Ventilation mécanique contrôlée VMC VMI VMR puits canadien

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Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) simple ou double flux, Ventilation Mécanique Insufflée (VMI) et Ventilation Mécanique Répartie (VMR). Avantages et inconvénients du traitement de l'air intérieur pollué. Confort et santé.

Chaque occupant d'un logement (humain ou animal) produit de la vapeur d'eau par sa respiration et par évapotranspiration (environ 1 à 1.5 litre d'eau par jour). Au cours de la combustion du gaz de cuisson, des bains, de douches, lors du séchage du linge, etc. de la vapeur d'eau se répand également dans le logement. L’eau contenue dans l'air se condense sur les surfaces froides (vitres et murs), ce phénomène est amplifié par des parois mal isolées.

 

SOMMAIRE

 

Ventilation-VMC-VMI-simple-double-flux-hygro-B-Picbleu.png

 

La ventilation naturelle

Dans le passé, l'aération était assurée naturellement par les fenêtres et les portes que l'on ouvrait.
Le manque d'étanchéité des huisseries, l'absence d'isolation et les différentes infiltrations d'air extérieur qui se faisaient par les jonctions imparfaites des structures du bâtiment complétaient ce renouvellement d'air.

La ventilation naturelle consiste à créer des courants d’air dans le logement par le biais de grilles statiques d’entrée d’air en partie basse des murs des pièces principales et des bouches de sortie en partie haute des pièces humides.

L'inconvénient de ce système passif est le débit non contrôlé dépendant essentiellement du vent, des conditions climatiques et de la saison. Il peut conduire à certains moments à une sur ou sous ventilation néfaste, conduisant ainsi à d’inutiles besoins de chauffage. La ventilation naturelle présente cependant quelques inconvénients : courants d'air incontrôlés, hygrométrie et température variables, déperdition de chaleur.

Suivant les saisons et les conditions météorologiques, la ventilation peut être excessive ou insuffisante, et la distribution de l'air neuf ne se fait pas nécessairement aux bons endroits.

 

1. Aérer chasse l'humidité

L'humidité favorise le développement de germes et de moisissures pouvant générer des pathologies et avoir un impact négatif sur la santé. Voir article sur les polluants de l'air risques et menaces dans les logements.

Afin de conserver un taux d'humidité idéal dans l'atmosphère intérieure (entre 40 et 60 %), il est impératif de renouveler l'air ambiant par une ventilation efficace et contrôlée.

La ventilation mécanique contrôlée assure également l'élimination des polluants intérieurs. Sur la photo, l'air extrait autour de la bouche d'extraction génère des traces brûnes signe de germes.

Toit-et-pollution-tuiles-due-sortie-VMC.jpg

 

2. L'indispensable aération 

Une maison ne peut être saine que si elle est bien aérée.

Si la ventilation naturelle reste la plus satisfaisante du point de vue écologique, une ventilation mécanique contrôlée (VMC) bien conçue, bien réalisée et bien entretenue est la meilleure solution, notamment dans les maisons dont les murs ne respirent pas, ce qui est le cas des maisons modernes. Sa conception et son installation doivent être particulièrement soignées, car la VMC risque elle-même de contribuer à la pollution de l'air intérieur au lieu de la réduire.

Il faut bien s'assurer que dans une maison équipée d'une ventilation mécanique contrôlée, des grilles statiques (photo ci-dessous) n'ont pas déjà été placées sur des murs. Elles empêchent le fonctionnement correct de la VMC.

 

Grilles-de-ventilation-aération-statiques.jpg

 

3. La ventilation des locaux 

  • Assure un apport d'air neuf favorable au confort, au bien-être et à la santé des occupants (température et hygrométrie appropriées).
  • Assure la ventilation des locaux par un apport continu « d'air neuf » qui, par définition, doit être le plus pur possible.
  • Contribue à l'hygiène de vie des occupants en évacuant (ou en diluant) les odeur.
  • Evacue les contaminants biologiques que les occupants génèrent (bactéries, virus, CO2 et vapeur d'eau).
  • Evacue les polluants chimiques et les particules émises par les matériaux et les produits de combustion.
  • Évite les désordres dus aux condensations et à une humidité intérieure trop élevée.

