Une solution pour éviter la pollution de l'air par le diesel

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Avant de parler d'un sujet sensible (pour nos bronches) celui du diesel, voici 2 idées de Mark Twain (Samuel Langhorne Clemens) :

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ».

« On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flanquant par la fenêtre : il faut lui faire descendre l’escalier, marche par marche ».

2 idées à appliquer pour nos voitures qui nous empêchent de (bien) respirer

Sommaire

  1. L'atmosphère : un égout à ciel ouvert
  2. La combustion polluante du diesel et du bois
  3. Le diesel est un énorme polluant
  4. Comment lutter contre la pollution de l'air ?
  5. Les véhicules électriques
  6. Les poumons absorbent les polluants
  7. Les classifications des particules fines

1. L'atmosphère : un égout à ciel ouvert

Selon Al Gore, ancien vice-président des États-Unis et prix Nobel de la paix en 2007, "l'atmosphère est un égout à ciel ouvert et les poumons en sont les poubelles".

Benoît Hartmann, le porte-parole de la FNE (France Nature Environnement) a déclaré quant à lui « on peut décider de boire de l'eau en bouteille (en verre) et manger bio, mais personne ne peut respirer une fois sur deux ».

L'air extérieur est pollué, le centre international sur le cancer (CIRC) a tiré la sonnette d'alarme, la France est menacée de sanctions, car l'air y est devenu irrespirable.

2. La combustion polluante du diesel et du bois

Le diesel et la combustion du bois sont des polluants planétaires.

Toutes les activités humaines génèrent des particules fines et très fines en augmentation constante depuis près de 2 siècles, en particulier le gazole et le bois énergie. La combustion d'énergies fossiles dans les véhicules (notamment le diesel), le chauffage (particulièrement celui fonctionnant au bois), la combustion de biomasse* à l'air libre, les centrales thermiques à charbon, les procédés industriels libèrent de nombreuses particules fines dans l'air, diminuant la qualité de l'air. Le seuil de pollution devient inquiétant pour la santé, car ce sont des milliers de tonnes de particules fines et particules très fines qui sont en suspension dans l'air. La pollution automobile particulaire tend à diminuer dans les pays riches par l'adjonction de pot catalytique limitant les grosses particules, mais agissant peu sur les particules fines. Avec la mondialisation et la croissance des pays en développement, les particules émises par les avions, les fusées, les vols orbitaux de tourisme, les moteurs des bateaux privés et marchands, les navires transbordeurs, les navires de guerre, sont en très forte augmentation.

* La biomasse est l'ensemble des matières organiques d'origine végétale, animale ou fongique pouvant devenir une source d'énergie par combustion (par exemple le bois énergie), après procédé de méthanisation (par exemple biogaz) ou après de nouvelles transformations chimiques (par exemple agrocarburant).

3. Le diesel est un énorme polluant

Une vidéo sur Youtube  « scandale sanitaire sur le diesel » met l'accent sur le scandale sanitaire des moteurs diesel particulièrement favorisés en France depuis plus de 35 ans par une fiscalité attrayante.

Des primes à la casse ont permis de mettre au rebut de nombreuses voitures essence jugées plus « gênantes » sous l’angle de la réduction des émissions de CO2 que le diesel, mais dont les gaz émis sont beaucoup plus nocifs que le Co2. Avec la crise économique, il n'est pas souhaitable d'inhaler les gaz d'échappement en suivant une ancienne voiture diesel que les propriétaires ne peuvent pas remplacer, car les composés de combustion sont particulièrement cancérigènes. Les voitures équipées de pots catalytiques ne sont d'ailleurs pas plus vertueuses.

4. Comment lutter contre la pollution de l'air ?

Les automobilistes prennent conscience de l'urgence à cesser le gaspillage actuel d'énergie. En effet, la pollution due aux particules fines et autres polluants empoisonne l'air et l'air des villes commence à être irrespirable. Les fabricants de voitures puissantes et polluantes continuent à proposer de nouveaux modèles, mais fort heureusement, le prix du pétrole, les contraintes de circulation, les taxes présentes et à venir vont décourager l'usage des véhicules inutiles type 4X4 pour circuler en ville ou autres véhicules roulant à 300 km/h. Les alternatives sont nombreuses : covoiturage, TER, transports collectifs urbains, vélo à assistance électrique, 2 roues électriques, moto électrique, etc.

