Pourquoi faut-il limiter le chauffage électrique ?

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L'électricité est surfacturée aux ménages qui n'utilisent pas le chauffage électrique et sous facturée aux utilisateurs du chauffage électrique. Tout ce que vous devez savoir sur le chauffage électrique et les émetteurs électriques muraux qui existent en quatre grandes familles.

Sommaire

  1. Le prix du kWh électrique
  2. L’énergie électrique
  3. Le chauffage électrique : pourquoi est-il peu intéressant ?
  4. Le coût du chauffage électrique
  5. La hausse prévisible du coût du chauffage électrique
  6. Inconvénients du chauffage électrique
  7. Les risques liés à l'usage de l'électricité tout électrique en matière de chauffage
  8. La production nucléaire

1. Le prix du kWh électrique

L'électricité, pourtant peu confortable, est l'une des énergies les plus chères. Les prochaines hausses programmées de l'électricité, les règles de sécurité pour la fée électricité qui occasionne chaque année des sinistres pour les non professionnels et pour les distraits. 

Ce système de chauffage exige une très bonne isolation et ventilation et le choix d'appareils de qualité avec une gestion fine des heures creuses et heures pleines EDF. Il faut également intégrer dans votre devis de chauffage électrique l’investissement obligatoire pour les coûts de raccordement au réseau électrique.

N.B. Depuis le 1er juillet 2007, le marché de l'électricité est ouvert à la concurrence pour tous les clients particuliers.

2. L’énergie électrique

L'énergie électrique ne se stocke pas à la différence des autres énergies comme le bois, le gaz ou le pétrole. La production doit être proportionnelle à la consommation à tout moment et toute l'année. La consommation électrique est très irrégulière et connait des pics de consommation en début de soirée (à 19 heures : retour au domicile et éclairage).

L'été, la mise en route des climatiseurs crée également un pic.

Ces pics s'observent partout en Europe, mais restent modestes, car les autres pays européens n'ont pas développé une politique du tout nucléaire qui a favorisé le chauffage électrique. Plus le froid est intense et plus la puissance demandée est importante et si la production ne peut assurer l'alimentation du chauffage électrique et des usages, la panne totale tant redoutée est possible.

3. Le chauffage électrique : pourquoi est-il peu intéressant ?

Les capacités de production sont dimensionnées en fonction de la demande liée au chauffage électrique, un inconvénient majeur. La pointe dimensionne le nombre de centrales, les infrastructures et les réseaux à construire. Depuis les années 1970, le nombre de logements utilisant le chauffage électrique a été en constante augmentation, car EDF a dépensé beaucoup de budget en publicité pour développer ce type d'énergie.

Dans les années 1980, la part du chauffage électrique pour les constructions neuves était de 70 %, dans la décennie 1990 environ 50 % puis dans les années 2000, après le lancement de Vivrelec pour le logement neuf, le chauffage électrique représentait 70 % de l'énergie en France, soit 35 % du parc (environ 9.5 millions de logements se chauffent à l'électricité).

Lorsque les températures sont normales, les 58 réacteurs nucléaires et l'hydraulique répondent à la demande, mais en période hivernale le chauffage électrique demande à lui seul 40 % de la production totale et génère des pics de consommation 30 % plus élevés qu'il y a 30 ans. ( Source RTE pic maximum 75000 MWh - Mégawatt-heure - atteint en 2000 pour 100000 MWh atteints en février 2012).

L'hiver, en France, la perte d'un degré de température augmente la puissance appelée de 2300 MWh (la puissance de 2 réacteurs nucléaires). A la différence d'autres pays européens comme l'Italie, dont la puissance appelée n'est que de 300 MWh et en Allemagne seulement de 500 MWh.

La demande française est en constante augmentation, par exemple pendant l'hiver 2009 : 34000 MWh, l'hiver 2011 : 40000 MWh. Pour répondre aux besoins, toutes les capacités de production sont sollicitées à leur limite (centrales nucléaires, barrages hydrauliques, centrales thermiques au gaz, au fioul, au charbon). L'importation de l'électricité est aussi assurée depuis l'Allemagne.

