Chauffage

Les pompes à chaleur : Conseils

Date de mise à jour : 03/03/2021

Mise en garde sur les sociétés d'installation de systèmes de pompes à chaleur et autres systèmes appelés improprement « géothermiques », cet article rétablit toute la vérité sur le secteur de l'installation des pompes à chaleur et la géothermie. Les idées reçues sont souvent dénuées d'objectivité et plus proches du fantasme que de la réalité. Les « énergies renouvelables », c'est l'actualité d'aujourd'hui , mais attention, ce marché porteur attire beaucoup de monde.

  1. Les pompes à chaleur : les sociétés douteuses
  2. Développement de la pompe à chaleur
  3. Questions sur les pompes à chaleur
  4. Le coefficient de performance COP instantané
  5. La pompe à chaleur : un système non polluant ?
  6. Les pompes à chaleur « géothermiques »

Installer une pompe à chaleur

Quels sont les conseils que vous donneriez pour l'installation d'une pompe à chaleur ?

Si vous-même ou votre entourage avez un projet d'installation d'une pompe à chaleur, voici quelques conseils de base :

1) Attention aux Sociétés Nationales. Les concessions ne sont pas toujours à la hauteur de la publicité nationale : qualité et savoir-faire.
2) Demandez à voir des chantiers de la concession et non de celle du département voisin ou d'un autre installateur.
3) Exigez une étude thermique pour l'installation d'une PAC (pompe à chaleur) et un engagement écrit des consommations et performances annoncées.
4) Ne pas verser d'acompte trop important.
5) Souscrivez à une protection juridique.

Les pompes à chaleur : les sociétés douteuses 

Connaissez vous des dérives commerciales dans le secteur des pompes à chaleur ?

Il y en a beaucoup, de nombreux usagers floués nous contactent depuis des années avec toujours le même modus operandi. Un commercial qui promet monts et merveilles puis fait signer des papiers juste pour voir si les personnes sont éligibles aux aides et bien sûr sans engagement de leur part. Il s'agit d'un bon de commande avec un crédit à la consommation qui minimise le montant généralement abusif.

Voici un exemple de dérives commerciales avec un lien sur une association de clients lésés. Collectif France.

Développement de la pompe à chaleur 

Comment les entreprises nationales développent-elles les pompes à chaleur ?

  • Sites Internet vantant les qualités du produit,
  • Pompe à chaleur à 1 euro heureusement inderdit à partir de l'été 2021 (beaucoup de mauvaises pratiques de détournement d'argent public),
  • Actions de publicité et de relations presse menées au niveau national contribuent à la notoriété des enseignes locales.
  • Achats de fichiers de permis de construire.
  • Démarchage téléphonique (même si c'est interdit en France les plateformes se sont déplacées à l'étranger).
  • Mise à disposition de publicité sur lieux de vente (PLV).
  • Catalogue des produits,
  • Book commercial,
  • Ouvrages et publications sur la géothermie et l’aérothermie,
  • Extranet et Hotline technique,
  • Logiciels de calcul développés pour les bureaux d'études qui favorisent fortement les usages électriques,
  • Publicité sur magazines.
  • Présences sur les foires et salons en France.

 

Questions sur les pompes à chaleur 

Pourquoi Picbleu ne classe t-elle pas les pompes à chaleur en énergies renouvelables ?

Une pompe à chaleur possédant un coefficient de performance (COP) de 3 est présentée comme produisant 3 kWh de chaleur renouvelables pour 1 kWh d’électricité. Apparemment, la part de renouvelables semble majoritaire. Il n'en est rien, car l’électricité est une énergie finale déjà transformée ( extraction de l'uranium, transport, fabrication du combustible pour les centrales, etc.) et sa production a généré beaucoup de pertes... Le rendement de la production et de la distribution de l’électricité étant d’environ 30 % en moyenne en France, il aura fallu environ 3,3 kWh de combustibles (uranium, hydraulique, gaz, charbon) pour produire le kWh que consomme la pompe à chaleur.
Une pompe à chaleur (PAC) avec un coefficient de performance (COP) de 3 utilise donc environ 3,3 kWh de combustibles non renouvelables pour produire 3 kWh de chaleur : c’est à peu près le même rendement que celui d’une chaudière moderne (basse température ou condensation).
Pour que la pompe à chaleur PAC soit renouvelable, il faudrait que la part de renouvelables augmente dans l’électricité consommée, et que le coefficient de performance (COP) soit nettement supérieur à 3.

