Atôme : risques nucléaires radioactivité déchets protection

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  • L’inventaire des déchets radioactifs.

    • Les différents types de déchets.

    • La radioactivité : ses différentes natures.

    • Les classifications.

    • Les périodes radioactives de quelques éléments.

    • Les rejets d'une centrale nucléaire.

    • Les risques pour la santé en cas d'accident nucléaire.

    • Comment se protéger en cas d'accident nucléaire.

    • Quels sont les niveaux admissibles de rayonnement nucléaire.

    • Quelle est la valeur de rayonnement mortelle.

    • Les opinions des autres pays par rapport au nucléaire.

    • Actualité.

    • Les sites scientifiques et associatifs sur le nucléaire.

     

    La catastrophe nucléaire Japonaise de mars 2011 des centrales atomiques de Fukushima a impacté la terre entière avec des particules radioactives. Elle a démontré que le risque zéro n'existait malheureusement pas. Les plus grands défenseurs du nucléaire civil sont donc passés du « risque zéro ». au « risque calculé ». Ce drame écologique (10000 tonnes d'eau radioactive déversées dans la mer selon les déclarations officielles du 3 avril 2011) puis la déclaration récente d'impuissance de l'opérateur Japonais Tepco qui a déclaré stocker dans des réservoirs les 400 tonnes d'eau journalières contaminées utilisées pour refroidir les réacteurs. Cette catastrophe sans précédent digne d'un film de science fiction catastrophe va-t-il marquer un tournant pour les politiques énergétiques ?. Cet accident gravissime a sérieusement ébranlé la confiance du public dans la sûreté nucléaire, même si les autorités minimisent les faits et se montrent rassurantes. Lors de la catastrophe de Tchernobyl, il aura fallu plus de 20 ans au secteur nucléaire pour pouvoir amorcer un nouveau cycle de construction de capacités. Mais suite à cet événement dramatique, les pouvoirs publics vont devoir privilégier le renforcement des normes de gouvernance et de sûreté applicables au secteur nucléaire entrainant des coûts supplémentaires énormes pour le nucléaire rendant cette énergie moins attrayante d'un point de vue économique.

    (sujet supprimé)

    La part du nucléaire dans le mix énergétique mondial va devenir infime et le gaz naturel et le charbon pourraient alors être plébiscités à court terme même s'ils demeurent moins attractifs en termes de risque géopolitique (pour le gaz) et d'empreinte carbone élevée (pour le charbon).

    De nombreux pays à long terme n'auront comme solution que de se tourner vers l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables pour disposer de sources d'approvisionnement en énergie sûre et propre.

    À l'heure actuelle, l'énergie nucléaire ne représente que 6 % de la production d'énergie primaire à travers le monde et près de 15 % de l'électricité mondiale. Le Japon est le troisième producteur d'énergie nucléaire au monde en valeur absolue, derrière les États-Unis et la France (en pourcentage de la production électrique, le nucléaire représente près de 30 % au Japon, 28 % dans l’UE et 20 % aux États-Unis).

      L'inventaire des déchets radioactifs.

    Fin 2004, après plus de 50 années de programmes nucléaires, un inventaire exhaustif des déchets radioactifs a été réalisé pour la première fois en France par les pouvoirs publics.

    Derrière l’appellation unique et connue du grand public nommée « déchets radioactifs » se cache en réalité un ensemble  complexe de  « colis » et de matières  aux caractéristiques très variées, présentant des risques extrêmement divers. Ces « colis » et matières  se distinguent notamment par la nature et l’intensité de leur radioactivité, leur durée de vie, ou encore leurs spécificités physico-chimiques. Les déchets radioactifs produits en France principalement par l’industrie électronucléaire (mais également pour la recherche, la défense,  l’industrie et  la médecine…) forment une gamme très étendue de produits et de sous produits. Les sites gouvernementaux, scientifiques et associations ANDRA, AIEA, IRSN, AEPN, Politique Autrement, Site de la commission européenne, Greenpeace, CRIIRAD, Réseau Sortir du Nucléaire, donnent un éclairage différent sur le nucléaire et posent la question de la pertinence du choix de cette industrie mal maitrisée qui en 2011 suite à la catastrophe nucléaire du Japon vient de basculer du « zéro risque » au « risque calculé ».

