« Le tout nucléaire a été une erreur collective »

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Dans le cas du combustible nucléaire neuf, la radioactivité accrue est due à la présence des isotopes du plutonium dont les périodes de durée de vie s'échelonnent entre 14 ans et 370 000 ans, celles de l'uranium-238 et de l'uranium-235 sont respectivement de 700 millions et 4.5 milliards d'années. La radioactivité varie en raison des périodes, par exemple l'uranium se manipulerait théoriquement à mains nues alors que les pastilles de MOX contenant du plutonium sont environ un million de fois plus radioactives et nécessitent d'infinies précautions. Pour 1 tonne de combustible irradié, une fois traitée, cette tonne fournit 950 kg d'uranium « de retraitement » et 10 kg de plutonium « séparé », les 40 kg restants contenant les produits de fission, les coques, les embouts (reste de gaines) sont considérés comme des « déchets ultimes ». Ces produits particulièrement dangereux sont expédiés à Bure dans la Meuse pour y être conservés 100000 ans dans le meilleur des cas.

D'après AREVA 96 % des déchets sont recyclés et 4 % d'après les spécialistes des associations qui siègent au Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire.En réalité, 15 % sont expédiés en Russie pour y être enrichis et le reste va rejoindre les quelques 22000 tonnes stockées au Tricastin plus les 260000 tonnes d'uranium appauvri d'origine naturelle. Les combustibles irradiés sont transportés à la Hague, deux tiers sont soumis à un traitement complexe : les crayons d'uranium enrichi sont cisaillés puis dissous dans de l'acide nitrique. La solution obtenue est un mélange d'uranium, de plutonium et de produits de fission. Il faut filtrer ces éléments, les épurer et les séparer. L'usine de la Hague coûte 1 milliard d'euros par an et occasionne d'importants rejets gazeux et liquides responsables de 80 % des doses collectives de toute l'industrie Francaise.Le MOX « oxyde mixte d'uranium et de plutonium » est un combustible fabriqué par Areva et employé dans l'Hexagone depuis 1987.

La radioactivité du plutonium est considérablement plus élevée que celle de l'uranium enrichi, ce qui représente un risque supplémentaire en cas d'accident nucléaire, le MOX contient 5 à 10 % de plutonium. Après une demande d'EDF en avril 2010 d'utiliser plus de MOX au Blayais, l'Autorité environnementale avait obtenu un an plus tard une suite favorable au dossier, puis suite une enquête publique fin 2011, l'Autorité de sécurité nucléaire avait émis un avis favorable en octobre 2012. L'ASN a considéré « que l'expérience acquise depuis 1987 sur l'utilisation du MOX dans les réacteurs nucléaires français n'a pas fait apparaître de comportement du combustible différent en exploitation de celui du combustible à l'uranium enrichi ». Le ministère de l'Écologie et de l'Énergie a déclaré dans un communiqué que le MOX déjà utilisé dans les réacteurs 1 et 2 de la centrale du Blayais proche de Bordeaux pourrait être employé dans les autres réacteurs 3 et le 4, ce qui portera à 22 réacteurs sur 58 le nombre de réacteurs français utilisant le combustible MOX. Les quatre réacteurs du Blayais (900 mégawatts chacun) font partie de la génération de réacteurs la plus ancienne actuellement en fonctionnement en France.