 

Photo ci-dessous : dans les habitations non équipées de systèmes de VMC, des bouches d'aspiration à détecteur de présence assurent l'aération d'un local, w.c., salle de bain, etc.

Bouche-d'extraction-wc-à-détection-de-présence.jpg

 

4. Normes de la ventilation 

  • 1937 : les premières normes d'aération font leur apparition et la notion de ventilation permanente par pièce voit le jour, le règlement sanitaire de la ville de Paris fixe des conditions minimales de ventilation et leur application.
  • 22 octobre 1955 : un décret généralise la notion de ventilation permanente par pièce.
  • 14 novembre 1958 : un arrêté du fixe les dispositions de l'aération.
  • 14 juin 1969, décret de la construction.
  • 22 octobre 1969 : un arrêté est pris en application du décret du 14 juin 1969. La ventilation devient obligatoire et permanente avec circulation de l'air des pièces principales vers les pièces de services. La ventilation naturelle reste toujours possible, mais la V.M.C. devient réglementaire.
  • 30 mai 1989 : arrêté modifié relatif à la sécurité collective des installations nouvelles de ventilation mécanique contrôlée auxquelles sont raccordés des appareils utilisant le gaz combustible ou les hydrocarbures liquéfiés.
  • Décision du 15 avril 1991 relative à la sécurité collective des installations nouvelles de ventilation mécanique contrôlée gaz (VMC gaz).
  • 29 novembre 2000 : Les exigences de la règlementation thermique (RT 2000) s'appliquent à tous les projets dont le dépôt de permis de construire est postérieur au 1er juin 2001.
  • 1er septembre 2006 : La RT 2005 était applicable à toutes les constructions neuves dont le permis de construire a été déposé à partir du 1er septembre 2006 (Journal officiel du 25 mai 2006, décret nº 2006-592 du 24 mai 2006 et arrêté du 24 mai 2006).
  • 25 avril 2006 : signature du protocole instituant le programme de recherche dénommé PREBAT. Il prévoit de mobiliser des financements à hauteur de 62 millions d'euros sur 3 ans. Les recherches viseront à développer des solutions techniques permettant la réalisation de bâtiments neufs consommant moins de 50 kWh/m², la rénovation banalisée de bâtiments avec une performance énergétique aussi proche que possible de celle des bâtiments neufs, la réalisation de bâtiments à énergie positive.
  • 2011 : mise en application des nouvelles exigences thermiques dans le bâtiment (RT 2012). Pour les bâtiments à usage d'habitation situés en dehors des périmètres de rénovation urbaine.
  • 1er janvier 2013 : obligation de construire les bâtiments suivant les Normes RT 2012.
  • 1er janvier 2018 : obligation de construire les bâtiments suivant les Normes RE 2018.
  • 1er janvier 2020 : obligation de construire les bâtiments suivant les Normes RE 2020.

 

Cette poterie appelée lanterne ou tuile à douille que l'on retrouve sur chaque toit est la sortie de l'air pollué du logement (la partie terminale de la VMC).

Lanterne-aération-tuile-à-douille-VMC-sur-toit.jpg

 

5. La bonne aération du toit 

Lorsqu'une toiture est mal aérée, diverses pathologies l'affectent (moisissure, humidité, champignons, etc.). Lorsqu’un matériau ou un isolant sont en présence d'air dont l’humidité relative est élevée, leurs pores normalement saturés d'air se remplissent d’eau dont la conductivité thermique est 25 fois supérieure à celle de l’air.
La longévité d'un toit dépend de la qualité de l’air, l’installation de chatières de toiture est indispensable.

Chatière-aération-toit-ardoise.jpg

 

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