Bilan des émissions de polluants des énergies

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Les émissions de polluants issus de l'utilisation de chaque énergie.


Le tableau ci-dessous montre que mis à part les vraies énergies renouvelables (dont les plus faciles à mettre en oeuvre sont le solaire et dans une moindre mesure l'éolien), toutes les énergies y compris l'électricité (hors énergie verte issue de l'hydraulique, du solaire et de l'éolien) émettent des polluants et des gaz à effet de serre.

Tableau des principaux polluants émis par chaque énergie

 

Pollution minimale La terre peut absorber les émissions de cette énergie.*

Pollution limitée  La terre est polluée par les émissions de cette énergie.

Pollution totale  La terre ne peut absorber ce polluant nocif pour l'environnent

* (Pour le solaire, il s'agit des gaz à effet de serre émis pour l'extraction du minerai, la fabrication du verre et des composants).

 

  • Les émissions de polluants issus de l'utilisation de chaque énergie

    L'Analyse de cycle de vie (ACV) est donc également un facteur important à prendre en compte lors du choix d'une énergie.

    Les énergies renouvelables sont-elles compatibles avec la biodiversité ?

  • Les gaz à effet de serre qui absorbent une partie des rayons solaires

    Le dioxyde de carbone CO2, Dioxyde de soufre SO2, le protoxyde d'azote NO2, le monoxyde de carbone CO, les composes organiques volatils non méthaniques COV, Ammoniac (NH3), Méthane (CH4) Radioactivite constituent les principaux polluants. 

    Voir article Gaz à effet de serre qui absorbent une partie des rayons solaires

  • CO2 Le dioxyde de carbone (CO2)

    Le dioxyde de carbone est un gaz incolore et inodore. Essentiellement émis par combustion des énergies fossiles, inerte et non toxique, le dioxyde de carbone est le principal gaz à effet de serre. En plus des changements climatiques, l'augmentation des émissions de CO2 est à l'origine de phénomènes d'acidification des océans qui perturbent la faune sous-marine.

    Grâce à l'ingénieux mécanisme de photosynthèse, la végétation absorbe le CO2 et restitue de l'oxygène. Photo ACQUALYS®

    Chaque feuille capte le CO2 par le mécanisme de photosynthèse. Cliquez pour explication

  • Le CO2 doit-il être considéré comme un polluant ?

    L'importance attribuée au CO2 provient de l'accroissement rapide de sa concentration dans l'atmosphère par suite d'une augmentation de la consommation d'énergie fossile et d'une diminution importante des couverts forestiers à l'échelle mondiale. Au niveau de la planète, les rejets de dioxyde de carbone (CO2) ont deux origines, naturelle et anthropique. Le taux actuel moyen de l'air en ppm oscille autour de 0,038 % avec quelques variations jour-nuit, saisonnières (pour partie anthropique) et des pics de pollution.

    Bilan des émissions de polluants Les rejets annuels de CO2 anthropiques augmentent

    Les rejets mondiaux annuels anthropiques augmentent chaque année, en 1971 par exemple, les émissions de CO2 étaient 2 fois moins importantes qu’en 2007. Les rejets mondiaux annuels anthropiques sont réguliers et en très forte croissance depuis quelques années.


    La déforestation (agriculture, incendies…) est responsable des rejets d'environ 6 Gt de CO2. Si l’on totalise l’ensemble des émissions de CO2 dans l'atmosphère, les chiffres sont alarmants : sur les 35 Gt de CO2 rejetés, la Terre ne peut en absorber qu’environ 11 Gt le solde s’établit à 24 Gt (chiffres 2007 GIEC).

    Bilan des émissions de polluants Une évolution constante

    Malgré le protocole de Kyoto (dont le transport aérien ne fait pas partie), les émissions de gaz à effet de serre augmentent encore. On assiste à une augmentation de 40 % de CO2 dans l'atmosphère, ainsi, de 1970 à 2000 l'évolution était de + 1,5 ppm/an, puis pendant la période suivante 2000 et 2007 elle est passée à + 2,1 ppm/an.

  • Le CO2 produit en altitude n'est pas absorbé par la végétation

    Un exemple chiffré : 17 avions décollent chaque seconde dans le monde tout au long de l'année. Pour un vol d'un Boeing 747, environ 18 Tonnes de kérosène par moteur sont consommées soit 72 Tonnes au total pour 7 Heures de vol.

    La combustion d'un litre d'essence génère 2,3 kg de CO2 et celle d'un litre de gazole libère 2,6 kg de CO2.  Le CO2 en altitude n'est pas absorbé par la végétation, la planète n'avait pas prévu les déplacements erratiques du tourisme de masse et du monde des affaires.

