Pompe à chaleur air/air air/eau géothermique avis et conseil

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Unité extérieure de pompe à chaleur aérothermique

 

L'impact des énergies fossiles, le risque du nucléaire et leurs impacts visibles et cachés sur notre environnement et donc notre santé ont été mis en évidence. Ils impliquent l'obligation d'utiliser des « Enr » (Energies Renouvelables). Le bois énergie, l'énergie solaire thermique, l'énergie solaire photovoltaïque, ou l'hybridation des deux, les pompes à chaleur aérothermique (air/air - air/eau) et géothermique sont proposés par l'industrie. Quels systèmes énergétiques sont les plus satisfaisants et les plus viables sur un plan économique et environnemental, sans parler d'écologie, terme trop galvaudé ?

Sommaire

  1. La pompe à chaleur est-elle valable ?
  2. Les COP (Coefficients de Performance)
  3. L'énergie primaire, c'est quoi ?
  4. Le CO2 électrique
  5. Les incohérences du système
  6. La coûteuse électricité
  7. Les questions essentielles à se poser 
  8. Faites appel aux vrais professionnels 
  9. Et la PAC en relève de chaudière ?

1. La pompe à chaleur est-elle valable ?

Pourquoi Picbleu ne préconise-t-il pas forcément les pompes à chaleur ?

Attention aux commerciaux qui hier faisaient de la vente de vérandas, aujourd'hui des « énergies renouvelables » et demain vendront des cuisines. Certains sévissent sur les foires et salons avec des contrats conclus sans possibilité de rétractation et parfois sont à l'origine de déceptions et de regrets, voire d'escroquerie. Les pompes à chaleur (les PAC) sont beaucoup moins écologiques » que l'indiquent les discours lénifiants des différents lobbyings qui souhaitent les développer.

2. Les COP (Coefficients de Performance)

Les coefficients de performance (COP) sont annoncés à 3 ou 4, voire 5, c'est-à-dire que pour 1 kWh consommé, la pompe à chaleur en restitue de 3 à 5 en laboratoire. En conditions réelles, le coefficient chute en fonction de nombreux paramètres (besoins, température extérieure, etc.). Le chiffre annoncé ressemble étrangement aux chiffres de consommation annoncés par les différents constructeurs automobiles dont les conducteurs savent pertinemment qu'ils ne pourront jamais obtenir des chiffres aussi bas.

3. L'énergie primaire, c'est quoi ?

Les médias « spécialisés » parlent moins souvent de l'énergie primaire qui est importante pour la fabrication d'électricité. Le bilan écologique et les prix des énergies sont pourtant parlants.

Par exemple :  

  • 1 litre de fioul égale 1 litre sans perte.
  • Pour le gaz propane et le gaz naturel, 1 M3 produit = 1 M3 consommé.
  • Pour le bois, si l'on replante au même rythme que l'on déboise le bilan est positif.
  • Pour le soleil la réponse est évidente : rien à produire et aucun rejet.
  • Par contre, pour l'électricité, le rendement des installations et les pertes du réseau nécessitent une production d'énergie primaire de 2.58KW/H pour 1 kWh consommé.

4. Le CO2 électrique

Lorsque la température chute, le COP s'écroule et passe de 3/4 à 2/3, voire 1, les résistances électriques additionnelles entrent en action.
Lors des pics de consommation et donc de pollution, pour répondre à la demande, des centrales thermiques gaz, fioul ou charbon, fortes émettrices de CO, viennent assurer le relais et le complément de la production nucléaire.

L'argumentaire de la PAC (pompe à chaleur) à 0 % de CO2 n'est pas valable.
Les pouvoirs publics, en favorisant des appareils électriques (pompes à chaleur, chauffe-eau thermodynamiques, domotique, objets connectés, etc.), génèrent une forte demande d'électricité, font financer par la collectivité les moyens de production supplémentaires nécessaires.

5. Les incohérences du système

EDF veut prolonger la durée de vie des centrales nucléaires au dela de 40 ans en continuant  la promotion du chauffage et des systèmes de production d'eau chaude électrique, alors que les constructions à venir (RT 2012, RT 2020, RT 2025, etc.) seront de moins en moins énergivores et sont même destinées à devenir totalement autonomes comme dans les pays voisins (Belgique, Suisse, Allemagne, etc.). Selon les sources, la modernisation du parc nucléaire français appelé grand carénage est estimé à 50 milliards d'euros selon EDF, 100 milliards selon la cour des comptes, 261 milliards selon Greenpeace pour assurer la sécurité des centrales. On peut se poser la question sur le coût réel de la rénovation des vieilles centrales lorsque l'on constate qu'EDF est incapable de construire une centrale neuve dans les délais et prix estimés. La nouvelle centrale nucléaire de Flammanville a été déployée à grands frais  : 3.3 milliards estimés et 10.5 milliards dépensés avec un report de plus de 6 ans du démarrage (prévu en 2012 et reporté en 2018).

Selon une analyse publiée en septembre 2016 par l'agence Moody's ces problèmes techniques coûteraient chaque année entre...500 millions d'euros et 1 milliards d'euros ! Un beau budget pour placer des capteurs solaires thermiques et des panneaux photovoltaïques sur les toits de toutes les administrations.

6. La coûteuse électricité

L'électricité est amenée a augmenter considérablement dans les années à venir, il est préférable de penser à des alternatives et notamment à la production d'électricité individuelle en autoconsommation, permettant l'autonomie totale ou partielle. Mais avant de penser aux économies, il faut également éviter d'utiliser des appareils électriques inutiles qui rendent dépendants.

7. Les questions essentielles à se poser

Pour les constructions existantes anciennes, il est judicieux de bien comparer les solutions en prenant en compte les éléments suivants pour un confort comparable :

  1.  Le montant de l'investissement initial.
  2.  Le montant de la consommation énergétique annuelle.
  3.  Le coût d'entretien annuel.
  4.  Le coût d'abonnement au fournisseur.
  5.  Le montant du crédit d'impôt.
  6.  La durée de vie de l'appareil.
  7.  Le coût d'exploitation et retour d'investissement sur 15 ans.

L'obsolescence programmée de certains appareils électriques vendus cher par rapport à leur équipement va limiter le nombre d'années. La solution PAC (pompe à chaleur) est rarement intéressante hors neuf, le système thermodynamique (géothermique) est le plus efficient.

8. Faites appel aux vrais professionnels

Il est bien plus judicieux de préférer l'avis et le travail de vrais professionnels qui sont les plombiers chauffagistes d'expérience, qualifiés et habitués à gérer les installations de chauffage constituées de tuyauteries hydrauliques de chauffage.

9. Et la PAC en relève de chaudière ?

La PAC (pompe à chaleur) en relève de chaudière parait intéressante en théorie, mais l'investissement plus l'entretien des deux systèmes de génération de chaleur, l'abonnement plus onéreux (car l'intensité est plus importante) et le remplacement à terme des 2 appareils incite à la prudence et la pondération.

Faites attention dans l'habitat existant, lorsque le chauffage central est constitué de radiateurs à haute température (les éléments, lorsque l'on pose la main dessus, sont chauds, voire très chauds), la PAC (pompe à chaleur) ne sera pas adaptée, car elle produira de l'eau à 45 ° au maximum alors que les émetteurs de chaleur (radiateurs) fonctionnent avec une température de 60 à 75 °.
De plus, depuis 2007, la fin du monopole annonce l'envolée des prix de l'électricité.

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