Chauffage

Que choisir comme chauffage couplé à quelle énergie ?

Date de mise à jour : 17/01/2021
Temps de lecture : 10 minutes

Questions à se poser lorsque l’on souhaite remplacer ou installer un système de chauffage. Faire installer, remplacer ou moderniser son système de chauffage impose de réfléchir à l’ensemble de la performance énergétique du bâtiment.

Quelle énergie correspond à mes besoins ?

Remplacer son chauffage ou son énergie est-il utile ou un acte dans l'air du temps. Les incitations fiancières sont-elles les raisons de ce changement ? Les autres questions à se poser lorsque l’on souhaite remplacer ou installer un système de chauffage :

  • Faire des économies sur sa facture énergétique,
  • Améliorer son confort,
  • Respecter l’environnement. 

Le choix de l’équipement se fait selon cinq critères :

  • S’agit-il d’un chauffage principal ou d’un chauffage d’appoint ?
  • Quels sont les besoins en matière de chauffage (surface, nombre d’occupants, orientation du bâtiment, etc.) ?
  • Quelle énergie peut être disponible dans le bâtiment (y compris les énergies renouvelables) ?
  • Quel est le budget disponible pour les travaux (compte tenu des économies escomptées sur le chauffage)
  • Quel est le budget consacré au chauffage ?

La Réglementation Thermique 2012 (RT2012) a pour objectif, tout comme les précédentes réglementations thermiques de limiter les consommations énergétiques des bâtiments neufs qu’ils soient destinés à l’habitation (résidentiel) ou pour tout autre usage (tertiaire).

Carte zones géographiques RT 2012 France

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  • La réglementation pour les maisons neuves

    La réglementation thermique RT 2012 est une exigence de moyens pour les maisons neuvesLe recours aux énergies renouvelables (EnR) pour les maisons neuves est obligatoire. Par exemple, les maisons individuelles doivent assurer leur production d'eau chaude sanitaire par des EnR, c'est-à-dire l'obligation d'utiliser au moins une énergie renouvelable en couplant l'appareil de chauffage :

    • soit à un raccordement à un réseau de chaleur (alimenté à 50 % par des EnR  comme éolienne, marémotrice, géothermie, biomasse, hydraulique, etc.)
    • soit à une production décentralisée assurant la production de 5 kWh/m2 par an
    • soit à une installation solaire thermique (2 m2 de panneaux solaires minimum)
    • soit à un système thermodynamique
    • soit à un système de micro-cogénération.

     

    La réglementation thermique RE 2020

    Elle devait s'appliquer à l'été 2021 et s'appliquera en 2022.

  • Le secteur du bâtiment utilise 43 % de l’énergie

    Le secteur du bâtiment utilise 43 % de l’énergie consommée en France, mais le transport en utilise le tiers

    Le secteur du transport utilise le tiers de l’énergie consommée en France,

    Même si ce poste ne cesse d'augmenter avec les aberrations du transport aérien qui pollue notoirement notre air et entraine de mauvais comportements, des économies possibles y sont pourtant importantes à réaliser.

    Des politiques volontaristes

    Des politiques volontaristes seront nécessaires pour y parvenir et seront difficiles à mener, car elles se heurteront à des habitudes solidement ancrées, à une méconnaissance complète des enjeux et des risques. Actuellement, toutes les situations génèrent des déplacements dus à l'éloignement du lieu de travail, à la distance entre lieux de production et de consommation. Pour réduire la consommation de pétrole, il faut donc changer les habitudes de déplacement et permettre une réduction sensible des consommations énergétiques et donc des émissions de gaz à effet de serre : transport des marchandises réorienté sur le transport fluvial, ferroviaire ou maritime (cabotage) ainsi que la prise de conscience des individus pour qui il est normal de prendre l'avion quotidiennement pour se rendre à leur travail en raison de l'éloignement de leur domicile . De nouveaux types de véhicules urbains électriques, peu consommateurs et moins polluants, construits avec des matériaux recyclables, de petites tailles commencent à être disponibles sur le marché.