    La nature avait simplement prévu l'absorption de la respiration d'un homme qui génère 1 kg de CO2 par jour. En 2008, les pays les « moins développés » comptaient pour plus de 50 % des émissions mondiales, mais pour partie en produisant des produits pour les pays riches. Bien qu'abritant 80 % de la population mondiale, ils n’ont contribué qu’à 20 % des émissions de la période s’étendant de 1751 à 2007.

    Le taux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’air est passé de 280 à 383 ppm durant cette même période. Selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) , les émissions de CO2 augmenteront de 130 % d'ici 2050.

    L'investissement nécessaire pour réduire de moitié les émissions et développer une « révolution internationale des technologies énergétiques » se monte à 45 000 milliards de dollars d'ici 2050.

  • Les multiples rejets de Co2

    Il existe bien sûr d'autres exemples de rejets polluants de CO2. On peut désigner sous le terme de polluant toute substance artificielle produite par l'homme et dispersée dans l'environnement, mais aussi toute modification d'origine anthropogène affectant le taux ou (et) les critères de répartition dans la biosphère d'une substance naturelle propre à tel ou tel milieu.

    Bilan des émissions de polluants Les rapports du GIEC accablants

    Les rapports du GIEC évoquent la possibilité qu'un excès de CO2 d'origine anthropique existe, craignent que cet excès ait un impact climatique significatif et souligne le risque que cet impact climatique puisse directement ou indirectement affecter les humains.

    La fin du GIEC ? Il faut ouvrir le débat sur la consommation

  • SO2 Dioxyde de soufre

    Le dioxyde de soufre (SO2) est émis principalement par l’utilisation de combustibles fossiles soufrés (charbon, fioul, gazole) et certains procédés industriels. Ce gaz est irritant, notamment pour l’appareil respiratoire. Plus grave pour la santé, le dioxyde de soufre se transforme en acide sulfurique qui contribue à l’acidification et à l’appauvrissement des milieux naturels et à la détérioration des bâtiments. Les émissions de SO2 dans l’air en France se sont élevées à 446 000 tonnes en 2007, contre 1,33 million de tonnes en 1990 et 3,2 millions de tonnes en 1980. Les principaux émetteurs de dioxyde de soufre sont la transformation d’énergie (49 %) et l’industrie manufacturière (33 %).

    Bilan des émissions de polluants Une diminution de SO2 constatée

    La diminution constatée de 1980 à 2007 (-86 %) s’explique par la baisse des consommations d’énergie fossile faisant suite à la mise en œuvre du programme électronucléaire, par les actions visant à économiser l’énergie et par l’utilisation de combustibles moins soufrés.
    Les progrès les plus récents (-67 % entre 1990 et 2007) résultent des actions développées par les industriels pour favoriser l’usage de combustibles moins soufrés et améliorer le rendement énergétique des installations ainsi que de la désindustrialisation de l’économie française.

    Le transport (-97 %) et l’industrie manufacturière (-66 %) sont les secteurs les plus concernés par cette baisse.

  • Le protocole de Göteborg sur la diminution de SO2

    Les engagements internationaux de la France imposent une réduction encore plus importante des émissions de SO2. Le protocole de Göteborg du 1er décembre 1999 fixe un niveau maximum d’émissions pour la France de 400 000 tonnes en 2010.

    La directive européenne du 23 octobre 2001 prévoyait un plafond d’émissions de 375 000 tonnes en 2010.

    Pour respecter ces engagements, la France misait sur la technologie permettant la limitation des teneurs en soufre des combustibles liquides et sur la baisse des valeurs limites d’émission des installations de combustion. La crise est survenue, les engagements ne seront jamais tenus malgré la COP 21. 

    Evolution - dioxyde de souffre

     

    Evolution des émissions de dioxyde de soufre en France (1990-2007) (En milliers de tonnes)

  • UTCF Définition : Utilisation des Terres, leurs Changements et la Forêt

    L'exploitation des terres, leur évolution et la forêt sont une source de gaz à effet de serre (CO2,CH4, NO 2...) ainsi qu'un puits de production d'oxygène et de captage de CO2.

    L'UTCF regroupe la récolte, l'accroissement forestier, la conversion des forêts (défrichement et agriculture), des prairies et des sols dont la composition en carbone est liée à la nature des activités (forêts, prairies, terres agricoles cultivées).

  • NO2 Le protoxyde d'azote (N2O)

    Le protoxyde d'azote (ou gaz hilarant) est un gaz à effet de serre, très stable et non toxique.

