Que choisir comme chauffage et avec quelle énergie ?

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S'il est difficile de faire un bon choix pour le chauffage et l'énergie, il est aussi difficile pour les écologistes de faire passer leurs messages tant ce terme est malmené. L'écologie : un terme surtout utilisé à des fins commerciales L'écologie et les termes qui s'y rattachent sont utilisés à toute fin commerciale : lorsqu'une solution est apportée pour répondre à des contraintes climatiques, des groupes financiers s'en emparent et les détournent au service de leur système aggravant au contraire le problème. Le vent et le soleil qui sont des énergies vertueuses par excellence ne peuvent suffire à répondre aux besoins énergétiques, il faut donc trouver d'autres énergies pour assurer la complémentarité. Les écologistes rappellent à juste titre l'importance du bois, la forêt joue un rôle capital dans la l'équilibre de la biosphère.

Le bois l'énergie traditionnelle

Rappelons que le bois est resté longtemps la source d'énergie essentielle de l'humanité.

La biomasse qui est l'ensemble des matières organiques d'origine animale, végétale ou fongique peut après méthanisation ou transformation chimique et combustion devenir une source intéressante de chaleur, mais à la juste échelle.

Des dérives inacceptables

Un dispositif savant fonctionnant avec les aides publiques conduit à l'industrialisation des forêts et à la mise en place de centrales énergivores de production d'électricité.

L'accaparement et le développement de la filière bois énergie par de grandes puissances (agrocarburants, concentration industrielle, méga-unités de production électrique, utilisation des terres destinées aux boisements ou à l'agriculture, importation de granulés de bois provenant des USA et Canada) peuvent indiquer et signer la fin du bois écologique.

Tournesols tournés vers le soleil

20 % de la France couverte de forêt 

Le postulat de départ qui indiquait que la ressource bois est renouvelable et abondante, car 20 % du territoire métropolitain est couvert de forêt (1) peut être remis en cause dans certains cas. 

Le bois nécessite une gestion raisonnée.

Une forêt ne s'exploite pas comme un puits de gaz, de pétrole ou une mine de charbon.
Une forte demande sur la ressource forestière peut remettre en cause sa pérennité même.

Un arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse dit la sagesse populaire.

Le bois énergie est acceptable mais à une échelle adaptée : locale, mesurée et citoyenne même si la fumée de combustion émet des particules, et doit être utilisé uniquement pour faire de la chaleur donc pas pour produire de l'électricité.

La centrale électrique de Gardanne (Bouches-du-Rhône)

Cette centrale est un exemple d'un bilan carbone discutable, en effet, 850000 tonnes de bois sont utilisées par an (250 camions par jour circulent dans un rayon de 400 kms, une partie du bois est importé du Canada). Le bilan écologique est désastreux lorsque par gigantisme, la forêt est décapitée par un prélèvement trop important, dans ces conditions, la ressource ne peut plus être considérée comme renouvelable. Le rendement énergétique du bois pour fabriquer de l'électricité est mauvais : sur 10 arbres abattus, 1.5 servira à produire l'électricité, 1.5 servira à l'ensemble du processus et le reste sera dissipé en chaleur. Produire de l'électricité à partir du bois sans cogénération est une aberration. Utiliser le bois pour produire de la chaleur et éventuellement en retirer de l'électricité est envisageable mais l'inverse est illogique.

Le projet Modul'R à Yssingeaux (Haute loire)

Le projet Modul'R à Yssingeaux (Haute loire) beaucoup plus vertueux, utilise une ressource locale qui permet la valorisation et l'entretien de la forêt avoisinante. Des micro chaudières de 1.2 MW destinées au chauffage des bâtiments publics (école, gymnase, maison de retraite) seront alimentées avec du bois déchiqueté provenant de bois d'éclaircie.

Bilan 250000 litres de fioul économisés qui représentent 750 tonnes de CO2.

Donc le bois utilisé comme chaleur relevant de projets individuels ou collectifs citoyens : oui, mais soumis au diktat de groupes industriels dont la rentabilité est essentielle : non.

