Environnement

Les vraies énergies renouvelables soleil vent eau

Energies Renouvelables : le compte n'y sera pas. En 2030, moins d'un tiers sera renouvelable. Il est utile de procéder à une comparaison avec les équivalents fossiles émetteurs de gaz à effet de serre ou les équivalents nucléaires qui sont également extrêmement destructeurs et beaucoup plus polluants, mais de façon plus insidieuse, car invisibles et sans effets immédiats. 

SOMMAIRE

  1. L'énorme consommation de produits fossiles
  2. Renouvelables : le compte n'y sera pas
  3. Le réseau hydraulique
  4. Le solaire thermique
  5. Le solaire photovoltaïque
  6. La biomasse
  7. L'énergie éolienne
  8. La géothermie

Le fonctionnement de notre civilisation moderne est lié directement à diverses sources d'énergie appelées combustibles « fossiles » utilisées soit pour les transports, les besoins domestiques (cuisine, éclairage, chauffage, climatisation. Au rythme effréné de notre société de consommation, les stocks mondiaux d'énergies fossiles seront épuisés avant la fin de la moitié du XXIe siècle. Dans une vingtaine d'années, la consommation mondiale d'énergie aura augmenté d'environ 58 % et cette hausse vertigineuse sera considérée comme la plus forte demande énergétique qu'ait connue notre humanité depuis les dernières décennies.

Le chiffre : 1.5 milliard d'humains en 1900, 7 milliards aujourd'hui et 11 milliards en 2050

L'énorme consommation de produits fossiles 

Les combustibles fossiles couvrent environ 90 % des besoins énergétiques mondiaux.

  • Le pétrole constitue la première source énergétique fossile 40 %
  • le charbon 26 % et
  • le gaz naturel 24 %.

 

Aux USA, chaque Américain consommait en moyenne 93.000 Kilowatts/heures d'énergie par an, soit l'équivalent de 8000 litres de pétrole, pour tous usages, dont les transports, le chauffage et la climatisation. Source Biosciences. L’Afrique du Sud, l'Australie, la Chine et la Pologne fabriquent leur électricité à l'aide de Centrales Thermiques au charbon, l’Inde 60 %, les États-Unis et l'Allemagne à plus de 50 %. (Rapport 2000 The World Ressources Institute W.R.I).  La Chine est devenue aujourd'hui la plus grosse consommatrice d'énergie au monde.

L'agriculture servant à nourrir l'Humanité est aujourd'hui alimentée aux hydrocarbures. Le pétrole et le gaz naturel jouent un rôle crucial à tous les stades de l'agriculture moderne, depuis la fabrication des engrais jusqu'à l'expédition des récoltes. Une alternative plus respectueuse de la terre nourricière est possible.

Renouvelables : le compte n'y sera pas 

Le discours de tous les médias télévision, magazines, publicités, brochures d'entreprises est une incitation à consommer « vert », à acheter durable, etc. Les énergies renouvelables sont même devenues le photogénique emblème de la protection de la nature et du développement durable. 
Étalées en « pleine page » de magazines sur papier glacé, les photographies d'élégantes maisons bois équipées d'installation solaire (chauffe-eau, panneaux photovoltaïques) de superbes éoliennes, de verdoyants champs de céréales destinées aux biocarburants foisonnent. Mais, il y a le revers de la médaille : derrière chaque panneau solaire se trouve une usine de silicium, d'autant moins « écologique » qu'elle est souvent chinoise, grande dévoreuse de charbon, que ce pays se situe très loin et que le transport maritime coûte extrêmement cher en termes de pollution et d'impact sur l'environnement. Pour les éoliennes, il y a une cimenterie et une aciérie également polluante. Et ainsi de suite...

En clair, dès lors que l'on y regarde de près, les énergies « vertes » ne sont pas aussi vertueuses que le discours ambiant l'indique.

Mais ce constat effectué, il est utile de procéder à une comparaison avec les équivalents fossiles émetteurs de gaz à effet de serre ou les équivalents nucléaires qui sont également extrêmement destructeurs et beaucoup plus polluants, mais de façon plus insidieuse, car invisibles et sans effets immédiats. Émissions de CO2, consommation d'eau, eutrophisation des cours d'eau, rejets de métaux lourds, rejet de polluants radioactifs, stockage de matières fissiles pour des siècles, voire impact sur les maladies respiratoires, inconvénients rédhibitoires que ne possèdent heureusement pas les énergies renouvelables.
Il faut souligner qu’aucun effet négatif des énergies renouvelables, fût-il infinitésimal ou dissimulé dans les arcanes du processus de production, n'échappe à une Analyse de Cycle de Vie (ACV) bien faite. Laquelle fait même l'objet de normes internationales strictes devant éviter les incohérences (ISO 14 040 à 14043).

L'exercice permet donc, en principe, de comparer objectivement entre elles différentes sources d'énergie ou différentes technologies.

Les énergies renouvelables seront, à long terme, l’avenir de l'humanité, car elles seront indispensables pour sortir du piège climatique, puisqu'elles offrent une alternative aux hydrocarbures, dont la fin est programmée et également à l'énergie nucléaire dont la prolifération est inquiétante et dont les effets secondaires sont peu et très mal maitrisés. Jusqu'où les énergies renouvelables sont-elles alors « vertes » ? Analyse
Les énergies renouvelables ne changeront pas le paysage énergétique mondial. Même le scénario le plus optimiste, établi par les experts de Greenpeace, prévoit que seul un tiers de la consommation énergétique de 2030 proviendra des énergies renouvelables. Un chiffre qui marque probablement le plafond de production des énergies vertes si l’innovation ne vient pas à leur secours. Les « renouvelables » sont malheureusement parties de trop loin pour être la solution miracle.