    Les oxydes d'azote (NOx)

    Les oxydes d'azote sont communément définis comme regroupant le monoxyde d'azote (NO) et dioxyde d'azote (NO2). Ils proviennent essentiellement de la combustion des énergies fossiles, et en particulier des véhicules automobiles. Une fois dans l'air, le NO est rapidement oxydé en NO2. Le NO2 participe aux réactions atmosphériques qui produisent l'ozone troposphérique. Il prend également part à la formation des pluies acides, et aux phénomènes d'eutrophisation.

    Les conséquences sur la santé :

    Le NO2 est un gaz irritant qui pénètre dans les plus fines ramifications des voies respiratoires. Dès une concentration de 200 µg/m3, il peut entraîner une altération de la fonction respiratoire, une hyperréactivité bronchique chez l'asthmatique et un accroissement de la sensibilité des bronches aux infections chez l'enfant. Le NO est un gaz irritant pour les bronches, il réduit le pouvoir oxygénateur du sang.

  • CO Le monoxyde de carbone (CO)

    Gaz toxique, incolore, non irritant, et inodore, il se forme lors de la combustion incomplète de matières carbonées. Il constitue un bon indicateur d'exposition à la circulation automobile. À court terme, le monoxyde de carbone se transforme en CO2.
    Les conséquences sur la santé : Le monoxyde de carbone se fixe sur l'hémoglobine du sang, prenant la place de l'oxygène qui ne peut plus être acheminé vers les organes.

     

    Monoxyde de carbone ; le tueur invisible

  • COV Les composés organiques volatils non méthaniques (COVNM)

    Les composés organiques volatils (ou COV) regroupent une multitude de substances qui peuvent être d'origine biogénique (origine naturelle) ou anthropogénique (origine humaine). Ils sont toujours composés de l'élément carbone et d'autres éléments tels que l'hydrogène, les halogènes, l'oxygène, le soufre.

    Leur volatilité leur confère l'aptitude de se propager plus ou moins loin de leur lieu d'émission, entraînant ainsi des impacts directs et indirects sur les animaux et la nature.
    Il est fréquent de distinguer séparément le méthane (CH4) qui est un COV particulier, naturellement présent dans l'air, des autres COV pour lesquels on emploie la notation COVNM (Composés Organiques Volatils Non Méthaniques).
    Les COVNM comprennent 210 espèces et 23 grandes familles. Les Hydrocarbures Aromatiques Monocycliques (HAM) constituent une famille importante au sein des COV, avec notamment le benzène, un liquide toxique et fortement cancérigène.

    Les conséquences sur la santé :

    Certains composés organiques tels que les aromatiques, les oléfines provoquent des irritations des yeux. Les aldéhydes sont de puissants irritants des muqueuses. Certains COV tels que le benzène, sont cancérigènes.

    Les COV interviennent dans les réactions photochimiques à l'origine de la formation de l'ozone dans la couche troposphérique.

     

    Quels sont les principaux polluants dans l'air de votre maison ?

  • Ammoniac (NH3)

    L'ammoniac est un gaz incolore moins lourd que l'air, très soluble dans l'eau. Le NH3 est un des polluants responsables de l'acidification des milieux. Il est principalement émis par l'agriculture avec les cultures (utilisation d'engrais azotés) et l'élevage. Les conséquences sur la santé : L'ammoniac est un gaz irritant, lacrymogène.

  • Méthane (CH4)

    Le méthane est un gaz qui contribue fortement à l'effet de serre. Sa durée de vie dans l'atmosphère est d'environ 12 ans. Il est principalement émis sur la région par l'élevage et les décharges. Il s'agit alors de biogaz issu de la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l'absence d'oxygène.

    Il est produit par des bactéries méthanogènes qui vivent dans des milieux anaérobiques c'est-à-dire sans oxygène. Il est également émis en faibles quantités lors des combustions d'énergies.

  • La radioactivité : un mal insidieux et invisible

    Les dangers de la radioactivité sont insidieux, car invisibles. Par exemple, un patient qui effectue 5 radiographies aux rayons X subit une dose d'environ 1 mSv, les passagers, le personnel navigant, les pilotes des avions de ligne, les astronautes en orbite, subissent aussi de l'ordre de 1 mSv lors de leurs différents vols. La répétition des voyages aériens accroît le risque d'irradiation.

    Bilan des émissions de polluants La radioactivité liquide, solide et gazeuse

    Sur Terre, les dangers sont multiples, car les centrales nucléaires émettent des effluents liquides, solides et gazeux radioactifs dans l'environnement « en respectant les doses maximales fixées par les autorités ». Des isotopes radioactifs mettent plusieurs siècles avant de ne plus constituer un danger.