  • • Le programme énergétique de Mr François Hollande.
    • Mr Nicolas Sarkozy avait reconnu une « erreur collective » de la France.
    • Le retard Francais.
    • Le développement des énergies renouvelables.
    • Le tarif d'achat des énergies renouvelables.
    • La fiscalité réduite et la taxe carbone.
    • Les autres pages sur le nucléaire.
    • L'aide d'ACQUALYS.
    Le moyen de faire bouillir de l'eau le plus dangereux : le nucléaire
    Une centrale nucléaire sert à chauffer de l’eau à 320 ° sous une pression donnée ou de la faire bouillir afin de produire de la vapeur à 300 °, l'eau portée à haute température produit de l’électricité grâce à un turboalternateur, comme dans une simple chaudière à charbon, à fioul ou à gaz. La chaleur dégagée par le combustible est évacuée par de l’eau pour les réacteurs à eau sous pression ou par de la vapeur produite par l’ébullition de l’eau pour les réacteurs à eau bouillante. Un réacteur nucléaire est donc une chaudière dans laquelle la chaleur au lieu d’être produite par la combustion d'un combustible classique est produite par la fission des noyaux d’uranium 235 contenus dans le combustible constitué de « crayons » d’uranium ou d’oxyde d’uranium. La réaction en chaîne est issue de la fission nucléaire. Ces explosions de noyaux d’uranium donnent naissance à des produits de fission propulsés à haute vitesse et provoquent la montée en température du combustible. Cette réaction est particulièrement instable et fortement radioactive, émettant des rayonnements qui produisent un réchauffement du combustible. L’inconvénient de cette production de chaleur est la production de matières radioactives extrêmement dangereuses. Les matières radioactives doivent être confinées au coeur du réacteur et éviter la contamination qui pourrait s’échapper du réacteur du fait d’un accident.   Le moyen pour arrêter la réaction en chaîne par exemple pour remplacer les combustibles usés par des combustibles neufs est d'utiliser des barres de contrôle dont le matériau absorbe les neutrons. Les produits de fission radioactifs produisent une intense chaleur et il est impératif de refroidir les combustibles par circulation d’eau de refroidissement. Il existe de nombreux autres moyens de produire de l’électricité sans faire bouillir de l’eau qui participe au réchauffement et à la production de vapeur d'eau dans les tours de refroidissement.
    Les risques d'accident nucléaire : de l'improbable à l'imprévisible
    La perte du refroidissement est la pire catastrophe qui pourrait arriver à une centrale nucléaire. Cette panne peut être due à des défaillances techniques lés au fonctionnement des systèmes de sécurité comme en 1979 l'accident de Three Mile Island aux États-Unis, soit par la perte d’alimentation électrique des pompes soit une défaillance du réseau avec la panne de groupes électrogènes diesels de secours, par exemple à cause d’une inondation à la centrale du Blayais en Gironde en 1999, soit par la destruction de la salle des machines comme l'accident de Fukushima au Japon en 2011. Lorsque le cœur du réacteur n’est plus refroidi, la chaleur résiduelle fait fondre partiellement ou totalement le combustible. La destruction interne du réacteur, mais aussi à la projection à l’extérieur de quantités plus ou moins considérables de gaz et de matières radioactives.  Les détracteurs de ces énergies alternatives oublient qu'aucune de ces énergies n’a bénéficié des soutiens publics colossaux qui ont accompagné depuis l’origine le développement de l’énergie nucléaire. Le but initial était bien sûr de développer du plutonium dans la course aux armements. Tout en ignorant le danger improbable imprévisible d'une catastrophe nucléaire lié à la puissance destructive de l'atome, non maîtrisable, incontrôlable, dont le pouvoir effrayant radiatif, invisible et polluant s'étale dans le temps et dans l’espace. Les faits sont là, mais seul le discours officiel a changé, car l'on est passé d'un risque zéro à un risque calculé. D'autres techniques comme l'hydraulique avec les barrages, production au fil de l’eau, l'éolien, le solaire photovoltaïque public et en auto consommé, la géothermie à basse température ou à haute température, les énergies marines marémotrices, l'énergie des vagues, les hydroliennes utilisant les courants marins, l'énergie thermique des mers, etc. Il est possible de se passer du nucléaire, sans se priver d’électricité et sans retourner à la bougie ou aux cavernes. La priorité qui s’impose est de réduire toutes énergies y compris les consommations d’énergie électrique par la sobriété et l’efficacité énergétique.
      Le programme énergétique de Mr François Hollande 
    Les idées de campagne de Mr Francois Hollande président de la République Française concernant l'énergie nucléaire : « Une politique cohérente de montée du renouvelable »
    • Réduire la part du nucléaire, un plan appliqué « sans psycho-rigidité », selon son entourage.
    • Fessenheim –La plus ancienne des centrales nucléaires sera arrêtée. La date n'est pas précisée.
    • Le nouveau réacteur EPR de Flamanville sera conduit à son terme.
    • La filière de retraitement des déchets nucléaires sera préservée.
    • Durant son quinquennat, aucune autre construction de centrale nucléaire ne sera lancée
     Ramener la part du nucléaire dans le mix à 50 %
    L'objectif est de ramener la part du nucléaire dans le mix électrique de 75% à 50% à l'horizon 2025. (« 2025-2030 », selon son conseiller énergie). La « transition énergétique » prendra trois quinquennats et supposera « des étapes d'évaluation en fonction des progrès de la science et des prix relatifs de chaque source d'énergie ». L’investissement dans la maîtrise de la demande énergétique et les énergies renouvelables serait doublé (prévision d'investissement 10 Mds d'euros). Ces montants pourraient être gérés par un « Fonds de transition énergétique » au sein de la nouvelle banque publique d’investissement. De plus, diverses incitations fiscales destinées à la consommation ainsi que la production contribueraient au développement d'une industrie dont le CEA et AREVA sont les opérateurs désignés.
     Les énergies fossiles
    Concernant les énergies fossiles, François Hollande concernant le gaz de schiste a déclaré que « pour l'instant, il n'était pas question de l'exploiter en France ». Mais, prudent a ajouté, « il ne faut jamais rien écarter, surtout si des recherches démontrent qu'on peut obtenir ce gaz sans nuire à la nature ».Alors que la France veut réduire la part du nucléaire dans son bouquet énergétique et ferme la porte à l'exploitation des gaz de schiste, elle souhaite vendre des réacteurs nucléaires à la Pologne et y lancer l'exploitation du gaz de schiste avec la participation du pétrolier Total.
    Rétablissement d'une TIPP « flottante » (baisse des taxes sur le carburant lorsque le prix du baril de pétrole monte et augmentation de ces TIPP lorsque les cours baissent).
     Les économies et l'efficacité énergétique
    Concernant les économies et l'efficacité énergétique, « Un vaste plan qui permettra à 1 million de logements par an de bénéficier d’une isolation thermique de qualité ». « Des mesures de protection des consommateurs avec un tarif de base pour l'essentiel et un tarif progressif pour le confort ».
     La taxe carbone
    Concernant la taxe carbone, François Hollande avait évoqué au printemps 2011 une contribution carbone réservée aux entreprises réalisant un chiffre d'affaires supérieur à 500 000 euros. Il avait également évoqué une « taxe carbone aux frontières » qui frapperait tous les produits importés.
      Le bouquet énergétique
    La France veut réduire la part du nucléaire dans son bouquet énergétique et ferme la porte à l'exploitation des gaz de schiste sur son sol et souhaite vendre à la Pologne des réacteurs atomiques, tandis que le géant français Total y cherche du gaz de schiste. Source AFP. La Pologne ne possède pas de réacteur atomique et produit 90 % de son électricité à partir de son charbon, elle souhaite se doter à partir de 2024 d'une puissance nucléaire de 6 000 mégawatts (MW), (soit l'équivalent de quatre réacteurs EPR). L'électricien et opérateur Polonais PGE va lancer son appel d'offres début 2014 au plus tard et choisir son fournisseur en 2015. La France, avec EDF en chef de file et Areva comme constructeur, est en concurrence avec l'électricien russe Rosatom, les groupes américano-japonais Westinghouse-Toshiba et GE Hitachi, ou encore le coréen Kepco. Au mois de novembre 2012, le premier ministre Waldemar Pawlak aurait déclaré « Quand je pense nucléaire, je pense Areva», mardi, devant un groupe de médias français. Une fois de plus, les intérêts financiers priment et la concurrence internationale -féroce- génère des résultats peu encourageants pour l'environnement et pour l'avenir.
      Mr Nicolas Sarkozy a reconnu une « erreur » concernant le tout nucléaire.

