Historique de l'évolution des prix du pétrole

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  • • Historique de l'évolution du prix du pétrole. 

    • Démenti de l'OPEP : pétrole et spéculation.

    • Les facteurs influençant le prix de pétrole.

    • Autres articles sur le sujet du pétrole.

     
     
    Pourquoi le pétrole varie-t-il fortement à la hausse comme à la baisse ? Explications avec l'historique de l'évolution des prix du pétrole et les causes des variations :
     
     L'évolution du baril de pétrole :
    Les 64 millions de voitures qui ont été vendues en 2012 essentiellement dans les pays émergents (effet résultant de fortes créations d’emploi en Chine et en Inde et de taux d’intérêt particulièrement bas) vont accélérer la hausse naturelle du prix du baril de pétrole brut pour plusieurs raisons essentielles. (Voir la suite de l'article sur l'évolution du pétrole).
     
     L'évolution du prix du brut (historique).
    Après la guerre du Kippour en octobre 1973, le baril de pétrole est passé de 3 $ à 13 $ le baril, avec la révolution islamiste de 1979 en Iran à 40 $ le baril, en 2002, la demande mondiale à fait flamber le prix de l’or noir et démarré une série de hausses qui ne s’arrêteront qu’après le dernier puits asséché. 
    Après avoir franchi, le 2 janvier dernier, le « seuil » psychologique des 100 dollars, le prix du pétrole brut n'a cessé de s'envoler dans un contexte favorable où tout concourt à enflammer les prix : l'attitude de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), des nouvelles alimentant le sentiment de précarité de l'offre, et le spectre d'un épuisement plus rapide que prévu des réserves mondiales pétrolifères. Il n’y aura pas de limites dans le secteur pétrolier, ni en matière de hausse, ni en matière de pollution, ni en matière de réduction de consommation, le pétrole constitue une ressource géostratégique indispensable. Début mai 2008, la banque Goldman Sachs pronostiquait un baril de pétrole à 200 dollars d’ici six mois à deux ans. 33 analystes avaient calculé qu'en 2008 le prix du pétrole devrait se situer à 107,13 $ le baril, notons que lors de la dernière enquète mensuelle d'avril de Reuter l'estimation était inférieure de 10 $. 
    Le mercredi 21 mai 2008 à New York et le jeudi 22 mai 2008 à Londres, le baril de pétrole brut a atteint respectivement 130,30 et 129,70 $, dopé par une chute imprévue des réserves pétrolières américaines, le 12 juin 2008 136.45 $. L’Arabie Saoudite, premier pays exportateur de pétrole, le 16 juin 2008 a augmenté sa production en passant à 200.000 barils par jours. Le but étant de faire baisser le prix de l'or noir à « des niveaux plus convenables ».
    Le monde entier, à cause du renchérissement du pétrole, commençait à prendre conscience de la rareté des matières premières et de l'amenuisement de toutes les réserves. Les différents états commencent à réfléchir pour concevoir sérieusement des véhicules terrestres et maritimes, de tous types et usages, susceptibles de fonctionner avec un minimum d'énergie et accessoirement sans polluer. La société de consommation montrant ses limites, finalement l’idée de fournir un peu plus de pétrole n’est peut-être pas si bonne pour continuer à gaspiller en produisant n’importe comment, n'importe où, tout et n’importe quoi. 

    Faisant suite à cette nouvelle, le prix du baril avait légèrement chuté, aux alentours de 130 $, sur le marché américain et asiatique. Mais avait atteint un nouveau record à New York : « 139,89 dollars en raison des chiffres de l’inflation dans la zone euro et d’un indice plus mauvais qu’attendu aux États-Unis ». Source : Les Échos.