    Des centres de stockage de déchets nucléaires « sous surveillance » : déclaration de l'ANDRA 

    « Du fait de leur activité, les centres de stockage rejettent de la radioactivité. Tout est mis en œuvre pour limiter au maximum ces rejets. Qu’ils soient fermés ou en exploitation, les centres font l’objet d’une surveillance régulière afin de vérifier que leur impact sur l’environnement et les populations voisines reste toujours largement inférieur à celui de la radioactivité naturelle ».

    Inventaire de déchets radioactifs 2012 ANDRA.pdf
    Ci-dessus version PDF, cet inventaire, réalisé par l’ANDRA tous les 3 ans, recense une centaine de types de déchets radioactifs présentant des « caractéristiques homogènes » et laisse de côté les entreposages de matières dites « valorisables ».
    Centrale nucléaire de Golfech sur la Garonne Photo Picbleu

      Les différents types de déchets.

    Les différents types de déchets sont regroupés en grandes catégories qui ne sont pas intangibles, mais définies par la réglementation et donc susceptibles d’évoluer avec le temps ou de varier d’un pays à un autre. Ces catégories sont principalement basées sur :

    La durée de vie des déchets radioactifs 

    La durée de vie d’un déchet radioactif dépend de la période et de la concentration des différents éléments radioactifs qu’il contient.

    Il s’agit en fait du rythme auquel leur radioactivité décroît. Chaque élément radioactif est ainsi caractérisé par une durée, appelée période ou « demi-vie », où sa quantité diminue de moitié par désintégration de ses atomes (formant d’autres éléments, à leur tour radioactifs ou stables). Sa radioactivité est donc réduite d’un facteur 2 à chaque période, et par extension d’un facteur 1 000 environ après 10 périodes.

    Le niveau de radioactivité et la nature des rayonnements associés : la plus ou moins grande concentration des matières radioactives dans les déchets et surtout l’intensité du rayonnement des éléments radioactifs concernés déterminent une activité massique, exprimée en nombre de désintégrations par seconde par unité de masse considérée (soit des becquerels par gramme, Bq/g).

      La radioactivité : ses différentes natures.

    La radioactivité est émise à partir de 3 différentes natures :

     Par les rayonnements dits alpha (noyaux de deux protons et deux neutrons)

     Par les rayonnements gamma (photons) 
    Des rayonnements aux effets très différents du fait de masses, de niveaux d’énergie et de pouvoirs de pénétration très distincts.

     Par les rayonnements béta (électrons).

    Centrale nucléaire de Cattenom. Moselle (57)
      Les classifications.

    La classification en vigueur en France, basée sur ces critères et sur les filières de gestion des déchets correspondantes (mises en oeuvre, simplement définies ou même seulement envisagées), retient deux seuils de durée de vie, de 100 jours et de 30 ans, et quatre niveaux de radioactivité.

      Les périodes radioactives de quelques éléments.

    Radon 222 = 4 jours
    Iode 131  = 8 jours
    Césium 137 = 30 ans
    Carbone 14 = 5500 ans
    Plutonium 239 = 24100 ans
    Uranium 234 = 245000 ans
    Uranium 235 = 710 millions d'années.
    Uranium 238 = 4.5 milliards d'années.

      Principe de la fission.

    Un élément instable, l’isotope radioactif de l’uranium est introduit dans le cœur de réacteur en masse suffisante que l’on nomme masse critique. Une partie des neutrons qui échappe aux noyaux d’atomes radioactifs frappe d’autres noyaux instables ce qui provoque un dégagement de chaleur. Cette réaction en chaîne est contrôlée par un modérateur (grappe de graphite) qui freine la course des neutrons sans l’arrêter.

           Le fonctionnement.
    Un échangeur reçoit par un système de canalisations un fluide porté à haute température qui vaporise de l’eau actionnant des turbines. Le travail de ces turbines produit de l’électricité grâce à des alternateurs.
           Le rendement.
    Le rendement d’une centrale nucléaire est de 30 %.
           Le combustible : l’uranium.

    Le principal minerai d’Uranium est la Pechblende que l’on rencontre dans les masses rocheuses granitiques. Les pays où se trouvent les réserves sont les USA, l'Afrique du Sud, la Russie et le Canada. L’uranium est une énergie non renouvelable, dont les ressources sont limitées.
    L’uranium naturel contient 99,3 % d’U238 et 0.7 % d’U 235, seul ce dernier est fissile. Pour être utilisé dans les centrales nucléaires, l’uranium doit être traité c'est-à-dire enrichi en U 235. Ce traitement pour alimenter le parc nucléaire français dure 2 ans et nécessite 5 % de la production française d’électricité soit la production annuelle du réacteur de Tricastin dans la Drôme.