Reforestaction association pour planter des arbres

Créée en 2010 par Stéphane Hallaire, Reforest'Action est une association dont le programme de reforestation permet aux entreprises et particuliers d'agir pour l'Homme et l'Environnement en plantant des arbres en ligne et d'en mesurer les retombées positives. L'arbre permet de lutter contre le changement climatique en stockant du CO2, stoppe la désertification en hydratant les sols, préserve la biodiversité qui fournit d’innombrables services écologiques, développe l’économie des territoires. En plantant un arbre, vous agissez sur le climat, la biodiversité, les conditions de vie de populations en difficulté, pour vous-même, les autres et les générations futures.

5. Les véhicules électriques

Une solution idéale après celle de ne pas utiliser de véhicule.

Les véhicules électriques se développent en France malgré le manque de voies réservées aux 2 roues, aux véhicules propres, au manque d'infrastructures électriques pour leur recharge, malgré l'autonomie limitée (80 kilomètres pour un scooter, 60 kilomètres pour une voiture), le prix, la taille, le poids des batteries, la durée de vie des batteries incertaine. L'absence de bruit et de pollution visible et invisible des véhicules en ville, etc., est un des avantages importants de ces véhicules électriques. La mobilité électrique est synonyme d'économie à l'échelle des territoires, à condition de produire sur place de l'électricité « verte » plutôt que d'importer du pétrole de plus en plus polluant.

Comment produire idéalement l'énergie d'un véhicule électrique ?

Il est facile de produire à moindre coût et avec un impact environnemental minimum, l'électricité nécessaire au rechargement de la batterie d'un véhicule électrique. L'énergie solaire photovoltaïque est idéalement compatible avec le véhicule électrique pour recharger les batteries en journée, depuis le bureau, la maison ou des bornes de recharge publique. Les Allemands ont donné le ton en concevant des voitures qui se rechargent sur une simple prise électrique et non pas sur des bornes individuelles et coûteuses.

Toutes les villes françaises concentrent le gaspillage énergétique

Toutes les villes sont concernées par la pollution automobile en constante augmentation, ainsi Paris possède une superficie de 100 km de surface urbanisée, des millions de véhicules à moteur à explosion fonctionnant au pétrole la parcourent. Dans la majorité des cas, le conducteur est seul à bord de véhicules lourds, polluants et circule à moins de 15 km/h en moyenne. Un gaspillage de temps et d'énergie coûte cher en termes de santé et d'environnement. Ainsi, des dizaines de millions d'euros partent vers les pays producteurs et les multinationales du pétrole qui continuent à faire du lobbying, à extraire des pétroles de moins en moins accessibles, de plus en plus lourds, de plus en plus polluants, ayant un impact environnemental inacceptable. En Allemagne, la révolution a déjà commencé, lors d'un passage à Hanovre, il suffisait d'apprécier le nombre de vélos qui convergeaient vers les gares. Le solaire photovoltaïque est devenu une réalité un peu partout dans le monde même pour les pays bénéficiant d'un ensoleillement limité.

La part du solaire photovoltaïque est-elle condamnée à rester marginale ?

La part du solaire photovoltaïque est-elle condamnée à rester marginale dans la production électrique nationale ? Certains experts annoncent 12 % d'énergies renouvelables à partir de 2020.

Les véhicules électriques ont un rôle majeur à jouer lorsque la seule solution pour les trajets réguliers types domicile-travail est la voiture (pas de transport en commun, pas de covoiturage, pas d'horaire compatible, usage professionnel, taxi, etc. Autre argument, l'énergie photovoltaïque sera la moins coûteuse lorsque l'électricité sera produite localement, de valeur ajoutée locale et qu'elle sera synonyme d'emploi.

L'électricité photovoltaïque : un prix très intéressant

Le coût de l'électricité produite par les centrales photovoltaïques est moins de 12 c €/kWh (en tenant compte des frais de recyclage, démantèlement et retour à l'herbe inclus). Si les pouvoirs publics soutiennent l'autoconsommation, le prix du kWh de l'électricité solaire photovoltaïque sera inférieur à celui facturé demain par EDF.

Voitures électriques Portail habitat Picbleu

La Renault Zoé est la voiture électrique la plus vendue.

