Environnement

Le CO2 dioxyde de carbone doit-il être considéré comme polluant ?

Date de mise à jour : 02/05/2021
Temps de lecture : 7 minutes

L'importance attribuée au CO2 provient de l'accroissement rapide de la concentration de CO2 (dioxyde de carbone) dans l'atmosphère par suite d'une augmentation de la consommation d'énergie fossile et d'une diminution importante des couverts forestiers à l'échelle mondiale. Le CO2 dioxyde de carbone doit-il être considéré comme seul polluant ? Réponse non : la vapeur d'eau est en effet le 1er gaz à effet de serre. On frôle un sujet délicat : celui de l'industrie du nucléaire qui exploite plus de 500 centrales atomiques dans le monde.

  1. Le CO2 et le méthane seuls GES ?
  2. Rejets annuels de CO2 anthropiques
  3. Le comportement humain : une calamité
  4. CO2 Le dioxyde de carbone (CO2)
  5. Le transport aérien : une calamité
  6. Le CO2 non absorbé par la végétation

Le CO2 doit-il être considéré comme un polluant ?

La fonte des glaciers situés dans les Andes méridionales, en Alaska, en Antarctique, dans le Caucase au Groenland, en Europe et au Moyen-Orient a commencé à alerter les scientifiques dès les années 1990.

Selon une étude scientifique publiée le 21 avril 2021 dans la revue Geophysical Research Letters, le changement climatique a modifié l’emplacement des pôles et l’axe de rotation de la Terre. Madame Shanshan Deng est doctorante à l’Institut des sciences géographiques et de la recherche sur les ressources naturelles de l’université de l’Académie des sciences de Chine. Pour elle, le pompage intensif des eaux souterraines pour l’agriculture et certaines activités industrielles très grosses consommatrices d'eau comme la fabrication des semi-conducteurs ou les centrales nucléaires a modifié les masses de stockage de l’eau terrestre.

La vitesse moyenne de la Terre a été multipliée par 17 entre les années 1995 et 2020 par rapport aux données enregistrées entre les années 1981 et 1995.

Quelles conséquences ?

La nature est parfaite, mais ses mécanismes une fois déréglés par une activité humaine irraisonnée commence à montrer des signes de dérèglement. Nous sommes tous responsables et nous sommes seuls chacun à sa petite échelle d'avoir la responsabilité de limiter sa consommation pour moins l'impacter. 

Le saviez-vous ?

  • Le premier gaz à effet de serre est la vapeur d'eau.
  • Les centrales nucléaires françaises consomment chaque année environ 19 milliards de mètres cube d’eau.
  • En France, l'industrie nucléaire est le secteur économique le plus gourmand en eau, loin devant l’agriculture.

Les rejets de dioxyde de carbone (CO2)

Au niveau de la planète, les rejets de dioxyde de carbone (CO2) ont deux origines, naturelle et anthropique. Le CO2 est composé d'un atome de carbone et deux atomes d’oxygène. Le taux actuel moyen de l'air en ppm oscille autour de 0,038 % avec quelques variations jour-nuit, saisonnières (pour partie anthropique) et des pics de pollution.

  • Le CO2 fait partie des émissions de polluants produits par l'Homme.
  • Ce gaz opaque au rayonnement infrarouge de la Terre maintient comme un couvercle la chaleur à sa surface entraînant un réchauffement important. 

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Le CO2 et le méthane seuls GES ? 

Si le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (Ch4) sont pointés du doigt dans les discours officiels, la vapeur d’eau est le principal gaz à effet de serre. Le CO2 et le méthane découlent des activités humaines, mais la vapeur d’eau piège 3 fois plus de chaleur dans l’atmosphère terrestre. Plus l’air devient chaud et plus il peut contenir de vapeur d’eau.

La troposphère

  • Entre la surface du globe et la stratosphère se situe une couche de l'atmosphère terrestre appelée la troposphère qui équivaut à environ 80 % de la masse totale de l'atmosphère.
  • Le cycle de l'eau (H2O) se développe dans cette zone qui contient une masse gigantesque de vapeur d'eau.
  • La température de l'air décroît avec l'altitude tous les 1 000 mètres de 6.4 degrés centigrades.
  • Le commerce aérien pollue gravement cette zone avec une folle activité humaine et inutile dont la publicité vous fait croire que la compagnie d'aviation fait du ciel le plus bel endroit de la Terre.
  • La haute troposphère contient environ 5 à 10 % de vapeur d'eau, mais est responsable de 50 % de l’effet de serre total de l’humidité atmosphérique.

Un cercle vicieux

L’augmentation de la vapeur d’eau dans l’atmosphère serait due d'après une étude américaine (1) au réchauffement climatique provoqué par les gaz à effet serre.

Les gaz à effet de serre augmentent la température terrestre en interceptant les rayons infrarouges renvoyés par la surface de la Terre. L'humidification de l’air entraînant à son tour l’élévation des températures. Le réchauffement climatique favorisant l’accumulation atmosphérique de vapeur d’eau l’atmosphère s'humidifie et piège de plus en plus de chaleur.

(1) Source étude menée par des scientifiques de l’université de Miami

Rejets annuels de CO2 anthropiques 

Les rejets mondiaux annuels anthropiques augmentent fortement chaque année,

  • En 1971 par exemple, les émissions de CO2 étaient 2 fois moins importantes qu’en 2007.
  • Les rejets mondiaux annuels anthropiques sont réguliers et en très forte croissance depuis quelques années.

Les raisons

  • La déforestation (agriculture, incendies…) est l'une des raisons.
  • Elle est responsable des rejets d'environ 6 Gt de CO2. Si l’on totalise l’ensemble des émissions de CO2 dans l'atmosphère,
  • Les chiffres sont alarmants : sur les 35 Gt de CO2 rejetés, la Terre ne peut en absorber qu’environ 11 Gt le solde s’établit à 24 Gt (chiffres 2007 GIEC).

