Sommaire
- Faut-il dire la vérité ?
- Une dépendance massive aux énergies fossiles
- Des conséquences environnementales multiples
- 80 à 90 % du commerce est maritime
- Le transport maritime
- Le transport aérien
- Le transport terrestre
- La destruction des océans
- Les risques nucléaires
- Un impact dramatique sur la biodiversité
- Conclusion : l'homme un prédateur aux effets visibles
Faut-il dire la vérité ?
Considéré comme anxiogène, les gens se révoltent contre ceux qui disent la vérité. Une de mes lectrices me disait "laissez-nous vivre". On veut profiter de ce que la vie nous offre. Malheureusement, ce raisonnement est incompatible avec les lois de la nature. Il faut choisir, car notre vaisseau spatial Terre est limité en ressources contrairement à ce que le néolibéralisme a fait croire pendant des années. Entre les solutions techniques toujours plus exigeantes en termes de ressources et la réalité, il faut ouvrir les yeux et réfléchir.
Pourtant il est important de donner des actions à mener en parallèle à l'information sur l'évolution négative du climat, car l'action est ce qui a de plus efficace contre l'anxiété.
- Faire peur sans action possible est contre productif.
- La sobriété est une solution gagnant/gagnant.
Une dépendance massive aux énergies fossiles
Des conséquences environnementales multiples
Le transport maritime représente entre 80% et 90% du commerce mondial en volume. Cela signifie que la grande majorité des biens, qu'il s'agisse de matières premières, de denrées alimentaires ou de produits manufacturés, sont transportés par voie maritime. Ce mode de transport est privilégié pour sa capacité à transporter de gros volumes de marchandises à un coût relativement faible, ce qui en fait un élément essentiel de la chaîne d'approvisionnement mondiale. Mais c'est un mode de transport très destructeur.
80 à 90 % du commerce est maritime

Le transport maritime
C'est un énorme pollueur aux effets parfois visibles, mais souvent invisibles. Les émissions des pots d'échappement des voitures et camions sont réglementés à moins de 15ppm de particules de soufre. 60.000 navires marchands (porte-containers, cargos, pétroliers, etc.) sillonnent les mers. Un seul grand navire émet autant de saletés que 50 millions de voitures soit 3 500 ppm en toute impunité (ppm = particules par million du gaz rejeté). La plus grande supercherie est le
Les 20 plus grands bateaux polluent plus que l’ensemble du parc automobile mondial. Certains yachts de luxe stupide appartenant à des milliardaires font le plein de leur réservoir avec 1 million de litres.
a) Les marées invisibles scrubbers
En 2020, la convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires élaborée par l’Organisation maritime internationale (OMI) a abaissé de 3,5 % à 0,5 % la teneur maximale autorisée des émissions en oxyde de soufre sorties des cheminées. Ces normes ont été introduites en 2020 afin de réduire les émissions de gaz toxiques des navires. Depuis 2022, l’utilisation des scrubbers à boucle ouverte (laveurs de fumée de combustion) est interdite en France au sein de la bande littorale à moins de 5,5 kilomètres des côtes (trois milles). Sur les plus gros bâtiments, ces laveurs de fumée peuvent pulvériser 100 tonnes d’eau toxique par minute soit de 6 000 tonnes par heure. Les eaux de rejet de ces épurateurs sont injectée dans les mers et océans à des températures comprises entre 35 et 60 °C brûlant les organismes marins, alors que la température de l’eau de mer varie environ entre 5 et 28 °C, ce qui acidifie les eaux entraîne une forte eutrophisation dû a un enrichissement excessif par des nutriments (zinc, le vanadium et fer), et libèrent des métaux lourds polluants.
Etude menée en 2023 par le consortium européen Emerge, réunissant dix-huit institutions de recherche.
b) Les marées blanches (dégazage sauvage)
150 000 tonnes de pétrole rejetés en mer chaque année en toute quiétude.
c) Les marées noires
Plus spectaculaires et aussi polluantes.
Avant le 16 janvier 2008, la tragédie de l'Erika un bateau pétrolier affrété par la société Française Total (actuellement TotalEnergies à capitaux à 40% américains) qui s'était brisé en mer libérant sa cargaison de pétrole, aucun tribunal français n'avait reconnu le préjudice écologique (destruction d'oiseaux, de poissons, de mammifères), etc. Notons que ce n'est pas la destruction des huîtres, en tant que telles qui étaient indemnisées mais le préjudice financier des ostréiculteurs.
Total condamné en 2008 en tant qu'« affréteur véritable »
La société Française Total avait été condamnée le 16 janvier 2008 et le préjudice écologique reconnu par les tribunaux français. Après différents recours de la société Total, la cour de cassation avait confirmé le 25 septembre 2012 toutes les condamnations à l'encontre de la société pétrolière et avait rajouté la responsabilité civile dont Total en tant qu'« affréteur véritable » avait été exonéré par la cour d'appel de Paris en raison d'une convention internationale.
Schéma du trajet de l'Erika, le bateau pétrolier poubelle affrété par la société française Total.