    Le 9 juin 2009, lors d’un déplacement au Bourget-du-Lac, en Savoie, sur le thème du développement des énergies renouvelables, l'ancien président de la République Francaise Nicolas Sarkozy s'était exprimé lors d'une table ronde organisée sur le campus scientifique de l'Université de Savoie sur le thème du développement des énergies renouvelables, en présence d'un millier de représentants des secteurs concernés. Le chef de l'État avait visité l'Institut national de l'énergie solaire et reconnu une « erreur » de la France. 

    Photo officielle du Président de la République  Nicolas Sarkozy
    Lors de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy alors Président de la République s'était engagé à oeuvrer pour l'environnement.

      Le retard Francais dans le domaine des énergies renouvelables.

    Nicolas Sarkozy alors Président de la République avait estimé que le « tout nucléaire » avait été « une erreur collective » : « la France, en tête de tous les pays sur l'énergie nucléaire, pensait ne pas avoir besoin des énergies renouvelables ». Nicolas Sarkozy a imputé collectivement aux gouvernements de droite et de gauche qui se sont succédé ces cinq dernières décennies en France le retard français dans le domaine des énergies renouvelables.
    Au lendemain des élections européennes marquées par la poussée des partis écologistes (16.3 % des suffrages), La presse dans son ensemble soulignait le lien entre ces annonces et le score obtenu en France par Europe Écologie aux élections européennes. Ces annonces intervenaient à la veille de l'examen en deuxième lecture par l'Assemblée nationale, du projet de loi issu du Grenelle.

      Le développement des énergies renouvelables.