     Démenti de L’OPEP : pétrole et spéculation

    Raphael Ramirez, ministre de l’Énergie et du Pétrole du Venezuela, pays producteur, avait affirmé que la hausse « n’est pas liée à l’offre et à la demande », car « il existe suffisamment de pétrole sur le marché ». Un avis partagé par son interlocuteur à l’OPEP, Abdallah El-Badri, selon eux seule la spéculation financière sur le pétrole est en cause.  Il faut noter que les 4 facteurs cités plus haut et la spéculation ne sont toutefois pas incompatibles…
    (Sources : Reuter, AFP)

     Nouvelle flambée du prix du pétrole en janvier 2008 :
    Les prix du baril de pétrole, qui ne cessent de voler de record en record, avaient franchi le seuil psychologique des 100 dollars pour la première fois le 2 janvier 2008, et ont accéléré depuis leur envolée. Sur un an, les prix du pétrole brut avaient plus que doublé, et leur ascension ne devrait pas s'interrompre de sitôt, selon certains analystes. La célèbre et controversée banque Goldman Sachs avait ainsi pronostiqué début mai un baril de pétrole brut à 200 dollars d'ici six mois à deux ans. Le président Russe de Gazprom a également diagnostiqué des aumentations spectaculaires du pétrole dans les mois à venir.
    Cette nouvelle flambée se nourrit du sentiment, partagé par une majorité d'opérateurs, que l'écart entre offre et demande se resserre dangereusement au fil des mois : alors que la demande ne cesse de progresser dans les pays émergents, l'offre peine à suivre, notamment chez les producteurs hors OPEP.

    L'inertie contrôlée de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui assurent 40 % de l'offre mondiale, a concouru à l'envolée. Le cartel pétrolier a observé la flambée depuis le mois de septembre sans apporter de barils supplémentaires aux consommateurs qui sollicitaient plus de brut. L'OPEP estime le marché suffisamment approvisionné et compte sur les producteurs non membres de l'OPEP pour fournir aux nouveaux consommateurs (les pays émergents comme la Chine et l’Inde), les surplus de pétrole dont ils ont besoin. La hausse des cours du brut « n'est pas liée à l'offre et à la demande», car "il existe suffisamment de pétrole sur le marché », « une quelconque hausse de la production serait immédiatement stockée et cela aurait un impact négatif sur les prix ». a indiqué Rafael Ramirez, conjointement avec Abdallah el-Badri, son interlocuteur de l'OPEP après une rencontre avec le secrétaire général de l'OPEP à Caracas.

     

    Historique des cours du pétrole

     
    La variation des cours du pétrole, qui est passé de 3 $ à 146,89 $ entre 1973 et 2008, est le résultat d’une combinaison :

    - A . De facteurs géopolitiques, 

    - B . De facteurs économiques

    - C . De facteurs techniques.

     
      Les facteurs influençant le prix du baril de pétrole :
     
     A : Les facteurs géopolitiques

    La plupart des pays producteurs pompent au maximum de leurs réserves et seule l'Arabie saoudite dispose réellement de capacités de production non utilisées. Cette faiblesse de marge de manœuvre en cas de défaillance dans l'un des pays producteurs constitue l’un des sujets de préoccupation majeurs des opérateurs de marché. De manière générale, les difficultés rencontrées ces dernières années ont toutefois conduit à une prise de conscience tant des producteurs, qui accroissent peu à peu leurs investissements, que des consommateurs, qui ont renfloué leurs stocks.

    L'appropriation ou le contrôle des réserves pétrolières est un facteur déterminant de déclenchement de conflits internationaux, impliquant l’engagement de grandes puissances ou, au contraire, limité à deux États voisins. 

    Pour la plupart des États producteurs, l’exploitation de pétrole se traduit par le développement d’une économie de rente. Cette perturbation du système économique se répercute sur le système politique et le pétrole se transforme en un facteur de déstabilisation politique et sociale au niveau interne ou certains pays sombrent dans des guerres civiles. Une  menace terroriste est latente dans certains pays producteurs du Golfe ainsi que dans d'autres pays producteurs - Venezuela, Tchad, Russie — les opérateurs des marchés scrutent avec inquiétude l’évolution interne de ces pays.

    Le Moyen-Orient constitue le principal facteur de tension sur les marchés. Les foyers de tension internationale ont entraîné des perturbations sur les marchés affectant les cours du pétrole :

    — les tirs de missile et essais nucléaires nord-coréens. 