4. Le coût du chauffage électrique

Le mégawatt-heure d'électricité, toutes énergies confondues, coûte environ 50 €, mais coûte 3000 € en période de pics de consommation. Ce surcoût est principalement provoqué par l'usage abusif du chauffage électrique équipant, rappelons-le, 35 % du parc énergétique français, mais réparti sur les factures de l'ensemble des usagers. Un mode de calcul particulièrement injuste qui augmente le coût d'exploitation des foyers n'utilisant l'électricité que pour les usages normaux (éclairage, électroménager, etc.).

L'électricité est surfacturée aux ménages qui n'utilisent pas le chauffage électrique et sous facturée aux utilisateurs du chauffage électrique. Lorsque l'on étudie une facture EDF, dont la part du réseau est aussi incluse, une injustice est criante : le logement équipé d'un compteur de 6 Kva (sans chauffage électrique) règle environ un abonnement de 46 € mais le logement équipé d'un chauffage électrique d'une puissance de 9 Kva avec heures creuses/heures pleines est facturé 21 €. Une tarification injuste inversement proportionnelle aux dépenses réelles dont les consommateurs dans leur totalité sont surtaxés au profit du chauffage électrique.

5. La hausse prévisible du coût du chauffage électrique

Cette hausse est programmée avec le TURPE (Tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité). Le TURPE représente 45 % du montant des factures, il est prélevé dans la partie abonnement et consommation. La CRE (Commission de régulation de l'énergie) va y intégrer une variable de saisonnalité (dénommée saison) en surfacturant les pointes de consommation. Les logements qui sont chauffés avec un chauffage électrique ont tout intérêt à se passer de ce moyen de chauffage, car dès 2015, les tarifs devront intégrer les coûts réels engendrés par les surcapacités de production et de réseau indispensables pour assurer le fonctionnement du très coûteux chauffage électrique. Une fiscalité incitative devrait accompagner ce changement salutaire afin que propriétaires et bailleurs isolent et changent de mode de chauffage et pourquoi pas avec l'instauration d'un bonus-malus pour une rénovation de logements efficaces.

6. Les liens 

Vous trouverez ci-dessous des liens très intéressants : 

CRIIEM 19 21 rue Thalès de Milet 72000 Le Mans www.criirem.org (association dont le but est d’informer les citoyens sur les champs magnétiques et de réaliser des mesures indépendantes et inopinées).

Les physiciens dans le mouvement antinucléaire : entre science, expertise et politique

Sensibilités mécanique, thermique et électrique de la peau

La France et l'énergie nucléaire : réflexions sur des choix

Aux confins de l'électrodynamique maxwellienne : Ions et électrons en 1897

7. La sécurité électrique

L'électricité tue ou blesse : 4000 électrisations sont enregistrées par an en France.

Voir l'article : Les risques électriques.

Voir l'article : Les risques sur la santé (rayonnement électrique 50 hertz).

8. Les risques liés à l'usage de l'électricité tout électrique en matière de chauffage

Le chauffage à effet joule appelé « tout électrique » est contraire aux objectifs environnementaux de la France, mais logique pour assurer l'après tout nucléaire.

De nombreuses communications des principaux acteurs de l'énergie nucléaire et notamment Aréva ont eu pour but de donner au public le message suivant : pour baisser les émissions de CO2 des bâtiments, il faut augmenter l’usage de l’électricité lié au chauffage.

Le manque de réflexion et les lobbyings des principaux acteurs axés uniquement sur l’énergie et non sur le système de chauffage aboutissent à des contresens ou à de fausses solutions. L’importance prise par le chauffage électrique direct en construction neuve pose ainsi deux problèmes majeurs pour atteindre les objectifs du Grenelle environnement : 

  •  Un contenu croissant en CO2 de la production d’électricité.
  •  Un moindre potentiel d’accueil et d'appoint à des énergies renouvelables.

Le chauffage électrique est donc un frein au développement des énergies renouvelables : l’option du tout électrique n'est pas compatible avec leur diffusion alors même que la part des énergies renouvelables devrait être développée dans le mix énergétique du chauffage.