Les vraies énergies renouvelables sont toutes les énergies issues de sources non fossiles* renouvelables : énergie éolienne, énergie solaire, énergie géothermique profonde, énergie marémotrice, énergie hydroélectrique, bioénergies. Toutes ces énergies renouvelables servent à produire de la chaleur, de l'électricité ou des carburants. Les techniques de microcogénération et de cogénération permettent de produire à la fois chaleur et électricité.
Ces énergies sont théoriquement inépuisables puisque renouvelables. Toutefois, elles présentent des potentiels variables selon la localisation géographique et les facteurs climatiques. Elles ont peu d'impacts négatifs sur l'environnement ou plutôt limités. En particulier, leur exploitation ne donne pas lieu à de grandes émissions de gaz à effet de serre (empreinte grise). Elles sont donc l'un des facteurs de lutte contre le changement climatique.

Le réseau hydraulique 

Massivement employé pour la fabrication de l'électricité notamment par EDF, le réseau hydraulique largement amorti est utilisé pour donner une image vertueuse à certains fournisseurs d'électricité 'verte'

Le solaire thermique 

Tout le monde a fait l'expérience simple d'un tuyau d'arrosage laissé en plein soleil. Une façon gratuite de produire l'eau chaude sanitaire en posant 2 capteurs solaires sur son toit. 

Le solaire photovoltaïque 

Le 21 octobre 2019, l'AIE (Agence internationale de l'énergie) a publié un rapport « Renouvelables 2019 » (en anglais : Renewables 2019) qui indique que l'évolution des énergies renouvelables sera importante jusqu'en 2024. Ce sont les réseaux fermés de distribution ou les installations photovoltaïques appelées également « décentralisées » ou en autoconsommation qui connaîtront la plus grande croissance.

Les installations de panneaux photovoltaïques posés sur le toit des habitations individuelles, de bâtiments commerciaux ou de sites industriels vont se développer massivement. Il est préférable d'utiliser les surfaces existantes plutôt que d'utiliser des surfaces autrefois boisées (comme dans le département des Landes) qui sont devenues des champs de panneaux de verre et de métal qui donnent certes de l'énergie, mais qui ne fournissent plus par le phénomène de photosynthèse le dioxygène nécessaire à la vie. 


Energies renouvelables

La biomasse 

Il est possible d'obtenir de l'énergie à partir de la biomasse issue de la matière organique d'origine végétale ou animale :

  • biocarburants utilisés pour le transport (obtenus à partir de céréales, de sucre, d’oléagineux ou d’huiles végétales usagées)
  • bois énergie utilisé pour le chauffage domestique
  • bois énergie utilisé pour la combustion de bois afin de produire de l’électricité
  • déchets de bois dans des centrales thermiques produisant soit de l’électricité soit de la chaleur ou en cogénération les 2.
  • Les plaquettes forestières sont de petits morceaux de bois d'environ 2 x2 x5 cm issus du broyage par des engins mécanisés des rémanents de l'exploitation forestière ou de bois de faible diamètre.
  • Le bois déchiqueté en tant que combustible peut alimenter des chaudières automatiques dont la puissance s’étend en moyenne de 30 kW jusqu’à plusieurs MW de puissance. Ce combustible est une valorisation possible de la forêt. 

L'énergie éolienne 

Les éoliennes exploitent comme les anciens moulins à vent l'énergie cinétique des masses d'air qui sont perpétuellement en mouvement autour de la planète. Energie vertueuse par excellence, elle encombre parfois la vue et le fait de les placer le long des autoroutes dans des endroits ventilés permet de ne pas utiliser des terrains qui peuvent être utilisés à d'autres fins : des forêts par exemple. 

La géothermie 

C'est lénergie du centre de la terre puisée à grande profondeur. Elle n'est pas celle qui est proposée par les vendeurs de pompes à chaleur qui exploitent le principe de la thermodynamique avec des capteurs horizontaux noyés dans le sol en couche superficielle ou par des puits qui captent l'eau (un bien commun) à faible profondeur. 

 

  • La France : un pays riche en ressources renouvelables ?

    La France est un pays riche en ressources renouvelables grâce à un potentiel énergétique important.

    Avec la première forêt d'Europe occidentale et un potentiel hydraulique éolien et géothermique important, la France est en 2011, le second producteur et le second consommateur d'énergies renouvelables en Europe, derrière l'Allemagne. 

    Il faut toutefois ne pas se limiter aux frontières : le bois n'est pas une énergie renouvelable : l'homme coupe plus d'arbres qu'il n'en plante ! 

  • Les chiffres clé de l'énergie 2011

    Les chiffres clé de l'énergie 2012, comprenant diverses statistiques liées à l'énergie dans l'économie française comme le charbon, le pétrole, le gaz, l'électricité, les énergies renouvelables, les réseaux de chaleur, l'utilisation rationnelle de l'énergie, les prix, l'énergie et l'environnement ont été publiés en 2012 par Commissariat général au développement durable.

    La production primaire d'énergies renouvelables (électriques et thermiques) s'élevait en 2011 à 14,0 % de la production énergétique nationale. Le bois-énergie représente 46 %, l'hydraulique 20 %, les biocarburants 10 % et les pompes à chaleur 7 %. Les autres filières énergétiques totalisent les 17 % restants.

    En France, la production primaire d'énergies renouvelables a diminué de 2,8 Mtep entre 2010 et 2011, en raison de circonstances climatiques défavorables qui ont eu un fort impact sur la production hydraulique et la consommation de bois. Ainsi, la part réelle de l'électricité d'origine renouvelable (calculée avec les données de production réelles de l'année 2011) totalisait 12,9 % (Chiffres 2011. Commissariat général au développement durable en France métropole + DOM).