Le trou dans la couche d'ozone dû aux rejets de polluants

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  • • Notre atmosphère.

    • Le trou dans la couche d'ozone.

    • Le protocole de Montréal.

    • Quel est l'état actuel de la couche d'ozone ?

    • Conclusion sur le trou dans la couche d'ozone.

    Le trou dans la couche d'ozone  Notre atmosphère.

    L'atmosphère est constituée de plusieurs couches définies par la variation de la température de l'air et qui diffèrent suivant l'altitude. Cette enveloppe gazeuse extrêmement mince entoure notre planète et grâce à cette fine pellicule de gaz la vie est possible sur Terre. Sans cette couche d'une centaine de kilomètres d'épaisseur et d’une masse de cinq millions de milliards de tonnes, notre planète serait inhabitable comme Mars ou Vénus. Cette couche gazeuse est indispensable au maintien des conditions climatiques que nous connaissons sur notre terre.

    Le trou dans la couche d'ozone  Le trou dans la couche d'ozone.

    Un phénomène spectaculaire, survenant chaque printemps au-dessus du continent Antarctique a été découvert il y a vingt ans, les scientifiques ont remarqué un trou dans la couche d'ozone stratosphérique, le rejet chaque année de milliards de tonnes de polluants dans l'atmosphère par les activités industrielles et agricoles a réussi à modifier la teneur de gaz présents en concentrations extrêmement ténues dans l'air. Ce phénomène constitue un problème majeur pour l'environnement global. Cette destruction observée de l'ozone à haute altitude est la manifestation flagrante que toutes les activités humaines contribuent à perturber l'équilibre naturel de l'atmosphère et du climat. Le trou dans la couche d'ozone n'est pas un phénomène naturel. 

    L’ozone est un gaz climatique et une perturbation d'aussi grande ampleur que le trou d'ozone a immanquablement un impact sur le climat. Certains pseudo scientifiques et certains médias ont émis une hypothèse dangereuse suivant laquelle le trou d'ozone avait toujours existé ou ne serait qu'un phénomène naturel associé aux variations du rayonnement solaire. Une situation de polémique dont il convient de se souvenir à l’heure actuelle, au moment où des individus n'ayant aucune compétence particulière en la matière remettent en question le dérèglement et le réchauffement climatique qui sont avérés. Il a déjà été établi que des cycles catalytiques impliquant des radicaux issus de différentes familles chimiques sont responsables d'une destruction de l'ozone dans la stratosphère. Paul Crutzen, Mario J. Molina et Franz S. Rowland ont obtenu le prix Nobel de chimie en 1995 pour cette découverte.  Une question reste inexpliquée : pourquoi ces réactions chimiques ont-elles diminué de moitié la couche d'ozone en seulement un mois à 20 km d'altitude au-dessus de l'Antarctique . Une destruction extrêmement rapide de la couche d’ozone est subitement apparue à partir de 1979.

    Le trou dans la couche d'ozone  Le protocole de Montréal.

    La ratification du protocole de Montréal à la fin des années 1980 et de ses différents amendements avait pourtant permis de mettre en place les mesures internationales indispensables pour préserver l'ozone stratosphérique
    Le protocole de Montréal a été ratifié il y a 20 ans interdisant l’emploi des gaz contenant des atomes de chlore et de brome dans les réfrigérateurs, les climatiseurs et les bombes aérosol.

    Le trou dans la couche d'ozone  Quel est l'état actuel de la couche d'ozone ?

    Le trou dans la couche d'ozone observé en 2006, est l’un des plus importants jamais enregistrés. Une superficie équivalant à cinquante fois la France. Quel lien y a-t-il entre le problème de la couche d'ozone et le changement climatique ? Y a-t-il un lien entre la destruction de l'ozone dans la haute atmosphère et le renforcement de l'effet de serre ? Aucun scientifique ne peut apporter de réponse affirmative, mais notre machine climatique est aussi fragile que complexe et ces graves problèmes pour l'environnement ne peuvent être dissociés l'un de l'autre.

    Une information positive concerne les émissions des principaux CFC qui représentent actuellement moins du quart de la valeur maximale atteinte à la fin des années 1980 et continuent de diminuer, les émissions d'autres gaz, comme les halons et les HCFC, ont également commencé à diminuer. (Voir article gaz à effet de serre). La production des pays industrialisés s’est stoppée, mais les pays en développement n’arrêteront de produire des CFC qu'en 2010. En effet, de multiples autorisations particulières ont été accordées permettant l'utilisation des CFC (par exemple, des dérogations ont autorisé l'industrie pharmaceutique à utiliser ces gaz pour les pulvérisateurs destinés aux asthmatiques, car des substituts n'ont pas encore été identifiés). La Russie avait signalé qu'elle ne serait pas capable d'honorer ses engagements à la date prévue. De plus, un marché noir des CFC s'est mis en place, avec quelque 20000 tonnes vendues illégalement chaque année. Pourtant, il est avéré que ces gaz sont stables chimiquement et leur temps de vie dans l'atmosphère se compte en dizaines, voire en centaines d'années et même si le pire semble avoir été évité, le dénouement de ce combat écologique sans précédent, qui aura duré une centaine d'années, est riche d’enseignements et reste incertain. Actuellement, tous les médias négligent de nous tenir régulièrement informés de l'état de santé de la couche d'ozone, et ce n’est pas parce que l’information est nulle que le problème est résolu, le trou de la couche d’ozone est toujours aussi préoccupant : aucune amélioration n’est visible.

    Le trou dans la couche d'ozone  Conclusion sur l'état de la couche d'ozone.

    La machine climatique dans son ensemble est un système très complexe que l'homme peut modifier, rompre, ou déplacer, par ses activités industrielles et agricoles par les pollutions qu'elles engendrent. Une fois ce fragile équilibre perturbé, les échelles de temps du système climatique sont telles qu'un retour à la normale ne se fera que sur plusieurs dizaines d’années ou sur plusieurs siècles. Les décisions urgentes à prendre n'hypothèquent donc pas seulement notre avenir proche, mais au moins celui des cinq ou six prochaines générations à venir. Le retour à la normale sera très lent.
    Les interconnexions sont multiples et extrêmement complexes, les processus à considérer et à comprendre relèvent de nombreuses disciplines scientifiques, et le comportement de ce système couplé demeure difficile à prévoir et à modéliser. Cette situation nous désigne le problème environnemental majeur, celui du changement climatique. Les scientifiques, les politiques et les décideurs devront dans l’avenir, gérer ces incertitudes, exploiter et interpréter les résultats avec honnêteté, discernement et prudence et agir efficacement.

    Espérons que ce nouveau défi posé à notre société de consommation trouvera un dénouement heureux favorable à l'équilibre de notre belle et unique planète. L'histoire du comportement humain mis en présence de dangers comme la formation d’un trou dans la couche d'ozone est une belle application du principe de précaution.

    Respect de la nature Sauvez un arbre ! Afin de contribuer au respect de l'environnement, merci de n'imprimer cette page qu'en cas de nécessité. Pourquoi ?

     

     
     
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