    — la guerre au Liban durant l’été 2006.

    — les affrontements entre Turcs et Kurdes dans le nord de l’Irak en 2007.

    Triangle Portail habitat Picbleu La guerre en Irak
    L'Irak est toujours plongé dans l'incertitude politique et le chaos économique et social plus de cinq ans après l'invasion du pays par une coalition internationale menée par les États-Unis.
    Les sabotages permanents des infrastructures pétrolières par les opposants au nouveau régime maintiennent la production autour de 2 millions de barils par jour, soit un niveau de production inférieur de 40 % par rapport à celui d'avant-guerre. (2,8 millions de barils par jour ont été produits en 2003, soit 3,3 % de la production mondiale. Hussein Chahristani le ministre du Pétrole irakien a annoncé des objectifs de 3 millions de barils par jour en 2008 et de 6 millions d’ici dix ans.)
    Triangle Portail habitat Picbleu Le programme nucléaire en Iran
    L’Iran est le quatrième producteur mondial de pétrole. Téhéran refuse de renoncer à enrichir de l'uranium, malgré les injonctions des Nations Unies, les pressions de la communauté internationale, fait craindre une nouvelle crise de grande ampleur entre les États-Unis et l'Iran qui pourrait riposter à toute sanction prise à son encontre en coupant ses exportations — estimées à 2,7 millions de barils par jour — ou en bloquant le détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite près de 20 % de la production mondiale de brut.  L'envolée récente des cours du baril de brut était liée au risque d'une interruption durable des approvisionnements ou le blocage du détroit stratégique d'Ormuz.
    Triangle Portail habitat Picbleu Le mouvement séparatiste au Nigeria

    Au Nigeria, premier pays producteur de brut africain particulièrement prisé pour sa qualité, des militants séparatistes réclament l'indépendance de la région pétrolière du Delta du Niger (sud) et multiplient les prises d'otages et les attaques de sites pétroliers, faisant chuter de plus de 20% la production.

    Triangle Portail habitat Picbleu Le contrôle étatique du pétrole en Amérique latine
    Au Venezuela, le président Hugo Chavez menace d'interrompre ses exportations vers les États-Unis, l’État oblige les compagnies étrangères à s'associer à la société nationale PDVSA dans l'exploitation du pétrole vénézuélien. Le géant pétrolier américain ExxonMobil à engagé un bras de fer juridique avec l’État vénézuélien. La Bolivie a adopté une nouvelle loi établissant le contrôle étatique sur les réserves d'hydrocarbures du pays. Une nouvelle législation en Équateur accroît les impôts des compagnies pétrolières étrangères.
    Triangle Portail habitat Picbleu L'influence de la météo et des conditions climatiques

    Les États-Unis sont, de très loin, le plus important pays consommateur (20 % de la consommation mondiale) et importateur de pétrole dans le monde. Leur production est non négligeable, même si elle a tendance à baisser inexorablement depuis plusieurs décennies. La saison des ouragans dans le golfe du Mexique, qui dure de juin à septembre dans l'Atlantique contribue à la hausse du brut. Le golfe du Mexique est dévasté par plusieurs cyclones majeurs tous les ans, les marchés craignent pour les sites d’extraction off shore du golfe du Mexique, déjà gravement endommagés par le passage des cyclones Katrina et Rita en août 2005. Les opérateurs deviennent fébriles à l'approche de chaque saison des ouragans.

    Triangle Portail habitat Picbleu Le rôle de la Russie
    Une reprise en main des compagnies pétrolières et gazières russes à effectuée par les autorités de Moscou et font de plus en plus pression sur les compagnies étrangères en retirant et en limitant les licences d’exploitation. La Russie assise sur les premières réserves gazières au monde utilise la flambée des cours et ses énormes ressources énergétiques comme arme de pression. Elle brigue une place de premier plan dans les négociations internationales avec les Occidentaux. 

