Par quoi remplacer le moteur Diesel polluant notoire de l'air

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Le 28 novembre 2014, l'ancien Premier ministre Manuel Valls en poste déclarait dans son discours de clôture de la troisième Conférence environnementale : « En France, le moteur Diesel a longtemps été privilégié. Il l'est encore. (...) Cela a été une erreur, il faut progressivement revenir dessus avec intelligence et pragmatisme ».
Le prix du litre de gazole va s'aligner sur celui du supercarburant afin d'inciter les Français à renoncer au moteur Diesel que l'on accuse à juste titre d'émettre davantage de particules fines que son homologue à essence.

Sommaire

 

Pollution de l'air par une fumée d'usine Picbleu

 

Remplacer le Diesel et moteurs à explosion

Par quoi remplacer le diesel polluant notoire de l'air ? L'alternative au moteur diesel à gazole ou au super existe : les véhicules hybrides 100 % électriquesGPLc, gaz de pétrole liquéfié (GPL) gaz naturel (GNV), le vélo, les transports en commun et la réduction des déplacements inutiles, surtout par avion. Lorsque vous verrez un camion de carburant à côté de l'avion réléchissez à ce formidable gaspillage d'air (vous en respirez 5 à 8 litres par minutes) et d'hydrocarbures fossiles.

 

Plus de 100 millions de véhicules à moteur Diesel circulent dans l’Union européenne, leur nombre a doublé depuis la fin des années 90. L'Europe bat le triste record d'avoir 2 fois plus de ces moteurs toxiques que le reste du monde et le triste record de décès prématurés dus aux particules fines. Enfermez-vous dans votre garage moteur en route et réfléchissez...

 

1. Pots catalytiques polluants 

Les pots catalytiques sont polluants ! Au 1er jancier 2018 la norme qui impose au constructeurs de mettre des pots catalytiques sur les moteurs essence à injection directe ne fait que repousser le problème dans le temps... Le temps que les constructeurs aient amortis leurs chaines de montage de moteurs à explosion.

Imaginez que la Renault Zoé ait 1000 kms d'autonomie : elle entrainerait la mort de beaucoup de tous les petits véhicules urbains tiutes énergies confondues

Le gouvernement est résolu à s'attaquer au « problème de santé publique majeur » qu'est la qualité de l'air. Même les véhicules Diesel équipés de pots catalytiques sont polluants !

Les hydrocarbures brûlés sont les mêmes. Il faut noter que même la dernière génération de motorisations commercialisées équipée de filtres à particules pollue notre air.

Bien sûr les démonstrations d'un gant blanc restant vierge à la sortie du pot d'échappement moteur en marche semblent convaincantes, comme les poches en plastique qui semblent disparaitre, mais dont on retrouve les nano particules dans tous les produits de la mer (coquillages, poissons, etc.). Les gaz d'échappement d'un moteur diesel dépourvus de particules à la sortie du filtre sont quand même respirés, surtout lorsque la ventilation ou pire la climatisation est en fonctionnement, un facteur aggravant dans les embouteillages.

Pour certains, les bouchons sont du domaine du quotidien, les mêmes conducteurs, les mêmes voitures se retrouvent tous les jours aux mêmes heures aux mêmes endroits et respirent un même air vicié. Les véhicules les plus nocifs sont âgés en moyenne de plus de huit ans et les moteurs Diesel sont les plus employés à hauteur de 80 % environ.

Malheureusement, ce sont les foyers les plus démunis qui ont adopté pour leurs trajets les voitures Diesel les plus toxiques, ainsi que les utilisateurs de voitures de grosses cylindrées dont la puissance démontre le lobbying des constructeurs automobiles !

 

2. Les foyers modestes pénalisés 

Comment éradiquer les « vieux Diesels » sans pénaliser les foyers modestes ?

Le Premier ministre Manuel Valls avait déclaré :
- « Je connais parfaitement le débat ».
- « Chaque fois que l'on taxe le Diesel, on nous rappelle, et ce n'est pas faux, que ce sont les plus modestes de notre société qui risquent d'en être les premières victimes. »

Il n'empêche que taxer les véhicules Diesel les moins vertueux corrigerait l'effet du système du bonus-malus écologique basé uniquement sur le CO2 (qui favorise les petits Diesels) et aiderait les collectivités à « développer des politiques favorisant les véhicules les plus propres ».

 

3. Utiliser une voiture électrique 

C'est jouissif ! Surtout quand on produit sa propre électricité à son domicile avec le soleil.

Il suffit de brancher sa voiture électrique (ici une Renault Zoé) pour avoir le plaisir de la sortir du garage sans subir l'odeur insupportable du diesel, surtout celle issue des pots catalytiques. Rouler sans bruit et sans incommoder ni les passants ni les conducteurs de voiture qui vous suivent.