La question écologique ne peut pas simplement se traduire par une réponse technique

Elle demande une analyse systémique qui tient en compte de nombreux facteurs : l'humain, la biosphère, l'ensemble des relations entre tout ce qui est vivant

Les pouvoirs publics Francais considèrent que l'électricité est la seule énergie propre.

Normal lorque l'on sait que l'état est actionnaire à 74 % d'EDF et que la France est le pays le plus nucléarisé avec ses nombreuses centrales nucléaires qui quadrillent le territoire et ses 1200 sites recensés officiellement stockant des éléments et déchets irradiés.

Elle est pourtant générée à partir de l'uranium, une ressource fossile et limitée, de plus, les pics de consommation faisant appel à d'autres énergies fossiles et énergies renouvelables son bilan n'est pas vertueux. Il est intéressant de prendre en considération les empreintes carbone respectives et leur bilan pollution.

De plus, le prix de l'électricité va augmenter fortement dans les années à venir.

L'évolution des sources d'énergie et leur complémentarité

Si l'on dresse l'analyse du cycle de vie (2), celle-ci doit intégrer l'ensemble de la chaîne de production de l'électricité. Notons que pour 1 kWh d'électricité produit, l'émission de CO2 se situe environ à 205 grammes pour le gaz et dépasse les 380 grammes pour le charbon.

Evolution des énergies et leur complémentarite

Les chiffres concernant l'énergie finale peuvent varier en fonction des sources...de la composition des combustibles et des méthodes employées. L’ADEME pour son Bilan Carbone (3) estime l’incertitude à plus ou moins 5 % pour les produits pétroliers à plus ou moins 20 % pour le charbon et ses dérivés (lignite, etc.) * Source bilan gobal Photovoltaïque info.

Des records établis

Un nouveau record d'émissions de CO2 a été établi en 2013 (4) au niveau mondial.

La France a augmenté la consommation de charbon (plus de 20 % en 2013). Pour comparer ce chiffre avec l'Allemagne, en 2013, le couple charbon-lignite était de 46 % (contre 50 % en 2003), le gaz 10 %, le nucléaire 15 % et les ENR (énergies renouvelables) 23 % soit 16 points de plus qu'en 2003 (5).

Si les émissions de carbone ont baissé de 2,5 % dans l'Union européenne en 2013, la France mauvais élève a augmenté les siennes de 0,6 %.

La sobriété énergétique est la seule solution

Il est prouvé que la combustion du charbon cause des dégâts considérables à notre santé et à celle de l'environnement (6).

La solution réside dans la sobriété énergétique, dans l'hybridation des énergies qui permet la complémentarité des énergies renouvelables avec les énergies fossiles aux ressources limitées qu'il faut donc économiser.

L'avenir pour le gaz naturel renouvelable

Le remplacement des anciennes centrales au charbon par de nouvelles unités au gaz pourrait par exemple réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de plus de 60 % par kWh produit en tenant compte de tout le cycle de vie. Il existe des réseaux de transport, de distribution, des stockages et des terminaux méthaniers qui pourraient répondre aux situations d'intermittence et de surproduction des énergies renouvelables.

Le gaz est l'une des solutions, une énergie qui pourrait également devenir plus « verte », grâce à la production de biométhane sur le territoire français à partir de déchets ménagers ou agricoles.

À l'heure actuelle, il existe six sites qui injectent du biométhane dans les réseaux français de gaz naturel.

L'avenir pour le gaz propane renouvelable

Une étude publiée dans le journal scientifique Nature Communications (7) démontre qu'il est possible de fabriquer du gaz propane renouvelable.

Le but des scientifiques était de développer un processus renouvelable peu coûteux, facile à fabriquer et durable d’un point de vue économique. Les chercheurs ont utilisé des enzymes pour interrompre un processus biologique qui transforme les acides gras en membranes cellulaires afin que la bactérie fabrique du propane renouvelable plutôt que des membranes cellulaires. Des équipes de scientifiques de l'Imperial College de Londres et de l'Université de Turku en Finlande ont étudié la bactérie « Escherichia coli » le colibacille intestinal des mammifères, très commun chez l'être humain qui compose environ 80 % de la flore intestinale aérobie.