    « Le tout nucléaire a été une erreur ». Nicolas Sarkozy alors Président de la République avait ainsi affirmé sa volonté de consacrer autant aux énergies renouvelables qu'à l'énergie nucléaire. « La France, en tête sur les énergies nucléaires, pensait ne pas avoir besoin des énergies renouvelables, c'est une erreur », avait déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une table ronde organisée sur le campus scientifique l'Université de Savoie. »

    Centrale nucléaire de Cattenom. Moselle (57)

    Centrale nucléaire de Cattenom en Moselle. Photo Acqualys

    Cet aveu est une main tendue aux antinucléaires, le premier pas réalisé par le président français de l'époque, qui n'a eu de cesse de militer depuis deux ans, en France et à l'étranger, pour l'exportation du savoir-faire français dans l'atome civil.
    « Là où nous dépensons un euro pour le nucléaire, nous dépenserons le même euro pour la recherche sur les technologies propres », avait-il annoncé. « Ce n'est pas l'un ou l'autre. C'est l'un et l'autre ». « Je réaffirme cet objectif non pas à l'horizon de 2015 ou 2020 [mais] tout de suite, maintenant. »

    Pas question de revenir sur le choix fait dans les années 1960 de doter la France d'une puissante industrie nucléaire, avait dit Monsieur Nicolas Sarkozy. Mais il avait promis de prendre pour les énergies renouvelables des décisions « aussi importantes » que celles prises à l'époque par le général de Gaulle pour l'atome. Nous devons devenir leader des énergies décarbonnées de demain sans rien abandonner de ce que nous avons de notre avance dans le domaine nucléaire », avait-il ajouté.
    « Nous allons devenir leader dans les énergies renouvelables au même titre que nous sommes leader dans les énergies nucléaires », avait-t-il déclaré en précisant que la France dépenserait autant pour la recherche sur les technologies propres et sur la prévention des atteintes à l'environnement.

      Le tarif d'achat des énergies renouvelables.

    « Le tarif d'achat de l'énergie ne connaitra pas de baisse d'ici 2012 », avait-t-il indiqué. Tout en espérant une contrepartie en termes de création d'emplois de la part des entreprises du secteur. Par cette annonce, l'ancien président Nicolas Sarkozy espérait « arriver à faire tolérer le nucléaire à ceux qui y sont opposés », selon ses propres termes. Pour rassurer également les anti éoliens, le Président avait estimé « que l’on doit adapter nos procédures pour voir comment développer le solaire et l'éolien dans nos paysages. »  

    Les détracteurs des énergies alternatives oublient qu'aucune de ces énergies renouvelables et autres n’a bénéficié des soutiens publics colossaux qui ont accompagné depuis l’origine le développement de l’énergie nucléaire en France. Le but initial était bien sûr de développer du plutonium dans la course aux armements. Tout en ignorant le danger improbable imprévisible d'une catastrophe nucléaire lié à la puissance destructive de l'atome, non maîtrisable, incontrôlable, dont le pouvoir effrayant, radiatif, invisible et polluant s'étale dans le temps et dans l’espace. Fukushima : les faits sont là, mais seul le discours officiel a changé, car l'on est passé d'un risque zéro à un risque calculé ou du rsique peu probable au risque imprévisible. D'autres techniques comme l'hydraulique avec les barrages, production au fil de l’eau, l'éolien, le solaire photovoltaïque public et en auto consommé, la géothermie à basse température ou à haute température, les énergies marines marémotrices, l'énergie des vagues, les hydroliennes utilisant les courants marins, l'énergie thermique des mers, etc. Il est possible de se passer du nucléaire, sans se priver d’électricité et sans retourner à la bougie ou aux cavernes. La priorité qui s’impose est de réduire toutes énergies y compris les consommations d’énergie électrique par la sobriété et l’efficacité énergétique.

      La fiscalité réduite et la taxe carbone.

     Jean Louis Borloo

    L'ancien ministre Jean Louis Borloo avait assuré que la taxe carbone qui devait être imposée dès 2011 aux producteurs ne serait pas répercutée sur le consommateur final...

    Le gouvernement avait présenté le 10 juin 2009 devant les députés le Livre blanc de la contribution énergie climat, ou « taxe-carbone ». L'idée de cette « taxe-carbone » avait été défendue par le Pacte écologique de Nicolas Hulot lors des présidentielles de 2007. Elle prévoyait d'instaurer une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre liées aux énergies fossiles dans les transports et dans l'habitat.

    Parmi les autres annonces figure la mise en place d'une « fiscalité réduite » pour les « produits propres », l'organisation d'États généraux des énergies renouvelables, ou encore le changement de nom du CEA et de l'IFP pour intégrer leur composante renouvelable.
    Jean-Louis Borloo avait alors présenté un Livre Blanc sur la « contribution énergie climat », prévoyant une taxe carbone destinée à inciter les producteurs d'énergie, les entreprises et les particuliers, à réduire leur consommation polluante. Le but étant de les inciter à opter pour les énergies renouvelables.

      Les autres pages sur le nucléaire.
    Energie et centrales nucléaires : un sujet qui divise
     Par respect pour l'environnement, merci de n'imprimer cette page qu'en cas de nécessité. Pourquoi ?

     

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