Environnement

Les 2 tempêtes de 1999 (Lothar-Martin) et de 2009 Klaus

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Les 26 et 27 décembre 1999, deux tempêtes d’une violence exceptionnelle, Lothar et Martin, ont frappé le nord et l’ouest de la France ocasionnant de nombreux dégats. La forêt Landaise a subi des pertes énormes avec 32 millions de m³ de bois abattus en 1999 contre 45 millions en 2009.

  1. Des rafales d'une vitesse de 200 km/heure
  2. La « La tempête du siècle »
  3. La tempête Klaus est une cyclogenèse

Des rafales d'une vitesse de 200 km/heure 

Le 26 décembre, des rafales de vent de la tempête Lothar atteignant des pointes de 200 km/h ont traversé la Bretagne, la Normandie, l’Île-de-France, la Champagne-Ardenne, la Lorraine, l’Alsace puis l’Allemagne.

La « tempête du siècle »

Le 27 décembre 1999, la tempête Martin s’abat avec une violence encore inconnue sur les régions Poitou-Charentes, Aquitaine et Midi-Pyrénées. Appelée la « La tempête du siècle » cette catastrophe provoque la mort de 92 personnes privant 3,4 millions de foyers d'électricité et de chauffage.


Le 23 janvier 2009, des rafales violentes touchent le nord de l'Espagne (le littoral cantabrique et le littoral galicien), avant de frapper les régions aquitaine, Midi-Pyrénées et en partie le Languedoc-Roussillon, le Poitou-Charentes, puis la Principauté d'Andorre et une partie de l'Italie.

La tempête Klaus est une cyclogenèse 

La tempête Klaus est une cyclogenèse avec un caractère exceptionnel qui a duré entre le 23 et le 25 janvier 2009 occasionnant la mort de 31 personnes en Europe dont 12 en France.

Plus de 1,7 million de foyers ont été privés d’électricité dans un large quart sud-ouest de l'Aquitaine, du Midi-Pyrénées, du Poitou-Charentes, du Limousin et de l'Auvergne.

  • Les tempêtes du 26 et 27 décembre 1999

    Les tempêtes de fin décembre 1999 en Europe ont été dûes à deux dépressions intenses des latitudes moyennes à développement rapide, nommées respectivement Lothar et Martin, qui ont traversé la France les 26, 27 et 28 décembre 1999.  Schéma ci-dessous : vitesse des vents lors de la tempête de 1999 (relevés du 23 décembre 1999 Météo France et Info climat une association).

    Tempête du 23 décembre 1999

  • La tempête Klaus du 24 Janvier 2009

    La tempête Klaus du 24 Janvier 2009

    Ci-dessous, relevés effectués sur les stations d'altitude inférieure ou égale à 500 mètres. ( Source Météo France).


    La tempête Klaus a été un phénomène de cyclogénèse, son intensité exceptionnelle, était comparable aux trois jours de tempêtes de décembre 1999. Après avoir causé de nombreux dommages sur la principauté d'Andorre, le nord de l'Espagne et une partie de l'Italie entre le 23 et le 24 janvier 2009. La tempête Klaus a balayé l’ensemble des départements du sud-ouest (les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et en partie le Languedoc-Roussillon et le Poitou-Charentes, à partir de la deuxième moitié de la nuit du 23 au 24 janvier 2009 puis pendant toute la journée du 24 janvier 2009. Le 24 janvier 2009, les rafales ont dépassé 130 km/h dans l’intérieur des terres, 161km/h à Bordeaux, 150 km/h à Saint-Félix du Lauragais, 170 km/h sur les côtes Atlantiques et dépassé 190 km/h sur le littoral Méditerranéen de l’Aude et des Pyrénées Orientales.


    La vitesse du vent a atteint des niveaux comparables à ceux de la tempête de décembre 1999 qui avait frappé le sud du pays au cours de laquelle des rafales de 175 à 198 km/h avaient été observées à Saint-Denis d’Oléron.

    La tempête qui a ravagé le Sud Ouest le 24 Janvier 2009 est une des conséquences de l'activité humaine, ce genre de phénomène devant se reproduire car aucune région du monde n'est épargnée.

    Carte tempête de 1999. Doc Acqualys

  • 60 % de la forêt des Landes a été détruite

    60 % de la forêt des Landes a été détruite pendant la tempête Klaus de 2009,

    Selon l'Inventaire forestier national, un établissement public à caractère administratif chargé de l'inventaire permanent des ressources forestières, chargé de la coordination de l'évaluation des dégâts avait estimé à 32 millions de m³ de bois abattus en 1999 contre 45 millions en 2009.

    Sur la photo ci-dessous, une zone de passage de la tempête qui a laissé quelques arbres décapités, à certains endroits, les vents ont absolument tout détruit. Photo Acqualys

    Passage de la tempête de 1999 Landes Portail habitat Picbleu

    Une perte colossale

    60 % de la forêt des Landes a été détruite pendant la tempête Klaus de 2009, soit environ 45 millions de m³ d'arbres abattus. Le seul massif des Landes de Gascogne totalise 39 millions de m3 de bois détruits soit quatre fois la récolte annuelle. Photo Picbleu

    Arbres abattus Landes tempête de 2009 Portail habitat Picbleu

  • Conclusion sur le climat

    La machine climatique dans son ensemble est un système très complexe que l'homme peut modifier, rompre, ou déplacer, par ses activités industrielles et agricoles par les pollutions qu'elles engendrent.

    La planète est une merveille absolue dans son fonctionnement, mais une fois ce fragile équilibre perturbé, les échelles de temps du système climatique sont telles qu'un retour à la normale ne se fera que sur plusieurs dizaines d’années ou sur plusieurs siècles. Les décisions urgentes à prendre n'hypothèquent donc pas seulement notre avenir proche, mais au moins celui des cinq ou six prochaines générations à venir. Le retour à la normale sera très lent.

    Les interconnexions sont multiples et extrêmement complexes, les processus à considérer et à comprendre relèvent de nombreuses disciplines scientifiques, et le comportement de ce système couplé demeure difficile à prévoir et à modéliser. Cette situation nous désigne le problème environnemental majeur, celui du changement climatique. Les scientifiques, les politiques et les décideurs devront dans l’avenir, gérer ces incertitudes, exploiter et interpréter les résultats avec honnêteté, discernement et prudence et agir efficacement.

    Espérons que ce nouveau défi posé à notre société de consommation trouvera un dénouement heureux favorable à l'équilibre de notre belle et unique planète. L'histoire du comportement humain mis en présence de dangers comme la formation d’un trou dans la couche d'ozone est une belle application du principe de précaution.

  • Le remède est dans le mal

    Deux conséquences sont possibles : soit selon les extrémistes du désastre l'humanité court au chaos et à l'extinction du genre humain, soit selon la phrase de Jean Starobinski « le remède est dans le mal » des marges de manoeuvre existent.

    La vérité est entre les deux et le curseur doit être placé à égale distance. Cette succession de crises financières dues à la cupidité de certains à la volonté de certains peuples d'accéder à un niveau de vie acceptable crée un déséquilibre notable.

    Il faudra que l'humanité se débarrasse du capitalisme vil, du consumérisme et d'un certain matérialisme en adoptant des idées nobles tout en devenant l'amie de la terre débarrassée des théories de l'accusation pour devenir une défense généreuse de toutes les richesses que la planète possède. De toute manière, la terre survivra quoi qu'il advienne.

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