Des enzymes spécifiques ont été utilisées pour canaliser ces types d'acides gras à travers une voie biologique différente de façon à ce que les bactéries puissent produire du propane renouvelable à la place des membranes cellulaires. En utilisant l'« Escherichia coli » comme organisme hôte, ces scientifiques ont interrompu à un stade précoce le processus biologique qui transforme les acides gras en membranes cellulaires. Ainsi, l'acide butyrique qui est un acide gras saturé à 4 atomes de carbone, un composé d'une odeur particulièrement désagréable, mais qui est essentiel à la production du propane est préalablement éliminé.

Ces chercheurs ont ajouté une enzyme récemment découverte (appelée aldéhyde-oxygénase déformylation ADO), connue pour créer naturellement des hydrocarbures et ainsi produire du propane. L'avantage de ce processus naturel est de s'effectuer en utilisant un minimum d'énergie. Ce processus pourra être compatible avec toutes les infrastructures existantes pour une grande facilité d'utilisation.

Sources :

(1) Inventaire Institut géographique National
(2) L'analyse du cycle de vie (ACV) fournit un moyen efficace et systémique pour évaluer les impacts environnementaux
(3) Guide des facteurs d’émissions parution 2007
(4) Global Carbon Project (GCP), organisme international de référence
(5) Source BDEW, l’association fédérale des industries de l’énergie et de l’eau
(6) Health and Environment Alliance
(7) Nature Communications est une revue pluridisciplinaire américaine qui publie les résultats de recherche de haute qualité dans tous les domaines des sciences naturelles. Selon le Journal Citation Reports 2013 ® Science Édition, elle aurait un facteur d'impact de 10.742 (Thomson Reuters, le 2 septembre 2014.

Demandez l'aide de Picbleu

Il est possible de demander un conseil ou de consulter les prix des énergies grâce aux dossiers comparatifs Picbleu

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  • Règle N°1 : ne vous limitez pas à la seule prise en compte du coût de l'énergie en Cts/kWh

    Vous devez intégrer dans votre calcul financier d'autres coûts tels que l'investissement, l'amortissement, les abonnements, le rendement de l'appareil de chauffage, les frais de maintenance, le coût de l'entretien, le confort (automatisme, maintenance, bruit, odeurs, etc.) et l'impact sur l'environnement (consommation et pollution de l'eau, du sol, de l'air, rejet de particules, production de déchets, rejets acides, etc.). 

    Il ne faut donc pas se limiter à la seule prise en compte du coût d'utilisation en centimes/kWh pour bien choisir votre énergie. L'efficacité des appareils et l'efficience thermique (l'isolation) et énergétique (systèmes efficaces de production de chauffage) sont les seules solutions, la raréfaction et l'augmentation des énergies à venir, les prochaines règlementations RT 2020 puis RT 2025 vont obliger les intervenants à apporter un maximum de soin à l'enveloppe du bâti et à son efficience. Les maisons devront devenir vertueuses et peu consommatrices. Actuellement, grâce à la transition énergétique les particuliers et professionnels vont pouvoir bénéficier de nombreuses aides des pouvoirs publics.

    Le calcul ci-dessous a été réalisé par l'ADEME :

    Modes de chauffage dans l’habitat individuel Source ADEME Décembre 2014

     

  • Règle N°2 : prenez comme exemple le logement de demain (2020-2025)

    Le prochain type de bâtiment devra normalement produire davantage d’énergie qu’il n’en consommera, ce sera un bâtiment passif, c'est-à-dire un bâtiment à très faible consommation avec une production locale d’électricité photovoltaïque en auto-consommation.

    Il devra présenter une consommation de chauffage inférieure à 12 kWhep/m²/an (contre 50 kWhep/m²/an en moyenne actuellement, ainsi qu’une consommation totale d’énergie primaire limitée (tous usages confondus, soit les 5 usages de la réglementation actuelle : le chauffage, la production d'ECS (Eau Chaude Sanitaire), le refroidissement, l'éclairage, les appareils électriques auxiliaires (pompes, ventilateurs, etc.), auxquels s’ajouteront les équipements mobiliers et certains équipements immobiliers (par exemple les ascenseurs ou l'alimentation des voitures électriques qui vont fort heureusement se systématiser et éliminer progressivement nos polluants moteurs diesel).