d) Le plastique
Les mers et océans sont saturés de produits issus de la pétrochimie, les plastiques et micro plastiques qui polluent gravement les fonds marins.
e) La guerre
La mer est un dépotoir, des milliers de carcasses de navires, sous-marins, avions, barges avec du matériel jugé périmé, futs contenant des résidus radioactifs, etc. gisent dans les fonds marins, invisibles, mais polluantes. La Chine utilise un système de frappe baptisé CSDCS dissimulé dans des boîtes de fret ordinaires. Caché dans un conteneur de type marchand, ce dispositif peut lancer des missiles destructeurs tout en se fondant dans le trafic maritime mondial. L’attaque récente de drones ukrainiens cachés dans des conteneurs en Russie démontre que la réalité dépasse déjà la fiction. Les règles de la guerre moderne Surveillance, légalité, prolifération changent avec la stupidité et le besoin de puissance de crétins pour qui l'environnement ne représente rien. Pourtant leur nombre de jours sur Terre sont comptés comme chacun de nous.
Le transport aérien
Un énorme pourvoyeur de gaz à effet de serre : Un aller-retour Lyon-Rio de Janeiro en avion pour deux personnes produit l'équivalent de 9 662 kg de C02.
Environ 900 avions traversent l'Atlantique tous les jours et consomment en moyenne 2600 litres par heure de kérosène et par réacteur.
Les compagnies aériennes se vantent de transporter des milliards de passagers. Le transport aérien est un fléau d'autant plus que le tourisme fortement développé par l'industrie capitaliste a modifié l'ensemble de la planète.
Voir L'infographie de l'ADEME sur les effets du tourisme de masse.

17 avions décollent chaque seconde dans le monde pour faire quoi ?
Partir de Londres pour aller jouer au golf au Maroc, faire un safari-photo au Kenya en rentrant dans un Lodge pour prendre une bonne douche pendant que les autochtones manquent cruellement d'eau, partir de Bruxelles pour passer le weekend à Ibiza dans la plus grande discothèque du monde.
Qu’il soit « éthique » ou de masse, le tourisme épuise notre planète et je vous invite à lire le manuel de l'anti tourisme écrit par Rodolphe Christin, sociologue qui dresse le portrait d'un tourisme de masse absurde.
Sur un avion de ligne bourré de kérosène, chaque réacteur (4 sur un avion de ce type) consomme 2600 litres de kérosène par heure. Schéma Picbleu ®

Le transport terrestre
Des camions transportent des crevettes élevées au Danemark pour les faire décortiquer au Maroc où la main-d'œuvre est peu chère, les exemples ne manquent pas : j'ai pris ceux-là sur le site Acqualys mais il y en a d'autres. Nous manquons singulièrement de bon sens, si nos ancêtres revenaient ils nous qualifieraient de fous dangereux et ils auraient malheureusement raison. Il est encore temps de changer nos habitudes de consommateurs.
La destruction des océans
L'acidification des sols et la dégradation des mers et des océans en péril en est une autre conséquence, avec des répercussions en chaîne sur les cycles biogéochimiques.
Les risques nucléaires
Un impact dramatique sur la biodiversité
Selon les sources scientifiques (SHS Cairn), l'énergie est l'un des principaux moteurs directs de l'effondrement de la biodiversité. La pollution des milieux (air, eau, sol), le bruit, la chaleur ou encore les rejets toxiques perturbent gravement la faune et la flore.
Le constat est sans appel : notre modèle énergétique actuel est insoutenable.
L’exponentielle consommation d’énergie a des conséquences multiples, durables et souvent irréversibles sur l’environnement, le climat et la biodiversité. Comprendre cette réalité est un préalable indispensable pour engager une véritable transition énergétique fondée sur la sobriété, l’efficacité et le respect des limites planétaires.
Conclusion : l'homme un prédateur aux effets visibles
41 415 espèces animales et végétales en voie de disparition en 2007.
Le 12 septembre 2007, l'UlNC (Union internationale pour la conservation de la nature) avait publié son rapport alarmant : 41415 espèces animales et végétales (sur environ 1,75 million d'espèces connues) recensées par l'organisme sont en voie de disparition, souvent aggravée.
Lire Le monde diplomatique :la plupart des espèce végétales et animales sont en voie de disparition
Tout un chacun peut observer les aléas climatiques de plus en plus fréquents et violents. Chaque automobiliste qui fait tous les jours à la même heure avec le même véhicule à moteur à explosion, au même endroit son trajet dans un bouchon peut constater que la combustion du diesel pue. Mais, ce qui est moins visible, c'est qu'il empoisonne l'eau, l'air et le sol.
Bref, le constat ressemble à la venue d'une apocalypse même si le calendrier Maya qui se terminait le 21 décembre 2012 avait été mal interprété. Dans ses vœux à la presse en 2008, l'ancien Premier ministre français avait souhaité aux journalistes « tout ce que la vie peut vous apporter de chaleur ». Compte tenu du réchauffement climatique (pardon changement climatique), ce sera probablement le vœu de l'État de l'époque qui sera le plus sûrement exaucé, rapidement, et ce, dans la durée.
La terre au carré
L'information sur les médias (ici France Inter) est de plus en plus "maitrisée". France Inter agit pour faire perdre, de l'intérêt et de l'audience à cette seule émission intelligente et passionnante suivie par des milliers de personnes qui écoutent Mathieu Vidard traitant le sujet de l'écologie.
