Pourquoi les tuiles verdissent-elles sur le toit ?

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Pourquoi les tuiles verdissent-elles sur le toit ?

 

Le verdissement de la toiture est un phénomène auquel tous les matériaux de couverture peuvent, à terme, être confrontés, il s'agit du développement de mousse. L'exposition d'un toit au vent et aux précipitations, la proximité des arbres, l'orientation des pentes au nord, avec des zones d'ombre, la pollution atmosphérique, le type de chauffage polluant cheminée à bois ou a fioul domestique jouent un rôle déterminant.


Une bonne ventilation de la couverture accélère l'assèchement des tuiles ou des ardoises et contribue à limiter le verdissement. Il existe différents accessoires qui répondent à ce besoin : chatières, tuiles d'aération basse, tuiles de sous-faîtage, faîtières ventilées, etc.
Les règles de construction en vigueur (DTU) recommandent un entretien régulier du toit par brossage mécanique ou par l'emploi de produits non toxiques qui agissent sur plusieurs mois.

Il faut noter que le verdissement des tuiles en terre cuite n'a pas d'influence sur leurs qualités intrinsèques ni sur leur longévité. 

 

 Pour éviter le verdissement des tuiles il est primordial d'assurer la ventilation de la toiture :

une lame d'air de 3 à 5 cm doit être laissée entre l'isolant et la charpente ou l'isolant et la couverture, pour éviter que ces éléments ne se détériorent. Un film freine vapeur microperméable (et non pas pare vapeur) maintenu par des liteaux de bois doit être placé entre l'isolant et les tuiles pour éviter toute condensation.

 L'isolant doit être protégé de l'humidité :

c'est-à-dire de l'air chaud chargé de vapeur d'eau qui provient de l'intérieur de la maison et qui est attirée par le froid vers l'extérieur.

Cette protection est assurée par un film étanche microperméable dit « pare-vapeur » sur l'isolant, du côté tourné vers l'intérieur de la maison. Ce pare-vapeur est parfois inclus à l'origine pour les isolants en rouleaux. Particularité : en cas de pose dans des combles non aménagés, l'isolant est placé en couches croisées et seule la couche du dessous doit avoir un pare-vapeur microperméable.

 Il faut également veiller à la continuité de l'isolant de la toiture avec celle des autres parois

notamment celle des murs, et à la mise en œuvre de l'isolant autour des lucarnes, fenêtres de toit et souches de cheminée pour éviter les ponts thermiques. Les parois doivent être respirantes.

 Les isolants minces ne constituent pas une alternative aux isolants traditionnels,

ils peuvent, cependant, être utiles ponctuellement. Les études du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) montrent qu'ils ont des performances insuffisantes et ne sont pas respirants. Voir article sur les isolants minces.

 

La pollution atmosphérique ainsi que les polluants organiques intérieurs (sortie de VMC (ventilation mécanique contrôlée)) noircissent des tuiles. Photo Picbleu

Toit et pollution

 

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