Le chauffage électrique direct ne permet ni la mise en place d’un fonctionnement multiénergies intégrant les énergies renouvelables, ni la substitution des énergies utilisées, c'est-à-dire la possibilité de changer plusieurs fois d’énergies pendant la durée de vie du bâtiment (un siècle en moyenne). Il ne peut accueillir qu’un petit nombre d’énergies nouvelles, alors que la France s’était fixée pour objectif d’augmenter de 50% la chaleur d’origine renouvelable d’ici 2013. Or, les choix d’aujourd’hui dans le bâtiment neuf engagent pour le siècle à venir et pour au moins 20 ans en ce qui concerne le système de chauffage et l'industrie nucléaire. 2008 a été l'année d'une intense communication de la part d'EDF qui à accentué la part de marché du chauffage électrique dans les constructions neuves.

La part de marché du chauffage électrique a atteint 73% (63% de chauffage électrique direct et 10% de PAC air-eau ou air-air). Le chauffage électrique dit « chauffage direct effet joule » inclut les solutions de chauffage telles que les convecteurs, les panneaux radiants et les planchers ou plafonds rayonnants qui représentent la grande majorité de ces installations. Le faible coût d’installation des convecteurs incite souvent les décideurs à opter pour ce système de chauffage, ce qui est dommage pour les propriétaires bailleurs qui offrent des logements énergivores en terme de coût à l'exploitation. 2010 a été l'arrêt du développement des pompes à chaleur (baisse et annulation du crédit d'impôt).

Le contenu croissant de l'électricité en CO2 est supérieur à celui des autres énergies. Le mix de production électrique actuel pour l’ensemble des usages de l’électricité semble faiblement émetteur de gaz à effet de serre, mais en analysant les émissions de CO2 avec la méthode du contenu marginal et notamment dans le cas du chauffage, l'ADEME et RTE ont analysé que l’électricité liée à l’usage chauffage émettait, en marginal, de 500 à 600g CO2 / kWh, soit un niveau en CO2 très supérieur à toutes les énergies fossiles, charbon inclus.

Il faut noter que ces émissions de gaz à effet de serre continueront à évoluer au cours des prochaines années du fait de l'augmentation des usages en électricité (téléphonie, ordinateurs, box, téléviseurs écran plat, domotique, etc.).

Les pompes à chaleur ont également permis à EDF de développer fortement la part de l'électricité dans les constructions neuves.

9. La production nucléaire

Énergie nucléaire : le consommateur financera la modernisation du parc nucléaire devenu vétuste.

Pendant plusieurs décennies, bénéficiant de l’effet tout nucléaire, les Français ont payé leur kWh électrique moins cher que leurs voisins européens, bénéficiant du bas coût de production du nucléaire. La loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité prévoit qu'EDF devra céder à ses concurrents le quart de sa production nucléaire à prix coûtant. Un spécialiste de l'énergie chez Deloitte Jean-Michel Gauthier a déclaré : « En tenant compte du traitement et du stockage des déchets, le coût de production complet d'un kilowattheure d'électricité nucléaire est de l'ordre de 33 à 35 euros ».

Ce tarif est jugé trop bas par EDF qui souhaiterait y intégrer le coût des investissements nécessaires à l'allongement de la durée de vie des centrales. Le parc nucléaire français, construit dans les années 50, arrive en bout de course. La remise en état du parc devrait coûter 400 à 600 millions d'euros par tranche. Le président de Direct Énergie Xavier Caïtucoli a déclaré : « C'est le flou le plus total. EDF s'amuse à agiter le chiffon rouge pour alourdir la facture ».

Les installations récentes vont coûter encore plus cher, car par exemple, pour l'EPR, nouvelle centrale nucléaire en construction à Flamanville (Manche), le coût de production du mégawattheure serait proche en théorie de 50 euros, soit 40 % de plus que celui d'une ancienne centrale nucléaire, en pratique, les coûts devraient s'envoler.

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Cette étude constituée de 31 pages descriptives actualisée en septembre 2017 compare les différents prix des énergies. Courbe de l'évolution des tarifs

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