    La santé doit être prise en compte

    La question se posant sera liée à la prise en compte ou non de l’énergie grise, la RT 2020 fixera ce niveau comme seuil réglementaire.

    Il est souhaitable que la santé (exemple l'absence d'émission de polluants intérieurs) et le bien-être des occupants (exemple acoustique) soient également pris en compte par ces nouvelles dispositions.

  • Règle N°3 : prenez conscience que l'efficience énergétique du logement est primordiale

    Avant de penser énergie, des améliorations de l'efficience thermique doivent porter sur tous les postes comme la suppression des ponts thermiques, l'isolation des combles et des murs, le remplacement des portes et fenêtres, la ventilation, les appareils de production de chauffage et d'eau chaude. Les industriels et l’ensemble des professionnels du bâtiment développent de manière continue de nouvelles technologies pour l’amélioration des performances thermiques des logements.

    Le coût parfois élevé de ces solutions techniques dans la première phase de leur développement, fait qu’elles répondent souvent mal aux préoccupations de certains ménages exposés à un pouvoir d'achat réduit ou à la précarité énergétique. Il est toutefois inutile de s’en priver systématiquement, car les économies générées par des travaux d'amélioration thermiques peuvent générer un temps de retour sur investissement raisonnable.

    Lorsque ces solutions peuvent être financées par un tiers dans une proportion proche de la totalité du coût, l'intérêt est accru. En raison de la technicité de certains travaux, leur mise en oeuvre doit être parfaitement maîtrisée pour des professionnels qualifiés RGE c'est le principe même de l'éco-conditionnalité.

     

     

  • Règle N°4 : prenez en compte le prix de l'énergie qui n'est pas une donnée constante

    Vous constaterez dans le graphique Acqualys ci-dessous que le prix de l'énergie n'est pas une donnée constante : même le bois de chauffage subit les variations du cours du pétrole, car son prix de revient tient compte du prix du carburant, de l'huile pour les tronçonneuses, du coût du transport, etc. Il est donc impératif de bien réfléchir pour vos projets de constructions ou de rénovations afin de les envisager sur le long terme.

     

    Votre logement doit consommer le moins d'énergie possible : c'est la clé de votre dépendance énergétique. Il est en effet préférable d'investir dans l'isolation de votre logement lors de vos travaux plutôt que de payer des factures d'énergie élevées chaque année ou de consommer beaucoup de bûches de bois même si le mètre cube apparent de bois (appelé anciennement stère) est relativement abordable car dans ce cas, c'est le niveau de pollution atmosphérique (notamment l'émission de particules fines) qui n'est pas acceptable. Les travaux d'isolation coûtent 3 fois moins cher en termes financiers et environnementaux que les futures dépenses en énergie.

    le chauffage ne doit pas compenser un manque ou une absence d'isolation Picbleu

    L'erreur fondamentale est de penser que pour réduire sa facture il faut seulement changer le système ou le mode de chauffage. La solution passe par l'isolation.

  • Remarques sur le bois énergie

    Le bois a toujours été utilisé comme combustible de chauffage. En France, selon les chiffres de l'ADEME, la moitié des maisons individuelles sont équipées au bois pour un chauffage d'appoint ou total, ce qui représente 6 millions de résidences principales. Les utilisateurs ont compris que les feux de cheminée ouverts sont très médiocres et que les anciens poêles, inserts et autres cuisinières à bois sont également polluants, car leur combustion imparfaite génère une pollution atmosphérique surtout lorsque le bois est mal utilisé (séchage, humidité, etc.).

    Des progrès considérables ont eu lieu sur les techniques d'optimisation de flamme, de double combustion, de circulation des fumées, de réglage des températures. Les appareils les plus performants sont les chaudières à bois déchiqueté à gazéification qui permettent d'utiliser des bûches de bois, des plaquettes et des granulés de bois. Les plaquettes forestières ou briquettes sont des bois déchiquetés ou de résidus de bois très secs (7 à 10 % d'humidité) compactés qui brûlent parfaitement et plus longtemps que les bûches.

