Environnement

Les émissions de particules fines du chauffage bois polluent l'air

Date de création :
Date de mise à jour : 27/10/2020
Temps de lecture : 9 minutes

Le bois énergie est la 1ère source d'énergie considérée comme renouvelable utilisée en France. Grâce à son développement, les objectifs énergétiques et climatiques peuvent être atteints, mais en surveillant les rejets atmosphériques et en éliminant les appareils polluants même vendus neufs. La pollution de l'air extérieur est un grave problème de santé publique. Et en n'oubliant pas que pour être renouvelable il faudrait planter plusieurs arbres lorsque l'on en abat un.

  1. La fumée du bois est-elle inoffensive ?
  2. Les anciens chauffages bois 
  3. Des tests dont les résultats sont faux
  4. Le rendement du bois bûche est mauvais
  5. Polluants combustion du bois
  6. L'atmosphère est un égout 
  7. Interdiction des cheminées
  8. Chauffage au bois en France 
  9. Vos poumons le dernier filtre
  10. La biomasse comme chauffage

Comprendre la qualité de l'air

  • Une réglementation plus stricte permettrait de limiter les émissions de particules.
  • Contrairement à ce qu'on lit ici et là le chauffage urbain et la combustion dans le tertiaire ne sont responsables que de 1 % des émissions de particules en France. (Source ADEME).
  • Le transport (maritime, terrestre et notamment le transport aérien) est une catastrophe pour notre qualité d'air et notre environnement commun (1 avion décolle toutes les 16 secondes !).
  • Le triste record a été d'avoir le même jour 19 000 avions dont les passagers n'avaient pas conscience du fait qu'ils ne payaient pas l'air que leur avion consommait.
  • L'autre question est l'utilité de ces transports rendus faciles par des prix dérisoires.
  • La planète pourra-t-elle supporter les excès des humains ? une autre question.

 

Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE)

Un décret d'octobre 2016 a fixé les objectifs de la Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE) : la chaleur issue de la biomasse devra atteindre 13 500 mtep en 2023. (13500000 tep soit 157 005 000 000 kWh).

  • 1 ktep = 1000 tep et 1 tep = 1 tonne équivalent pétrole soit 11 630 kWh.
  • L'objectif est de multiplier par 5 la production de chaleur dans les installations collectives et industrielles (7600 ktep en 2020) et de passer le nombre de foyers équipés de chauffage au bois de 3.25 millions à 9 millions à consommation constante de bois.

 

La fumée du bois est-elle inoffensive ? 

  • La fumée du bois n'est pas aussi « inoffensive » et « écologique » que les médias l'indiquent !
  • Le bois composé à 48% de carbone, produit des goudrons lorsqu'il est porté à haute température lors de sa combustion.
  • La fumée qui s’échappe d’un poêle à bois, d’un foyer de cheminée ou d’un feu nu n’est pas aussi « inoffensive » que l'imagerie populaire donne à la combustion du bois.
  • Elle contient entre autres polluants des HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) et des particules fines.

 

Quelques chiffres sur le bois

  • En effet, un poêle à bois non certifié fonctionnant pendant 9 heures émet dans l'atmosphère un taux de particules fines aussi important qu'un poêle à bois certifié EPA brûlant pendant 60 heures.
  • Pour comparaison avec les émissions produites par un moteur à explosion, une automobile de moyenne cylindrée parcourant 18 000 kilomètres émet autant de particules que le poêle certifié EPA fonctionnant 60 heures.

 

Ce taux important montre la pollution élevée des appareils à bois qui manquent cruellement de filtres à particules permettant de limiter les émissions de polluants pourtant obligatoires dans d'autres pays comme l'Allemagne.

Une sensibilisation des populations à la qualité de l'air passe par une nécessaire prise de conscience

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Les anciens chauffage bois 

Les chaudières, inserts, poêles, foyers fermés, cuisinières, chaudières à bois sont d'autant plus polluants surtout quand ils sont anciens.

  • Il est nécessaire de prendre conscience à la fois de l’intérêt de la biomasse comme énergie renouvelable, mais également des nécessaires précautions et restrictions à prendre au regard de la pollution de l’air.
  • Les émissions de particules issues de la combustion du bois et les pratiques les plus polluantes (foyers ouverts et feux de jardin*) doivent être proscrites.
  • Les usagers et les professionnels doivent être sensibilisés aux émissions dues à de mauvaises pratiques.