 

 

 

 

La France est leader en vente de véhicules électriques

La France est le leader des ventes de véhicules électriques et hybrides en Europe, devant la Norvège et l’Allemagne. En France, depuis 2011, le marché des voitures propres, voitures électriques ou hybrides a fortement progressé malgré la crise de l’automobile (+55 %). Sur un marché de 1,79 million de voitures neuves immatriculées en 2013 en France, les voitures à batteries électriques ont représenté 3,1 % des ventes. Les ventes de voitures électriques ont représenté 41.389 voitures hybrides et 13.954 voitures électriques soit un total de 55.543 voitures « propres » en 2013. Le parc roulant véhicules électriques et hybrides (voitures particulières et véhicules utilitaires légers) en France dépassera les 800.000 véhicules selon les prévisions de l’association AVERE. Les assureurs automobiles offrent des primes d'assurance auto identiques pour les véhicules hybrides et les véhicules traditionnels équivalents malgré leur coût d’acquisition supérieur. Des programmes de subvention incitatifs offrent jusqu'à 5000 euros de prime en France.

Les ventes de voitures électriques en 2013

L’alliance Nissan Renault constitue le plus grand vendeur de véhicules électriques du monde : 100.000 voitures électriques (dont 29.000 pour Renault). Voici le classement des 3 voitures électriques les plus vendues :

La Renault Zoé : 8.779 unités
La Kangoo Z.E. : 2.398 unités
La Nissan Leaf

Les batteries : une technologie en constante évolution

Les batteries font toutes appel à la récupération de l’énergie récupérée lors du freinage et lors de la décélération. La formule E destinée à remplacer les courses de formule 1 mettant en course des bolides électriques devrait faire évoluer rapidement les recherches sur la fiabilité et poids des batteries. Il existe en effet plusieurs types de batteries : lithium, lithium-ion, hybrides. Les batteries au lithium permettent une autonomie de 150 km grâce à leur grande capacité de charge électrique 2 à 5 fois plus importante que les batteries au nickel. Les batteries lithium-ion sont jugées plus fiables que les batteries lithium, en raison de leur plus grande stabilité. La batterie L.M.P, est un produit franco-québécois qui stocke cinq fois plus d’énergie et ne nécessite que quelques heures seulement pour sa recharge. Reconnue pour sa fiabilité et sa possibilité de recyclage, grâce à ses matériaux de fabrication non polluante, elle possède une durée de vie de 200 000 km et donne une autonomie de 250 kilomètres.

Quelle énergie utiliser pour recharger les batteries des véhicules électriques ?

La question primordiale est liée à l'énergie utilisée pour produire l’électricité nécessaire à la recharge du futur parc automobile électrique et hybride qui risque d'être déséquilibrée si la recharge d’un grand nombre de véhicules s'effectue au même moment. L'énergie photovoltaïque est tout indiquée sans impact sur l'environnement. D’après une étude allemande, le parc électrique représenterait 14 % des véhicules en circulation, ce qui pourrait causer une diminution de 6 % des émissions polluantes.

Rappelons que la production de l’électricité en France, majoritairement nucléaire, utilise également des sources diverses renouvelables : solaire, hydraulique, éolien, mais aussi charbon et fioul utilisés en période de pointe dont les impacts ne sont pas égaux sur l’environnement.

Le photovoltaïque : une technologie évolutive dont l'évolution est inéluctable

La technologie solaire photovoltaïque se classe dans l'industrie électronique et à la différence de l'industrie classique « lourde » (aéronautique, énergie dont électricité, BTP, automobile, maritime, ferroviaire, etc.) dont l'évolution est lente, celle du photovoltaïque va changer les comportements en s'immisçant dans toutes les activités humaines (transport, informatique, éclairage, chauffage, etc.)

La sobriété énergétique : un élément essentiel pour un air correct

La « sobriété énergétique, l'efficacité, le recours aux énergies renouvelables, l'équipement des appareils à bois et autres moteurs à combustion de produits fossiles avec des filtres à particules pour couvrir les besoins restants » sont les éléments essentiels pour assurer un air meilleur.