Le comportement humain : une calamité 

Bilan des émissions de polluants : Une évolution constante et aucune prise de conscience.

Il ne s'est jamais vendu autant de 4x4, de SUV, de voitures lourdes. Après le 1er déconfinement du 17 mars 2020 une frénésie de déplacements a occasionné des centaines de kilomètres de bouchons. Le jour qui a précédé le deuxième confinement du 30 octobre 2020 a été également une journée noire avec 400 kilomètres de bouchons et une ruée sur les denrées alimentaires et non alimentaires. Où est la sagesse ?

  • Malgré le protocole de Kyoto (dont le transport aérien ne fait pas partie), les émissions de gaz à effet de serre augmentent encore.
  • On assiste à une augmentation de 40 % de CO2 dans l'atmosphère,
  • Ainsi, de 1970 à 2000 l'évolution était de + 1,5 ppm/an,
  • Pendant la période suivante 2000 et 2007, elle est passée à + 2,1 ppm/an.
  • Les chiffres aujourd'hui sont alarmants.

CO2 Le dioxyde de carbone (CO2) 

  • Le dioxyde de carbone est un gaz incolore et inodore.
  • Essentiellement émis par combustion des énergies fossiles, inerte et non toxique, le dioxyde de carbone est le principal gaz à effet de serre. 
  • En plus des changements climatiques, l'augmentation des émissions de CO2 est à l'origine de phénomènes d'acidification des océans qui perturbent la faune sous-marine.

Grâce à l'ingénieux mécanisme de photosynthèse, la végétation absorbe le CO2 (dioxyde de carbone) et restitue du dioxygène. Photo Picbleu®

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Le transport aérien : une calamité 

Les plus de 7 milliards d'êtres humains rejettent chacun 1 kg de CO2 par jour et produisent chaque année près de 2.5 gigatonnes (Gt) de CO2 soit environ 7 % du total émis par les activités humaines.

  • La respiration également participe à l'augmentation des gaz à effet de serre.
  • La vapeur d'eau est le premier gaz à effet de serre comme le CO2 tous deux responsables de notre réchauffement climatique et de ses aléas.

Dame nature donne la vie...

La nature avait simplement prévu l'absorption de la respiration d'un homme qui génère 1 kg de CO2 par jour pas les 220 000 vols en avion enregistrés le même jour avant le 1er confinement de 2020. 
La nature donne la vie et la reprend... L'histoire de l'humanité l'a démontré.

  •  Un exemple chiffré : 17 avions décollaient chaque seconde dans le monde tout au long de l'année avant le COVID.
  •  220 000 vols commerciaux une seule journée : la planète n'a pas les moyens de fournir de l'oxygène des individus qui vont d'un côté à l'autre de la terre pour aller voir la misère qu'ils engendrent indirectement dans leur pays.
  •  Pour un vol d'un Boeing 747, environ 18 Tonnes de kérosène par moteur sont consommées soit 72 Tonnes au total pour 7 Heures de vol.
  •  La combustion d'un litre d'essence génère 2,3 kg de CO2 et celle d'un litre de gazole libère 2,6 kg de CO2.
  •  Le CO2 en altitude n'est pas absorbé par la végétation, la planète n'avait pas prévu les déplacements erratiques du tourisme de masse et du monde des affaires.

Une nature toute puissante

  • Rien ne peut arrêter la puissance de la nature. L'homme est impuissant devant ses manifestations de volcans, de feu, de vent, de précipitations, etc.
  • Le transport aérien surtout par ses allers-retours incessants a permis la transmission d'un virus mutant tous les 2 mois qui freine l'activité humaine partout sur la planète.
  • Ce virus de par sa nature n'est pas d'origine humaine issue d'un laboratoire, mais se propagerait par le monde végétal et animal.
  • La création d'un vaccin n'est donc pas possible. Il va falloir s'habituer à cette situation unique et inenvisageable il y a peu.
  • La nature met ainsi un terme aux exagérations, n'oublions pas que l'homme est invité sur Terre et doit respecter sa terre d'accueil.

 

Le CO2 non absorbé par la végétation 

Le CO2 produit en altitude n'est pas absorbé par la végétation.

En 2008, les pays les « moins développés » comptaient pour plus de 50 % des émissions mondiales, mais pour partie en produisant des produits pour les pays riches.
Bien qu'abritant 80 % de la population mondiale, ils n’ont contribué qu’à 20 % des émissions de la période s’étendant de 1751 à 2007.

Le taux de dioxyde de carbone (CO2)

  • Le taux de CO2 dans l’air est passé de 280 à 383 ppm durant cette même période. Selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) , les émissions de CO2 augmenteront de 130 % d'ici 2050.
  • L'investissement nécessaire pour réduire de moitié les émissions et développer une « révolution internationale des technologies énergétiques » se monte à 45 000 milliards de dollars d'ici 2050.

Les multiples rejets de CO2

Il existe bien sûr d'autres exemples de rejets polluants de CO2. On peut désigner sous le terme de polluant toute substance artificielle produite par l'homme et dispersée dans l'environnement, mais aussi toute modification d'origine anthropogène affectant le taux ou (et) les critères de répartition dans la biosphère d'une substance naturelle propre à tel ou tel milieu.

Les rapports du GIEC accablants

Les rapports du GIEC évoquent la possibilité qu'un excès de CO2 d'origine anthropique existe. Ils craignent que cet excès ait un impact climatique significatif et soulignent le risque qu'il puisse directement ou indirectement affecter les humains.