    Le pétrole B : Les facteurs techniques

    Triangle Portail habitat Picbleu Le manque de capacités de production

    Beaucoup de raffineries sont inadaptées au brut lourd, le seul produit que peuvent ajouter les pays producteurs à leur offre actuelle. Le manque de produits raffinés contribue à alimenter la hausse des cours du brut.

    Le manque de capacités de raffinage

    Les ravages des cyclones Katrina et Rita aux États-Unis ont contribué de démontrer les faiblesses des investissements effectués par l’industrie pétrolière. Aucune raffinerie n'a été construite en Europe ni aux États-Unis depuis 30 ans et celles qui existent ont souvent besoin d'être rénovées.

    Triangle Portail habitat Picbleu Une croissance de la demande toujours soutenue

    La consommation planétaire de pétrole a augmenté de 11 % entre 1970 et 2000, d’après de nombreux experts, la consommation mondiale de pétrole devrait encore augmenter de 30 à 40 % d'ici 2030 sous réserve de stocks suffisants. La reprise quasi simultanée de la croissance dans toutes les économies du monde depuis les années 2003-2004 a entraîné une demande et une consommation accrue de pétrole aux États-Unis et en Chine principalement. L'Asie représente la part la plus importante de l'augmentation de la consommation (70 %). La Chine représente la moitié de l'augmentation de la consommation asiatique.

    Triangle Portail habitat Picbleu La fin des réserves de pétrole
    D'après de nombreux spécialistes, la raréfaction du pétrole devrait se situer entre 2012 et 2017, le mythe selon lequel il resterait 40 ans de pétrole est une affirmation fausse basée sur des stocks théoriques surévalués.
    Triangle Portail habitat Picbleu Les alternatives comparables au pétrole sont peu nombreuses.

    Les énergies ayant le plus gros potentiel ne pourront se substituer au pétrole que par une volonté politique ou une nécessité de rupture avec les traditions issues du pétrole. Les agro carburants sont largement défendus par les entreprises pétrolières : ils leur permettent de conserver la mainmise sur les réseaux de distribution, et leur clientèle captive. Les agro carburants ne représentent qu'une évolution technologique ne changeant en rien le comportement du consommateur.

     C : Les facteurs économiques 
    La faiblesse du dollar augmente le pouvoir d’achat des investisseurs et acheteurs hors zone dollar et stimule la demande mondiale de toutes les matières premières libellées en dollars, tel que le baril de pétrole et contribuent à la hausse du brut.

    Triangle Portail habitat Picbleu Une démographie mondiale galopante non maitrisée

    La population mondiale actuelle est actuellement d'environ 6,5 milliards d'êtres humains, elle passera à 9 milliards entre 2020 et 2050. Les pays qui ont la plus forte croissance démographique ne sont pas industrialisés, mais cette augmentation de la population aura un impact sur la consommation mondiale de pétrole.

    Triangle Portail habitat Picbleu L'émergence de nouveaux pays industrialisés

    La Chine et l'Inde représentent environ un quart de la population mondiale, leur développement économique et leur expansion engendrera une forte consommation de pétrole équivalente d'ici 2030, à 50 % de la consommation mondiale.

    Triangle Portail habitat Picbleu L'expansion du secteur des transports
    La mondialisation de l'économie et du commerce implique un important développement du secteur des transports.97 % des transports dépendent des produits pétroliers et représentent actuellement 50 % de la consommation de pétrole une proportion devant passer à 60 % d'ici 2030 portant la consommation de pétrole pour le seul secteur des transports à 35 % de l'énergie consommée mondiale.
    Triangle Portail habitat Picbleu L'intérêt des investisseurs et la spéculation
     Les fonds de pension sont massivement présents sur les marchés pétroliers comme sur l'ensemble du secteur des matières premières. Selon certains experts, ils n'opèrent pas toujours dans une optique spéculative, la spéculation amplifie le mouvement de hausse des cours du pétrole, mais n'en est pas forcément à l'origine.
    Triangle Portail habitat Picbleu La faiblesse de la monnaie américaine joue également un rôle important

     

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