 

*Le brûlage de déchets verts à l’air libre est strictement interdit par la loi (article 84 du règlement sanitaire départemental) car il constitue un facteur important d’émission de particules. En effet, 50 kg de déchets brûlés représentent plus de 8500 km parcourus par un véhicule récent ou plus de 4 mois de chauffage d’une maison individuelle avec une chaudière fioul. Hormis les troubles de voisinage (odeur, fumées) et des risques d'incendie, le brûlage des déchets verts ou tout autre déchet (cartons, plastiques, etc.) nuit gravement à l'environnement, car il est source d'émission de substances polluantes imbrûlées (benzène, HAP, dioxine, furanne, etc.).

Des tests dont les résultats sont faux 

L'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) a publié un rapport sur les émissions polluantes issues du chauffage au bois.

Comme pour les tests des constructeurs automobiles, les résultats des tests des appareils à bois réalisés en laboratoire dans des conditions idéales ne sont pas reproductibles à domicile. Les essais ne prennent pas en compte l'intégralité du cycle logique : allumage, combustion, régime de braises. Un appareil de chauffage à bois est polluant dans les 15 premières minutes et lorsque les bûches sont à l'état de braises demandant le rechargement de l'appareil.

  • Les émissions de particules fines produites dans le foyer sont sous-évaluées de 300 à 500 %
  • Les émissions de monoxyde de carbone sont sous-évaluées de 260 à 370 %
  • Les émissions de COV (dont le benzène) sont sous-évaluées de 410 %

 

Le rendement du bois bûche est mauvais 

Le pire rendement est obtenu avec une cheminée ouverte qui pollue énormément, mais les inserts et poêles à bois n'offrent pas de rendements satisfaisants. Il est préférable d'éviter tous les appareils qui utilisent du bois en bûche surtout dans les régions où la tradition est l'usage du bois !

  • 85 % de la chaleur chauffe les nuages.
  • 15 % de la masse de bois est utilisée pour fournir des calories.
  • 60 m3 d'air est nécessaire pour assurer la combustion.
  • 100 polluants affectent la qualité de l'air.

 

Polluants combustion du bois 

Il existe de nombreux polluants issus de la combustion du bois.

Le chauffage au bois, parce qu’il constitue une pratique « naturelle et ancienne », porte une image de pratique « propre », ce qui se justifie par le bilan des émissions de CO2, mais pas pour les particules ni les composés organiques volatils (COV), dont les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP).

Liste des polluants et contaminants de l'air issus de la combustion du bois
Polluants Effets sur la santé
PM2.5  Particules fines. Ces particules particulièrement fines pénètrent profondément dans le système respiratoire
C6H6  Benzène. Cancérigène
CH2O Formaldéhyde. Le formol contenu dans beaucoup d'objets usuels occasionne une irritation des yeux et des voies pulmonaires
C3H4O  Acroléine. Cette substance présente dans la fumée de tabac irrite les yeux et les voies respiratoires
COV Composés organiques volatils. Irritation des voies pulmonaires, maladies cardiorespiratoires
CO Monoxyde de carbone. À l'origine de nombreuses pathologies comme les céphalées, maux de tête, nausées, 
étourdissement aggravation de l’angine de poitrine chez les personnes atteintes de problèmes cardiaques
NOx  Oxydes d’azote. Irritation du système respiratoire, toux, douleur à l'inspiration, œdème pulmonaire
HAPC Dioxines : terme générique. Hydrocarbures aromatiques polycycliques chlorés (HAPC). Cancérigène probable
C4H4O Furannes. Cancérigène probable
HAP  HAP = Hydrocarbures aromatiques polycycliques. 
Certains contaminants de l'air dont les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), sont considérés comme 
cancérigènes ou mutagènes ou soupçonnés d’être cancérigènes ou mutagènes
Les émissions de particules fines issues de la combustion du bois aggravent les maladies de type cardiorespiratoire, irritent les voies pulmonaires tout en
augmentant le taux de mortalité.

L'atmosphère est un égout 

Selon Al Gore, « l'atmosphère est un égout à ciel ouvert et les poumons en sont les poubelles ». On peut décider de boire de l'eau en bouteille (évitez toutefois les bouteilles en PVC Polychlorure de Vinyl*) et manger bio, mais personne ne peut respirer une fois sur deux a déclaré Benoît Hartmann, le porte-parole de la FNE (France Nature Environnement).

  • L'air extérieur est pollué, le centre international sur le cancer (CIRC) a tiré la sonnette d'alarme, la France est menacée de sanction, car l'air y est devenu irrespirable et responsable de certaines pathologies.

*Si l'eau n'est pas faiblement minéralisée, le PVC n’est pas sans danger, il vaut mieux préférer les bouteilles en verre surtout si l'eau est très minéralisée.

Interdiction des cheminées 

L'interdiction des cheminées à bois à Paris.