6.7 millions de chauffages au bois installés en France

Le bois bûche est le combustible pour le chauffage au bois le plus utilisé par les particuliers. Sa consommation en France est estimée à 51 millions de stères pour 6,750 millions d’appareils de chauffage et 1,4 million de cheminées ouvertes. Le chauffage à bois représente 20 % de l’énergie thermique totale consommée. La forêt française menacée par les pratiques irresponsables de certains, elle constitue pourtant un patrimoine précieux à préserver.

Les poumons absorbent les polluants

Les poumons absorbent en permanence des polluants issus de contaminations directes ou indirectes.

6. Les poumons absorbent les polluants

La fumée de tabac environnementale est-elle un polluant de l'air ? Les individus sont plus ou moins sensibles à ces agressions. Une partie de ces polluants sont nommés C.O.V. (Composés Organiques Volatils), organique signifie « qui contient du carbone ».

Actuellement, les sociétés modernes doivent faire face à la problématique des particules fines que rejettent les véhicules diesel. Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé les gaz d’échappement des moteurs Diesel comme cancérogènes certains pour l’homme (Groupe 1). D'autres sources de pollution sont également désignées : les chaufferies au bois qui émettent de grandes quantités de particules fines. Et il n'y a pas que le diesel qui est cancérigène, toutes les poussières fines le sont. Les « Poussières » sont constituées de « Particules en suspension » que l'on peut visualiser lorsqu'un rayon de soleil entre dans une pièce dans l'ombre ou qu'un rayon lumineux type spot met les poussières en évidence. Il est heureux que l'on ne puisse visualiser les poussières qui nous entourent, car le stress serait permanent.

7. Les classifications des particules fines

Diamètre des principaux polluants de l'habitat

  •  PM10 : Particules de diamètre inférieur à 10 microns (μm) - (36,7 % des TSP).
  •  PM2.5 Particules de diamètre inférieur à 2,5 μm - (25 % des TSP et 69% des PM10).
  •  PM1,0 Particules de diamètre inférieur à 1 micromètre appelées particules très fines.
  •  PM0,1 Particules de diamètre inférieur à 0.1 micromètre appelées particules ultrafines ou nano particules.
  •  TSP : Particules totales en suspension.

Quels sont les effets des particules sur la santé ?

Toutes les particules d'un diamètre aérodynamique ou diamètre aéraulique supérieur à 10 micromètres sont retenues par les voies aériennes supérieures (nez, bouche).

Diamètre des principaux polluants de l'habitat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  •  PM10 les particules fines, très fines et ultrafines peuvent pénétrer dans les bronches
  •  PM2.5 les particules très fines et ultrafines pénètrent dans les alvéoles pulmonaires
  •  PM1,0 les particules très fines peuvent pénétrer dans les alvéoles pulmonaires
  •  PM0,1 les particules ultrafines ou nano particules peuvent passer la barrière alvéolo-capillaire

Le CITEPA indique qu'une attention particulière doit être portée aux particules

Le CITEPA (Centre Interprofessionnel Technique d'Études de la Pollution Atmosphérique) est un organisme qui assure la réalisation technique des inventaires de la pollution atmosphérique en France métropolitaine. Dans le cadre de l'arrêté du 24 août 2011 relatif au Système National d'Inventaires d'Émissions et de Bilans dans l'Atmosphère (SNIEBA), et antérieurement depuis de nombreuses années (arrêté SNIEPA du 29 décembre 2006), le CITEPA se voit confier par le Ministère de l'Écologie la mission de réaliser et publier sur son site Internet les différents inventaires d'émissions nationaux que la France est tenue de produire en réponse à divers engagements envers Bruxelles. Le CITEPA signale les risques liés aux émissions de particules solides servent de vecteurs à différentes substances toxiques voire cancérigènes ou mutagènes (métaux lourds, HAP, furanne, dioxine, etc.).

L'INRS fixe le seuil de particules à 5 mg par m3

Il faut noter que « la concentration en poussières alvéolaires (susceptibles de pénétrer dans les voies pulmonaires jusqu'aux alvéoles, de s’y déposer et d’y rester durablement, en créant une surcharge pulmonaire néfaste pour l’organisme) ne doit pas dépasser 5 milligrammes par mètre cube (mg/m3) d'air ». (5 milligrammes = 5000 µg/m3). Source INRS.