    Le bâtiment est un gros pourvoyeur de CO2, la réglementation RT 2012 va limiter ses émissions.

  • Le chauffage, un enjeu économique, social et écologique (1)

    Le choix de son mode de chauffage est un élément déterminant dans le budget d'un ménage. Le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire représentent actuellement entre 60 et 75 % de leur facture énergétique pour des logements classiques (2). Depuis le 1er janvier 2013, le choix du type de chauffage dans le cadre d’un logement à basse consommation d’énergie revêt une très grande importance, car la norme RT 2012 se situe en moyenne à 50 kWh/ep/m2/an (la norme passive Passivhaus se situe à 15 kWh/ep/m2/an).

    Viser les 30 kWh/ep/m²/an

    Il est toutefois possible de construire (si le budget le permet) en visant les 30 kWh/ep/m²/an afin d’économiser sur le réseau de chauffage en passant par une VMC double flux qui est coûteuse et donc difficilement amortissable. Cette option n'est pas possible si l’on envisage de passer par une VMC simple flux hygro A ou B. À partir de 35 kWh/ep/m²/an, il est possible de se passer de réseau de chauffage traditionnel et distribuer l’air chaud par une VMC double flux ce qui entraine des économies de construction non négligeables, mais n'assure pas le même confort d'un système classique (radiateurs ou plancher chauffant à eau chaude). De plus, la ventilation par air chaud est désagréable et les flux d'air transportent toutes les poussières et polluants présents dans l'habitat.

    Consommation supérieure à 35 kWh/ep/m²/an

    Dans le cas contraire (consommation supérieure à 35 kWh/ep/m²/an, cas d'une majorité de constructions), il sera judicieux de s’orienter vers un plancher chauffant basse température à vecteur eau chaude. La construction d'une maison basse consommation sans récupération de la chaleur sortante de la ventilation est à proscrire. Dans un premier temps, il faut prévoir le niveau d’isolation prévu pour la maison.

    (1) Le chauffage est également un enjeu environnemental, c’est une source importante de rejets qui peuvent altérer aussi bien la qualité de l’air que les conditions climatiques. Le bilan des émissions de polluants des différentes énergies montre leur impact réel plus ou moins absorbé par l'environnement. Ainsi, 81% des émissions de CO2 issues des résidences principales sont liées au chauffage.

    (2) Pour les foyers les plus modestes, ces deux postes occupent une part de plus en plus conséquente de leurs revenus : selon l’INSEE, 3,4 millions de ménages (soit 13 %) consacrent plus de 10 % de leurs ressources à payer leurs factures de chauffage.

  • La réglementation thermique RT 2012 pour limiter l'énergie

    La réglementation thermique RT 2012 pour limiter l'énergie d'un bâtiment neuf. Les conséquences de la RT 2012

    La réglementation thermique RT 2012

    Cest une exigences de moyens : 50 Kwhep/m2/an. 

    L’économie énergétique sera plus importante que toutes les réglementations thermiques depuis 30 ans

    Pour toute construction neuve, l’objectif énergétique sera de ne pas dépasser 50 kWhep/m/an :

    (50 Kilowatts/heure d’énergie primaire par mètre carré et par an)

    La facture de chauffage devrait passer de 900 € en moyenne par ménage (chiffre ADEME), à environ 250 € pour une maison basse consommation

    A partir de 2020, grâce à la future règlementation thermique RT 2020, les bâtiments neufs seront autosuffisants (Les bâtiments produiront plus d’énergie qu’ils n’en consomment).

  • Le parc du chauffage en France

    Le chauffage électrique est passé de 24 à 28 % de 1990 à 2010. En 2009, le chauffage électrique représentait 80 % des systèmes de chauffage installés dans les logements neufs, soit une progression de près de 40 points par rapport à l’année 2000. Cette progression fait de la France le premier marché européen fonctionnant à l’électricité.