Suivant l'arrêté inter préfectoral Nº 2013 084-0002 du 25 mars 2013, les particuliers résidant à Paris ne pouvaient plus utiliser leur cheminée pour se chauffer au bois à partir du 1er janvier 2015, la combustion du bois étant totalement interdite, même en appoint ou pour l'agrément. Une mesure qui aurait été applicable sur l'ensemble d'une zone sensible pour la qualité de l'air qui aurait impacté 435 communes d'Île-de-France.

Hors zone sensible, seul le chauffage pour l'agrément où l'appoint sera toléré. En banlieue, seules les cheminées à foyer ouvert auraient été interdites. Les bûches ou les granulés étant autorisés en foyer fermé. Les pouvoirs publics ont décidé de ne pas l'appliquer.

Le chauffage au bois polluant

Le chauffage au bois, qui représente 4 % des besoins de chauffage en ile de France, est responsable de 90 % des émissions de PM10 du secteur résidentiel. Source DRIEE-IF (Direction régionale et inter départemental de l'environnement et de l'énergie d'Île-de-France). Selon une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) parue en 2012, ces particules fines (inférieures à 10 microns) en suspension dans l'air (toutes origines confondues) sont responsables de 42 000 décès chaque année en France.

Avance timide contre le lobbying de la filière bois : les cheminées ouvertes sont interdites en Savoie.

Chauffage au bois en France 

  • La bûche est le combustible pour le chauffage au bois le plus utilisé par les particuliers.
  • Aujourd'hui, plus de 6 millions de logements en France sont équipés d'appareils de chauffage à bois et 9 millions sont prévus en 2020.
  • La consommation en France est estimée à 51 millions de stères pour 6,750 millions d’appareils de chauffage et 1,4 million de cheminées ouvertes.
  • Le chauffage à bois représente 20 % de l’énergie thermique totale consommée. 

Les poumons absorbent les polluants

Vos poumons le dernier filtre 

Les poumons absorbent en permanence des polluants issus de contaminations directes ou indirectes. Les individus sont plus ou moins sensibles à ces agressions.
Une partie de ces polluants sont nommés C.O.V. (Composés Organiques Volatils). Organique signifie « qui contient du carbone »

La combustion du bois génère 100000 tonnes de poussières par an.

Le bois représente 10.5 Mtep soit 1000000 tonnes équivalent pétrole de la consommation d’énergie en France (soit 4 % de la consommation totale d’énergie). La part du chauffage individuel représente 72 % et la part du chauffage industriel et collectif 28 %. 100 000 tonnes de poussières sont émises par la combustion du bois.

Plus de 96 % de poussières sont issues des appareils à bois bûche, principal émetteur du secteur habitat-tertiaire. À l'horizon 2050, le bois énergie représentera environ 25 Mtep/an, son développement devra se faire avec des appareils performants et automatisés à granulés et plaquettes équipés de filtres à particules.

Le schéma ci-dessous compare les énormes différences de performances en matière d’émissions de particules fines selon le type d’installation de chauffage au bois. Une cheminée classique émet jusqu’à 440 fois plus de particules qu'un appareil performant fonctionnant aux granulés de bois.

Schéma facteurs d'émissions des appareils de chauffage au bois mesurés sur les appareils les plus performants (dans des conditions de laboratoire)

  1. Appareils à bois bûche avant 1996
  2. Appareils à bois bûche après 1996
  3. Poêles à granulés de bois
  4. Chaudière à plaquettes < 300 KW
  5. Chaudière grande puissance > 10000 KW
  6. Chaudière à granulés de bois < 300 kW

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La biomasse comme chauffage 

L’utilisation de la biomasse comme moyen de chauffage devra se conformer aux normes en vigueur, respecter un dimensionnement adapté des chaufferies, adopter une filtration appropriée qui permettra de limiter au maximum les émissions de particules fines.

Ces exigences permettront de concilier une limitation de la pollution atmosphérique et des émissions de gaz à effet de serre.

Cet enjeu est impératif pour le développement harmonieux d’une énergie locale difficilement délocalisable, qui valorise l’économie locale. L'avantage des forêts et de ses ressources est leur indépendance et leurs contraintes très éloignées des bulles spéculatives, non soumises aux variations des cours du pétrole et avec un impact limité sur le changement climatique en raison de leur caractère renouvelable.