      Les consommations d'une centrale nucléaire.

           Consommation de combustible nucléaire.

    Une centrale nucléaire à eau sous pression de 900 MW consomme par an 26 tonnes d’Uranium enrichi à 3%.

           Consommation d’eau.

    Exemple de consommation en 2004 d’une centrale nucléaire (centrale nucléaire de Civaux) : 110 millions de tonnes d’eau (Rapport environnemental d’EDF 2004). Une partie a été évaporée l’autre a été rejetée dans le cours d’eau Vienne avec une augmentation de 7 degrés.

     Un animal qui a, lui aussi, sa place dans la biomasse. 

      Les rejets d'une centrale nucléaire.

    Centrale de Civaux, département de la Vienne (86)

           Les effluents gazeux.

    Radioactivité des effluents gazeux rejetés de 2000 à 2004 (en Becquerel) :

    Années
    Gaz rares + tritium gazeux
    Halogènes (iodes)
    et aérosols
    -
    Limite : 330 000 GBq
    Limite : 11 GBq
    2000
    < 330 000
    < 0.060
    2001
    9 600
    < 0.073
    2002
    1 200
    = 0.027
    2003
    1 490
    = 0.059
    2004
    2 430
    = 0.066

    Exemple pour le site de la centrale nucléaire de Civaux

           Les effluents liquides : Les rejets chimiques.
    Produits consommés
    Quantité
    Acide chlorhydrique
    31,5 tonnes
    Soude caustique
    34,3 tonnes
    Chlorure ferrique
    33,2 tonnes
    Eau de javel
    3,2 tonnes
    Acide borique
    13 tonnes
    Morpholine
    945 kg
    Hydrazine
    578 kg
    Hydroxyde de lithium
    26 kg

    Exemple pour le site de la centrale nucléaire de Civaux  (Consommation de produits chimiques données 2004)

    Tours de refroidissement 2 tranches de 1300 MW centrale de Golfech Tarn et Garonne. Photo Acqualys

    Certains produits sont utilisés dans le circuit primaire et sont associés aux effluents radioactifs. Il s’agit par exemple de l’acide borique qui absorbe les neutrons, de l’hydrazine pour éliminer l’oxygène, de lithine pour limiter la corrosion.

    Produits rejetés
    2002
    2004
    Acide borique
    12100
    10 771
    Lithine
    0.54
    0.56
    Morpholine
    443
    258
    Hydrazine
    38.2
    20
    Ion ammonium
    537
    636
    Azote global
    899
    630
    Phosphore
    33
    29

    Masses de produits chimiques liés aux effluents radioactifs rejetées en 2002 et 2004 (en kilogrammes) : Exemple pour le site de la centrale nucléaire de Civaux

      Les déchets solides.
     Le combustible usé

    Après la manutention, et son transport, il est stocké en l’état ou retraité (séparation de l’Uranium 93 % et du plutonium 2% transuraniens et 1 % est dissipé dans l’air). Civaux, par exemple, renouvelle à chaque arrêt de tranche (un par an) un quart de son combustible, soit plus de 30 tonnes de matériaux hautement radioactifs, qu’il faut stocker sur site et en piscine (hors du bâtiment réacteur, et en dehors de l'enceinte de confinement) plusieurs années pour refroidissement avant d'envisager le transport vers la Hague. Par exemple, au 29 juin 2004, il y avait environ 500 tonnes de combustible irradié stocké sur site à Civaux. 

     Les déchets technologiques

    Ils sont placés dans des fûts métalliques et collectés par l’ANDRA pour stockage à Soulaines. Ce sont des gants, des chiffons, des vinyles, des consommables ayant servi durant les interventions et émettant moins de 2 millisieverts par heure (mSv/h).

     Les déchets dits « de procédé »

    Ce sont les filtres à air, à iode, à eau qui sont plus irradiants que les éléments cités plus haut et qui sont stockés dans des coques en béton. 

    Quantité de déchets solides
    produits par la centrale de Civaux
    Années
    Fûts métalliques
    Coques de béton
    2003
    383
    36
    2004
    423
    90

    Source : STOPCIVAUX

      Quels sont les risques pour la santé dans le cas d'un accident nucléaire ?