    La raison de ce choix s’explique principalement par le faible coût des installations électriques, la communication d'EDF, les aides fiscales la facilité de mise en œuvre et l’entretien réduit pour tous les appareils bas de gamme (convecteurs, chauffe-eau électriques, etc.). Le chauffage électrique, équipe plus de 8 millions de ménages et représente, pour les résidences principales, une consommation moyenne de 43,6 Térawatts/heure (TWh)2 et l’émission d’environ 7,8 millions de tonnes de CO2 par an.

    2 chiffres différents suivant les sources mais qui indiquent une prépondérence de l'énergie électro nucléaire :

    La majorité de l'électricité étant d'origine nucléaire en France,  80.4 % nucléaire, 12.5 % renouvelable dont 7.8% hydraulique.3.1 % charbon, 2.4 % gaz, 1.2 % fioul et 0.4 % autres. Source EDF. 

    En France en 2014, la production d’électricité a été assurée à 74.8 % par le thermique nucléaire, à 11 % par le thermique classique (gaz et fioul) à 12 % par l’hydraulique, à 1,7 % par l’éolien et à 0,1 % par le photovoltaïque. (Source : SOeS, bilan de l’énergie).

    Il est également utile de garder à l'esprit qu'une centrale nucléaire comme celle de Civaux consomme environ 18 millions de tonnes d'eau par an. 

  • Existe-t-il des énergies alternatives ?

    Depuis quelques années, d’autres systèmes se développent, chauffage au bois, pompes à chaleur électrique et à gaz, les chaudières à condensation, les chaudières électrogènes ou le chauffage solaire. Pour inciter les particuliers à investir dans les matériels les meilleurs sur les plans énergétique et écologique, les gouvernements successifs ont mis en place des aides financières et un crédit d'impôt développement durable.

  • Postulat de base : aucune solution de chauffage n'est idéale

    Aucune solution de chauffage n’est idéale.

    Quelle que soit l'énergie et quel que soit le système choisi, il est primordial de réduire au maximum les besoins de chauffage du logement en veillant à la qualité d’isolation thermique du bâtiment, et à son exposition.

    En particulier, améliorer l’isolation avant de remplacer son installation de chauffage permet de réduire la puissance nécessaire et donc de limiter l’investissement.

    Le mode de chauffage à privilégier dépend du type de bâtiment, de la zone géographique, de l’utilisation qui est faite du logement ainsi que du budget disponible.

  • L'énergie ou la révolution énergétique ?

    Il est en effet possible de parler de révolution énergétique, celle-ci est due en partie au réchauffement climatique, à la prise de conscience collective, à la crise économique, à la spéculation sur les matières premières et à l’augmentation des énergies. Cette véritable révolution énergétique a brisé les frontières classiques qui séparent le particulier du professionnel, mais également a supprimé les frontières qui délimitaient les différents corps de métiers.

     

    Auparavant, les métiers bien différenciés comme les plombiers-chauffagistes ont été concurrencés par des entreprises initialement tournées vers les installations électriques ainsi que des sociétés qui se sont spécialisées dans un grand nombre d’énergies (photovoltaïque, solaire thermique, bois énergie, etc.).

     

    L’approche de Picbleu sur le problème énergétique se veut large et accessible, sans pour autant être de la « vulgarisation », l’aspect santé et environnement fait également partie des critères retenus. Parmi les solutions disponibles, nous pouvons distinguer de nombreuses énergies. 

    Découvrez tous les avantages et inconvénients de chaque énergie avec ce comparatif des énergies. Schéma Picbleu ®

     AgrocarburantBois énergieBiomasseElectricitéFioulGazEnergie électriqueMicrocogénérationPompes à chaleur électriquePompes à chaleur à gazSolaireEolien 

  • Règle N°1 : ne vous limitez pas au coût de l'énergie en Cts/kWh

    Règle N°1 : ne vous limitez pas à la seule prise en compte du coût de l'énergie en Cts/kWh

    Vous devez intégrer dans votre calcul financier d'autres coûts tels que l'investissement, l'amortissement, les abonnements, le rendement de l'appareil de chauffage, les frais de maintenance, le coût de l'entretien, le confort (automatisme, maintenance, bruit, odeurs, etc.) et l'impact sur l'environnement (consommation et pollution de l'eau, du sol, de l'air, rejet de particules, production de déchets, rejets acides, etc.). 