    Le bois de chauffage en bûches est malheureusement utilisé dans des appareils généralement polluants, car dépourvus de filtres à particules et de systèmes de régulation. De nouvelles réglementations interdisent les cheminées ouvertes et les appareils à bois bûche non efficients dans certaines agglomérations. La raison est liée à la pollution atmosphérique : il suffit de comparer les émissions d'une cheminée d'un logement équipé d'un insert, poêle ou chaudière à bois avec un logement équipé avec un appareil à granulés de bois ou à gazéification pour comprendre l'intérêt d'abandonner la combustion directe du bois.

    Si le prix du kWh du bois bûche plus bas que celui des granulés de bois, ce tarif ne justifie pas un usage mauvais pour la qualité de l'air et l'environnement : Acqualys privilégie donc pour ces raisons les appareils à granulés de bois et les appareils à gazéification pour les inconditionnels du bois de chauffage même si ces granulés ne sont pas toujours vertueux en raison des énormes distances parcourues par des bateaux ou des camions à moteur diesel. De plus, fabriqués avec des moyens industriels et de plus en plus importés de différents pays d'Europe et d'Amérique du Nord, dans ces conditions, ils n'ont parfois plus rien d'écologique. 

     

     

  • Pourquoi le prix des granulés de bois augmente-t-il ?

    Une nouvelle hausse de TVA de 3 % était intervenue au 1er janvier 2014.

    La TVA est passée au 1er janvier 2014 de 7 % à 10 % : la hausse de la TVA sur les granulés de bois ou pellet est donc de 43 %.

    Un sac de granulés de bois de 15 kg qui valait 3.88 € hors taxes soit 4.15 € TTC en 2013 soit 4.26 € TTC avec une TVA à 10 %. Pour une consommation annuelle d'une tonne soit environ 67 sacs de 15 kg d'un poêle à granulés, la hausse des taxes est égale à 7.37 € TTC.

    Au 1er avril 2016, le prix d'un sac de 15 kg de granulé de bois vendu à l'unité varie entre 4.80 € et 5.50 € TTC.

    La hausse du prix de la matière première (bois) représente plus de 50 % du coût de production du granulé de bois. Le prix du bois, comme celui de toutes les matières premières, augmente. Paradoxalement, ces hausses permettent une meilleure valorisation, d'investir et d'avoir un accès à une ressource plus large.

    La filière de fabrication du granulé de bois relativement récente se structure, elle est en augmentation régulière avec la production de 1100000 Tonnes en 2014 contre seulement 15000 Tonnes produites en 2002.

    Les premières unités de déshydratation sont amorties, mais les usines actuelles doivent intégrer leur amortissement dans le coût du granulé de bois.

    Les investissements ont été nécessaires afin d'assurer la qualité, le service dans la production, certification, livraison, conditionnement.

    L’amélioration de la qualité du produit à un coût lié aux certifications En plus, DINplus et NF.

    L’amélioration de la qualité de livraison et de la disponibilité : camions équipés de pesée embarquée et de systèmes d'aspiration des poussières

    L'amélioration de la qualité des services de proximité et de la disponibilité du granulé de bois en stock suffisant.

    Tous les ans, de nouvelles usines de fabrication de granulé ouvrent en France, ainsi, actuellement il est possible de trouver l'une des 50 usines existantes à moins de 200 kms de tous les points de consommation.

     Comparez le prix des énergies de chauffage

  • 4 moyens pour alléger votre facture de chauffage

    L'erreur fondamentale est de penser que pour réduire sa facture il faut seulement changer le système ou le mode de chauffage. La solution passe par l'isolation

    Isoler efficacement la construction : économie jusqu'à 50 %

    Il est également primordial de ne pas privilégier l’isolation comme solution unique, mais de la considérer dans l'ensemble des techniques destinées à améliorer les performances globales du logement. Le discours « tout isolation » prend corps dans de nombreuses prises de position, mais la rénovation et l’entretien des équipements de chauffage et de ventilation dans une logique de complémentarité avec l’isolation des combles offrent une performance immédiate, pour un coût et une rentabilité appréciable dans une période économiquement difficile pour les dépenses des ménages.

