualité de l’air à l’échelle locale. Le gaz naturel fait mieux sur ce plan, étant donné qu’il est transporté sans émissions par l’intermédiaire d’un réseau de conduites qui est enterré, mais il reste aussi une énergie fossile limitée qu'il faut préserver. Il faut prendre conscience qu'il n'existe pas d'énergie parfaite ni miraculeuse, seule l'efficacité énergétique des appareils de chauffage ainsi que l'isolation des constructions sont les solutions pour économiser l'énergie et limiter les gaz à effet de serre.

    Les chauffages au bois 

    Les chauffages au bois peuvent aujourd’hui et à l’avenir émettre sept fois plus d'oxydes d’azote (NOx) que les chauffages au gaz naturel comparables. Les oxydes d’azote pèsent sur l’environnement en renforçant la formation d’ozone troposphérique. Dans le cas du monoxyde de carbone (CO), toxique pour les êtres humains et les animaux, le gaz naturel donne des résultats au moins 10 fois meilleurs que le bois. En pratique, il peut même faire plus de 100 fois mieux (voir les valeurs effectives dans le tableau ci-dessus).

    N. B. Les émissions de particules fines autorisées pour le bois dans le cadre de l’OPair restent dangereusement élevées, cela doit avant tout être vu comme une concession politique à l’économie forestière.

    1  Les valeurs limites applicables au bois se fondent sur une valeur de 13 % d’oxygène résiduel dans les gaz de combustion. Pour qu’une comparaison avec le mazout et le gaz naturel soit possible, la valeur indiquée dans le tableau a été extrapolée à 3 %.
    2 Les valeurs limites pour le bois sont partiellement en contradiction avec les exigences des normes EN pour les chaudières à bois, ce qui exige une future mise au point.

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