Energie

Le gaz naturel énergie fossile est-il vraiment une énergie propre

Date de création :
Date de mise à jour : 17/10/2020
Temps de lecture : 4 minutes

Le gaz naturel est une appellation commerciale du gaz méthane qui fait immédiatement penser aux ruminants auxquels on a reproché leurs rejets en oubliant le transport aérien qui est une catastrophe pour la qualité de notre air ou le transport par moteurs à explosion qui est un poison journalier pour des milliards de terriens. Le gaz naturel est un mélange gazeux d'hydrocarbures naturellement présent dans certaines roches poreuses. 

  1. Le gaz naturel est-il naturel ?
  2. Les gisements de gaz naturel
  3. Les solutions de remplacement
  4. Les conséquences du réchauffement
  5. L'activité humaine est responsable 
  6. Taux d’ensoleillement solaire

Date de publication : 11/03/2018
Date de mise à jour : 13/09/2020
Temps de lecture : 7 minutes

Le gaz naturel est-il naturel ? 

  • Le gaz naturel moins polluant que le pétrole ou le charbon reste une énergie fossile. 
  • Il est extrait par forage dans des gaz de champs (d'où est également extrait le butane et propane).
  • L’extraction gazière et pétrolière entraîne des fuites de gaz méthane le principal composant du gaz naturel (1).
  • Le gaz naturel est utilisé principalement comme combustible fossile ou par la carbochimie.
  • En raison de ses réserves prouvées, il faut l'économiser en limitant les déperditions des bâtiments.

(1) Les fuites de gaz naturel représenteraient 1,4 % de la production brute globale de gaz aux États-Unis. (Source agence américaine de protection de l’environnement). 

Les gisements de gaz naturel 

Les réserves de gaz sont limitées à un demi-siècle au rythme actuel. 3 pays possèdent 50 % des réserves mondiales.

  1. Russie 27 %,
  2. l’Iran 15 %,
  3. Qatar 14 %.

Les conséquences du réchauffement 

Elles sont désormais visibles, les nombreuses réunions des pays pour la transition énergétique n'ont pas fait évoluer les consommateurs. La limitation des émissions de CO2 liées à l’énergie et au transport n'est pas suffisante pour limiter une hausse des températures constante.

Les polluants 

  • La vapeur d'eau est le gaz à effet de serre le plus important dans l'atmosphère (26 %),
  • le dioxyde de carbone ou gaz carbonique (CO2) est le second GES responsable (60 %) du réchauffement.

Emissions globales de CO2

  • Le charbon 44,2 %.
  • Le pétrole 34,6 %. Source Agence Internationale de l’Énergie (AIE).

Les solutions de remplacement 

Certains voudraient remplacer l'appellation commerciale par « gaz d’origine fossile ». Question : cela résoudrait-il la problématique du réchauffement ?

Quelle énergie pourrait remplacer le gaz « naturel » ?

Une centrale nucléaire émet du CO2, mais de manière indirecte. Le cycle nucléaire est responsable d'émissions de gaz à effet de serre parfois non pris en compte dans les calculs. Les chiffres servent ainsi à ceux qui plaident en faveur du recours au nucléaire pour lutter contre le changement climatique.

Le nucléaire source d’énergie décarbonée ?

  • Beaucoup d'articles souvent orientés donnent des solutions en faveur d’une énergie : le nucléaire.
  • Rappelons que les 49 réacteurs nucléaires placés sur des zones stratégiques (fleuves, cours d'eau, etc.) utilisent l'eau massivement comme refroidisseur,
  • Une centrale nucléaire restitue l'eau à l'environnement avec une température élevée de 6 degrés.
  • De la vapeur d'eau s'échappe en permanence des tours de refroidissement...or la vapeur d'eau est le principal GES
  • Parmi les solutions, le nucléaire est présenté comme une source d’énergie décarbonée et « propre ». À tort, au moins en partie.

Les chiffres

L’ADEME indique à égalité, 6 grammes le contenu en CO2 du kWh à la production pour l’hydraulique et le nucléaire, 7 grammes pour l’éolien, 55 grammes de CO2 par kWh pour le photovoltaïque, 418 pour le gaz, 730 pour le fioul, 1060 g par kWh pour le charbon.

Il est possible de faire des études pour calculer l'impact des énergies. Des chiffres, il est possible d'en tirer des conclusions très diverses.

  • Il faut tenir compte de l'extraction de l'uranium qui comme le gaz n'est pas vertueuse. Pour l'uranium, la pollution est importante pour toute la chaîne de fabrication.

Les techniques d'extraction conventionnelles

  • Mines d'uranium à ciel ouvert (28 %)
  • Travaux miniers souterrains (43 %)
  • Injection de solutions acides (lixiviation in situ).

 

Le parc nucléaire en France

  • Le parc nucléaire vieillissant va mobiliser des sommes incalculables.
  • Il est impossible de le démanteler il faut donc l'utiliser, mais avec discernement et ne pas inciter les usages électriques.
  • Le mix énergétique doit favoriser les énergies renouvelables comme le soleil, énergie vertueuse par excellence.

 

L'activité humaine est responsable 

Les humains de plus en plus nombreux consomment de plus en plus et ont un impact de plus en plus important sur l'environnement.

Dans les pays industrialisés

Un grand nombre d'usages comme les cheminées de chauffage, les pots d'échappement de véhicules ou bateaux, les réacteurs d'avion émettent d'énormes quantités d'effluents gazeux contenant en moyenne 20 % de CO2. Tous les moteurs à combustion de carburants carbonés polluent l'air en se diluant et augmentent de plus en plus l'effet de serre.

  • transports : 29 %
  • industrie : 20 %
  • agriculture : 17 %
  • résidentiel-tertiaire : 16,5 %
  • industrie de l'énergie : 11 %.

Source chiffres clés du climat Ministère de la transition écologique et solidaire, 28 novembre 2019, pages 36 et 37. 

Taux d’ensoleillement solaire 

Les pro "quelque chose" se gargarisent en disant que le solaire est intermittent comme les énergies renouvelables (éolien). 

Les énormes avantages

  • Le soleil émet une énergie considérable et gratuite,
  • Les toits peuvent être utilisés pour capter l'irradiation solaire pour fabriquer de l'électricité et la chaleur pour produire de l'eau chaude sanitaire,
  • Il existe des solutions de stockage par batterie et des stations de transfert d’énergie par pompage ou par stockage d'air comprimé.