L'OMS fixe le seuil de particules à 25 μg*/m3/24 h

L'OMS l’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère que le seuil 25 μg*/m3 en moyenne sur 24 heures pour les particules 2,5 et de 50 μg/m3 en moyenne sur 24 heures pour les PM10 ne doit pas être dépassé. Selon l’OMS, au moins 1,4 % des décès dans le monde seraient induites par les particules polluantes de l’air qui est aussi pour un grand nombre de gens un facteur de diminution de l’espérance de vie : (8,2 mois en Europe).

Le symbole μg signifie microgramme (1 gramme équivaut à 1000000 μg).

  • Comment connaître la qualité de l'air dans une région en France ?

    Comment connaître la qualité de l'air dans une région en France ?


    Sur le tableau, l’indice ATMO, obligatoire pour les villes de plus de 100 000 habitants, est un indicateur de la qualité de l’air calculé chaque jour à partir de la surveillance de quatre polluants (dioxyde d’azote, ozone, dioxyde de soufre, particules de type PM10), sur une échelle graduée de 1 à 10 et avec des couleurs vert, orange et rouge.

    Qualité de l'air temps réel sur la région : Aquitaine

    Indice de la qualité de l'air en Aquitaine
    Sur la carte ci-dessus le niveau de qualité de l'air grâce à la mesure de quatre Les polluants atmosphériques extérieurs et intérieurs (dioxyde d’azote, ozone, dioxyde de soufre, particules de type PM10)

    Polluants de l'air risques et menaces dans les logements

     

     

    Vérifiez la qualité de l'air actuelle sur votre région :

    Atmo France Portail habitat Picbleu


    En cliquant sur le logo ATMO de la fédération des associations de Surveillance de la qualité de l'air vous pouvez accéder au portail de votre région

     Indice de la qualité de l'air en Aquitaine

     

  • Les normes de pollution fixées par l'Organisation Mondiale de la Santé

    L'Organisation Mondiale de la Santé a fixé des normes sur les seuils.

    Certaines poussières fines sont de l'ordre du micromètre d'autres ont la taille d'une bactérie. Même si la poussière fine ne se voit pas à l'œil nu, elle s'inhale et migre vers les bronches profondes. Au vu des normes limites de l’Organisation mondiale de la santé, la France est 7 à 15 fois au-dessus de la norme OMS même lorsque les normes sont au maximum 2 fois en dessous des normes françaises. La commission européenne a fixé des seuils et une date limite sous peine d'amende.

    Valeurs recommandées par l'OMS :

    PM2.5 10 μg/m3 en moyenne annuelle

    Soit 25 μg/m3 en moyenne sur 24 heures

    PM10 20 μg/m3 en moyenne annuelle

    Soit 50 μg/m3 en moyenne sur 24 heures

    Quelles sont les normes sur les taux d'émissions de poussières ?

    Que dit la réglementation sur les taux d'émissions de poussières ? La réglementation impose un taux d’émissions de poussières selon la puissance des chaudières :

    50mg/Nm3 (Puissance>20 MW)

    150mg/Nm3 (Puissance> 2 MW)

    <136mg/Nm3 pour les installations de petite puissance <300KW. Les systèmes de filtration performants permettent d’atteindre moins de 20 mg/Nm3

    Le niveau de 50 mg/Nm3est déjà imposé pour les chaudières de moyenne et grosse puissance dans le cadre du fonds chaleur de l’ADEME.

    Plusieurs études menées sur la qualité de l’air ont désigné le chauffage au bois comme l’un des principaux responsables des émissions de particules fines. La combustion du bois bûche dans des appareils individuels aux performances très médiocres et la combustion des chaudières automatiques qui utilisent des plaquettes ou des granulés et qui affichent des performances très élevées est très différente concernant le rejet des particules fines.

    Actuellement, en milieu rural, une chaufferie bois performante de petite puissance de 200 kW par exemple, consomme 160 tonnes de plaquettes (600 MWh). Les émissions de poussières représentent alors 25 à 50 kg par an. Si cette puissance était fournie par des foyers inserts fabriqués avant 1996, 40 fois plus de poussières seraient émises, et au moins 10 fois plus avec des appareils à bois bûche performants ».Au cours des siècles passés, le choix entre le bois... et le bois était possible pour se chauffer, l'air des villes y était irrespirable, mais la voiture n'existait pas. Aujourd'hui, la mauvaise qualité de l'air génère 40 000 décès précoces par an il faut donc privilégier toutes les solutions qui ne rejettent pas de poussières fines et équiper les appareils des chaufferies bois de filtres ultras performants (mais onéreux). Un filtre coute en moyenne 40 000 euros minimums pour être à 20 mg/m3 soit 2 fois au-dessus de la norme OMS. « La norme est de 136 mg/M3 pour les installations de petites puissances inférieures à 300KW ».

