Quels sont les inconvénients d'une pompe à chaleur ?

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Quels sont les avantages de la pompe à chaleur air eau ?

La pompe à chaleur air eau s'adapte parfaitement pour une rénovation ou pour une construction neuve.
La pompe a chaleur air eau s'intègre facilement à une installation de chauffage existante et alimente un circuit d'eau chaude pour un chauffage économique.
Si votre logement est déjà équipé d'un système de chauffage central, avec des radiateurs à haute ou à basse température, un plancher chauffant, la pompe à chaleur air eau peut y être directement raccordée.
Une pompe à chaleur air eau, en fonction de l'installation, peut chauffer l'eau sanitaire ou celle d'une piscine.
La pompe à chaleur air eau est relativementfacile à installer.
Pour une consommation électrique de 1 kWh, la PAC fournit en théorie 2,5 à 7 kWh d’énergie de chauffage.
La PAC ne dégage pas d'odeurs à la différence d'une chaudière à fioul domestique ou à bois.
Certaines pompes permettent de remplacer la climatisation, en produisant du froid pendant l’été.
La pompe à chaleur air eau est éligible au crédit d'impôt et aux Primes Énergie, des aides et subventions proposées afin de faciliter le financement d'une pompe à chaleur air eau.
l'écoprêt à taux zéro est disponible pour l'installation d'une pompe à chaleur air eau.
L'installation d'une pompe à chaleur ne nécessite pas de démarche administrative.
La pompe à chaleur air eau bénéficier comme tous les travaux d'amélioration énergétique de la TVA à taux réduit à 5.5 %.



Quels sont les inconvénients de la pompe à chaleur air eau ?

L'investissement total d'une installation de pompe à chaleur air eau est relativement élevé.
Pour une PAC air/eau, l'investissement pour une installation complète pour une surface chauffée de 100 m2, est de l'ordre de 8 000 € à 20000 €.
Pour une PAC géothermique l'investissement atteint parfois 50000 € pour une installation complète.
Les inconvénients d'une pompe a chaleur air eau sont aussi d'ordre écologique
L'électricité étant majoritairement produite à partie d'énergies fossiles, y compris à partir de l'uranium, le fonctionnement d'une pompe à chaleur air eau participe au réchauffement climatique.
L’amortissement de l’installation est long, pouvant aller sur plus de 10 ans.
La production de climatisation en été par la PAC est coûteuse, car la consommation électrique en période estivale peut doubler le budget par rapport à la saison hivernale.
Une pompe à chaleur demande un logement bien isolé donc d'effectuer des travaux d'économies d'énergie.
L'installation d'une pompe à chaleur nécessite de demander à EDF si le lieu permet au réseau d'assurer assez de puissance électrique. En effet, certaines localités en raison de la faiblesse du réseau électrifié ne permettent pas d'installer une pompe à chaleur.
Certains composants d'une pompe à chaleur air eau sont fabriqués dans des pays émergents (Chine) dans lesquels les usines utilisent principalement le charbon comme énergie. Ainsi la fabrication d'une pompe à chaleur air eau participe directement aux principales émissions de gaz à effet de serre.
Le niveau sonore émis par certains modèles de pompe à chaleur est parfois non négligeable. L'impact sonore d'un groupe extérieur engendre des conflits de voisinage.
En théorie, une pompe à chaleur air eau peut fonctionner entre -20 ° et 40 °, mais plus la température est basse et plus le rendement de la pompe à chaleur air eau est faible. Nous considérons le seuil à + 7 °.
Dans des régions froides, il est donc préférable de conserver une chaudière en relève du système de pompe à chaleur air eau. Les chaudières hybrides couplent avantageusement une pompe à chaleur à une chaudière condensation, un système beaucoup plus efficace qu'une installation d'une pompe à chaleur en relève d'une chaudière qui relève plus du bricolage que d'une installation efficiente.

 

 Pompe à chaleur Mitsubishi Doc Picbleu

 

 

Que-choisir-chauffage-fioul-gaz-granulés-bois-pompe-à-chaleur

  • Le COP d'une pompe à chaleur annoncé par les fabricants est-il réaliste ?

    Le COP (coefficient de performance énergétique) représente le rendement énergétique d'une pompe à chaleur, les vendeurs de pompes à chaleur mettent en avant des COP de 3 ou 3,25, mais il faut savoir qu'un simple puits provençal climatise une maison avec un COP supérieur à 30... tout en consommant moins d'énergie.


    Pour faire le parallèle avec les chiffres annoncés, l'automobile est un bon exemple. Chacun sait que les conditions créées par les constructeurs pour donner une consommation sont optimales et difficilement réalisables par les conducteurs. La piste, les conditions météo, le moteur, les pneumatiques, le pilote sont optimisés lors de ces essais. L'avantage est de pouvoir comparer les consommations et les rejets de CO2 de plusieurs marques automobiles.