Avantage suprême : le prix de revient aux 100 Kms, surtout lorsque l'on produit soi-même sa propre électricité.

 

Voiture électrique Renault en recharge Photo Picbleu

 

4. Le vrai coût du transport 

D'après le site ViaMichelin pour une voiture citadine sur l'autoroute A63 :

  •  100 kilomètres en voiture essence reviennent à 8.00 euros de SP95-E10*
  •  100 kilomètres en voiture diesel reviennent à 6.43 euros de gazole
  •  100 kilomètres en voiture GPLc reviennent à 4.26 euros de gaz carburant
  •  100 kilomètres en voiture électrique reviennent à 2.19 euros d'électricité


Notons au passage que le coûteux péage de l'autoroute coûte 6.60 euros et que l'achat du diesel, l'amortissement, l'entretien reviennent plus chers qu'un véhicule essence.

*94 % du parc de véhicules à moteur essence en circulation est compatible au SP95-E10, un carburant qui contient jusqu’à 10 % de bioéthanol renouvelable dans sa composition, contribuant ainsi à l’utilisation d’une énergie plus propre dans les transports.

Pour la ville, lorsque l'on fait moins de 100 kilomètres par jour, le véhicule électrique ou hybride est idéal.

Pour un usage mixte ou pour des trajets longs, les véhicules hybrides (essence/électrique) GPLc ou GNV offrent un rapport coût/entretien/amortissement/pollution/agrément très intéressant.

 

5. Renoncer à la voiture Diesel 

Pourquoi ne faut-il plus acheter de voiture diesel ?

Le Diesel perdra bientôt son seul avantage fiscal : le prix du litre à la pompe, une première raison suffisante pour s'intéresser à d'autres alternatives.
Sachant qu'un véhicule diesel n'est rentable que seulement dans 31 % des cas selon les chiffres de l'ADEME.

 

6. Remplacer le polluant gazole 

Par quoi peut-on remplacer le polluant gazole ?

L'alternative au gazole et au super carburant est possible avec les véhicules hybrides (moteur essence couplé à un moteur électrique sans recharge) Toyota Yaris, les véhicules 100 % électriques Renault Zoé, les véhicules GPLc, gaz de pétrole liquéfié (GPL)  gaz naturel (GNV) Renault Dacia, les marques sont citées au hasard : pas de pub.

Le litre de GPL-carburant, un carburant moins polluant très courant dans d'autres pays, est vendu environ 30 % moins cher que le diesel et 40 % moins cher que l’essence.

Les automobilistes allemands et néerlandais sont habitués depuis longtemps aux véhicules équipés de moteurs gaz naturel (GNV) ou au gaz de pétrole liquéfié (GPL). En Italie, Fiat décline systématiquement ses modèles en version bicarburation GNV.

Un véhicule GPL-c émet 20 % de moins de gaz à effet de serre qu’un véhicule essence, il n'émet pas d’émissions de particules et très peu de Nox (en quantité très inférieure à la limite fixée par la norme Euro 6b).

 

Le gaz pour la carburation est méconnu en France, car les pouvoirs publics ont favorisé injustement le diesel.

Pourtant le litre de GPL-carburant coûte environ 30 % moins cher que le diesel et 40 % moins cher que l’essence.

Station Leclerc grande distribution gaz carburant véhicule Photo Picbleu

 

7. Changer nos comportements 

La solution ?

Inciter à ne plus utiliser les voitures individuelles en développant les pistes cyclables (dans une ville comme Hanovre en Allemagne, le nombre de bicyclettes et l'absence de bruit en ville sont remarquables), encourager les transports en commun, le télétravail, éviter les cités-dortoirs éloignées de plusieurs heures de transport, consommer des produits locaux n'ayant pas été déplacés sur des milliers de kilomètres, etc.

Il faut réfléchir, souvent les choses les plus simples sont aussi les moins coûteuses.

Diminuer progressivement la différence de taux de taxation des carburants et augmenter les conditions de la prime à la reconversion des véhicules polluants.

Il serait plus judicieux qu'au lieu de subventionner la voiture électrique branchée sur le réseau EDF, les autorités incitent également à penser à des petits véhicules très légers de 300 kg, limités à 70 kmh et qui ne consommeraient qu'un litre d'essence aux 100 kilomètres.

Une solution adaptée aux panneaux photovoltaïques autonomes privatifs permettant une autonomie totale.

 

8. Course à la puissance dépassée 

Il serait judicieux de placer des dispositifs de limitation de vitesse type LAVIA sur les voitures plutôt que placer de coûteux radars ponctuels qui pénalisent plus les petits dépassements de vitesse.
Il est vrai que la répression rapporte plus d'argent dans les caisses exsangues de l'État que la pédagogie, tout en donnant une impression de volonté de diminuer les accidents de la route.

