Habitat durable

Avis sur la peinture bio naturelle écologique pour mur et plafond

Date de mise à jour : 27/12/2020
Temps de lecture : 4 minutes

Lorsque l'on fait bâtir ou que l'on rénove un logement, les finitions arrivent en dernier et sont sous-estimées en termes de coût. Généralement, la décoration avec des revêtements et des peintures évoque pour les consommateurs les textures et les coloris, mais les effets sur la santé des peintures ne sont pas pris en compte et sont sous-estimés par le grand public généralement pour des questions de prix. 

  1. L'évolution des peintures de synthèse 
  2. Effets sur la santé de la chimie classique 
  3. Peintures à l'huile, à l'eau ou écologiques

Avec la vague verte qui frappe le secteur du bâtiment en empruntant les notions « 100 % naturel », « bio », « écologique », « sans COV », « naturel »,« végétale », on peut se poser des questions.
Ces peintures sont-elles satisfaisantes ou tout simplement de la simple communication appelée greenwashing ?

L'évolution des peintures de synthèse 

Au fur et à mesure de l'avancée des connaissances et des questions portant sur la santé des occupants des locaux, certaines substances sont interdites :

  • le plomb a disparu des composants des peintures en raison de ses effets toxiques (maladie du saturnisme).
  • Le pentachlorophénol et le lindane, deux pesticides cancérigènes et toxiques puissants ont également été interdits après avoir été utilisés pendant des décennies.

Peintures à base de dérivés pétroliers

  • Les peintures classiques sont issues de dérivés pétroliers, ces peintures traditionnelles, même diluées à l’eau et sans odeur contiennent toujours de nombreux produits toxiques (métaux lourds et solvants), nocifs pour la santé et l’environnement.
  • Dans les années à venir, les fabricants de peinture seront obligés de respecter des normes de plus en plus strictes et éliminer les poisons de leurs produits.
  • Notamment pour les COV (Composés Organiques Volatils) qui sont des substances chimiques de synthèse ou d'origine naturelle ou qui se dissipent dans l’atmosphère et participent à l’effet de serre.

Un seuil de 30 grammes de COV par litre

  • Depuis le 1er janvier 2010, les normes européennes ont obligé les fabricants à respecter un taux de COV (composés organiques volatils) afin de respecter l’environnement.
  • Le seuil a été fixé à moins de 30 grammes de COV par litre de peinture.
  • Un mieux (l'ancien seuil étant de 50 % supérieur), mais encore très insuffisant pour la qualité de l'air intérieur.

La teneur en COV (exprimée en grammes par litre de peinture est la quantité de composés organiques volatils entrant dans la composition de la peinture. La directive européenne 2004/42/CE fixe les valeurs maximales devant être respectées depuis 2010. L'émission de COV exprimée en µg/m³ d'air est le taux de composés organiques volatils émis dans l'air intérieur après application et après séchage de la peinture.

Ci-dessous, la teneur en COV des différentes peintures

 Emission-de-Composés-Organiques-Volatils-peinture.png

 

Effets sur la santé de la chimie classique 

La peinture classique contient des composants chimiques et pétrochimiques peu recommandables :

  • Pour les peintures « à l’eau » des agents de coalescence sont incorporés afin de favoriser la formation du film, dès l’évaporation de l’eau. Ces solvants de type éthers de glycol dérivés du butylglycol sont de redoutables COV.
  • Des liants en résine incorporés pour offrir la consistance, la transparence et la texture de la peinture.
  • Des pigments dont certains polluants et toxiques sont formulés à base de métaux lourds (cadmium, cobalt, chrome) ils sont destinés à donner la couleur et l’opacité à la peinture. Ces cocktails chimiques se concentrent dans la chaîne alimentaire une fois dispersés dans la nature.
  • Des solvants pétroliers (white-spirit, trichloréthylène, acétone) fluidifiant les peintures dont les COV (composés organiques volatils) sont extrêmement nocifs.
  • Les peintures peuvent contenir fongicides, ignifuges, siccatifs, épaississants, fixateurs, dispersants, anti-UV, des produits aux effets « cocktail » qu'il faut éviter en lisant soigneusement les étiquettes. Lorsque l'emballage ne permet pas de connaître avec exactitude les ingrédients : fuir.
  • Une dangerosité prouvée aux effets visibles entraînant des irritations de la peau, des muqueuses, des yeux, des voies respiratoires et occasionnant des céphalées et des effets invisibles (neurotoxiques) dus aux substances toxiques qui finissent dans l'eau, le sol affectant la faune et la flore. 

Il existe une peinture Colibri dont les concepteurs ont veillé à respecter l'air ambiant en éliminant des composants les solvants, les dérivés pétrochimiques.

colibri-peinture-naturelle-murs-plafonds-bois-interieur.png

Peintures à l'huile, à l'eau ou écologiques 

 Le comparatif de ces 3 types de peintures permet de faire un choix éclairé :

  •  La peinture à l’huile (à base alkyde), sèche vite, résiste aux taches et possède un bon pouvoir couvrant, mais particulièrement polluante lors de sa fabrication, elle relargue dans l'air intérieur uns fois appliquée un grand nombre de COV (composés organiques volatils)agressifs. Elle nécessite un solvant toxique pour le nettoyage des outils, possède une durée de vie limitée et n'est pas biodégradable.
  •  La peinture pétrochimique à l’eau et au latex* très gourmande en énergie grise lors de sa fabrication existe sans COV, mais contient souvent des perturbateurs endocriniens polluants toxiques comme les phtalates, le téflon ou le glycol. N'étant pas   biodégradable, elle est à proscrire absolument.
  • *Attention au latex, car si l'étiquette ne mentionne pas comme origine naturelle « latex issu de l’hévéa », il s'agit de styrène butadiène modifié chimiquement, un produit particulièrement toxique pétrochimique issu de la chimie du pétrole. 
  •  La peinture naturelle est fabriquée à base d'eau, d'essences d’aromates ou d’extrait d’agrumes utilisés comme substituts aux solvants des peintures classiques. Les pigments les plus utilisés sont des oxydes minéraux (fer ou ocres). Les liants utilisés dans les peintures écologiques sont des huiles de ricin ou de lin, des cires, de la caséine ou de la chaux. Le taux de COV (Composés Organiques Volatils) est donc faible et les méthodes de fabrication sont plus respectueuses de l'environnement. 
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Cet article a été commenté 1 fois.
Evitez les peintures à l'eau qui sont quand même toxiques !
J'ai repeint une chambre pour mon fils : j'ai lavé le plafond et les murs à la lessive Saint Marc et j'ai utilisé une peinture acrylique de marque (modéré). Après plusieurs mois lorsqu'il fait chaud l'odeur est insupportable et donne même des maux de tête. Du coup je n'utilise pas cette pièce invivable même pas pour mon chat et je compte tout poncer mais quel chantier ! Dommage de ne pas avoir lu cet article en tout cas je conseille aux autres mamans de bien réfléchier avant de peindre avec des produits polluants!