    L’isolation thermique des bâtiments réduit les besoins de chauffage dans la durée, mais d'une part, son coût ainsi que la longueur du temps de retour sur investissement et d’autre part les problèmes sanitaires et d’inconfort soulevés impliquent une cohérence des travaux et leur programmation dans le temps en privilégiant la complémentarité et la hiérarchisation des solutions.

    Inutile de chauffer une passoire

    Il est inutile, vain, coûteux, peu respectueux des autres et de la qualité de l'environnement (dont nous sommes tous les co-propriétaires) de vouloir chauffer un logement type passoire thermique. L’argent le mieux investi pour économiser le chauffage sera celui consacré à l’isolation du bâtiment, car un Kilowatt d’énergie coûte trois fois plus cher à produire qu’à économiser.

    Changer pour une chaudière gaz à condensation : économie 15 à 20 %

    Une chaudière gaz à condensation est un appareil de chauffage performant qui améliore de 15 à 20 % les résultats d'une chaudière standard. Ce qui explique qu'elle représente une part grandissante des matériels posés en France. Dans une chaudière « classique » ou basse température, les fumées et la vapeur d'eau issues de la combustion du gaz naturel sont rejetées dans l'atmosphère.

    Frisquet hydromotrix 20 kW Portail habitat Picbleu

    La chaudière à condensation est un appareil de chauffage performant qui est conçue pour optimiser ses performances et récupère l'énergie thermique contenue dans les fumées habituellement perdues et réinjecter les calories dans le circuit de chauffage. 

    Changer de fournisseur de gaz : économie 0 à 12 % (gaz naturel) 0 à 38 % (gaz propane)

    Suivant le type de distributeur de gaz (naturel ou propane), le prix peut être bloqué pendant 2 ans ou 3 ans pour le gaz naturel et jusqu'à 5 ans* pour le gaz en propane en citerne.

    Triangle Portail habitat Picbleu Les abonnés au gaz naturel :

    Il existe une grande quantité de distributeurs alternatifs (par ordre alphabétique) Alterna, Antargaz, Direct Énergie, EDF, ENI, Lampiris. Pour les tarifs, voir article suivant sur les abonnés au gaz naturel

    Triangle Portail habitat Picbleu Les abonnés au gaz en citerne (voir article suivant) :

    Suivant la marque de distributeur de gaz propane, une pratique fausse les résultats comparatifs : un prix bloqué pendant 2 ans soit généralement un remplissage plus un complément. Il a été noté que les distributeurs qui pratiquent les prix les plus attractifs lors des offres de prix de départ pour conquérir un nouvel usager sont ceux qui pratiquent les prix les plus élevés une fois la période de 2 ans écoulée. Il faut donc exiger de joindre en annexe du contrat de gaz GPL :

    Vous avez fait installer une citerne et vous voulez la faire enlever : combien cela va-t-il vous coûter ? En raison des aléas de la vie (décès, divorce, chômage, accident, etc.), vous pouvez être amenés à vendre votre bien immobilier ou à faire enlever le réservoir de gaz. Tous les frais sont consignés dans un barème officiel de la marque qui doit être également annexé au contrat. Ces frais vous permettent également de comparer les différents prix des prestations de chaque distributeur de gaz afin de faire votre choix. 

    Changer ou rajouter une énergie complémentaire : économie : jusqu'à 60 %

    Lorsqu'une installation de chauffage central existe, il est dommage de ne pas conserver le vecteur eau chaude (radiateurs ou plancher chauffant). En effet, ce type de chauffage est le plus confortable et le plus simple est de modifier ou de remplacer la chaudière. 

    Triangle Portail habitat Picbleu Les panneaux solaires thermiques :

    Le soleil est une source énorme d'énergie gratuite, il est possible grâce à des capteurs solaires thermiques installés sur un toit de produire son eau chaude sanitaire et même d'assurer un complément de chauffage d'environ 35 %. Les panneaux solaires thermiques permettent de réduire la consommation annuelle d'une famille de 4 personnes est de l'ordre de 250 kg de gaz propane. Les panneaux solaires thermiques permettent de couvrir 50 à 70 % des besoins en eau chaude sanitaire. (Données ADEME)

    Triangle Portail habitat Picbleu Le gaz naturel

    Lorsque votre commune est desservie par le réseau de gaz naturel, il est possible de s'y raccorder avec un compteur. Le budget nécessaire à ce raccordement (frais de raccordement, mise en place du compteur, modification du diamètre des tuyauteries, changement des injecteurs, etc.) sera plus ou moins vite amorti suivant votre consommation annuelle.