La vitesse est mortelle soit, une voiture à l'arrêt est donc une voiture qui ne présente aucun danger, une absence de voiture est en conclusion une source de pollution en moins.
Quel est l'intérêt à l'heure actuelle d'acheter des voitures puissantes qui vont de 0 à 200 en quelques secondes, qui consomment énormément, avalent notre précieux oxygène, polluent l'eau, la terre et l'air ?

 Il semble que la vitesse maximale est limitée à 130 km/h sur autoroute, 90 km/h et à 30 km/h en agglomération !

Arrêtons de faire le jeu des lobbyings et de la publicité, bien sûr une jolie voiture est une jolie voiture.

Une jolie voiture souvent coincée dans un embouteillage avec d'autres voitures dont leurs conducteurs savaient à l'avance qu'ils allaient parcourir dans le même créneau horaire, tous les jours, sur une faible distance, à faible vitesse, en respirant les gaz mortels d'échappement, le même parcours pour aller du domicile au travail ou inversement (et exactement aux mêmes heures). La qualité de l'air est en jeu.

Il est urgent de développer des alternatives à l'automobile, revoir la distribution et la logistique de tous les produits, ventes en vrac, consignes et emballages récupérables généralisés, production locale. Il y aurait moins de voitures et de camions sur les routes.

L'industrie automobile française était devenue le champion du Diesel à une époque où le développement du gaz naturel impliquait une perte pour le groupe pétrolier français. Celui-ci acceptait en échange de voir ses volumes de fioul domestique reportés sur le transport routier au grand bénéfice de Jacques Calvet alors patron du groupe PSA Peugeot Citroën de 1983 à 1997. A partir de cette époque, le développement massif de petits moteurs diesel français a entrainé une pollution atmosphérique inacceptable.

L'inversion d'une politique pro diesel maintenue par ses prédécesseurs entraine de grandes modifications. L'industrie française aura besoin de sept années (soit la durée moyenne d'un cycle produit) pour reconvertir ses usines de moteurs.

 

9. Ventes de Diesel en baisse 

Les ventes de moteurs diesel sont heureusement en baisse constante

L'augmentation du prix du Diesel, du fait du montage des systèmes de posttraitement imposé par les normes européennes, a déjà commencé à faire heureusement ses effets :

  •  en 2012 la part du Diesel dans les voitures neuves immatriculées en France était de de 74 %.
  •  en 2014 la part du Diesel dans les voitures neuves immatriculées en France était de de 65 % contre 52 % en Europe occidentale et 30 % en Allemagne.
  •  en 2015 la part du Diesel dans les voitures neuves immatriculées en France était de 50 %.


Il faut souhaiter qu'à l'avenir le diesel ne soit réservé qu'aux camions et autres engins de chantier.

Pour l'agriculture, le gazole est aussi une source de pollution, surtout pour les très grandes exploitations agricoles dont les gérants font la course au gigantisme, à la différence des petites fermes de proximité dont les paysans sont plus proches des bonnes pratiques liées à leur terre nourricière.

 

10. Le disque vert de l'AVE 

Un disque vert pour favoriser le développement des voitures moins polluantes.

Lorsque vous circulez à pied dans les centres urbains, vous ne prenez pas conscience des émanations des gaz d'échappement mortels des véhicules, surtout Diesel. Un véritable fléau pour la qualité de l'air.
Lorsque vous êtes dans un embouteillage, vous respirez également des gaz toxiques et dans une très forte proportion.

 

L’AVE (Association des Voitures Écologiques)

L’AVE (Association des Voitures Écologiques) propose depuis 2008 aux collectivités de mettre en place un dispositif financièrement intéressant pour les automobilistes urbains :
deux heures de franchise de stationnement en voirie pour les citoyens qui font le choix d’un véhicule électrique, hybride, GPL, GNV, flexfuel E85, microcitadines de moins de 3 mètres, hydrogène ou utilisé en auto partage.

Aujourd'hui, moins de 2 % du parc roulant est constitué de ces véhicules pourtant très intéressants pour la qualité de l'air.

L’ADEME apporte son soutien à l’AVE afin de promouvoir ce dispositif et démultiplier le nombre de collectivités qui le proposent, en s’appuyant notamment sur son réseau de directions régionales.
L’ADEME et l’Association des Voitures Écologiques (AVE) ont signé une convention de partenariat pour promouvoir le disque vert.

 

Disque vert pour véhicules écologiques Doc Picbleu

 

11. Le compte CO2 achat carbone 

Le Compte CO2® est une solution originale qui permet, avec pédagogie, de préserver la planète en prenant conscience de ses émissions de CO2.
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