    Il en est de même avec les pompes à chaleur dont les COP sont calculés dans des laboratoires, mais l'on sait que la température de l'eau et de l'air varie parfois considérablement dans une journée.

  • Précisions sur les systèmes de pompes à chaleur géothermiques.

    L’intérêt de ces pompes à chaleur à systèmes thermodynamiques est lié à de multiples facteurs, dont la nature géologique du sol ( qui ne doit pas être trop rocheux, trop argileux ou de type remblai). Ce paramètre est parfois insuffisamment pris en compte par les installateurs.
    Les fabricants et installateurs annoncent des coefficients de performance (COP) de 3,5 ou 4.

    Ce coefficient de performance COP instantané est mesuré dans des conditions optimales du laboratoire. Il est prévu pour de basses températures de chauffage de l’ordre de 35 °C (plancher chauffant ou ventilo convecteurs). Ce coefficient de performance (COP) réel de l’installation, calculé sur une moyenne de l’année, dépend de nombreux facteurs susceptibles de diminuer la performance. Ce coefficient de performance est particulièrement difficile à apprécier, mais tout l’intérêt environnemental et économique du projet dépend de ce coefficient de performance (COP).

    COP Coefficient de performance énergétique d'une pompe à chaleur électrique

    En pratique, le COP réel d’une PAC géothermique récente est de l’ordre de 3,5 à 4 et celle d’une PAC sur air se situe autour de 1,5. Un calcul simple consiste à baisser le COP théorique de 1 à 2 points pour tenir compte des consommations auxiliaires, d’un circuit de chauffage à plus haute température, et de températures externes plus froides.

  • Est-ce que la pompe à chaleur est un système non polluant ?

    Jusqu’à ces dernières années, le fluide frigorigène le plus employé était le R22 dont l’emploi est de théoriquement proscrit. Il contient en effet du chlore puissant gaz à effet de serre dont les effets destructeurs sur la couche d’ozone sont avérés.

    Le fluide frigorigène R22 est remplacé par des fluides de substitution, tels les HFC (R407C, R410A et R417A), inoffensifs vis à vis de la couche d’ozone, mais qui constituent de puissants gaz à effet de serre.

  • Est-ce que le chauffage électrique est un système non polluant ?

    Le chauffage électrique (par radiateurs à effet Joule) représente 47 % de la puissance « appelée en pointe» dans l'habitat.

  • Est-ce que le chauffage électrique est un système coûteux pour la nation ?

    — Les campagnes de publicité que nous assenait régulièrement EDF depuis 20 ans coûtaient les dernières années dix fois le budget de l'Agence de l'environnement et pour la maîtrise de l'énergie (ADEME).
    — Les responsables du marketing sont des pièces essentielles pour EDF avec les personnes chargées du lobbying dans cette entreprise publique où presque tous les cadres supérieurs sortent de Polytechnique et d'autres grandes écoles.

  • Quelle est la réglementation sur le bruit et les nuisances sonores d'une pompe à chaleur ?

    Si vous êtes confrontés au problème de bruit lié au fonctionnement d'une pompe à chaleur, le premier conseil est de s’adresser à un professionnel « Qualipac », développé par l’association française des pompes à chaleur (AFPAC). Il s'agit généralement d'un technicien spécialisé dans les pompes à chaleur et climatiseurs.

    Il faut noter qu'il n’y a pas de ventilateur extérieur dans une pompe à chaleur géothermique (sauf besoin de refroidissement de l’électronique, dans certains cas).