    L'efficacité des appareils et l'efficience thermique 

    Il ne faut donc pas se limiter à la seule prise en compte du coût d'utilisation en centimes/kWh pour bien choisir votre énergie. L'efficacité des appareils et l'efficience thermique (l'isolation) et énergétique (systèmes efficaces de production de chauffage) sont les seules solutions, la raréfaction et l'augmentation des énergies à venir, les prochaines règlementations RT 2020 puis RT 2025 vont obliger les intervenants à apporter un maximum de soin à l'enveloppe du bâti et à son efficience. Les maisons devront devenir vertueuses et peu consommatrices. Actuellement, grâce à la transition énergétique les particuliers et professionnels vont pouvoir bénéficier de nombreuses aides des pouvoirs publics.

    ADEME Modes de chauffage dans l’habitat individuel

     

  • Règle N°2 : prenez comme exemple le logement de demain (2020-2025)

    Prenez comme exemple le logement de demain (2020-2025)

    Le prochain type de bâtiment devra normalement produire davantage d’énergie qu’il n’en consommera, ce sera un bâtiment passif, c'est-à-dire un bâtiment à très faible consommation avec une production locale d’électricité photovoltaïque en auto-consommation.

    Consommation de chauffage inférieure à 12 kWhep/m²/an 

     Il devra présenter une consommation de chauffage inférieure à 12 kWhep/m²/an (contre 50 kWhep/m²/an en moyenne actuellement, ainsi qu’une consommation totale d’énergie primaire limitée (tous usages confondus, soit les 5 usages de la réglementation actuelle : le chauffage, la production d'ECS (Eau Chaude Sanitaire), le refroidissement, l'éclairage, les appareils électriques auxiliaires (pompes, ventilateurs, etc.), auxquels s’ajouteront les équipements mobiliers et certains équipements immobiliers (par exemple les ascenseurs ou l'alimentation des voitures électriques qui vont fort heureusement se systématiser et éliminer progressivement nos polluants moteurs diesel).

    La question se posant sera liée à la prise en compte ou non de l’énergie grise, la RT 2020 fixera ce niveau comme seuil réglementaire. Il est souhaitable que la santé (exemple l'absence d'émission de polluants intérieurs) et le bien-être des occupants (exemple acoustique) soient également pris en compte par ces nouvelles dispositions.

  • Règle N°3 : prenez conscience de l'efficience énergétique

    Règle N°3 : prenez conscience que l'efficience énergétique du logement est primordiale

    Avant de penser énergie, des améliorations de l'efficience thermique doivent porter sur tous les postes comme la suppression des ponts thermiques, l'isolation des combles et des murs, le remplacement des portes et fenêtres, la ventilation, les appareils de production de chauffage et d'eau chaude. Les industriels et l’ensemble des professionnels du bâtiment développent de manière continue de nouvelles technologies pour l’amélioration des performances thermiques des logements.

    Les travaux d'amélioration thermique

    Le coût parfois élevé de ces solutions techniques dans la première phase de leur développement, fait qu’elles répondent souvent mal aux préoccupations de certains ménages exposés à un pouvoir d'achat réduit ou à la précarité énergétique. Il est toutefois inutile de s’en priver systématiquement, car les économies générées par des travaux d'amélioration thermiques peuvent générer un temps de retour sur investissement raisonnable.

    Lorsque ces solutions peuvent être financées par un tiers dans une proportion proche de la totalité du coût, l'intérêt est accru. En raison de la technicité de certains travaux, leur mise en oeuvre doit être parfaitement maîtrisée pour des professionnels qualifiés RGE c'est le principe même de l'éco-conditionnalité.

     

    le chauffage ne doit pas compenser un manque ou une absence d'isolation Picbleu