    La flamme bleue du gaz .Photo encyclopédie ACQUALYS

    Triangle Portail habitat Picbleu La pompe à chaleur hybride :

    Une chaudière hybride associe une pompe à chaleur et une chaudière à gaz à condensation sans travaux importants. La pompe à chaleur fonctionnera la majorité du temps et la chaudière à condensation à gaz assurera le relais par temps froid.

    OK Portail habitat Picbleu 

    Astuce pour optimiser son budget avec un minimum d'investissement :

    Afin d'optimiser judicieusement son budget chauffage, son confort et les rejets environnementaux, un changement de chaudière est possible, il suffit de remplacer l'ancienne par une chaudière hybride. L'avantage est double : pouvoir bénéficier d'un crédit d'impôt et installer un appareil qui combine une pompe à chaleur (qui fonctionnera 70 % du temps) et une chaudière à condensation à gaz qui prendra le relais uniquement par temps froid.

    Saunier Duval Genia hybrid pompe à chaleur et chaudière à condensation gaz

    N'oublions toutefois pas que la technique seule ne suffit pas, car il est également primordial de ne pas la privilégier comme solution unique, mais de la considérer dans l'ensemble des techniques destinées à améliorer les performances globales du logement (isolationventilation. Etc.).

    Triangle Portail habitat Picbleu Le bois :

    Énergie économique,le bois biomasse solide (bûches) est le moins cher en centimes kWh, mais aussi le plus contraignant en entretien et le moins satisfaisant en termes de pollution atmosphérique. Le chauffage au bois le plus intéressant (si l'on possède suffisamment de place pour stocker le silo à granulés de bois) est la chaudière à granulés de bois ou dans une moindre mesure le poêle à bois. Il faudra considérer le poêle à granulés de bois comme un appoint et non pas comme un chauffage à part entière, car il sera moins confortable en termes de manutention et de contraintes d'entretien journalier et de maintenance hebdomadaire et annuelle. Le Que choisir comme poêle à granulés, guide d'achat devis coûte plus cher que le bois bûche (appelé biomasse solide), mais constitue un combustible beaucoup plus satisfaisant en termes de rendement et d'émissions de particules fines surtout optimisés avec les chaudières modernes à granulés de bois (pellets), des appareils de chauffage électrogènes qui parfois fabriquent également l'électricité. 

    Triangle Portail habitat Picbleu Le fioul domestique :

    Le fioul domestique est une énergie fossile en déclin dont l'avenir est incertain en raison de la pollution atmosphérique qu'il occasionne.

    Fioul en baisse Ceren Portail habitat Picbleu

  • La transition énergétique, qu’est-ce que cela veut dire ?

    Le mot « transition » est le passage d’un état à un autre. Dans la transition énergétique, le but est d'imaginer, d'inventer d'innover pour mettre en œuvre des technologies et des pratiques innovantes pour réduire l’impact de notre production d’énergie sur la planète. Les populations humaines se développent à très grande vitesse et certains pays absorbent une très grande partie des ressources : il faudrait 4.6 planètes pour subvenir à leurs besoins parfois absurdes. Posséder un yacht plus gros que les autres dont le remplissage des réservoirs nécessite 1 million de litres de carburant est un exemple de la cupidité humaine. La transition énergétique répond aux problématiques globales du réchauffement climatique, de l’atteinte à la biodiversité, de la raréfaction des énergies fossiles et de l’inégalité des sources d’approvisionnement, ainsi toutes les populations mondiales sont concernées. Les marges de progression dans l’innovation sont nombreuses et concourent à l’émergence de nouveaux emplois « verts ». Le développement des énergies renouvelables, le stockage de l'énergie, la conception d’une gestion « intelligente » de l’énergie impliquent la société et un fonctionnement en réseau, plus solidaire.