    Les problèmes acoustiques identifiés liés aux pompes à chaleur sont dus au fonctionnement du ventilateur et du compresseur qui émettent un fond sonore significatif. En effet, l'unité extérieure d'une pompe à chaleur émet entre 50 et 60 décibels à 1 mètre. Ces niveaux sonores correspondent au fonctionnement de la pompe à chaleur par température basse. Cependant, d'autres valeurs de bruit plus basses ont pu être communiquées lors de la vente de la pompe à chaleur, car elles ont été établies à + 7° de température de fonctionnement ce qui améliore le niveau de bruit théorique. Une unité extérieure de pompe à chaleur ne doit gêner ni ses habitants, ni les voisins. Il peut être nécessaire d’installer des dispositifs pour limiter les nuisances sonores tels que des écrans antibruit ou des systèmes absorptifs. Il est impératif d'éviter d’installer une unité de pompe à chaleur à moins de 5 mètres d’une habitation de fenêtres ou de murs voisins, éviter une cour fermée ou un environnement qui peut constituer une caisse de résonance (sol ou mur en béton, local construit, etc.). L'unité de mesure du bruit est exprimée en décibels. Pour leur calcul, les décibels ne s'additionnent pas, par exemple, deux machines de 60 décibels ne font pas un bruit de 120 décibels, mais de 63 décibels, mais attention, l'échelle des décibels est logarithmique : 3 décibels supplémentaires correspondent à un doublement du niveau sonore (10 décibels multiplient le niveau sonore par 10). Le niveau de bruit appelé pression acoustique engendré par le fonctionnement de l’unité extérieure ne doit pas provoquer une émergence supérieure de 5 décibels pondérés A dB (A) le jour et de 3 décibels pondérés A dB (A) la nuit, au bruit ambiant mesuré appareil à l'arrêt. Cette prise de mesure acoustique est effectuée au niveau de la limite de propriété. Le cerveau humain et l'oreille sont plus ou moins sensibles dans les différentes variations de hauteurs tonales surtout lorsqu'un bruit leur est imposé, cela peut devenir obsessionnel chez certaines personnes. Certains sujets ressentiront un bruit aigu discontinu et répétitif comme plus désagréable et plus sonore qu'un son grave continu et de même intensité acoustique.

  • Est-ce que la pompe à chaleur « géothermique » est une énergie « écologique » ?

    Dans l’habitat individuel, tous les médias à grand renfort de publi reportages, de greenwashing et de publicité présentent en ce moment ce système en le présentant comme un chauffage « naturel, écologique, économique et propre » : ces qualificatifs ne sont pas tous justifiés.

    D'après les données de l'ADEME, le fuel domestique a une teneur carbone de 82 gC/kWh (page 12, soit 300 gCO2/kWh), le gaz naturel de 65 gC/kWh (page 14, soit 238 gCO2/kWh), et l’électricité pour le chauffage de 180 gCO2/kWh (page 37 – il s’agit de kWh restitué, il ne faut pas multiplier par 2,58). NB : le passage de gC/kWh à gCO2/kWh se fait en multipliant par 11/3, car le carbone pèse 12 g/mol alors que le dioxyde de carbone pèse 44g/mol. Ainsi, 1 kWh de chauffage électrique entraîne moins d’émission de gaz à effet de serre qu’un kWh de chauffage fuel ou même gaz naturel. De surcroît, comme on parle bien d’énergie finale, il faut encore diviser le contenu carbone de l’électricité par le COP de la pompe à chaleur. Avec une hypothèse pessimiste de 3 pour le COP saisonnier, la solution géothermique émet 4 fois moins de gaz à effet de serre qu’une solution gaz naturel, et 5 fois moins qu’une solution fioul. Cela ne signifie toutefois pas qu'elle soit « écologique ».

    Il ne faut pas oublier qu'il ne s’agit en réalité que d’un mode de chauffage électrique amélioré. Les avantages et inconvénients de la pompe à chaleur sont connus :

    La pompe à chaleur (PAC) consomme nettement moins d’électricité qu’un chauffage électrique classique (à convecteurs, radiants, systèmes d’accumulation, etc.) dans ce cas, le choix est intéressant. La pompe à chaleur (PAC) émet moins de CO2 que les chaudières classiques, à partir de la centrale nucléaire, mais pas lors de la fabrication du combustible et inconvénient majeur elle produit une grande quantité de déchets nucléaires gazeux, solides et liquides dont il est impossible de se débarrasser.

    Les pompes à chaleur (PAC) seront donc vraiment écologiques lorsqu’elles consommeront une électricité majoritairement renouvelable. Ci-dessous : calcul des facteurs d’émissions et sources bibliographiques utilisées.

    Ademe bilan carbone.pdf Picbleu

  • Quelles sont les précautions à observer pour les pompes à chaleur « géothermique » ?

    Les capteurs horizontaux appelés improprement « géothermiques » sont souvent posés à 60 ou 80 cm de profondeur, parfois même moins.
    En cas d’hiver très rigoureux, dans les régions froides ou les régions d’altitude, le sol peut parfois geler à cette profondeur : dans ce cas, la PAC consomme beaucoup, mais chauffe peu ! Il est donc préférable comme cela arrive précisément lorsque les températures sont négatives (en dessous de zéro), dans ces régions froides ou situées en altitude, de prévoir un appoint (par exemple une cheminée avec foyer fermé), sous peine d’avoir un chauffage très insuffisant.

    Les capteurs doivent être enterrés à plus de 1 mètre de profondeur afin qu’ils restent hors gel. Mais dans tous les cas, la meilleure solution est d’isoler le bâti de façon à limiter les déperditions et donc de moins consommer d’énergie. L'isolation d'une habitation est le meilleur investissement à faire pour éviter les émissions de gaz à effet de serre et pour limiter le budget énergie.

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