Plus d'économies qu'avec un chauffage électrique

L'avantage des pompes à chaleur est d'utiliser 2 à 4 fois moins d’électricité qu’avec un chauffage électrique classique. Cette électricité provient néanmoins des centrales nucléaires, ainsi que des centrales au charbon ou au fioul lourd lors des pointes de consommations hivernales. La PAC est un chauffage électrique performant qui ne peut être classé dans les énergies renouvelables.

Mises en garde sur les systèmes de pompes à chaleur géothermiques

L’intérêt de ces systèmes est lié à de multiples facteurs, dont la nature géologique du sol ( qui ne doit pas être trop rocheux, trop argileux ou de type remblai). Ce paramètre est parfois insuffisamment pris en compte par les installateurs.
Les fabricants et installateurs annoncent des coefficients de performance (COP) de 3,5 ou 4.

Le coefficient de performance COP instantané 

Ce coefficient de performance COP instantané est mesuré dans des conditions optimales du laboratoire. Il est prévu pour de basses températures de chauffage de l’ordre de 35 °C (plancher chauffant ou ventilo convecteurs). Ce coefficient de performance (COP) réel de l’installation, calculé sur une moyenne de l’année, dépend de nombreux facteurs susceptibles de diminuer la performance. Ce coefficient de performance est particulièrement difficile à apprécier, mais tout l’intérêt environnemental et économique du projet dépend de ce coefficient de performance (COP). 

 

En pratique, le COP réel d’une PAC géothermique est de l’ordre de 2,5 et celle d’une PAC sur air se situe autour de 1,5. Un calcul simple consiste à baisser le COP théorique de 1 à 2 points pour tenir compte des consommations auxiliaires, d’un circuit de chauffage à plus haute température, et de températures externes plus froides.

La pompe à chaleur : un système non polluant ? 

Jusqu’à ces dernières années, le fluide frigorigène le plus employé était le R22 dont l’emploi est de théoriquement proscrit. Il contient en effet du chlore puissant gaz à effet de serre dont les effets destructeurs sur la couche d’ozone sont avérés. Le fluide frigorigène R22 est remplacé progressivement par des fluides de substitution, tels les HFC (R407C, R410A et R417A), inoffensifs vis à vis de la couche d’ozone, mais qui constituent de puissants gaz à effet de serre.

Est-ce que la pompe à chaleur « géothermique » est une énergie « écologique » ?

Dans l’habitat individuel, tous les médias à grand renfort de publi reportages, de greenwashing et de publicité présentent en ce moment ce système en le présentant comme un chauffage « naturel, écologique, économique et propre » : ces qualificatifs ne sont pas tous justifiés. Il ne faut pas oublier qu'il ne s’agit en réalité que d’un mode de chauffage électrique amélioré. Les avantages et inconvénients de la pompe à chaleur sont connus :La pompe à chaleur (PAC) consomme nettement moins d’électricité qu’un chauffage électrique classique (à convecteurs, radiants, systèmes d’accumulation, etc.) dans ce cas, le choix est intéressant, mais par rapport à une chaudière à combustible classique, la pompe à chaleur (PAC) consomme pratiquement autant d’énergies fossiles ou fissiles qu’un chauffage gaz naturel, propane ou fioul. La pompe à chaleur (PAC) émet moins de CO2 que les chaudières, à partir de la centrale nucléaire, mais pas lors de la fabrication du combustible et inconvénient majeur elle produit une grande quantité de déchets nucléaires gazeux, solides et liquides dont il est impossible de se débarrasser.

Les pompes à chaleur (PAC) seront donc vraiment écologiques lorsque leur rendement réel sera nettement supérieur à 3, et qu’elles consommeront une électricité majoritairement renouvelable.

Les pompes à chaleur « géothermiques » 

Quelles sont les précautions à observer pour les pompes à chaleur « géothermiques » ?

Les capteurs horizontaux appelés improprement « géothermiques » sont souvent posés à 60 ou 80 cm de profondeur, parfois même moins.
En cas d’hiver très rigoureux, dans les régions froides ou les régions d’altitude, le sol peut parfois geler à cette profondeur : dans ce cas, la PAC consomme beaucoup, mais chauffe peu ! Il est donc préférable comme cela arrive précisément lorsque les températures sont négatives (en dessous de zéro), dans ces régions froides ou situées en altitude, de prévoir un appoint (par exemple une cheminée avec foyer fermé), sous peine d’avoir un chauffage très insuffisant.


Les capteurs doivent être enterrés à plus de 1 mètre de profondeur afin qu’ils restent hors gel. Mais dans tous les cas, la meilleure solution est d’isoler le bâti de façon à limiter les déperditions et donc de moins consommer d’énergie.