    La transition énergétique regroupe l’ensemble des mesures à adopter pour une activité humaine responsable et consciente de la préservation du futur pour un modèle plus durable, et plus soucieux des enjeux environnementaux.

    On parle d'exigence d’efficacité énergétique ou d'efficience thermique. Il est possible de les obtenir par la diversification des sources d’énergie (appelé mix énergétique) ou la promotion des énergies renouvelables. La transition énergétique concerne tout le monde (producteurs d’énergie, societés de transport, particuliers, industriels), les villes, les communes, les collectivités, toutes les activités et les entités qui sont consommatrices d’énergie.

    Quels sont les enjeux de la transition énergétique?  

    Quels sont les domaines d’application ? Quels sont les objectifs ? Qui est concerné ? Quels sont les acteurs ? La transition énergétique est une étape pour passer de la société de consommation que nous connaissons avec une consommation sans limites de pétrole et d'énergies fossiles à une société plus sobre et simplement plus respectueuse de l'environnement sans pouvoir encore utiliser le terme écologique. La transition énergétique permet la croissance verte grâce à la rénovation des bâtiments et au principe d'éco-conditionalité plus vertueux pour l'environnement. Le photovoltaïque fait partie des énergies renouvelables les plus intéressantes même si la France rencontre des difficultés pour développer cette filière.

    La transition énergétique est une simple étape, mais nécessaire pour passer à une société plus économe grâce à la rénovation des logements et de l'aide financière importante apportée par les pouvoirs publics.

  • Qu'est-ce que transition énergétique & croissance verte ?

    Quels sont les enjeux de la transition énergétique ? Quels sont les domaines d’application ? Quels sont les objectifs ? Qui est concerné ? Quels sont les acteurs ? 

    La transition énergétique est une étape pour passer de la société de consommation que nous connaissons avec une consommation sans limites de pétrole et d'énergies fossiles à une société plus sobre et simplement plus respectueuse de l'environnement sans pouvoir encore utiliser le terme écologique. La transition énergétique permet la croissance verte grâce à la rénovation des bâtiments et au principe d'éco-conditionalité plus vertueux pour l'environnement. Le photovoltaïque par exemple, fait partie des énergies renouvelables les plus intéressantes même si la France rencontre des difficultés pour développer cette filière.

    La transition énergétique est une simple étape, mais nécessaire pour passer à une société plus économe grâce à la rénovation des logements et de l'aide financière importante apportée par les pouvoirs publics.

    Bâtiment basse consommation

Commentaires
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Energie primaire - énergie finale et RT 2012
Vous faites une erreur profonde concernant le coût du chauffage électrique basique du genre convecteur pour des constructions soumises à la RT 2012. En effet pour que ce type de chauffage puisse être admis dans l'étude thermique, la consommation maximale conventionnelle admissible exprimée en énergie primaire doit être divisée par 2,58. Ainsi, une consommation de chauffage calculée en ep de 35 kWh (= énergie facturée pour le gaz, le fioul, le bois)/m/an ne peut dépasser 13,5 kWh/m²/an en chauffage effet Joule (énergie facturée). Cela EFFONDRE le coût de fonctionnement, mais AUGMENTE le coût d'investissement au même niveau que les autres systèmes de chauffage, par amélioration des qualités thermiques de l'enveloppe. Si je partage beaucoup de vos opinions, celle concernant le chauffage électrique est profondément erronée; de plus, vous oubliez les émissions de CO2 des énergies fossiles et l'évolution à long terme qui rendra l'électricité de plus en plus renouvelable sans émission de CO2 (déjà 32 % de la production européenne actuellement). Autre commentaire où vos affirmations sont erronées : le chauffage par convecteur assèche l'atmosphère si l'humidité relative baisse dans un air qu'on réchauffe (voir diagramme de Mollier), la valeur absolue ne disparaît pas par enchantement. Et c'est le cas de TOUS les systèmes de chauffage, par définition, sauf ceux qui libéreraient de la vapeur d'eau par combustion dans l'air intérieur : gare à l'intoxication aux fumées et au monoxyde de carbone ! Un site intéressant à visiter Cordialement JCS
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