Eco-rénovation Accueil du thème

Acteurs du bâtiment et de la transition énergétique

La transition énergétique est une chance d'améliorer la vie quotidienne, de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d'assurer l'indépendance énergétique du pays, de créer des emplois, d'alléger la facture énergétique ou encore d'améliorer la compétitivité des entreprises et de développer des filières d'avenir. Ségolène Royal. 1er octobre 2014   Le programme de rénovation thermique performante du bâti est un enjeu fondamental afin de : - réduire les émissions de gaz à effet de serre pour respecter les engagements climatiques et énergétiques, nationaux et européens- réduire la dépendance aux combustibles fossiles, pour faciliter la sécurisation de l'approvisionnement et réduire notre déficit commercial - maîtriser nos factures énergétiques face à la hausse des prix de l’énergie- réduire la précarité énergétique des ménages- relancer l’économie française en redonnant du sens à un secteur, à des métiers dévalorisés. La transition énergétique du secteur du bâtiment : « La transition énergétique et la croissance verte rapportent »   Exploiter les gisements d’efficacité énergétique dans le secteur résidentiel 75 000 emplois peuvent être créés pour la mise en chantier rapide de la rénovation énergétique des logements et des bâtiments60 000 nombre d’emplois pour la construction bois et la biomasse11 000 emplois, avec les entreprises Landis+Gyr, Itron, Sagemcom, ZIV, MAEC et Elster et le déploiement des 35 millions de compteurs intelligents Linky pour l’électricité et Gazpar pour le gaz Scénario Ademe (2012) Le secteur du bâtiment (qui regroupe le résidentiel et le tertiaire) représente plus de 40 % de l’énergie finale consommée en France.Pour réduire les consommations dans ce secteur clé, l’hypothèse d’un plan ambitieux de construction neuve et de rénovations thermiques des bâtiments résidentiels et tertiaires est retenue pour 2030.Le rythme de construction neuve serait augmenté, de 310 000 logements par an aujourd’hui à 350 000 par an. Cette valeur est une moyenne sur la période 2010-2030 dont le rythme peut être modulé selon les arbitrages politiques, économiques et sociaux. L’équilibre entre constructions de logements collectifs et de maisons individuelles serait atteint en 2030 (contre 58 % de maisons individuelles et 42 % de logements collectifs dans le neuf actuellement). Si ces nouvelles constructions s’inscrivent dans une organisation urbaine nécessitant moins de transports et limitant l’artificialisation des sols, l’organisation urbaine à l’horizon 2030 est déjà largement fixée par le parc actuel. En moyenne, 500 000 logements feraient l’objet de rénovations thermiques par an. D’ici 2030, tout le parc de logement social construit avant 1990 serait ainsi rénové ainsi que 5 millions de maisons (pour plus de la moitié, construites avant 1975), soit plus de 70 % des maisons individuelles. Inciter, faciliter, entraîner sont les maîtres mots de tous les acteurs de la transition énergétique. Pour les particuliers une division par deux et plus de la facture énergétique grâce aux logements neufs ou aux logements rénovés permet de récupérer du pouvoir d’achat et du bien-être.