     

    Energie et centrales nucléaires : un sujet qui divise

     

     

  • Les autres pages sur l'énergie

  • Les pages qui peuvent vous intéresser

  • L'aide essentielle de Picbleu : une plateforme pour tout connaître sur l'habitat et ses occupants

    Depuis la création du site en 2007, des millions d'internautes ont formulé de très nombreuses questions inhérentes à tous les sujets traités dans ses pages. À l'expérience et avec le recul des années, nous nous sommes rendu compte de la nécessité de complémenter les informations officielles (ψ Physique) avec une partie liée au subconscient (∞ Métaphysique).

    Afin d'illustrer ce propos, donnons comme exemple une personne qui rechercherait des informations sur la construction d'une maison et ne penserait pas obligatoirement à l'environnement dans lequel ce lieu de vie va être construit. 

    L'orientation vers laquelle on pense immédiatement est la présence d'école, d'infrastructures, de commerces, etc., mais il existe une autre dimension moins visible et qui paraît moins rationnelle qui concerne le tellurisme, les émanations de radon, la présence de pollutions très diverses (champs électromagnétiques, etc.), les cours d'eau souterrains, les failles géologiques, la mémoire des sols et des murs, les effets climatiques, etc. 

    Les éléments évoqués ci-dessus sont l'une des raisons pour lesquelles Picbleu a créé une plateforme d'information à cet effet. Elle est dotée de toutes les qualités informatives inhérentes à l'encyclopédie Picbleu. Elle présente concomitamment l'information concernant tous les domaines de l'habitat (construction, énergies, chauffage, etc.) ainsi que des données métaphysiques trop souvent absentes tout en constituant un mix entre les données scientifiques, techniques et d'actualité.

    Nous vivons sur une planète vivante créée pour la vie qui, grâce à toute une série de « coïncidences » heureuses et extraordinaires, nous offre les conditions idéales pour notre passage sur Terre.

    Dans certains cas, un radiesthésiste compétent pourra même collaborer utilement, avec une grande précision, à l'élaboration d'un check-up complet associant tous les paramètres indispensables à la finalité d'un projet.

     

    La transition énergétique et les améliorations de l'habitat

     

     

     

     

     

     

     

    La nécessité d'étudier un lieu dans son ensemble (humain et habitat) est essentielle pour Picbleu : Connaître la transition énergétique : décider pour agir

     

     

     

    Tous les savants, scientifiques, sociologues, ingénieurs sont confrontés à la même problématique : celle d’étudier un élément aux propriétés observables définies et donc limitées. La loupe et le microscope font donc perdre de vue qu'un objet s'insère dans un ensemble de relations et de processus.

     

    Afin de pouvoir saisir le réel, il est indispensable de sortir de tous les cadres, il faut étudier des savoirs portant sur des objets très éloignés du sujet traité et explorer ce qui se cache derrière les formes observables du monde. En faisant référence au célèbre aphorisme d'Abraham Maslow « Si le seul outil que vous avez est un marteau, vous tendez à voir tout problème comme un clou » (The Psychology of Science, 1966).

    L'hyper spécialisation dans le fonctionnement de la société humaine occidentale ne donne qu’une vue partielle de la complexité du Monde et de sa beauté.

     Aphorisme d'Abraham Maslow


    Le généticien pensera que la génétique sauvera l’humanité, l'architecte s’imaginera que ses réalisations ne sont pas simplement des moyens physiques, mais qu’ils possèdent une portée philosophique supérieure. L’humain, qu’il soit scientifique, religieux ou créateur est un animal social qui partage ses idées, ses conceptions de la vérité, ses valeurs nobles ou celles qu'il attribue à la beauté si bien que par la loi universelle de la convergence, les individus finissent par suivre les mêmes voies. Les informations sont dispersées et semblent sans relations dans le mode dans lequel nous vivons.

     

    Dans certains cas, il y a des interdépendances, mais qu’on ne doit pas confondre avec l’interdépendance quantique qui repose sur des superpositions d’états, des complexités extrêmes, des apories à large échelle et nul doute, des processus de calcul quantique. Des intrications incluant des informations en relation avec un ensemble de « constituants quantiques ».

     

    Nos convictions et nos certitudes sont parfois trompeuses : « Ce qui nous paraît être de la matière solide n'est constitué en réalité que de particules vibratoires tournoyant dans un grand vide à une telle vitesse qu'elle nous donne une impression de solidité.

     

    Si le mouvement de ces particules cessait tout à coup comme un ventilateur qui s'arrête, il n'y aurait plus que du vide. Nous sommes en réalité de l'énergie informatisée en action ».

     

    Source CERN (Centre Européen de Recherche Nucléaire Genève), Travaux sur les anneaux d'accélération des particules.

     

    Afin de contribuer au respect de l'environnement, merci de n'imprimer cette page qu'en cas de nécessité. Pourquoi éviter d'utiliser du papier et de l'encre ?

     

     

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