    Les risques sanitaires en cas d’exposition radioactive importante peuvent être très graves pour la santé en cas d’exposition directe à des doses de rayonnement ionisant élevées. L’ADN est modifié, car un nombre important de cellules de l’organisme sont totalement détruites. Les conséquences à court terme cliniques sont nombreuses et dépendantes de l'intensité et de la durée d’exposition : érythème cutané (type coup de soleil), stérilité, cataracte, troubles digestifs, troubles du système nerveux, décès, les conséquences sur la santé sont potentiellement nombreuses et dépendent de la dose d’irradiation absorbée par l'organisme. L’exposition à la radioactivité ne se limite pas à l’accident nucléaire type explosion d'un réacteur, car l’inhalation ou l’ingestion de matière contaminée exposent l’organisme à des doses de radioactivité nocives accentuant le risque de développer un cancer ou une leucémie, et ce, longtemps après l'accident.

    Les conséquences à long terme sur la santé peuvent se manifester : développement de cancers ou des dommages au niveau génétique. Toutes les cellules non détruites par l’irradiation mutent pouvant subir des aberrations chromosomiques.

      Comment se protéger des rayonnements émis lors d’une explosion nucléaire ?

    D'après l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN), l’éloignement de la source de rayonnement est la seule protection imparfaite, l’intensité des radiations diminue avec la distance. L’utilisation d’écrans protecteurs (confinement) entre la source et les personnes permet de réduire l’intensité de l’irradiation. Plus le matériau est dense, plus le rayonnement perdra de son énergie.

    Saviez-vous Portail habitat Picbleu Quel médicament absorber pour se protéger de l'iode radioactif ? 

    Lors d'un d’accident nucléaire, il faut préventivement absorber un comprimé d’iode ainsi la thyroïde saturée en iode, ne fixera pas l’iode radioactif auquel elle est exposée. L’iode 131 radioactif est l'un des nombreux éléments émis dans l'atmosphère et se comporte comme l’iode stable. L’iode 131 radioactif est rapidement et totalement absorbé dans le sang et se concentre dans la thyroïde engendrant un risque accru de cancer (source CEA). En France, toutes les personnes habitant dans un périmètre de 10 km autour d’une centrale nucléaire doivent être en possession de comprimés d'iode. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande de limiter le temps d’exposition près de la source de radiation, de s’en éloigner et de s’en protéger.

    Saviez-vous Portail habitat Picbleu Des comprimés d'iodure de potassium pour protéger la thyroïde ?

    Des comprimés d'iodure de potassium contenant 100 mg d'iode, destinés à bloquer toute entrée ultérieure d’iode dans la thyroïde avaient été distribués par E.D.F aux populations proches des centrales nucléaires à la demande du Ministère de la Santé. Ces comprimés d'iodure de potassium sont à consommer sur recommandation des Pouvoirs Publics en fonction de l’évolution de la radioactivité ambiante à la suite d’un éventuel accident de centrale nucléaire. La dose recommandée est de 1 comprimé chez l'adulte, ½ comprimé chez l'enfant, ¼ de comprimé chez le nouveau-né, ces comprimés sont à dissoudre dans du lait ou un jus de fruit. La prise est éventuellement à répéter après 36 heures, en fonction des recommandations. 

     Toujours s'adresser à un médécin ou pharmacien pour la conduite à tenir
    Dans tous les cas il faut s'adresser soit à un médecin ou un pharmacien. En l'absence de risque nucléaire, il n’est pas nécessaire, voire même dangereux, de consommer de l’iode en grande quantité (alimentation ou comprimés). L’iode est un minéral indispensable au bon fonctionnement de notre organisme qui en contient 15 à 20 mg à l’âge adulte. L’iode est très important pour le développement des enfants : une carence entraine des retards mentaux (crétinisme).Certains sels de table sont supplémentés en iode, le poisson : saumon, morue (huile de foie de morue), les crustacés, les huitres, les lardons et les oeufs sont les animaux non marins les plus riches en iode. Conclusion, en cas de nuage radioactif, il faut faire confiance aux autorités qui indiqueront la conduite à tenir. En cas de pénurie de comprimés d'iode, l'huile de foie de morue est l'aliment qui contient le plus d'iode.
      Quels sont les niveaux  sanitaires admissibles suivant la dose d’exposition ?

    L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime qu'en tout dehors de tout contexte d’accident, l’exposition moyenne normale par personne s’élève à 3 mSv par an, 80 % de cette valeur provient de sources naturelles (rayons cosmiques, matériaux naturellement radioactifs du sol, l’eau et l’air), les 20 % restants proviennent d’examens médicaux radiologiques et de production humaine. Une exposition immédiate et temporaire de courte durée de moins de 10 mSy correspondrait à une très faible dose. Une réglementation française limite à 20 mSy par an l’exposition des professionnels (santé, industrie, etc.) concernés. Les doses d’irradiation (exprimées en Gray (Gy) ou en Sievert (Sv)) correspondent à l’énergie atomique absorbée par l’organisme.