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Attention aux chaudières à granulés de bois
Les chaudières à granulés de bois pellets commandées par internet se mettent en route toute l'année parce que dotées d’électricité, elles n'ont pas de besoin de convection naturelle, même à 25 degrés elles fonctionnent et asphyxient tout un quartier. Moins polluantes au départ, elles s'avèrent très dangereuses quand elles sont ramonées avec des produits chimiques ou en fonctionnement pendant les périodes de canicules en chauffe eau. Cathie
Les normes européennes sont trop élevées pour la qualité de l'air
J'ai un voisin qui nous pollue avec la fumée de ces appareils de chauffage à bois. On n'ose rien dire ou porter plainte parce que les relations de voisinage (pour nous) sont importantes et que mon mari a essayé de discuter gentiment avec lui mais dans la gène pas de plaisir. En réponse il a été très sec et lui a pratiquement claqué la porte au nez. Ce couple qui ne travaille pas reste constamment à la maison fume énormément et la fumée arrive dans notre petit jardin. Quand il fait chaud ils ouvrent les fenêtres et l'odeur de tabac froid est repoussante. On évite donc de sortir l'idéal serait de déménager mais où ? Le problème de ces 2 types de fumées est grave et les normes européennes ne servent à rien. Les pouvoirs publics disent que le bois est écologique ce qui est faux et les fabricants de cigarettes sont plus puissants que jamais. Vous achèteriez un produit sur lequel une tête de mort indique que ce produit tue et donne le cancer vous ? Une étiquette devrait figurer sur les poêles à bois également.
Une norme fixée est plus ou moins tolérante
La ministre de la Transition écologique et solidaire Élisabeth Borne a déclaré qu'au 1er janvier 2020 que le label Flamme verte ne serait délivré qu'aux appareils estampillés Flamme verte 7 étoiles. Une petite avancée en attendant les filtres à particules pour les installations de chauffage chez les particuliers. Selon une étude de l'European Respiratory Journal dont le but était d'analyser les effets des particules fines (PM10 et PM2.5) et du dioxyde d’azote issus de la combustion du bois (rappelons que le bois composé à 50 % de carbone émet des HAP Hydrocarbures Aromatiques Poylcycliques comme la combustion du pétrole), comme toutes les énergies fossiles (gaz, fioul domestique...), des gaz d’échappement polluants (transport aérien, maritime et terrestre), des centrales électriques (charbon, fioul) et de la pollution industrielle. Notez que la pollution due à l'industrie nucléaire est plus insidieuse, car invisible. L'augmentation de 5 ug/m3 (ug = Symbole du microgramme) des particules fines PM2.5 respirées dans un local d'habitation se traduit par un vieillissement des poumons de 2 ans. Diverses pathologies et maladies chroniques de l’appareil respiratoire ont été constatées. Un parallèle a été fait entre le tabagisme passif dans les logements. Lorsque la concentration en PM2.5 est supérieure à 10 ug/m3, la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) est 4 fois supérieure comparée aux chiffres liés au tabac. Or, les normes européennes fixent un seuil maximal de 25 ug/m3 pour la concentration maximale de PM2.5 dans l’air, les 10 ug/m3 déterminée par cette étude comme seuil de dangerosité démontre que le niveau de 25 ug/m3 est trop élevé. Une fois de plus, les ménages précaires sont plus exposés que les ménages aisés en raison de leurs moyens de chauffage, bois, fioul, leur système de ventilation, leur type d'alimentation et l'accès limité aux services de santé. Il est vital de développer le solaire thermique et photovoltaïque et l'éolien plutôt que donner des primes pour des systèmes qui nous polluent comme les chaudières. Source Centre for Environmental Health and Sustainability, Université de Lancester (Royaume Uni) 9 juillet 2019
qu'attend t-on pour les interdire ???
Le problème en France c'est que même quand c'est dangereux on n'interdit pas. Or les chauffages à combustion à bois auraient dû être interdits depuis longtemps, ce qui n'est pas normal, puis le problème c'est que l'écologie tout le monde s'en balance complètement, pas la peine d'y croire avec des politiques pareils !
Il faut user mais ne pas abuser
Le bois jouit d'une image d'une énergie « écologique » qui n'est qu'apparente. Pour qu'il soit renouvelable, il faudrait planter autant d'arbres que l'on en abat. Malheureusement, ce sont 13 millions d'hectares de forêts qui disparaissent sur notre planète. D'énormes superficies boisées sont rasées chaque année par ce redoutable prédateur qu'est l'Homme y compris en France. Il risque de perdre son précieux poumon de dioxygène ! Il faut user mais ne pas abuser comme disait mon grand-père.
Le chauffage au bois, l'énergie anti-écologique
Le chauffage au bois ce n'est pas écologique, c'est anti-écologique: c'est tout d'abord de la déforestation et de l'exploitation industrielle de forêts, ensuite, c'est une détérioration majeure de la qualité de l'air pour des millions de citoyens sur le passage de ces fumées. Souvent les propriétaires qui se chauffent au bois ne sont pas eux-mêmes enfumés, ce sont plutôt les voisins directs qui souffrent de l'intoxication chronique de l'air qu'ils respirent.