    La combustion du bois génère 100000 tonnes de poussières par an en France

    Le bois représente 10.5 Mtep soit 1000000 tonnes équivalent pétrole de la consommation d’énergie en France (soit 4 % de la consommation totale d’énergie). La part du chauffage individuel représente 72 % et la part du chauffage industriel et collectif 28 %. 100 000 tonnes de poussières sont émises par la combustion du bois. Plus de 96 % de poussières sont issues des appareils à bois bûche, principal émetteur du secteur habitat-tertiaire. À l'horizon 2050, le bois énergie représentera environ 25 Mtep/an, son développement devra se faire avec des appareils performants et automatisés à granulés et plaquettes équipés de filtres à particules.

    Le schéma ci-dessus compare les énormes différences de performances en matière d’émissions de particules fines selon le type d’installation de chauffage au bois. Une cheminée classique émet jusqu’à 440 fois plus de particules qu'un appareil performant fonctionnant aux granulés de bois.

    Le respect des normes : obligatoires pour la biomasse

    L’utilisation de la biomasse comme moyen de chauffage devra se conformer aux normes en vigueur, respecter un dimensionnement adapté des chaufferies, adopter une filtration appropriée qui permettra de limiter au maximum les émissions de particules fines. Ces exigences permettront de concilier une limitation de la pollution atmosphérique et des émissions de gaz à effet de serre. Cet enjeu est impératif pour le développement harmonieux d’une énergie locale difficilement délocalisable, qui valorise l’économie locale. L'avantage des forêts et de ses ressources est leur indépendance et leurs contraintes très éloignées des bulles spéculatives, non soumises aux variations des cours du pétrole et avec un impact limité sur le changement climatique en raison de leur caractère renouvelable.

    Biomasse : l'énergie issue des matières organiques

    Combien coûtent des filtres à particules pour les appareils à bois de chauffage ?

    Pour les utilisations professionnelles : appareils de filtration des fumées pour les chaudières automatiques collectives à effet multicyclone, filtres à toile ou filtre céramique :

    Pour les chaudières de moyenne puissance qui garantissent des émissions < 50 mg/ Nm3.

    Coût de 25 000 à 35 000 €.

    Pour les chaudières de moyenne et grosse puissance > 500 KW qui garantissent des émissions < 20 mg/Nm3 .

    Filtre à toile, à manche ou électrofiltre Coût : 40 000 à 250 000 € selon la puissance et la technologie.

    Pour les particuliers, Systèmes de filtration type « pot catalytique » avec électrode, filtre à céramique ou catalyseur à placer sur les conduits de fumée.

    Les performances indiquées permettent une réduction de plus de 50 % des émissions particulaires. Coût : de 1 000 à 2 500 €

    Donnée inconnue : la tenue dans le temps de ces appareils de filtration n'est pas certaine en raison de leur faible retour d'expérience.
    L'utilisation du bois dans une maison neuve est-elle possible ?

    L’utilisation de poêle ou insert à bois ou granulés moderne dans une habitation neuve RT 2012 génère peu de particules au vu des faibles consommations de bois annuellement utilisées.

    Que choisir comme chauffage poêle à bois ou granulés de bois

    Le brûlage de déchets : un autre facteur important de pollution

    Le brûlage de déchets verts à l’air libre est strictement interdit par la loi (article 84 du règlement sanitaire départemental) car il constitue un facteur important d’émission de particules. En effet, 50 kg de déchets brûlés représentent plus de 8500 km parcourus par un véhicule récent ou plus de 4 mois de chauffage d’une maison individuelle avec une chaudière fioul. Hormis les troubles de voisinage (odeur, fumées) des risques d'incendie, le brûlage des déchets verts ou tout autre déchet (cartons, plastiques, etc.) nuit gravement à l'environnement car il est source d'émission de substances polluantes imbrûlées comme benzène, HAP, dioxine, furanne, etc.

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