      Quelle est la valeur de radioactivité mortelle ?

    À partir d’une exposition de 100 mSy une personne présenterait un risque accru de développer un cancer. En cas d’irradiation consécutive à un accident nucléaire, des doses de particules radioactives extrêmement élevées peuvent être libérées dans l’atmosphère. Une personne exposée à plus de 10 Sv (10 000 mSv) meurt entre 2 jours et quelques semaines.
    Les  radiations ionisantes persistent dans l’atmosphère et demeurent une source de contamination environnementale pour les populations présentes dans le périmètre pollué, mais aussi dans les sols et nappes phréatiques. L’ingestion et L’inhalation d'eau et de produits alimentaires contaminés par radiation radioactives peuvent entraîner des altérations au niveau des organes et des tissus vivants (humains et animaux).

    Les bombes d’Hiroshima et Nagasaki en 1945, au Japon et l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine en 1986 ont fait l'objet d'études sur la santé humaine. Les personnes irradiées ont été observées pendant plusieurs années.

      Les opinions des autres pays concernant le nucléaire (Allemagne) :

    Déclaration du ministre allemand de l’Environnement, Sigmard Gabriel : « Contrairement à ce qu’aiment affirmer ses partisans, l’atome produit aussi du CO2. Les mines d’uranium produisent des quantités considérables de gaz à effet de serre qui dépassent largement celles nécessaires pour mettre en place des énergies renouvelables, éoliennes, hydrauliques ou biogaz. Mais même une chaudière à cogénération utilisant le gaz terrestre a un bilan CO2 qui soutient facilement la comparaison avec l’énergie nucléaire ». Cette étude fait le bilan des émissions totales de gaz à effet de serre des principales sources de production d’électricité. Il en ressort clairement que suivant l’origine de l’uranium, une centrale nucléaire allemande génère entre 31 et 61 g de CO2 par kWh produit. En comparaison, les énergies renouvelables produisent des quantités moindres : seulement 23g/KWh pour l’éolien et 39 g/kWh pour l’énergie hydraulique. Seule l’électricité photovoltaïque dépasse l’électricité nucléaire avec 89g/KWh. « Lorsque l’on étudie, sans a priori idéologique, l’énergie atomique, il est clair que celle-ci n’est pas le moyen le moins coûteux de produire de l’électricité. Il est temps de tordre le cou au mythe de l’atome bon marché et ne produisant pas de CO2 » « Même en ne tenant pas compte des risques potentiels énormes du nucléaire, l’énergie atomique ne se classe que moyennement sur le plan des émissions de CO2 et des coûts de production ». « L’énergie nucléaire n’est pas et ne sera pas une option pour pallier aux changements climatiques. Nous avons de bien meilleures possibilités à notre disposition pour produire de l’énergie : les énergies renouvelables et la co génération » concluait le ministre de l’Environnement allemand.

      Actualité passée risques d'accident et risques liés au terrorisme.

    Accidents nucléaires : Japon mars 2011 entre le déni et l'oubli
    Actualités sur le nucléaire

       Suède : Une centrale nucléaire visée par un sabotage.

    La police a été prévenue le 21 mai 2008 peu avant 8 heures par des responsables de la centrale suédoise d'Oskarshamn, située au sud de Stockholm au bord de la mer Baltique. Un soudeur intérimaire qui venait y effectuer un travail avait été arrêté lors d'un contrôle de sécurité réalisé inopinément. Il transportait de petites quantités de TATP, une substance très explosive : le triperoxyde de tricycloacétone plus puissant que la dynamite, mais ne figurant pas sur la liste des produits interdits de l'Agence des services de secours suédois. C'est un produit très instable qui réagit notamment à la chaleur et aux chocs. Il peut être fabriqué relativement facilement avec des produits chimiques en accès libre dans le commerce, tels que l'acide sulfurique, l'eau oxygénée, l'acétone. Deux Suédois dont les identités n'ont pas été communiquées transportaient de petites quantités d'un explosif puissant, les liens n'ont pas encore été clairement établis, ont été placés dans l'après-midi en détention.

    La police suédoise s'interroge sur les motivations, le degré de professionnalisme et les relations entretenues par deux de ses ressortissants soupçonnés d'avoir préparé un attentat contre la centrale nucléaire d'Oskarshamn, dans laquelle ils étaient employés temporairement comme soudeurs.  De petites quantités de ce puissant explosif , le TAPT, jadis utilisé par le Britannique Richard Reid, l'homme aux baskets piégées du vol Paris-Miami, auraient été retrouvées dans un sac plastique transporté par l'un des deux hommes, alors qu'il s'apprêtait à passer un filtre de contrôle de cette centrale.

    La police a fait appel à des experts en explosifs et un périmètre de sécurité a été établi dans la centrale d'Oskarshamn, propriété du groupe allemand E.ON et du finlandais Fortum. Il semble que le réacteur nucléaire n'a pas été menacé. Aucun incident n'avait été signalé dans les deux autres centrales nucléaires suédoises, la moitié de l'électricité suédoise étant d'origine nucléaire.

      Les sites scientifiques et associatifs sur le nucléaire

    « Donner des leçons de morale n'a jamais été une preuve de vertu » Tzvetan Todorov.

      Sites scientifiques

    AIEA Agence Internationale de l’Energie Atomique Cliquez ci-dessous :

    (UNSCREAR)Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants

      Sites gouvernementaux

    Site de la commission européenne Europa. Énergie nucléaire

      Sites scientifiques de suivi de la catastrophe nuclaire au Japon mars 2011
    Que sait-on des rejets radioactifs émis depuis le 12 mars 2011 ? Simulations de la dispersion atmosphérique par l'IRSN 

      Sites associatifs contre le nucléaire 

    Greenpeace, cette association suit l’évolution de la situation au Japon (catastrophe mars 2011) en lien avec la chaine de télévision japonaise NHK

    La CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité

    Réseau Sortir du Nucléaire

    Logo association sortir du nucléaire.

    Carte de france du nucléaire Portail habitat Picbleu

    Ci-dessous, pour pouvez télécharger la carte de france du nucléaire du réseau sortir du nucléaire en version PDF.

     Carte de france du nucléaire Portail habitat Picbleu

      Site associatif en faveur du nucléaire

    AEPN : Association des Ecologistes Pour le Nucléaire.

    En dernier, une association dont la phrase étrange suivante est inscrite sur la page d’accueil : « Ensemble, construisons un monde meilleur et plus propre GRACE AU NUCLEAIRE ECOLOGIQUE ! ». 

    Association des Ecologistes Pour le Nucléaire.

      Sites associatifs : polémiques

    Pacte contre Hulot (PACTE HULOT)

    Extrait choisi : « NICOLAS HULOT S'INDIGNE DE LA FOLIE NUCLEAIRE DONT IL A ETE LE DEFENSEUR ». « Le nucléaire, en l'état, ne peut pas être la réponse à nos besoins énergétiques. (...) On a encore une fois la démonstration, on ne peut pas remettre le sort de l'humanité dans une vulgaire et tragique roulette russe. » Nicolas Hulot, AFP-13 mars 2011. Nicolas Hulot, toute honte bue, ose pendant la catastrophe nucléaire en cours au Japon s’indigner de la folie nucléaire dont il a pourtant été l'un des meilleurs agents. Toute la nuance, pour l’animateur de TF1, réside en effet dans le « en l’état » ; l’hélicologiste est un spécialiste en matière de duplicité pour camoufler des positions pro-nucléaires qui ne sont un secret pour personne. Ainsi, pour Le Figaro, Nicolas Hulot « est pour le nucléaire par lucidité » (7-8-2009). Des positions pro-nucléaires que l’animateur de TF1 à toujours partagé avec son alter ego de France télévision, Yann Athus-Bertrand. La Fondation Nicolas Hulot est financée par EDF et Alstom, conseillée par des « écologistes » pro-nucléaires comme Dominique Bourg (président du « Conseil sociétal » d'EDF) ou le consultant Jean-Marc Jancovici.

    Banner gauche Portail habitat Picbleu  Sites associatifs : des fondations épinglées
     
    Les fondations de Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand épinglées par un rapport parlementaire :

    L'article de Libération

     

    Le rapport parlementaire relatif aux fondations de Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand

      Site associatif sans appartenance politique

    Politique Autrement est un club de réflexion sur les conditions d’un renouveau de la démocratie dans les sociétés développées. C’est un lieu d’élaboration, de formation et de débat démocratique qui ne travaille pour aucun parti ni aucun groupe politique. Un site que nous vous recommandons de parcourir.

     Par respect pour l'environnement, merci de n'imprimer cette page qu'en cas de nécessité. Pourquoi ?

     

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